Najat Vallaud-Belkacem lâche des mandats… pas ses indemnités

La porte-parole du gouvernement se targue d’avoir démissionné de deux mandats locaux, mais cumule encore avec un troisième. Le mieux payé !

Lorsque la porte-parole du gouvernement lance une opération de communication, elle sait y faire. Point presse, interview… Najat Vallaud-Belkacem s’est autofélicitée le 4 février d’avoir démissionné de ses fonctions de conseillère municipale de Lyon et de conseillère communautaire du Grand Lyon afin de respecter « l’esprit » de la future loi sur le non-cumul des mandats. Et d’insister :

Pour porter plus aisément cette réforme à laquelle je crois beaucoup et dans la clarté la plus grande, c’était bien à moi-même de clarifier les choses. »

Difficile d’être plus… clair ! Sauf que des zones d’ombre demeurent. Surtout pour la ministre des Droits des femmes, qui détenait jusqu’à aujourd’hui un double record au sein du gouvernement : trois mandats locaux et des indemnités atteignant le plafond légal de 2 757 euros, en plus de son salaire de ministre. Une situation qui est loin d’avoir autant évolué qu’elle ne le laisse entendre.

A l’inverse de plusieurs de ses camarades qui ont abandonné toute fonction ou toute rémunération dans leurs terres d’élection, Najat Vallaud-Belkacem conserve un mandat, celui de conseillère générale du Rhône, qui est aussi le mieux payé, de telle sorte qu’elle atteint toujours le même plafond.

Quant au respect de « l’esprit » de la future loi sur le non-cumul, si on suit les recommandations de la commission Jospin, il n’est ici que partiel. Dans sa 14e proposition, l’ancien Premier ministre interdit « le cumul de fonctions ministérielles avec l’exercice de tout mandat local ».

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