Nicolas Doze : La BCE a sorti le bazooka !

La BCE s’est engagée à racheter sur le marché secondaire des obligations d’État. Or au final ce sont les pays européens, et en premier lieu les contribuables français, qui vont devoir mettre la main à la poche pour refinancer la BCE. Encore une fois, la Banque centrale se contente de faire baisser la température, mais ne traite pas l’infection. On s’endette pour payer la dette, rien de nouveau.
Mario Draghi a dit ce que tous les farfelus qui composent la planète des experts médiatiques, attendaient:
« En balançant de l’oseille dans les tuyaux je calme la spéculation sur l’euro-chéri, et je donne 6 mois de répit aux gouvernements de la zone euro pour qu’ils sacrifient leur souveraineté et leur modèle social au profit d’une Europe fédérale. »
Nicolas Dupont-Aignan a raison quand il déclare : Cette décision vient confirmer que la bêtise de la BCE est irréversible. Les technocrates de Francfort continuent leur fuite en avant, sauf que cette fois nous risquons d’avoir atteint un point de non-retour. Cela ressemble à une politique de la terre brulée. Pour sauver l’euro et les bénéfices exorbitants des banques, ils sont prêts à annihiler tout espoir de croissance pour la décennie à venir.

On ne saurait mieux dire, d’autant que le pari de Draghi masque une réalité que les idéologues qui nous gouvernent ne veulent pas voir : la crise de solvabilité et de compétitivité des pays européens…. et cette crise là ne se réglera pas en faisant marcher la planche à billet.
La BCE vient aussi de nous démontrer que les traités qui ont été signé, sont aujourd’hui obsolètes et que seule la BCE dirige l’Europe… une nouvelle pas vraiment rassurante.