Pour en finir avec les leçons de républicanisme

Eric Domard, directeur de cabinet de Marine Le Pen,  fait une mise au point.

C’est un rituel, une manie  autant obsessionnelle qu’irrationnelle : à chaque poussée électorale du Front National, le système psalmodie d’une même voix cette litanie d’arguments auxquels il feint encore de croire mais qui pour ces professionnels de l’indignation a valeur de sentence.

De gauche à droite, invariablement, le même refrain devenu inaudible pour une majorité de Français mais qui rassure la caste quand elle se sent menacée : le Front National ne peut et ne doit être considéré comme un parti républicain.

La charge de l’accusation tient en quelques mots, rappelés à tour de rôle depuis le second tour des élections législatives par Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault,  le communiste Pierre Laurent pour ne citer qu’eux : « Le Front National n’a pas les mêmes valeurs, les mêmes références, la même histoire » que les partis autoproclamés républicains.

Alors disons le, une fois n’est pas coutume : vous avez 100 fois, 1.000 fois raison, le Front National peut et doit s’enorgueillir de ne pas avoir une histoire polluée de zones d’ombre qui jettent le discrédit si ce n’est le déshonneur sur ceux qui s’en réfèrent ad nauseam.

Oui M. Juppé, nous n’appartenons pas à une famille politique qui a sali la République en faisant  du collaborationniste Maurice Papon, condamné pour complicité de crimes contre l’humanité, un député, un préfet et un ministre de la République dans le gouvernement Barre en 1976 et qui fut décoré de la Croix de commandeur de la légion d’honneur par le Général de Gaulle !

Oui, nous ne nous référons pas à un courant politique qui a trahi la République en livrant des dizaines de milliers de ses fils, qu’ils soient harkis ou pieds-noirs à la barbarie du FLN.

Oui M. Raffarin, nous n’appartenons pas à une famille politique qui a fait de Robert Schuman, le « père de l’Europe » et une icône de la démocratie humaniste, oubliant qu’il fut sous-secrétaire d’Etat du premier gouvernement Pétain et signa l’arrêt de mort de la République en votant les pleins pouvoirs au Maréchal le 10 juillet 1940.

Oui Mme Aubry, nous ne pouvons que nous féliciter de ne pas appartenir à une famille politique qui en 1940 a vu la majorité de ses parlementaires présents à Vichy ( 90 sur 136) poignarder la République dans le dos en accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Oui M. Ayrault, nous n’avons pas la nostalgie du 1er président socialiste de la Ve République, qui fut décoré de la francisque et dont les relations poussées et scandaleuses avec le collaborationniste René Bousquet déshonore à tout jamais la République. Continuer la lecture de Pour en finir avec les leçons de républicanisme

Olivier Delamarche : « Là où la Troïka passe l’économie trépasse »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 19 juin 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission « Intégrale Bourse. »

« La Troïka est composée d’incompétents notoires qui n’a jamais rien fait pour sortir un pays de là où il était – Les chiffres américains sont de pires en pires – Le Japon, c’est terminé au niveau croissance – La Chine connaît un coup d’arrêt assez brutal avec 6% de croissance ces derniers mois, ce qui pose un vrai problème. »

Balkans, un éclatement programmé : ex-Yougoslavie, 20 ans après

L’éclatement de la Yougoslavie, dès les années 1991-1992, accompagné de guerres civiles meurtrières, fut un grand traumatisme européen. Ce fut également le modèle et le banc d’essai de toutes les ingérences occidentales de l’ère post-soviétique, justifiées par la défense des minorités et des droits de l’homme, mais sous-tendues par des objectifs géopolitiques précis.

Vingt ans plus tard, alors que les armes se taisent et que les passions paraissent endormies, Alexis et Gilles Troude jettent un regard rationnel sur ces événements déjà entrés dans l’histoire.

Présentées à l’époque, en Occident, comme des insurrections spontanées et autonomes des peuples assoiffés de liberté et de démocratie contre le pouvoir centralisateur de Belgrade, les sécessions des années quatre-vingt-dix révèlent une implication lourde des facteurs étrangers, notamment allemands et américains, tant sur le plan militaire et diplomatique que dans le domaine du conditionnement de l’opinion.

Mettant en évidence les circonstances réelles de cette recomposition, cet ouvrage se penche également sur le destin des nouveaux États créés sur le territoire yougoslave et sur leurs chances de stabilisation et de survie dans le contexte actuel. Soulevant autant de questions qu’il apporte de réponses.

Balkans, un éclatement programmé… par realpolitiktv

« Ce que la chronique quotidienne, telle que l’ont mal relaté les médias au long des années 1990 n’a pas cessé d’embrouiller, ressort ici avec une stupéfi ante évidence. C’est l’empire et ses alliés qui ont été à la manœuvre de bout en bout. La conclusion donne le frisson, n’importe quelle Nation mal placée sur la carte du monde ou par trop indisciplinée est à la merci de pareille manœuvre. »

(Extrait de la préface de Paul-Marie Coûteaux)
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Dominique Venner : « trouble civilisationnel » et mouvements identitaires en Europe

Tribune parue initialement sur le site de Dominique Venner

Il n’est pas dans mes habitudes de commenter des élections. Celles qui se sont déroulées en France depuis la présidentielle de mai 2012 présentent cependant une vraie nouveauté. On peut définir celle-ci comme la manifestation d’une conscience accrue du problème n°1 de notre temps : le « remplacement » des populations de souche par l’immigration de masse arabo-musulmane. Les images des drapeaux africains et maghrébins agités place de la Bastille le soir du 6 mai 2012 pour saluer la victoire du candidat socialiste, ont rappelé les images, dix ans auparavant, de la réélection de Chirac après son duel inégal avec un Le Pen diabolisé comme jamais.

Les conditions sont toutefois très différentes. La personnalité moderne et « apaisante » de Marine Le Pen n’a pas favorisé la même mobilisation contre son mouvement après son score très honorable de 17,9 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle du 10 juin. Avec 6,4 millions de voix lors de ce scrutin, le FN se pose comme le troisième parti de France. Une loi électorale cousue sur mesure pour maintenir les oligarchies en place interdit une nouvelle fois que les 6,4 millions d’électeurs du FN soient représentés à l’Assemblée nationale, sinon par deux élus, contre des centaines pour les partis oligarchistes : UMP et socialistes (associés au Front d’extrême gauche).

Ce qui se passe en France n’est pas spécifique à ce pays. C’est un phénomène européen. Cependant, comme je l’ai déjà souligné, les mouvements identitaires européens sont victime d’une « maladie infantile » que je qualifie de chauvine. Agissant en ordre dispersé, sans liens ni concertation, ils sont pour le moment incapables d’imaginer des initiatives face à un adversaire commun. Cela ne signifie par qu’il en sera toujours ainsi. Dans tous les mouvements concernés, les militants les plus réfléchis songent à la nécessité de convergences. Partout en Europe des partis analogues au FN, rejetant le racisme et l’antisémitisme, font de la préservation de l’identité des peuples européens leur raison d’être. Citons entre autres le Parti du peuple danois, le Parti de la liberté néerlandais, le FPÖ et le BSÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, Le Parti du progrès norvégien, le Vlaams Belang flamand, l’English Defense League, le Fidesz au pouvoir en Hongrie, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède ou l’Union démocratique (UDC) du centre en Suisse. Tous ces partis dépassent 5 % des voix et atteignent parfois 25 % ou plus, en dépit de l’hostilité active des médias qui constituent le « clergé séculier » du Marché, relayé par son « clergé régulier » (prof des universités et des écoles), sans compter le vieux clergé des Eglises traditionnelles chargé d’apporter la dimension compassionnelle et paralysante qui est sa spécialité.

Dans Le Monde du 14 juin 2012, pages Débats, une politologue (Virginie Martin) et un sociologue (Pierre Lénel), après avoir noté l’étonnante permanence du votre FN, malgré son exclusion électorale, en tiraient une conclusion pertinente qui doit être relevée. Ces deux chercheurs estiment en effet qu’il faut réviser l’interprétation habituelle du vote FN comme simplement « protestataire ». Sa permanence dans le temps exige plutôt d’y voir un véritable « vote d’adhésion ». Adhésion à quoi ?

Usant d’un vocabulaire prudent, les deux chercheurs proposent de rechercher un dénominateur commun à tous ceux (nantis ou démunis, jeunes ou plus âgés, urbains ou ruraux, qui ont accordés leurs suffrages à Marine Le Pen à l’élection présidentielle du 10 juin. Ce dénominateur commun c’est, disent-ils, un « trouble civilisationnel », expression juste et modérée.

« Ce trouble, écrivent-ils dans leur jargon, met en avant une lecture du monde qui révèle une hostilité au pluralisme culturel sur le plan intérieur et le refus du multiculturalisme sur le plan international ». En clair, il révèle une forte inquiétude identitaire, face à des menaces toujours plus évidentes.

Les deux chercheurs poursuivent en estimant que le « trouble » se cristallise plus particulièrement autour de quatre points. « La nationalité en constitue le premier marqueur : Continuer la lecture de Dominique Venner : « trouble civilisationnel » et mouvements identitaires en Europe

Saint-Etienne : Heurts et interpellation dans le cadre de l’inauguration de la mosquée Mohammed VI

Une cinquantaine de manifestants venus apporter leur soutien à l’imam Mohamed El Adly, évincé de la mosquée stéphanoise après que sa radicalisation a été pointée du doigt, ont été refusés à l’entrée de la mosquée ce mardi matin. Quelques échauffourées ont ainsi éclaté durant lesquelles un policier a été légèrement blessé.

Le Progrès


Saint-Etienne: du rififi du côté de la mosquée… par leprogres

Prise d’otages en cours à Toulouse (vidéo)

« Il s’agirait d’un vol à main armée qui s’est transformé en prise d’otage, selon le secrétaire général du syndicat policier Unsa Midi Pyrénées, Cédric Delage. L’école à proximité a été fermée et les professeurs et leurs élèves sont maintenus à l’intérieur de l’établissement. Les bus ont quant à eux été détournés. » D’après le rédacteur en chef France Bleu Toulouse, l’agence bancaire où a lieu la prise d’otage est située à « deux rues du domicile de Mohame Merah ».

« On ignore si sa revendication d’Al-Qaïda est sérieuse ou fantaisiste », a dit un syndicaliste policier de Toulouse.

À Bollène (84), le Front de gauche perturbe la cérémonie du 18 Juin. (vidéo)

Cérémonie mouvementée hier à Bollène pour la commémoration de l’appel du 18-Juin 1940. La cérémonie avait plutôt bien commencé. Comme le veut la tradition, Marie-Claire Aubey, fille de Paul Accarias, l’un des premiers Français à s’engager auprès du général, a lu l’appel du général de Gaulle. Puis l’adjoint Claude Raoux a fait une brève allocution avant d’inviter le public à écouter la Marseillaise : « Seul chant patriotique autorisé par le protocole », dira-t-il.

Après le salut des porte-drapeaux, une partie du public commence à entonner le « Chant des partisans ». Ce chant des Chouans qui résistaient aux Bonapartistes a été réactualisé sous l’Occupation par Maurice Druon et Joseph Kessel. Il est devenu le symbole des maquisards, en particulier des FTP, Francs tireurs partisans, et des FFI, Forces françaises de l’intérieur.

La Provence

Rappelons ici que, tenu par le pacte Germano-soviétique, le parti communiste fut collaborationniste avant d’entrer dans la résistance. Cette collaboration se traduisit par des actes de sabotage de la production nécessaire à l’équipement de l’armée française, la désertion de l’armée des cadres du parti (fin novembre Maurice Thorez et d’autres se tirent en URSS) alors que la France est en guerre contre l’Allemagne, les négociations avec l’occupant (juin 1940) pour faire reparaître L’Humanité, et des mots d’ordre dirigés contre les impérialistes, formule désignant la Grande-Bretagne, alliée de la France!
Rappelons que Jacques Doriot fut un membre important du PCF avant de devenir le fondateur du seul parti fasciste en France. C’est aussi le Front populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain, et de très nombreux membres de la gauche socialiste et communiste sont entrés dans le gouvernement de Vichy.
À la fin de la guerre le PCF s’est fait remarqué pour son zèle pendant l’épuration.

Nous passons par charité sur le soutien de la gauche à toutes les dictatures du XX ème siècle.( Mao, Pol Pot, Staline, Castro….)

Propagande: «L’école peut-elle encore apprendre le vivre-ensemble ?»

Le PS au pouvoir se prépare à accentuer au sein de l’éducation nationale sa propagande. Le lavage de cerveau qui y sévit depuis plus de 30 ans n’est donc pas prêt de s’interrompre…..

François Durpaire (historien), Béatrice Mabilon-Bonfils (sociologue, professeur des universités), Benoît Falaize (professeur d’histoire) et Benjamin Stora (historien, professeur des universités), sont sur la ligne de départ. Pendant 5 ans tous les petits  lyssenko  pourront poursuivre avec l’aide de la puissance publique et la complicité des média de masse l’endoctrinement aux dogmes du post-modernisme.

Bienvenu chez Orwell.

 

Un article lu dans l’une des nombreuses publications de propagande de la Gôche, Le Nouvel Obs

«L’école peut-elle encore apprendre le vivre-ensemble ?»

(…) Qu’enseigner aux élèves ? Quelle formation pour ces nouveaux professeurs ? Reconstruire l’école, certes, mais doit-ont la reconstruire à l’identique ? […] Le projet de l’école publique, depuis sa création, n’a jamais été seulement de transmettre des connaissances disciplinaires. [….]

Mais depuis cette époque, un doute s’est insinué sur la mission de notre école, né des critiques souvent justifiées sur l’enseignement d’une histoire comme «catéchisme» ou «mythe national». Il ne s’agirait plus aujourd’hui de «faire France», mais de transmettre l’esprit critique, porte d’accès à la connaissance objective… Qui s’en plaindra ? Pour autant, l’école peut-elle se désintéresser de ce que des milliers de jeunes nés en France, ayant fait toute leur scolarité en France, préfèrent (par adhésion ou provocation) se définir selon la nationalité étrangère de leurs parents (sénégalaise, algérienne, etc.) plutôt que de se considérer comme français ? […]

Le premier axe est celui de la formation des enseignants. Le Cahier des charges de la Formation des Maîtres définit ainsi la sixième compétence du métier d’enseignant :

«prendre en compte la diversité des élèves« (2010). […] Former les enseignants à la diversité des élèves, des familles et des cultures, est un enjeu fort pour une École en refondation. […]

Le second axe est donc celui de la recherche scientifique […].Créer le premier Laboratoire de recherche français sur les questions de diversité doit être une priorité.

Il est d’autant plus nécessaire de produire de l’expertise dans le domaine du vivre-ensemble que nos sociétés sont de plus en plus marquées par la pluri-culturalité. […]

Le troisième axe est donc celui des programmes : il nous faut reconstruire un récit républicain qui fasse sens pour tous les citoyens, véritable creuset d’une nation qui intégrerait la diversité de ses héritages, de ses apports. […]

 

L’euphorie dans les banlieues françaises après la victoire de la gauche

Reportage d’atlasinfo.fr sur l’ambiance dans les banlieues après la victoire du parti socialiste aux législatives.

Jamais autant de Français n’ont été autant ouvertement islamophobes que sous le pouvoir de la droite, s’indigne Achiq Zouni.

Ils étaient plusieurs milliers de Français à affluer dimanche soir sur les grandes places des villes de banlieues et ses cafés à forte fréquentation maghrébine et africaine pour chanter, danser et crier la victoire de la gauche menée par le parti socialiste. […]

C’est une euphorie collective qui a envahi les places et cafés des banlieues quand ont apparu sur les écrans de télévision les premiers résultats donnant la gauche largement gagnante : les drapeaux tricolores, marocains et algériens s’agitaient, les youyous retentissaient. «C’est un soulagement de voir la droite ‘’dégagée’’, à l’image de son président, Nicolas Sarkozy, ‘’dégagé’’ lui aussi parce qu’il avait prôné tout au long de son discours électoral, une politique de division basée sur l’identité et les frontières. Un discours qui a contribué à la stigmatisation des habitants des banlieues traités comme des citoyens de second rang», déclare Hamad Bajjal, chef d’entreprise de construction dans la banlieue de Bobigny. […]

«Maintenant que la gauche dispose de tous les pouvoirs, les banlieues vont être les premiers bénéficiaires des 150.000 emplois d’avenir qu’il souhaite créer, de la caution solidaire permettant aux jeunes de se loger et de l’augmentation de la proportion de logements sociaux de 20% à 25% dans certaines communes afin de favoriser la mixité sociale», estime Noureddine Tazi, vice-président de Paris-Emploi, une entreprise spécialisé dans le recrutement des jeunes issus des banlieues. […]

«La droite, toute tendance confondue, n’a cessé de stigmatiser et d’insulter l’islam et les musulmans. Il n’a cessé de faire peur des musulmans qui n’ont fait, pourtant, que pratiquer pacifiquement leur religion», se désole Achiq Zouni, franco-marocain d’origine mellalie et responsable technique au laboratoire de recherche à l’Université d’Ivry. […]

atlasinfo.fr

Le PS gagne avec les bobos et sans le peuple

Avec un taux d’abstention record, cette assemblée nationale est la plus mal élue de toute l’histoire de la cinquième république. Pis même, d’élection en élection la gauche creuse plus profond le fausset qui la sépare des couches populaires. Et comme le démontre Daoud Boughezala dans Causeur c’est la mobilisation des bourgeois qui a permis à la gauche de gagner ces législatives. Ce scrutin inique, qui ne correspond plus aux exigences d’une démocratie représentative, favorise les petits arrangements entre les représentants des différentes boutiques de Gôche. C’est ainsi que les verts qui ne pèsent même pas 5% aux législatives et à peine 2% à la présidentielle se retrouvent avec 17 députés et la possibilité de former un groupe. Et que dire du PRG, coquille vide qui bénéficie de 12 députés alors que le rassemblement Bleue Marine avec plus de 14% aux législatives et 18% n’a que … 2 députés.
Le plus cocasse c’est que le PS, en nombre de voix, fait jeux égal avec… l’UMP.

Cette pseudo-démocratie là ne peut que renforcer l’abstention et nous entrainer vers un système de plus en plus oligarchique

(…) retenons ce chiffre que nous n’entendrons – hélas – pas à longueur de J.T : l’abstention concerne 60% des personnes vivant dans un foyer dont le revenu est inférieur à 1200 € par mois mais seulement 39% des familles aux revenus dépassant les 4500 euros mensuels (1). Pas besoin de s’appeler Pierre Bourdieu pour comprendre de quoi il en retourne : les pauvres boudent très massivement les urnes tandis que les nantis, que François Hollande est censé vouer aux gémonies, ont garanti un plébiscite factice au PS. Cet état de fait médiatiquement occulté ne paraît pas gêner outre mesure les pontes socialistes qui paradaient hier soir sur toutes les chaînes d’information, Harlem Désir décrochant d’ailleurs la palme de la fausse modestie teintée d’arrogance. (…)

Il est sans doute prématuré de conclure quoi que ce soit de ce scrutin. A ceux qui accusent la fameuse stratégie Buisson d’inefficacité en se félicitant de la réélection ric-rac de NKM à Longjumeau, on rétorquera que nous sommes bel et bien dans un cas d’espèce terra-novien. J’en veux pour preuve le combat héroïque d’Olivier Ferrand dans les Bouches-du-Rhône, qui sort vivant et vainqueur de sa triangulaire avec l’UMP et le Front National après avoir appelé les masses multiculturelles au sursaut républicain. A l’autre extrémité du TGV Méditerranée, la déroute de Claude Guéant à Boulogne-Billancourt au bénéfice du local de l’étape Thierry Solère n’a que peu à voir avec les admonestations de RESF…et c’est exagérer les talents comiques de Gérald Dahan que de lui attribuer la responsabilité du revers de Nadine Morano à Toul, ses propos « off » n’ayant pas de quoi fouetter un chat, même à Beyrouth. Un cas d’école terra-novien que ces législatives donc, puisque le niveau inégalé d’abstention surdétermine le poids des votants, souvent socialement et économiquement « intégrés », autant dire naturellement ouverts à la mondialisation. Force est ainsi de constater que ces élections se firent formellement par et pour le peuple… mais sans lui.

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(1) Sondage Ipsos

Arles : Valérie Laupies prépare un recours devant le Conseil Constitutionnel

1300 voix séparent le socialiste Michel Vauzelle de la frontiste Valérie Laupies, battue. De quoi donner des idées de recours devant le Conseil Constitutionnel.

Michel Vauzelle n’en a peut-être pas fini avec sa concurrente du Front National , Valérie Laupies. En effet, la candidate battue dimanche de 1300 voix sur 55.000 votants dans la 16è circonscription des Bouches-du-Rhône (le pays d’Arles) prépare un recours devant le Conseil Constitutionnel.

Un entrefilet de l’édition du 17 juin, jour du scrutin, de la Provence relatait l’inauguration de jardins familiaux à Saint-Martin-de-Crau, village de la circonscription. L’article précise le financement de l’extension des travaux : « 80.000 euros en provenance de la Région, dont 12000 euros  tirés de la réserve parlementaire de Michel Vauzelle ».

« Donner cette information, selon Valérie Laupies, c’est un acte de campagne électorale, alors que tout devait être arrêté depuis le vendredi à minuit, estime la candidate malheureuse. Il a donc enfreint la loi. »

Avant de confirmer sa démarche, Valérie Laupies s’est entouré de l’avis des figures historiques du Front, rodées à la guérilla juridique, Jean-Marie Le Pen en premier lieu, Bruno Gollnisch ensuite, qui tous les deux l’ont encouragé à contester les résultats.(…)

Marianne 2

Deux gendarmettes tuées dans le Var, Abdallah Boumezaar a avoué (Maj Vidéo)

Normalement, le suspect devait subir l’application de la peine plancher, soit deux ans ferme. Mais le tribunal en a décidé autrement : « six mois avec sursis, une mise à l’épreuve et une obligation de soins ». Le suspect a donc été remis en liberté ce 13 juin, et quatre jours plus tard il assassine deux gendarmes.

Petit rappel du programme du PS: En finir avec les peines plancher.

Abdallah Boumezaar, le suspect interpellé après les meurtres, hier, de deux gendarmes à Collobrières (Var), a reconnu être l’auteur des coups de feu, selon le procureur de la République de Toulon. Cet homme de 30 ans était sorti de prison en septembre après 6 ans d’incarcération, a précisé le procureur Xavier Tarabeux.

La semaine dernière, il avait été condamné à une peine de sursis-mise à l’épreuve pour violences commises sur sa mère. Il est soupçonné d’avoir tué Alicia Champlon, une adjudante de 29 ans, dont le compagnon est gendarme à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), et Audrey Berthaut, maréchal des logis-chef de 35 ans, mère de deux filles de 5 et 13 ans.

Source : Le Figaro

Mais c’est quoi les fameuses « valeurs » de l’UMP et du PS.

Sur les radios, la question des « valeurs » semble essentielle, voire existentielle! 

L’UMP partage ou pas les « valeurs » du FN. L’attaque contre Morano, le soutien de Fillon, les désistements des uns et des autres! Les valeurs de la gauche ne sont pas les valeurs de la droite et autres fadaises! Valeurs par ci, valeurs par là. Puis vint la question qui tue!

C’est quoi les « valeurs » que l’on a ou pas en partage!

L’Europe, l’Immigration, l’Euro, l’Islam, la proportionnelle, la peine de mort, etc. Ah bon, est-ce donc cela les valeurs? Je croyais jusqu’ici que ces thèmes relevaient de la politique, d’un programme politique, d’une volonté d’agir et de réformes! Mais non, pour la droite comme pour la gauche, c’est cela les « valeurs ».

En conséquence, si vous être contre l’Europe, contre l’islamisation, contre l’immigration, l’Euro, l’autorité, la sécurité, etc… vous ne partagez donc pas, les « valeurs républicaines » de la droite et de la gauche.

En fait, les valeurs ne sont plus l’humanisme, la liberté contre la dictature, les droits de l’homme, les droits de la femme, le refus de la violence physique, l’éducation, la démocratie, le respect des lois, la solidarité, la charité, l’amour de l’autre, etc.

Désormais, Continuer la lecture de Mais c’est quoi les fameuses « valeurs » de l’UMP et du PS.

« La régression intellectuelle de la France » conférence de Philippe Nemo (vidéo)

La France est en phase de régression intellectuelle, parce que la vie scientifique suppose la liberté totale de critique et que cette liberté n’existe plus dans le pays. L’auteur analyse notamment les lois de censure (loi Gayssot, loi sur la HALDE, lois dites « mémorielles »…) qui exposent à l’amende ou à la prison ceux qui osent dire certaines vérités contraires à l’orthodoxie régnante ou seulement aborder certains sujets tabous. La thèse est qu’une nouvelle religion, protégée par de nouveaux tribunaux d’Inquisition, règne au pays de Voltaire et de Beaumarchais, le rendant aveugle et incapable de penser scientifiquement son avenir.

Les problèmes sociétaux graves que connaît aujourd’hui la France ne sont pas insolubles, mais ils ne peuvent être réglés parce qu’ils ne peuvent même pas être expressément posés et discutés. En effet, au pays de Voltaire et de Beaumarchais règne désormais une « pensée unique » de nature néo-religieuse, qui bénéficie du monopole qu’une certaine famille idéologique est parvenue à établir sur l’école et les médias, et aussi d’un dispositif de censure (loi Gayssot, loi sur la HALDE, lois dites « mémorielles »…) qui peut être comparé dans son principe à l’Inquisition. On ne raisonne plus dans le pays en termes de vrai et de faux, mais, comme dans les sociétés primitives, de pur et d’impur. En conséquence, la France connaît ces années-ci une situation de régression intellectuelle caractérisée, dangereuse en ce qu’elle empêche le pays de penser rationnellement son avenir. Dans cet essai bref mais dense et précis, Philippe Nemo analyse cette situation d’un point de vue philosophique, juridique et anthropologique.

Philippe Nemo, né en 1949, est philosophe, professeur à l’ESCP Europe. Il est spécialiste de philosophie politique et sociale. Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, notamment d’une thèse sur le philosophe libéral Friedrich August Hayek et d’une Histoire des idées politiques en deux volumes, parue aux Presses universitaires de France.

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