Migrants : la cinglante diatribe de Marion Maréchal contre Emmanuel Macron

Marion Maréchal est bel et bien de retour en politique. Dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Serra, repérée par Le Figaro, l’ancienne députée du Vaucluse, qui vient de lancer son école, l’Issep, tire à boulets rouges sur la politique immigrationniste de l’Europe, s’en prenant violemment à Emmanuel Macron et Angela Merkel.

« Pour lui, la France est une start-up, l’Europe est un marché »

La nièce de Marine Le Pen fustige ainsi le chef d’Etat français qui, en critiquant le refus de l’Italie d’accueillir le navire humanitaire Aquarius, a selon elle « fait une grave erreur en insultant le peuple italien ». « Mais vous n’êtes pas les uniques victimes de son mépris », poursuit-elle. « Il l’exprime également contre les Français », lâche Marion Maréchal, dans une allusion à peine voilée à l’usage par le président du mot « lèpre » pour qualifier les « extrêmes ». « Pour lui la France est une start-up, l’Europe est un marché et les peuples un agglomérat d’individus interchangeables », s’étrangle-t-elle.

La chancelière allemande n’est pas épargnée. « Quand Merkel décide d’accueillir un million de migrants, elle les impose aux autres pays », s’insurge-t-elle, avant d’appeler à « une politique commune contre les ONG qui sont complices des trafics d’êtres humains ». Marion Maréchal fait clairement part de son soutien au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, qualifié de « leader autoritaire » par la classe politique. « Une Europe des Nations qui défend une civilisation aux racines chrétiennes, en lutte contre les excès du libéralisme et la domination de la finance et une politique de soutien à la natalité plutôt que le recours à l’immigration pour la relance démographique, voilà la vision soi-disant ‘autoritaire’ d’Orbán », lâche-t-elle. Et de conclure en soulignant que bien loin des 49% de voix remportées le leader hongrois avec près de 70% de participation, « Emmanuel Macron est le moins bien élu de tous les présidents de la Ve République ». « Lequel des deux est dans une position la moins démocratique ? » Un parallèle qui ne manquera pas de faire grincer le chef de l’Etat.