Mélenchon n’est en réalité qu’un bourgeois socialiste… en mission pour le ps

A l’instar de SOS racisme, on peut se demander si le parti de gauche de Mélenchon n’est pas une création politicienne du PS. En effet, inquiet devant la montée du NPA de Besancenot qui flirtait il y a encore 4 ans avec les 9% dans les sondages, on peut légitimement penser que le parti socialiste n’a pas trouvé gênant de voir le sénateur Franc-Maçon engraissé sous les ors de la république redonner des couleurs au parti communiste moribond. Cette opération aura permis de concurrencer le NPA hostile à toute forme d’alliance, et d’envisager une force à gauche avec laquelle négocier pour bénéficier d’un report de voix confortable.
Cette OPA de l’ancien trotskiste sur le parti communiste ressemble à une nouvelle trahison. Son programme d’une indigence accablante est incompatible avec celui du PS. Et pourtant Mélenchon appellera à voter pour le candidat socialiste au deuxième tour, et certain de ses lieutenants participerons au gouvernement ou figurerons dans des exécutifs au sein des conseils régionaux et départementaux, comme c’est déjà le cas un peu partout en France. Mélenchon est donc bien la voiture balais du PS et l’idiot utile du système. Il est d’ailleurs nécessaire de faire remarquer que Mélenchon n’ a pas éprouvé le moindre problème financier pour créer son parti, chose suffisamment exceptionnelle pour être souligné et éveillé les soupçons. Il a bénéficié d’une équipe de bureaucrates déjà aguerris aux manœuvres politiciennes, et dont certains viennent de l’extrême gauche la plus radicale ( l’OCI dont est issu Mélenchon et de nombreux membres du PS. Mais aussi de la libre pensée, un élevage de Franc-maçons tenu par l’ancien syndicaliste de Force ouvrière Marc Blondel et qui est au service du POI soutien inconditionnel de toutes les dictatures islamistes.) En bref, la gauche est en train de refaire le coup des années 80, et les gogos qui s’apprêtent à cautionner cette magouille en votant pour eux, seront responsables des désastres politiques qui s’annoncent. Car comme le rappelle le journaliste de Lyon mag, derrière le petit père sans peuple se cache:

« un gros bourgeois socialiste en mission »

(…) L’homme est certes cultivé et maîtrise l’art de la dialectique avec un panache qui fait retrouver aux français le goût des tribuns qu’ils avaient perdu, faute d’orateurs charismatiques dans les partis de gouvernement.

Pourtant sa croisade du révolté de gauche, entreprise sur le tard, sonne faux au regard de son parcours politique.

Mélenchon n’est en réalité qu’un bourgeois socialiste qui s’est glissé avec talent dans le rôle du méchant.

Bourgeois, parce qu’il a pu s’embourgeoiser sous les ors du Sénat de 1986 à 2009 où nul ne l’a jamais entendu critiquer le train de vie fastueux de cette institution ni les privilèges d’Ancien Régime dont jouissent les sénateurs.

Député Européen depuis, Mélenchon qui se pose en révolutionnaire n’a jamais non plus remis en cause la gabegie financière de la Communauté Européenne ou le pouvoir féodal de son administration et ce certainement en souvenir de son vote pour le traité de Maastricht en 92… Pour parler au nom du prolétariat, des exclus, et des « damnés de la terre » Besancenot ou Arlette Laguiller étaient quand même plus crédibles !

Ministre discipliné et plutôt absent de Lionel Jospin durant deux années, on ne l’aura jamais surpris coupable d’un coup de gueule comme ceux qui valurent à Jean Pierre Chevènement plusieurs départs de ses ministères. Mélenchon qui entend aujourd’hui incarner « le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas » aura toujours été un militant obéissant de la Mitterrandie.

Cette méchanceté qu’il affiche aujourd’hui n’est en réalité que le paravent d’un écorché vif qui aura souffert de ne jamais avoir été reconnu à sa juste valeur par le parti socialiste.

En 97, au congrès de Brest, Mélenchon s’était présenté au poste de premier secrétaire contre François Hollande et n’avait recueilli que 8,81% des suffrages de ses camarades.

Le candidat du peuple fut vivement humilié par cette défaite et dut avaler d’autres couleuvres par la suite. Lors des négociations en vue du second tour, Mélenchon aura certainement tout cela en mémoire. Hollande et ses amis socialistes regretteront alors de l’avoir rendu méchant.

Lyon mag