Économie, Écologie...,  vidéo

Nicolas Doze : Explosion du travail au noir et du “travail gris”

Petite précision : d’un point de vue philosophique, le travail au noir est néfaste pour l’État et donc, dans une démocratie, pour la collectivité. En revanche, d’un point de vue économique, le travail au noir aurait tendance à favoriser la consommation,mais représente également une concurrence déloyale pour les entreprises qui se l’interdisent. Le problème c’est que l’État a tout fait pour que nous rentrions dans un cycle infernal où les verrous qui garantissent le consentement à l’impôt risquent de sauter les uns après les autres…. et c’est là que l’Histoire intervient et nous rappelle que les plus grandes révoltes sont souvent nées de l’impôt devenu confiscatoire…. si l’argent n’entre plus dans les caisses de l’État, l’État n’est plus… et c’est le bordel.

Addendum 06/12/2013: La dangereuse explosion du travail au noir

Les récentes réformes fiscales dans le champ des services à la personne ont renchéri le coût du travail de 12 %.

Un raz de marée. Selon le dernier baromètre O2-Market Audit réalisé fin novembre, un Français sur trois déclare travailler ou avoir travaillé au noir, contre seulement 13 % en 2008. Ce n’est pas le seul chiffre choc de ce sondage. Sont ainsi payés «au black» plus de la moitié des baby-sitters et des aides scolaires, un tiers des salariés dans le domaine des tâches ménagères, ou encore 42 % dans l’accompagnement des personnes âgées.

«Cette tendance est préoccupante», juge Guillaume Richard, le PDG et fondateur de l’entreprise de services à la personne O2, le leader du marché. Près de 20 % des sondés déclarent recourir au «travail gris» (variante du travail au noir qui revient à ne déclarer que quelques heures travaillées) contre 2 % seulement il y a cinq ans..

Particuliers employeurs comme salariés s’y retrouvent, chacun pour des raisons différentes. Côté particulier, la réduction des avantages fiscaux attachés au travail à domicile – suppression du régime au forfait en 2013, abaissement du plafond des niches fiscales en 2012, retour sur l’exonération de 15 points de cotisations patronales en 2011 – a renchéri le coût du travail de 12 % en deux ans.

Une note qui pourrait encore grimper… «Après la disparition du forfait cette année, nous allons subir un second coup de massue avec le passage de la TVA de 7 % à 10 % au 1er janvier», prévient déjà Charles Dauman, le directeur général de la société Shiva.

Ces mesures pénalisent aussi les employés. Moins d’heures déclarées équivaut à une retraite plus basse à terme et une fiche de paye inférieure dès à présent, avec les problèmes d’accès au logement et au crédit que cela peut poser. Mais s’ils choisissent de ne pas déclarer toutes leurs heures, c’est afin de ne pas dépasser le seuil de revenu qui leur bloque l’accès aux aides sociales. Ou encore, pour d’autres mieux lotis, afin d’échapper à l’impôt sur le revenu…

Le Figaro

 

Tu m’étonnes… courbe de Laffer : trop d’impôt tue l’impôt.

Prêchi Prêcha radio Prêchi Prêcha radio
LIVE OFFLINE