Michel Field: un gauchiste devenu le chien de garde de l’UMPS (vidéo)

Lundi soir, dans Parole de candidat sur TF1, Michel Field interroge – pour la énième fois – Marine Le Pen au sujet de la « coïncidence troublante » entre la citation, par son père, de l’auteur collaborationniste Robert Brasillach et sa présence dans un bal à Vienne avec « le gratin des nostalgiques du troisième Reich » comme disent les anti-fascistes de carnaval. Michel Field fut plus discret et moins curieux quelques minutes plus tard avec Mélenchon. Pourtant il avait là une nouvelle occasion d’exercer sa vigilance de petit flic. Pourquoi ne poser aucune question sur le soutien qu’a manifesté Mélenchon en faveur de l‘antisémite grec  Mikis Theodorakis ?. Et pourquoi aussi ne rien dire sur ses accointances avec des islamistes. Ce laxisme s’expliquerait-il par un réflexe de connivence idéologique ? Ou par un sentiment nostalgique pour le passé gauchiste qu’ont en commun ces deux révolutionnaires devenus de grands bourgeois.
Hier alliés de Mao, Hồ Chí Minh, Fidel Castro… aujourd’hui complices comme des brigands. Car, franchement, quelle valeur peut bien avoir leur indignation de procureur quand on sait l’horreur des massacres qu’ils ont tout à la fois soutenu et nié ? Qui sont ces foutriquets aux mains pleines de sang pour délivrer des certificats de bonne conduite ?

Si il est bon dans une démocratie de tenter de démasquer les politiques, il devient urgent de dévoiler qui sont réellement ces « journalistes » omnipotents et menteurs.

Michel Field: De la Révolution prolétarienne aux plateaux de TF1

Au Lycée Claude-Bernard, Michel Field est responsable lycéen de la Ligue communiste. Il y milite de 14 à 20 ans. Élève brillant mais frondeur, il est à la fois présenté au concours général et exclu du lycée Claude-Bernard à l’automne 1971 au moment où un mouvement de protestation agite le milieu lycéen (parmi les leaders de l’époque : Jean-Christophe Cambadélis). À la suite de son exclusion, Michel Field fait paraître une tribune dans Le Monde. Il est l’un des leaders du mouvement lycéen contre la Loi Debré (1973) : lors d’un débat télévisé, il lance un fameux « rigolo ! » au ministre de l’Éducation, Joseph Fontanet.

Il obtient son agrégation de Philosophie et devient professeur à l’École normale d’institutrices de Douai puis à l’École normale d’instituteurs de Versailles. En 1992, il quitte l’enseignement, et arrive à France 2 où il crée et présente « Le cercle de minuit ».

Au fil des ans, le révolutionnaire devient un présentateur à tout faire de la télévision française. Il n’est donc pas étonnant que Michel Field soit l’un des « héros » -involontaire- du film Les Nouveaux Chiens de garde qui dénonce la collusion des journalistes avec les pouvoirs économiques et politiques. Dans l’extrait qui suit vous allez découvrir  Michel Field faire des « ménages » pour le groupe Casino (ces prestations commerciales sont normalement interdites aux journalistes), et animer un meeting de l’UMP pour le « oui » au Traité constitutionnel européen, où il fait acclamer son patron sur Europe 1, le milliardaire et marchand d’armes, par ailleurs intime de Nicolas Sarkozy, Arnaud Lagardère. Il est aussi un invité récurrent des dîners du Siècle, où se réunit toute l’oligarchie française.

Ancien trotskyste, homme-sandwich pour Casino, animateur de meeting UMP, membre du Siècle… Le cas Michel Field illustre parfaitement de quelle manière les médias dominants recyclent l’impertinence, digèrent la contradiction.
Michel Fiel est un cerbère du système; ce qui explique qu’il ait montré les crocs ce lundi soir face à Marine Le Pen… son ami sarko lui a surement dit avant l’émission: « Allez Michel: attaque t’auras ton no-n’os ( OUAF! OUAF!)… gentil le chien….