Politique

Le ministre turc refoulé aux Pays Bas est reçu en France

Mevlut Cavusoglu est attendu à Metz « en début d’après-midi ». « Une salle du centre des congrès est louée par une association turque locale », l’Union des démocrates turcs européens section Lorraine (UETD), a-t-on précisé.

Le déplacement du ministre turc en France, a été « accepté par le ministères des Affaires étrangères » a déclaré M. Carton en rappelant que « la préfecture est chargée de la sécurité de la manifestation et des abords et le fait qu’il n’y ait pas de trouble à l’ordre public, ce qui a priori ne sera pas le cas ».

« Le ministère des Affaires étrangères a été informé de la venue du ministre », a indiqué une source diplomatique française à l’AFP.

« Le fait que le ministre turc puisse tenir son meeting tient aussi de la liberté de réunion », a commenté cette source. Au regard de la question de trouble à l’ordre public, « la préfecture n’a pas jugé bon d’annuler la réunion », a présumé cette source.

Tension avec les Pays-Bas

L’avion de M. Cavusoglu s’est envolé de Turquie pour la France, a indiqué dans la soirée une source officielle turque sous couvert l’anonymat. Il s’est posé vers 20 h en Moselle.

La visite de M. Cavusoglu intervient alors que des tensions autour de la campagne pro-Erdogan menée par le gouvernement turc dans des pays d’Europe ont tourné samedi à la crise diplomatique entre les Pays-Bas et la Turquie, avec la décision de La Haye d’empêcher une visite du ministre des Affaires étrangères turc.

Les Pays-Bas ont annoncé qu’ils « retiraient les droits d’atterrissage » de l’appareil de Mevlut Cavusoglu. L’annonce de La Haye d’empêcher le vol du ministre turc a aussitôt suscité l’ire du président Recep Tayyip Erdogan, qui a dénoncé là un « vestige » du nazisme et menacé de riposter.

En Allemagne et en Suisse, plusieurs rassemblements de l’UETD ont été annulés ces derniers jours après que les autorités ont retiré à l’UETD l’autorisation d’organiser des meetings électoraux prévus par l’AKP du président turc Recep Tayyip Erdogan, avant le référendum du 16 avril destiné à renforcer les pouvoirs du président turc.