Migrants : une « invasion organisée par les Frères musulmans », selon Milos Zeman

D’après le président tchèque, la confrérie égyptienne « prépare une vague croissante de migrants, pour prendre progressivement le contrôle de l’Europe ».

SOURCE AFP

Connu pour son discours anti-migrants, le président tchèque Milos Zeman a estimé ce lundi que la confrérie des Frères musulmans égyptiens était derrière l’actuelle vague de plus d’un million de nouveaux arrivants en Europe. « Je crois que cette invasion est organisée par la confrérie des Frères musulmans, utilisant des moyens financiers venus d’un certain nombre d’États », a affirmé le président tchèque, âgé de 71 ans, à la radio publique. Connu pour ses déclarations controversées, Milos Zeman a ajouté qu’il avait obtenu des informations concernant cette force d’opposition, interdite en Égypte car considérée comme une organisation terroriste, de deux sources. Dans les deux cas, il s’agit selon lui de « musulmans et (d’)hommes politiques arabes de haut rang ». Selon le président tchèque, l’actuelle crise migratoire est due d’une part à une approche complaisante de l’Europe face aux migrants, et de l’autre à des « efforts de la confrérie en vue d’atteindre ses objectifs ». « La confrérie des Frères musulmans ne peut pas lancer une guerre contre l’Europe, elle ne dispose pas de moyens, mais elle peut préparer une vague croissante de migrants pour prendre progressivement le contrôle de l’Europe », a aussi dit Milos Zeman, premier chef de l’État tchèque élu au suffrage universel, en janvier 2013.

Une « invasion organisée »

Dans son récent message de Noël, Milos Zeman avait qualifié d’« invasion organisée » l’actuelle vague migratoire, invitant les jeunes migrants de Syrie ou d’Irak à plutôt « prendre les armes » contre le groupe État islamique (EI). Plus d’un million de migrants sont arrivés en 2015 en Europe, la plupart d’entre eux fuyant les guerres et les violences en Afghanistan, en Irak et en Syrie, selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), une agence de l’ONU basée à Genève. Très peu de demandeurs d’asile ont jusqu’à ce jour décidé de rester en République tchèque, un pays de transit pour les migrants voyageant vers des États plus riches de l’UE, comme l’Allemagne.