Mélenchon absout les communistes français des heures les plus sombres de leur histoire

En déclarant lors d’un meeting que les communistes n’ont pas de sang sur les mains, Jean-Luc Mélenchon flirte dangereusement avec le négationnisme.
Et si l’on s’en réfère à la loi Gayssot, Mélenchon pourrait même être poursuivi pour contestation de crime contre l’humanité.

Mais nous sommes en France. Et il existe dans ce pays une acceptation macabre pour les crimes commis par la gauche et plus particulièrement par les communistes. Si un candidat osait déclarer : « non, les fascistes n’ont pas de sang sur les mains« , il serait aussitôt massacré par les média  et sa dépouille serait exhibée sur la place publique.
Or là, c’est le communisme. Et le communisme en France on trouve ça mignon. Inoffensif même. Certes les régimes qui s’en sont réclamés ont tous fini en sinistres dictatures, mais le communisme ce n’est pas ça. Non, le « communisme réel », ce sont des hommes de cœur et d’espérance, guidés par les meilleurs intentions du monde, et  dont la mission sur terre a pour objet de rendre l’humanité plus pure, plus juste et plus belle qu’elle ne l’est.
Et tant pis si cette petite fable a fait 100 millions de morts…c’est en tout cas ce que semble nous dire les média restés muets devant l’évident négationnisme de Mélenchon. Nos petits procureurs du Bien sont plus sensibles aux poèmes de Brasillach. Ah ! Brasillach, ça c’est un  vrai salopard, tout droit sorti d’un mauvais polard français écris par un auteur d’extrême gauche.

Nous attendons maintenant un peu de courage de la part de nos flics de la pensée. Eux qui dépensent tant d’énergie pour encadrer la liberté d’expression, devraient faire preuve d’un minimum d’équité. Car on ne peut pas vouer aux gémonies Jean-Marie Le Pen ou Christian Vanneste, et laisser impuni le négationnisme de Mélenchon. Cela voudrait dire que les lois mémorielles qu’ils nous ont imposé sont des lois d’exceptions destinées à ne s’appliquer que dans certaines situations et pas dans d’autres…. Si tel devait être le cas, la démocratie serait à genoux. Et il ne faudra pas compter sur Melenchon pour la rétablir car, comme nous venons une nouvelle fois de le constater, le Front de gauche est le meilleur allié du système oligarchique. Il est la seule subversion que s’autorise la caste. Il est le fou du roi qui anime la cour. Il est tout à la fois tartufe et Guignol .

Mais en  feignant d’ignorer les massacres perpétrés par les régimes communistes tout au long du 20 ème siècle, Mélenchon n’est plus dans la farce, il rentre de plein pied dans l’abject, le mensonge et le négationnisme. Mélenchon sait que les régimes tyranniques du communisme ont financé pendant de très longues années le PCF. Et qu’en retour, le parti communiste français a toujours pris soin de témoigner sa solidarité envers ces dictatures, même quand elles se rendaient coupables de crime contre l’Humanité.

En bon trotskiste qu’il fut, Mélenchon sait que le parti communiste français était stalinien. Il sait aussi que, lors de la seconde guerre mondiale et contrairement au mythe qu’il tente de faire perdurer, le PCF n’est rentré dans la résistance que lorsque Hitler a rompu le pacte Germano-soviétique (ou Pacte Molotov-Ribbentrop) qui le liait à Staline. Tenu par ce pacte de non agression entre l’Allemagne et l’URSS, le PCF prôna la collaboration avec l’Allemagne nazie, ce qui causa sa dissolution en septembre 1939 par le rad-soc du Front Populaire Edouard Daladier.

Pendant cette période, certains communistes mettront en œuvre des actes de sabotage de la production d’armes française. Les cadres du Parti déserteront l’armée (fin novembre Maurice Thorez et d’autres se réfugient en URSS) alors que la France était en guerre contre l’Allemagne. En juin 40 les dirigeants du PCF proposeront aux autorités allemandes de permettre la reparution de « L’Humanité », ce qu’ils obtiendront sans problème.

Mais l’ancien trotskiste Mélenchon, qui veut nous présenter les communistes français comme des personnes qui n’auraient pas de sang sur les mains, peut-il ignorer les assassinats de trotskistes, comme le révèlent, dans le livre « Meurtres au maquis », Raymond Vacheron et Pierre Broué, eux aussi anciens trotskistes ?

Le président du Parti de gauche, qui ose dire que jamais les communistes français n’ont attenté aux libertés, peut-il ne pas connaître les pratiques syndicales, dans la CGT, des dirigeants communistes, la violence physique qu’ils ont organisé systématiquement contre les gauchistes et d’autres organisations syndicales, et les purges qu’ils ont conduites contre des adversaires politiques ? À la fin de la guerre, le parti communiste français a montré toute la violence dont il était capable dans des actes d’épurations sordides et injustifiés. Loin d’être le parti des 75 000 fusillés, comme les communistes cherchent encore à nous le faire croire, le PCF a été le parti des Fusilleurs.

Toute cette histoire Mélenchon la connait. Comme il connait la soumission de Maurice Thorez à Staline :

« Au camarade Staline,
le constructeur génial du socialisme,
le chef aimé des travailleurs du monde entier,
le guide des peuples,
le Maître et l’ami
qui me fit,
un jour heureux entre tous,
le grand honneur de me recevoir,
en témoignage de ma fidélité absolue
et de mon amour filial »
Thorez

Cette fascination des dictateurs, Mélenchon la partage avec Thorez. Le philosophe Michel Onfray, au départ séduit par la candidature de Jean-Luc Mélenchon, a vite changé d’avis quand il a entendu le petit père sans peuple affirmer que Cuba n’était pas une dictature. Comme il n’a pas non plus apprécié ses prises de position favorables à la Chine et Chavez (qui rappelons-le est un complice de l’antisémite Mahmoud Ahmadinejad). On ne peut donc pas considérer les déclarations de Mélenchon en forme de négationnisme comme un « dérapage ». Elles sont consubstantielles à la pensée politique de Mélenchon mais aussi d’une grande partie de la gauche.

Vulgaire et insultant contre Marine Le Pen, chef de bande justifiant l’agression de Dupont-Aignan par sa milice, complice du communiste antisémite Mikis Theodorakis, figure tutélaire de quelques militants islamistes ,candidat adoubé par le philosophe Alain Badiou qui osa soutenir en 1979, dans un article parut dans le Monde, les Khmer rouges et Pol-Pot , Jean-Luc Mélenchon dérive vers une forme d’autoritarisme typiquement de gauche.

Si tout ceci n’était pas si grave, on pourrait même en rire. Car, franchement, Melenchon qui veut se tailler une stature de grand commandeur… c’est comme imaginer Sarkozy en De Gaule, Nadine Morano en Jeanne D’arc, François Hollande en Jaures…c’est grotesque. Comment ce cacochyme sénateur, engraissé sous les ors de la république, peut-il se prendre pour le guide suprême d’une avant garde éclairé. Ridicule, surtout quand on sait que le petit père sans peuple a déjà dit qu’il appellerait à voter Hollande au deuxième tour !

Alors, comme on n’est pas méchant, et afin de donner un peu de couleur à son teint blafard, on invite le candidat du Front de Gauche à partir quelques jours en vacance visiter les charniers de Katyn. Et si cette petite villégiature ne lui suffit pas, on s’engage à lui programmer quelques jours de détente sur l’île de Goli-Otok, en croatie, ou une retraite spirituelle dans un goulag en Sibérie. Comme livre de voyage, il lui faudra entre autre L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne et le livre noir du communisme… ouvrages indispensables pour parfaire sa connaissance du 20ème siècle.

En attendant sa remise à niveau en histoire, on espère que le parti socialiste n’acceptera pas une seule voix du parti de Gauche, comme il l’exige de la part de l’UMP avec le Front National.
Si cette décision n’est pas prise, cela confirmera qu’en France on a le droit de fouler au pied les 100 millions de morts du communisme… sans jamais soulever une once de dégout chez nos bienpensants de Gôche !

« Le communisme, c’est le nazisme, le mensonge en plus. » – Jean-François Revel

Jérôme Cortier

Florilèges des morts dont se sont rendus coupables les communistes, et qui font tant rêver Mélenchon

Le livre Noir du communisme décrit sur 840 pages les crimes commis par les États dont les dirigeants se sont revendiqués du communisme : États léninistes ou « marxiste-léninistes ». Les principales parties concernent l’URSS sous Lénine puis Staline, et la Chine sous Mao Zedong. Plus précisément, les faits décrits dans le livre incluent :

URSS :
les goulags, camps de travail forcé, principalement de 1930 à 1953 ;
la grande famine de 1932-1933 ;
l’arrestation de communistes anti-staliniens (y compris non russes), l’assassinat de milliers d’entre eux à partir de 1934 (principalement en URSS mais aussi à l’étranger) ;
les « Grandes Purges » de 1936-1938 ;
l’invasion de la Pologne pendant l’application du pacte germano-soviétique (1939-1941) ;
les déplacements forcés de populations.

En particulier, l’étude du système soviétique cherche à montrer l’existence d’une continuité dans les politiques répressives des gouvernements issus de la révolution d’octobre 1917 tout au long de l’histoire de l’URSS, en confirmant que le processus de terreur s’est mis en place en Russie peu après la prise du pouvoir par les bolcheviks, avec la création de la Tchéka, l’interdiction progressive des journaux d’opposition, l’arrestation et exécution de nobles, bourgeois, mencheviks, SR de gauche, anarchistes et paysans, la répression brutale des grèves ouvrières, ou de révoltes (Kronstadt). L’auteur de cette partie du Livre noir, Nicolas Werth, précise qu’il « n’a pas la prétention de présenter des révélations sur l’exercice de la violence d’État en URSS » qui « a déjà été, depuis longtemps, explorée par les historiens ». Les faits avaient déjà été étudiés, notamment par Jacques Baynac. Cependant la question de la continuité entre le léninisme et le stalinisme, y compris sur le plan de la violence d’État, continue à faire débat (voir article révolution russe).

Europe de l’Est : les procès politiques (par exemple le procès Slansky), les camps de travail forcé (principalement de 1948 à 1956), la répression de manifestations populaires : en RDA en juin 1953, en Hongrie en 1956, en Tchécoslovaquie en 1968 ;

Chine :
– la famine sans précédent de 1959-1961, conséquence de l’échec du « Grand Bond en avant » ;
– les laogais, camps de travail forcé, principalement de 1954 à 1978 ;
– la « révolution culturelle », décrite comme étant une « guerre civile, ouverte ou larvée » ;
l’occupation du Tibet.

En particulier, les auteurs concluent que les communistes chinois ont perpétré un génocide culturel à l’encontre des Tibétains. Jean-Louis Margolin déclare que les meurtres furent proportionnellement plus importants au Tibet qu’en Chine intérieure, et que « l’on peut légitimement parler de massacres génocidaires en raison des nombres impliqués » ;

Corée du Nord : les répressions exercées par le régime dictatorial de la « République populaire démocratique de Corée », depuis sa mise en place en 1948 ;

Cambodge : la déportation, puis l’élimination d’une grande partie de la population urbaine par le régime des Khmers rouges, au pouvoir de 1975 à 1979 ;

Cuba : les emprisonnements et condamnations à mort depuis la prise de pouvoir par Fidel Castro en 1959 ;

Afghanistan : l’intervention militaire de l’URSS de 1979 à 1989 ;

Stéphane Courtois s’est livré à une comptabilisation du nombre de morts. Il affirme que « le total approche la barre des cent millions de morts. «