Mohammed Merah: les graves défaillances de la police française et le laxisme du gouvernement.

Maintenant que les morts sont enterrés, et que nous connaissons l’identité du coupable, le temps est venu de souligner les défaillances de notre système et le laxisme dont font preuve les autorités face à l’islamisme. Car il est profondément étonnant qu’un djihadiste, formé au Pakistan puis en Afghanistan, puisse revenir en France en toute impunité et se procurer un arsenal d’ armes de guerre sans être inquiété .

Comment comprendre que cet individu, dés son retour des camps d’entrainement djihadiste, n’a-t-il pas été poursuivie pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, comme l’ont été les militants d’extrême gauche dans l’affaire de Tarnac.

D’autant que l’ensemble de délits commis par Mohammed Merah était connu de la police et de la justice.  Selon le témoignage d’une mère de famille qui habite dans son ancien quartier, la police était au courant de la radicalité de l’individu. Elle même avait dû alerter les forces de sécurité à plusieurs reprises, mais en vain.( SOURCE: Europe1)

Dans le télégramme on apprend que:

– Merah a frappé violemment Aicha, 16 ans, qui a porté plainte…en vain.

– Merah fanfaronait avec un Flashball. Imaginez un petit blanc faire la même chose dans Paris.

– Merah sortait déguisé en djihadiste dans la rue avec son sabre.

– Merah a sequestré un jeune du quartier en l’obligeant a regarder des vidéos djihadistes sous la menace d’un sabre.

« Aïcha a « tout gardé » : « la robe de sa fille tâchée de sang et déchirée, le dépôt de plainte, les courriers de relance, des photos et les certificats médicaux... » lire

Alors on a du mal à croire que Mohammed Merah était sous surveillance comme le dit Claude Guéant. Si c’est le cas, on ne peut que constater de grosses défaillances dans sa surveillance. Et un laxisme condamnable, comme celui de  délivrer des visas à des prédicateurs intégristes et antisémites, à l’image de ceux qui seront présent le 6 avril prochain à l’occasion du rassemblement de l’UOIF.

On peut aussi déplorer la suppression sur le terrain d’un grand nombre de policier. SarKozy et Guéant vont devoir rendre des comptes.

 

Joachim Véliocas, auteur de plusieurs livre sur l’Islam, lui aussi s’interroge et dénonce.

Communiqué de Joachim Véliocas.

L’identité du tueur étant connue, il n’est aujourd’hui pas trop tôt pour tirer quelques conclusions. Il est urgent d’en tirer rapidement, car même en cette période de deuil, je pense que les victimes auraient été les premières à vouloir mettre le doigt sur des étonnants dysfonctionnements:

– Comment un individu, fiché pour non seulement fréquenter la mouvance salafiste (que  les islamologues catégorisent en deux groupes, l’un « cheikiste » et l’autre « djihadiste »),  mais être de surcroit connu pour avoir effectué deux voyages en Afghanistan, où on doute qu’il y alla pour aborder le pays sous l’angle de l’histoire de l’art, n’est-il pas surveillé de très près ?

– Comment cette personne  a-t-elle pu acquérir et disposer à loisir d’armes de guerres et de munitions : une kalachnikov, un fusil-mitrailleur Uzi automatique, des pistolets, alors qu’elle était censée être étroitement surveillée?

– Comment est-il possible que des dizaines de mosquées notoirement salafistes, et qui affichent sur leurs sites Internet un programme scolaire où des ouvrages contenant des long chapîtres sur le Jihâd offensif, aient pignon sur rue ? Voir nos analyses sur ce qu’on enseigne dans les mosquées de Pontoise,  Nogeant-le-Rotrou, Roissy-en-Brie, Mulhouse etc, etc. (autant d’analyses que la presse a refusé de reprendre pour ne pas « stigmatiser »).

– Comment chaque année, est-il possible que des prédicateurs salafistes de nationalités séoudienne, égyptienne, qatarienne, notoirement connus pour leurs écrits justifiant la violence, obtiennent des visas pour prêcher dans les mosquées françaises plus facilement que des paisibles citoyens argentins ou serbes ?

A toutes ces questions, dont les journalistes devront s’emparer, les réponses risquent de révéler un certain laxisme d’état quant au traitement de l’épineux dossier de l’islam radical.

Joachim Véliocas– directeur de l’Observatoire de l’islamisation.