Mort de Fidel Castro : la répression née sous Fidel Castro continue aujourd’hui

L’actuelle porte-parole du mouvement a expliqué, sur franceinfo samedi 26 novembre, que « le régime a mis en place très tôt un système de répression de la dissidence » et durant ces années « de nombreuses personnes ont été incarcérées pour leurs opinions ». Cette répression continue sous la présidence de Raul Castro, le successeur de Fidel Castro, arrivé au pouvoir en 2008.

Geneviève Garrigos a cité l’exemple de la visite du Pape François en septembre 2015. « Raul Castro avait annoncé la libération de plus de 3 500 prisonniers, notamment chez les plus de 60 ans, mais en même temps, il y a eu 8 600 personnes arrêtées l’année dernière, et rien qu’au mois de septembre, pendant la visite du Pape, plus de 800 personnes ont été arrêtées« , s’est étonnée Genneviève Garrigos.

Un régime autoritaire toujours en place

« Les personnes peuvent être arrêtées quelques heures, il s’agit de les empêcher d’aller manifester, ce sont des arrestations préventives », a expliqué la porte-parole d’Amnesty International France. « Il n’y a pas de jugement, pas d’enregistrement », a- t-elle poursuivi. « Quand les chefs d’Etat [qui vont à Cuba] demandent la libération de prisonniers d’opinion et demandent à Amnesty International des noms, nous avons du mal à suivre, d’autant que l’on ne peut pas aller sur place », a souligné Geneviève Garrigos.

« Cette politique de harcèlement permanent qui ne permet pas de donner des chiffres tend à dissimuler la réalité tout en maintenant cette pression sur la société civile », s’est-elle indignée. Ce « harcèlement permanent » peut viser des blogueurs, des journalistes ou encore des artistes qui ont « des opinions divergentes » de celles du régime. « Cuba n’a toujours pas ratifié à la fois le pacte international sur les droits civils et politiques, mais pas non plus celui sur les droits économiques, sociaux et culturels », a également souligné Geneviève Garrigos.

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