Sarkosy: Ce serait scandaleux d’enlever les panneaux qui préviennent les radars !( Vidéo)

En 2007, au micro de christophe Hondelatte, Sarko-candidat disait: « Ce serait scandaleux d’enlever les panneaux qui préviennent les radars ! « . En 2011, Sarko-président fait le contraire. Décidément sarkosy aura élevé le mensonge et le cynisme a une niveau rarement atteint.
Aujourd’hui, Guéant additionne les déclarations électoralistes sur l’immigration, qui contredisent la politique menée par ce gouvernement depuis 5 ans… Nous prendraient-ils pour des grosses buses ????

À Lire une interview de Jean-Luc Nobleaux auteur du livre: Radars, le grand mensonge
Riposte laïque.

Allemagne: l’Euro à terre.

Il y a encore quelques semaines toute personne qui osait remettre en cause l’euro passait pour un cassandre. Aujourd’hui au sein du sérail de la bienpensance, l’hypothèse de voir l’euro s’effondrer est de moins en moins tabou.

Ce week-end, dans l’émission « les clés de l’éco » (1) sur Itélé, l’économiste libéral Marc de Scitivaux a enfoncé le clou  » ceux qui avaient prévu lors de l’instauration de l’euro que celui-ci ne serait pas viable, comme Milton Friedman, avaient raison… et leurs analyses étaient absolument impeccables. »

Dans la classe politique française on ne peut compter que sur Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen pour apporter des réponses concrètes à une éventuelle disparition de la monnaie unique européenne.

( voir vidéo de l’émission « les clés de l’éco  » du 22 ami 2011: http://www.itele.fr/emissions/magazine/les-cles-de-leco)

Aujourd’hui c’est dans les pages du journal Le monde que l’on peut lire une tribune d’Elisabeth Humbert-Dorfmüller, consultante, spécialiste de l’Allemagne, et membre du PS et du SPD. Elle nous explique comment l’euro est sérieusement remis en cause Outre-Rhin:

Allemagne: l’Euro à terre.

Le débat existe depuis longtemps, mais il a commencé à prendre de l’acuité à l’occasion d’un succès en librairie d’un ancien patron de l’industrie [Hans-Olaf Henkel], fin 2010. Le livre s’appelle Sauvez notre monnaie ! (Rettet unser Geld !), et il préconise la partition de la monnaie européenne en euro du Nord (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Luxembourg, Finlande essentiellement) et euro du Sud (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce essentiellement).

Retraçant l’histoire de la monnaie commune, l’auteur souligne que l’euro est le fruit d’un deal franco-allemand qu’on peut réduire à l’équation : réunification allemande (revendication allemande) contre monnaie européenne (revendication française). L’euro est donc né parce que la France craignait une superpuissance allemande et pensait pouvoir la briser en l’impliquant dans une solidarité monétaire. Si Helmut Kohl voulait sa réunification, il n’avait pas le choix.

Tous les Allemands ne partagent pas cette analyse, mais voilà la force des best-sellers : un thème dont tout le monde parle, dans les médias ou dans le café du commerce, parvient à s’insinuer dans l’esprit de tous.

Dans les mois précédents, plusieurs tabous de la politique économique allemande avaient déjà été brisés : il y a d’abord eu dès 2009 les plans de relance imposés par les autres pays européens, France et Grande-Bretagne avant tout, qui allaient frontalement à l’encontre de la religion que la chancelière souhaitait imposer à tous, y compris ses partenaires de coalition sociaux-démocrates : une réduction constante des dépenses de l’Etat et la baisse des prélèvements obligatoires. Merkel fît mauvaise mine et accepta à la fin de coopérer pour éviter que la machine économique européenne sombre.

Puis, tout au long de l’année 2010, la Banque centrale européenne (BCE) a racheté des obligations de l’Etat grec pour que leur prix ne s’effondre pas. Cette décision a été prise exceptionnellement sans consensus au sein du Conseil des gouverneurs, et notamment avec le désaccord du président de la Bundesbank Axel Weber qui craignait que le bilan de la BCE, pilier de l’orthodoxie monétaire, se remplisse d’actifs de valeur douteuse. Weber a, quelques mois plus tard, démissionné de son poste et d’une possible succession à Jean-Claude Trichet. Le futur banquier central européen sera, avec très probablement l’Italien Mario Draghi, un représentant de l’Europe du Sud.

Ensuite, l’influence de l’Eurogroupe que certains n’hésitent pas à appeler un gouvernement économique, s’accrut. Si les Allemands pensaient encore éviter une coopération renforcée car ils ne veulent surtout pas d’un transfert décisionnel notamment dans les domaines budgétaire, fiscal et social vers une structure multilatérale, 2010 a été l’année de toutes les concessions pour eux.

Aujourd’hui, il n’y a guère que les directions des partis politiques établis (les chrétiens-démocrates, les sociaux-démocrates, les libéraux et les Verts) qui argumentent en faveur du maintien de la zone euro dans sa configuration actuelle. La base a commencé à se mobiliser contre ce dogme officiel, et un nombre croissant de députés se singularisent en réclamant la fin des opérations de sauvetage monétaire. De toute façon, partout ailleurs, le démontage est en cours : des économistes influents, des grands journaux nationaux (Bild bien sûr et son tirage de 3 millions d’exemplaires, mais aussi les très sérieux FAZ et Die Welt) et, surtout, les innombrables talk-shows télévisés dont les Allemands sont tellement friands : tous considèrent déjà cette aventure monétaire comme un échec, et, en tout état de cause, comme préjudiciable aux équilibres économiques de l’Allemagne. Ainsi, les finances publiques seront à nouveau sur une mauvaise pente en cas de sauvetage de pays du Sud, alors même que l’Allemagne s’est dotée d’une obligation constitutionnelle de ne quasiment plus s’endetter à partir de 2016. Mais il y a aussi le spectre de l’inflation qui guette la zone euro en raison d’une politique de taux trop laxiste durant les trois dernières années.

Sur le plan plus émotionnel, la messe est également dite : pour une raison un peu mystérieuse, et en tout cas pas très compréhensible historiquement, les Allemands considèrent qu’ils sont les vaches à lait de tout le monde. Est-ce le traumatisme du Traité de Versailles de 1919 qui imposa des réparations impossibles à honorer à l’Allemagne ? Ou n’a-t-on pas besoin de chercher une référence historique, et est-ce tout simplement la cure économique des dix dernières années qui a donné la rage à ceux qui se sont serré la ceinture, sur le ton de « si j’ai souffert, d’autres le devront également ».

Le grand philosophe Jürgen Habermas constate en tout cas que cette nouvelle mentalité allemande s’est installée au moment de la réunification et s’est renforcée depuis l’élection d’Angela Merkel en 2005. Il parle d’un recul de la « culture de la réserve » au profit d’une « conscience auto-centrée », aussi dans le domaine de la politique européenne qui vise désormais à installer « une Allemagne européenne dans une Europe germanisée ».

L’opinion publique allemande semble imposer sa volonté d’agir en faveur de l’intérêt allemand avant tout, et la zone euro et sa gouvernance actuelle sont perçus comme contraires à cet intérêt. Tant que les dirigeants politiques ne s’émanciperont pas de cette pression, l’euro et la politique impulsée par l’Eurogroupe sont en danger de mort.

Elisabeth Humbert-Dorfmüller, consultante, spécialiste de l’Allemagne, et membre du PS et du SPD

Zemmour et Los indignados.

L’ Espagne va mal. A l’occasion des dernières élections municipales, les socialistes au pouvoir ont été sanctionnés pour leur politique d’austérité contre la crise et un chômage record.

Depuis plusieurs jours déjà, un mouvement spontané de chômeurs et de précaires s’est rassemblé autour de la Puerta del Sol. Ce sont les indignés. Selon El Païs ils seraient plus de 15.000 personnes a être concentrées autour de cet endroit symbolique de la capitale espagnole.
Qui sont-ils ?.
Los indignados sont en majorité des jeunes qui subissent de plein fouet les conséquences désastreuses des politiques européistes et mondialistes menées depuis de nombreuses années par la droite et par la gauche espagnole.

Jusqu’où ira la chute de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande, de la Grèce ?????


"Z comme Zemmour" du 23 mai 2011 par rtl-fr

DSK : Ses amis redoutaient le pire

Un proche de Dominique Strauss-Kahn révèle à France-Soir comment, depuis longtemps, il craignait le pire, en raison de son appétit sexuel.

« Depuis plusieurs mois, j’ai demandé que Dominique ne se déplace plus sans être accompagné par deux ou trois gardes du corps. Il ne faut jamais le laisser seul. Non pas pour le défendre contre une quelconque agression, mais je choisis les mots justes, non diffamatoires, pour empêcher mon ami disons… de céder à la complexité de sa vie sexuelle. Cela, bien sûr, dans l’éventualité de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. »

Ce proche de Dominique Strauss-Kahn nous a fait cette déclaration alarmiste, il y a environ trois mois, lors d’un déjeuner à Paris. Curieusement, ce responsable du PS n’a pas été écouté. Les conseillers du directeur du FMI préfèrent alors ressasser de vieilles affaires politico-financières qui ont plombé son ascension politique au début des années 2000 : sa relaxe finale dans le dossier de la Mnef, le salaire de son ancienne secrétaire payé par Elf et sa curieuse détention de la fameuse cassette Méry, illustrant le financement illégal du RPR. Pourtant, cette alerte ne faisait que refléter ce que beaucoup chuchotaient, depuis une quinzaine d’années, parmi nombre de journalistes politiques parisiens et de caciques des grands partis français. Ce proche et ami de DSK ne se contentait pas de le décrire comme « un grand séducteur de femmes, flambeur et dilettante ». Ce militant socialiste n’avait qu’une idée en tête : protéger contre lui-même son ami et patron.
Risque de scandales

Son objectif restait, comme en 2006, de le voir arriver à l’Elysée et s’asseoir dans le fauteuil de président de la République. Ce qui n’était pas évident, malgré les bons sondages de son candidat, vu le risque de scandales sexuels à répétition. Comme nous l’a affirmé notre interlocuteur, il y a trois mois : « Dominique, sorte de funambule aux nerfs d’acier et à la prodigieuse intelligence, constitue en fait une bombe à retardement qui peut exploser à tout moment… »

Dimanche dernier à New York, ses « pompiers » experts en communication de crise et situation d’urgence sont arrivés trop tard, pour la première fois. Leur erreur : ils n’avaient pas prévu le pire.

Un journaliste avait eu l’intuition (ou le courage ?) de prévoir ce pire et de briser l’omerta médiatique autour de DSK et, plus généralement, sur la vie privée des politiques dans l’Hexagone. Correspondant de Libération auprès du Parlement européen à Bruxelles, Jean Quatremer écrivait sur son blog Coulisses de Bruxelles le 9 juillet 2007 : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. […] La France ne peut pas se permettre un nouveau scandale. »

Plutôt que de tirer les leçons de cette mise en garde, les « pompiers » de DSK ont fait pression pour que le journaliste de Libération censure son blog de toute allusion à DSK. Ce qu’il n’a pas fait.

Aujourd’hui, comme tous les autres proches du directeur du FMI, notre interlocuteur se voit obligé de tenir un discours consensuel au nom de la présomption d’innocence. C’est-à-dire de déclarer et de répéter que « le prétendu viol d’une femme de ménage, à l’hôtel Sofitel de New York, ne ressemble pas du tout à l’ancien député maire de Sarcelles ». Bien sûr, plusieurs de ses conseillers et proches n’ont cessé de mettre en garde DSK contre ses penchants particuliers. L’intéressé refusait à chaque fois de discuter du fond de « l’affaire », se contentant d’en rire ou d’en sourire, d’encaisser les critiques, sans réagir dans un sens ou dans un autre. Son intelligence, il est vrai, brillantissime, lui permettait de noyer le poisson sans avoir à s’expliquer, rendre des comptes ou même accepter de prendre quelques précautions.

Une succession d’affaires ?

Or les « affaires » se seraient succédé en France et à l’étranger. La quasi-totalité n’aurait jamais débouché sur le plan médiatique ou judiciaire à l’exception de deux d’entre elles. L’une concernait en France une journaliste et l’autre aux Etats-Unis une haut fonctionnaire du FMI. Les autres se seraient déroulées en l’absence totale de la moindre procédure de police ou judiciaire ainsi que de la moindre allusion dans la presse. Elles auraient eu pour victimes plusieurs jeunes femmes, dont des militantes du PS et des Beurettes, selon nos informations émanant de proches, pourtant bienveillants à l’égard de DSK. Toutes ces affaires se seraient réglées à l’amiable entre les parents de ces victimes et des responsables du PS. Ces derniers auraient réussi à calmer, avec beaucoup de difficultés, ces sympathisants socialistes (certains s’étaient armés d’une hache ou d’un couteau, selon notre source) les persuadant de ne pas déposer plainte.
Des éléments de vie privée « indécents »

Dans leur ouvrage de référence Sexus Politicus (éd. Albin Michel-2006), les deux journalistes Christophe Deloire et Christophe Dubois consacrent six pages au patron du FMI sous le titre « L’affaire DSK ». Ils y décrivent l’énergie déployée par les « pompiers » de Dominique Strauss-Kahn pour récupérer auprès d’eux des « blancs (documents de police, NDLR) relevant du sordide et comportant des éléments de vie privée indécents » sur leur patron. En fait, il s’agit simplement d’une visite de DSK dans une boîte échangiste très connue située dans le Ier arrondissement de Paris. Une visite tout à fait légale qui n’avait rien de répréhensible aux yeux du Code pénal français. Comme quoi, ces « pompiers » avaient décidé d’instaurer une drôle de hiérarchie dans les dangers qui menaçaient leur patron. Au point de vouloir contrôler toute publication dans la presse ou dans l’édition plutôt que de protéger leur patron « contre les penchants complexes de sa vie sexuelle », selon l’expression de ce proche qui nous a parlé sous le couvert de l’anonymat. Comme l’écrivaient mardi la plupart des journaux français, les « frasques » de DSK étaient, à Paris, un secret de polichinelle.

Même s’il est présumé innocent, les accusations de viol qui pèsent désormais contre lui aux Etats-Unis ont révélé au monde entier cette « vie sexuelle complexe ». Notre interlocuteur s’en mord les doigts : « On ne m’a pas écouté. Il ne fallait pas le laisser seul. »

Par Yvan Stefanovitch

Jean-Michel Apathie, Cassandre et DSK

Pour se défendre, les journalistes disent: « nous ne savions pas ». Ou bien: « Nous n’avions pas suffisamment d’éléments pour enquêter ». Or plusieurs livres évoquaient le comportement instable de Dominique Strauss-Kahn. L’un d’entre eux était sorti en 2010: « DSK, les secrets d’un présidentiable ». Ce livre signé par un auteur anonyme a été littéralement descendu par la presse. Le chroniqueur de Canal + Jean-Michel Apathie n’ a rien trouvé de mieux que de le « jeter » à la poubelle sans même évoquer les révélations qu’il contenait.
Aujourd’hui, à la lumière des récents évènements, le manque de discernement et la morgue du petit plumitif de la chaine des Bobos de gauche apparaît comme une faute professionnelle.
Les journalistes français seront-ils capables de se replonger dans ce livre et faire enfin leur travail comme a su le faire cette semaine l’agence de presse mexicaine Notimex qui nous apprend notamment que Dominique Strauss-Kahn a déjà à son actif plusieurs agressions sexuelles présumées dont une employée de maison mexicaine lors d’une visite de travail. ?.

La Grèce est sous la dictature de l’euro.

Petit à petit les langues se délient. Certains commentateurs semblent se rendre compte que défendre l’euro n’est plus tenable. Dernièrement dans la rubrique « Indiscrets » du journal L’Express on pouvait lire ceci:

« La sortie de l’euro inquiète :

L’aveu émane d’un ministre : si le discours de Marine Le Pen sur la sortie de l’euro trouve tant d’écho dans la population, c’est bien parce qu’il s’appuie sur une réalité. ‘Notre monnaie est surévaluée et on n’a pas les moyens de la ramener à sa juste valeur, face aux Chinois et aux Américains’, note ce membre du gouvernement »

Sur BMF le Chroniqueur Nicolas Doze se lâche:

« La Grèce ne pourra pas rembourser sa dette, tout le monde le sait, personne ne le dit »

(BFM TV – Rubrique Eco du 18-05-2011)

Et ce n’est pas fini. Cette semaine dans le journal le Monde on a pu lire cette tribune de Stéphane Madaule essayiste et maître de conférences à Sciences Po Paris…. les temps changent…

La Grèce est sous la dictature de l’euro.

Décidément, la potion libérale imposée à la Grèce depuis mai 2010 ne passe toujours pas : allongement des délais de remboursement des prêts de 110 milliards d’euros accordés par les Européens et le FMI, dégradation simultanée de deux crans de la notation de la dette publique à court terme et à moyen terme par l’agence Standard&Poor’s, le 9 mai, rumeurs avec de plus en plus d’insistance de restructuration de la dette publique, déficit budgétaire toujours hors contrôle, activité en berne, climat social dégradé… Annoncé en 2000, « le bouclier euro » qui devait assurer notre prospérité à tous s’est progressivement transformé en un objet non identifié qu’il convient de soutenir à coups de milliards et qui est si fragile qu’il devient l’objet de toutes les attentions, de toutes les dépendances. Qu’on en juge.

Chaque Etat de l’Eurogroupe n’est plus libre de fixer sa propre politique économique, sa propre politique financière, et doit ajuster ses principaux ratios d’endettement et de déficit public sur le plus vertueux des Européens. A l’inverse et de manière symétrique, la fiscalité et les transferts sociaux qui sont encore de compétence nationale, doivent flirter avec le moins-disant, c’est-à-dire le gouvernement le plus libéral. Chaque attaque sur la dette souveraine d’un Etat de l’Eurogroupe – Grèce aujourd’hui, Irlande et Portugal demain, Espagne et Italie après-demain – renforce les mécanismes d’une gestion commune qui voit les pays forts prêter aux pays faibles, en échange de programmes d’ajustements structurels élaborés par eux sous la houlette du FMI, ce qui les dépossède progressivement de leurs souverainetés économiques respectives. Baisse des déficits, modération des salaires, réduction de la protection sociale et des services publics sont devenus « les incontournables » d’une bonne gestion de la dette souveraine en euro.

Alors que reste-t-il aux gouvernements de l’Eurogroupe en matière de liberté d’action face à la dictature d’un euro sujet de toutes les attentions. Que reste-t-il aux libéraux de tout poils qui nous vantaient les mérites de l’euro et se trouvent en retour progressivement corsetés dans un dédale de contraintes toujours plus nombreuses à respecter ?

Mais si le prix à payer pour l’euro avait pour contrepartie une croissance économique plus forte que celle d’autres zones économiques, si le prix à payer pour l’euro était compensé par un bien-être supérieur en Europe, on pourrait à la rigueur accepter des sacrifices. Mais rien de tout cela. Aucun bénéfice de ce type. Depuis 2000, la croissance de la zone euro est systématiquement plus faible que celle des grandes zones économiques comparables. Les inégalités s’accroissent et se creusent au sein de l’Union. Globalement, à l’exception de l’Allemagne, l’emploi industriel et l’activité en général fuient la vieille Europe qui essuie sans réagir les dumping social, environnemental et monétaire de ses principaux concurrents.

RÉPARTITION ÉQUITABLE DES EMPLOIS

Alors à court d’arguments, les thuriféraires de la zone euro s’échinent à nous convaincre que la sortie de l’euro ou la fin de l’euro serait une catastrophe, comme si un tel système était installé une fois pour toute sans possibilité d’en changer, comme si toute évolution de ce type signifierait la fin de l’Union. Mais le simple citoyen comprend bien que les Grecs aujourd’hui, comme les Irlandais et les Portugais demain, auront bien du mal en serrant « les boulons » de leurs dépenses publiques à devenir comme par enchantement aussi compétitifs que les Allemands ou les Hollandais. Ce dont les pays du Sud de l’Europe ont urgemment besoin, c’est d’un ajustement monétaire leur permettant de retrouver des chances d’activité par rapport à leurs principaux concurrents européens.

Le simple citoyen comprend bien que ce n’est plus la lutte contre l’inflation et le niveau de l’euro qui sont prioritaires mais plutôt la quantité et surtout la répartition équitable des emplois sur l’ensemble du territoire européen. Ils ne croient plus à ceux qui nous disent que toute protection est devenue impossible, un salarié sur quatre travaillant pour l’exportation. Pourquoi mentir par omission et ne pas dire que les produits importés ont une balance supérieure en emplois aux exportations, singulièrement pour des pays comme la Grèce.

La rentabilité de l’activité d’une entreprise multinationale est systématiquement supérieure hors zone euro qu’en son sein. C’est bien pour cette raison que les grands groupes européens se délocalisent, continuent à faire de larges bénéfices, mais paient de moins en moins d’impôts en Europe. D’ailleurs dans un tel système, attention à ne pas s’extasier trop vite devant les excédents commerciaux allemands ? Il peut s’agir d’un indice de fragilité future, un indice d’inadaptation qui verrait les entreprises allemandes handicapées à terme par une délocalisation insuffisante de leurs activités, la seule porteuse de forte rentabilité dans un système qui prospère sur le socle des inégalités dans les conditions de production ?

L’euro devait être un bouclier nous assurant plus de liberté, plus de prospérité, plus d’indépendance. Il est progressivement devenu un boulet qui bride chaque jour un peu plus, qui rigidifie nos politiques économiques et financière, là où l’inventivité et la flexibilité devraient être de mise. Il est curieux que les libéraux ne s’en rendent pas compte, eux qui sont si attachés aux libertés publiques ? Il est curieux que les républicains laissent tragiquement aux extrêmes le champ libre pour débattre de ces questions. Méfions-nous des symboles intouchables qui mènent dans l’impasse. Le sort réservé à la Grèce n’est pas de bon augure.

Stéphane Madaule est notamment l’auteur de Questions d’Europe dont la troisième édition est parue aux éditions l’Harmattan. Il a publié « L’Allemagne puissance » dans la revue Le Débat (n°162 – décembre 2010).

Stéphane Madaule, essayiste, maître de conférences à Sciences Po Paris

Intervention de Marine Le Pen en séance plénière au Parlement européen


Intervention de Marine Le Pen : Évolution de la… par polecom

DSK incarcéré, la presse complice !

Jusqu’ici le milieu médiatique avait fait respecter la loi du silence. On se préparait même à raconter aux français l’histoire qui allait les séduire. Celle de l’Homme providentiel, compétent, efficace. L’Homme qu’il fallait à l’endroit où il fallait. Celui que la situation exige. Celui qui nous guiderait vers un gouvernement mondial, un libéralisme bonhomme et un multiculturalisme plein de promesse. Le héros de l’hyper-classe mondialisée qui sait murmurer à l’oreille de la grande finance. L’homme du Siècle. On allait voir ce qu’on allait voir.

Et puis, patatras ! Les digues de la propagande ont lâché sous la pression du réel. Les cachotteries du petit génie éclatent aujourd’hui au grand jour. La déflagration résonne comme un scandale épouvantable. Et tout le monde est éclaboussé…même si les média veulent nous faire croire le contraire.

Car si machination il y a, ce n’est pas dans les placards d’une chambre d’hôtel qu’il faut la chercher, mais dans les sombres recoins de la connivence qui existe entre la presse, les milieux de la finance et les hommes politiques de ce pays. Et si DSK est jugé coupable, les journalistes auront une responsabilité devant l’Histoire. En gardant le secret sur son caractère sexuellement instable, ils auront interdit à un homme de se soigner et de dériver vers la criminalité. Ils auront aussi privé les victimes de se défendre sans craindre d’être inquiétés. Le témoignage de la mère de Tristane Banon (1) est à ce titre très significatif. En écoutant son interview sur France 3 Normandie, on apprend que l’agression subie par sa fille lui a valu d’être ostracisée au sein du milieu journalistique et celui des éditeurs… ce genre de détail en dit long sur les mœurs qui ont cours dans ces milieux.


La mère de Tristane Banon, Anne Mansouret… par jackyshow38

Le bal des faux cul médiatiques

C’est bien connue : Quand le chef est touché, la meute aboie. Bien que parfaitement informés des penchants pervers du directeur du FMI, dès les premières heures de l’affaire, les journalistes ont feint la surprise. Toute la journée de dimanche ils n’ont cessé de chercher des circonstances atténuantes à DSK. Sans un mot de compassion pour la présumée victime, ils n’ont pas hésité à émettre la thèse du complot. L’idée qu’un homme de pouvoir use de son statut social et de son autorité pour soumettre sexuellement une femme de ménage n’a semble-t-il pas traversé les esprits caverneux de nos cro-magnons du journalisme asservi. Depuis deux jours, leur litanie se résume en deux mots de langage : présomption d’innocence (2). Une prudence qui, dans leurs bouches, ressemble à un déni de culpabilité… car ils n’ont jamais pris autant de précaution avec Berlusconi, Woerth, ou Le Pen. Dans son malheur, DSK a la chance d’être de gauche, libéral, mondialiste, eurobéat… et intime des journalistes.
Olivier Mazerolle avouera même dans un élan de sincérité qu’il lui est difficile de commenter cette histoire en raison de son amitié pour Anne Sinclair et son mari. Mais la palme de la bouffonnerie revient sans doute à Askolovitch. Le chroniqueur inquisiteur (3), invité à intervenir sur cette affaire par la journaliste Lea Salamé, s’est une nouvelle fois illustrée par sa muflerie.(4)
Lorsque Léa Salamé le présente comme proche de Dominique Strauss Khan, le petit bonhomme de paille du grand directeur du FMI s’insurge : « NON, NON, NON, je suis un journaliste qui connait bien Dominique Strauss Khan… mais je ne suis pas un proche. … j’écris actuellement un livre politique avec lui c’est tout. » Et Askolovitch d’exiger que les journalistes arrêtent de commenter une situation dont ils ne savent rien, et ainsi de contribuer à la destruction d’un homme politique. On connait cette stratégie, c’est celle qui leur a permis de sauver les soldats Polansky, Frédéric Mitterand, Cohn Bendit, Kouchner.. et caetera.

Le lundi, c’est à Michel Taubman, le rédacteur en chef de la revue néo-conservatrice le Meilleur des Mondes de donner de la voix. Ce proche de BHL et de Pascal Bruckner, fut à la tête du collectif d’intellectuels favorables à la guerre en Irak. Il est aussi le biographe de Dominique Strauss Khan. Invité sur RMC et sur d’autres antennes, il se plait à dénoncer une cabale contre DSK et dénigre le témoignage de Tristane Banon que personne n’a jusqu’ici interrogé. Sur France inter, où l’ensemble de la rédaction semblait être en deuil, Pascale Clark (5), elle si souvent agressive, était d’une douceur complice face à un Jean Marie Le Guen manipulateur et cynique. Ce dernier n’a fait que répéter la rengaine orchestrée par les communicants de l’agence Euro RSCG au service de Strauss Khan. Il ira jusqu’à insinuer que si Tristane Banon porte plainte c’est la confirmation que cette campagne contre DSK est menée par l’UMP.
On ne peut pas s’attendre à autre chose de la part de nos politiques et de leurs média-menteur. Le mal risque même d’empirer. Nous allons assister à coup sûr au défilé des belles âmes qui viendront nous expliquer sur toutes les antennes que le système judiciaire et policier américain n’est pas respectueux de la dignité humaine, et que les média US sont des rapaces. Ce seront les mêmes qui hier ont livré la France à l’américanisation, et qui, il y a encore une semaine, vantaient les mérites du multiculturalisme made in USA. Pitoyable.

Comme le souligne le journaliste Christophe Deloire (6) auteur avec Christophe Dubois du livre Sexus politicus, dans lequel ils soulignaient déjà à l’époque les comportements très douteux de DSK, la fonction des journalistes ne consiste plus à informer. La classe médiatique est désormais là pour dire le bien et le mal en émettant des opinions qui s’apparentent le plus souvent à des sermons de la moraline moderniste. Ils sont les garants du dogme européiste, immigrationniste, multiculturaliste et mondialiste.

Les média faiseurs d’un roi déchu avant son sacre ?

Parce qu’ils avaient choisi que se serait lui contre sarko. Parce qu’ils se croient au dessus des règles les plus élémentaires de l’éthique et de l’honnêteté intellectuelle. Parce qu’ils sont totalement coupés du peuple. Parce qu’ils ont imposé leur tyrannie… les média sont aujourd’hui un réel frein au bon fonctionnement de la démocratie en France.
Oui, le journalisme et les média doivent être désignée comme responsables et coupables. Responsables du déni de réalité. Coupables d’avoir gardé une nouvelle fois un secret sur la vérité d’un homme qui se destinait à incarner le peuple français.

Aujourd’hui, et aux yeux du monde, le roi qu’ils avaient décidé de couronner avant que le peuple ne vote, incarne toute la décadence de la classe politico-médiatique. Ce résultat désastreux nous le devons en partie aux média. Feront-ils leur autocritique ? On peut en douter. Certains d’entre eux feront mine d’ignorer, d’autres seront outrés qu’on puisse ainsi les suspecter, chacun défendra sa petit chapelle… et l’histoire suivra son cours jusqu’à la prochaine fois.

(1) http://www.dailymotion.com/video/xipzdb_la-mere-de-tristane-banon-anne-mansouret-confirme-la-tentative-d-agression-sexuelle-de-dsk-sur-sa-fi_news

(2) « Cela ne ressemble pas au DSK que je connais » un article de Rodolphe Bosselut
http://www.causeur.fr/%C2%AB-cela-ne-ressemble-pas-au-dsk-que-je-connais-%C2%BB,9927

(3) Claude Askolovitch découvre Riposte Laïque

(4) l’analyse d’Askolovitch
http://www.itele.fr/video/dsk-lanalyse-de-claude-askolovitch

(5) Pascale Clark interroge Jean-Marie Le Guen

(6) l’étrange Omerta des média sur DSK
http://www.prechi-precha.fr/2011/05/16/letrange-omerta-des-medias-sur-le-cas-dsk/

Jérôme Cortier.

L’étrange omerta des médias sur le cas DSK

L’affaire de la chambre du Sofitel démontre que les éditoriaux à tour de bras ne permettent pas d’approcher de la vérité, pas plus que les sermons ne prédisent l’avenir. Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d’éditorialistes, rebaptisés depuis peu « commentateurs », là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations. Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.

La démocratie française a besoin d’une sérieuse cure d’un remède inventé par un Britannique, George Orwell, la « common decency » : la décence commune, une morale de la simplicité et de l’honnêteté. Elle devrait s’imposer aux politiques, aux « intellectuels », autant qu’aux journalistes. La décence commune en l’espèce, c’est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l’hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu’il ne s’autorise que de lui-même.

En 2006, je fus l’auteur avec Christophe Dubois d’un livre d’enquête sur le caractère aphrodisiaque du pouvoir, Sexus politicus (Albin Michel), qui traitait aussi des coups bas sous la ceinture dans la vie politique. Pour la première fois, un chapitre intitulé « L’affaire DSK » évoquait le comportement hors normes de celui qui n’était pas encore directeur général du FMI, et révélait ses risques inconsidérés pour un homme d’Etat, ses vulnérabilités. Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon. Ce chapitre avait valu à notre éditeur et à nous-mêmes d’intenses pressions, vu le caractère sensible des informations.

Depuis dimanche 15 mai, j’ai décliné toutes les propositions d’interviews, ne voulant pas ajouter mes commentaires à ceux de spécialistes n’ayant rien vu, rien su, rien lu, ni bavarder sur la séduction en politique (hors sujet), ni resservir des informations publiées il y a cinq ans.

Mais une nouvelle fois l’actualité nous oblige à poser la question de l’utilité des journalistes. A quoi servent-ils ? Certains citoyens considèrent, non sans raisons, que certains d’entre nous (pas la plupart, mais certains parmi les plus influents) tentent d’imposer leurs vues plutôt que de nous informer et finissent par constituer une classe à prétention dominante. Une sorte de classe politique bis libérée des difficultés de l’action mais jamais privée de parole. Une classe médiatique qui n’agit pas (rôle des politiques), ne cherche pas la vérité (rôle des journalistes), mais ratiocine. Faut-il laisser aux humoristes le monopole de la révélation ?

A croire les professions de foi d’un quarteron d’éditorialistes depuis des mois, inutile d’aller voter, les jeux sont faits pour 2012. Au second tour, ce sera Sarkozy-DSK. L’un des commentateurs politiques les plus célèbres, doyen doté de l’ubiquité médiatique, avait jugé bon il y a cinq ans d’ignorer Ségolène Royal dans un livre sur les candidats à la présidentielle. Fort de sa certitude d’avoir raison contre le réel, il vient de remettre le couvert, à l’envers, en affirmant que la candidature de Dominique Strauss-Kahn est de loin la meilleure, la plus « raisonnable », bref la seule. L’éditorialiste devenu militant. Dans d’autres métiers, à ce prêcheur doté d’une singulière capacité à multiplier les erreurs, on aurait poliment proposé une retraite méritée.

En publiant Sexus politicus, Christophe Dubois et moi avons transgressé un tabou. Le fallait-il ? La question mérite débat, et il est parfaitement concevable de s’offusquer sur le principe. Introduisions-nous en France les méthodes du journalisme anglo-saxon et/ou crevions-nous une bulle de secrets privés ? Les lecteurs, y compris les responsables politiques, par leur nombre et leurs réactions, ont manifestement considéré que le dévoilement était légitime, notamment si on ne le recouvrait pas d’une couche de morale.

A la parution du livre, les médias, quoique diserts sur l’ensemble du livre, se sont montrés plus que discrets sur les informations concernant Dominique Strauss-Kahn. Bien sûr, il eût fallu le cas échéant vérifier, pousser plus loin les enquêtes. Beaucoup, là encore, ont préféré le commentaire au scoop. Comme en témoignent les taux d’audience ou les ventes des médias qui privilégient les révélations, le journalisme plaît lorsqu’il nous révèle le monde, les gens, plutôt que de poser devant nos yeux et nos oreilles un voile de logorrhée subjective.

SE GARDER DE PROPAGER LES RUMEURS

Si demain les Français, lecteurs ou électeurs, nous accusent une nouvelle fois d’avoir gardé un secret entre soi, d’avoir accepté chez les puissants ce que nous refusons aux humbles, que leur répondrons-nous ? Que nombre d’entre nous ne savaient pas ou n’ont pas cherché à savoir ? Nous ne pouvons pas donner aux citoyens des raisons de penser que nous leur mentons, même par omission. Il ne s’agit pas ici de trancher l’affaire de la chambre du Sofitel, simplement d’affirmer, une fois encore, que nous devons avoir l’ambition de dire rien que la vérité, mais toute la vérité.

Se garder de propager les rumeurs, tel est notre devoir. Les laisser se propager sans avoir la curiosité de les vérifier est une erreur. Nous devons avoir la décence commune, comme dans le poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme mon fils, de recevoir d’un même front « deux menteurs », le triomphe et la défaite, et ne pas mentir d’un seul mot. Le rôle des journalistes ne consiste pas plus à accabler Dominique Strauss-Kahn qu’à faire office de témoins de moralité, il consiste à approcher au plus près de la vérité, sans jamais considérer qu’un procès-verbal même avec un tampon officiel, est une parole d’Evangile, sans jamais nous autoriser non plus à ne pas savoir faute d’avoir cherché.

L’affaire Strauss-Kahn, un personnage porté aux nues soudain écrasé sur le mur de l’actualité, risque d’approfondir encore les traumatismes psychologiques de la France. Le pays a pris l’habitude de geindre, mais si l’on regarde bien, plus que de ses blessures réelles, le pays souffre d’un sentiment d’iniquité, d’un déni de réalité et d’un défaut de sens. Les journalistes, qui contribuent à l’organisation du débat public, doivent y réfléchir avant qu’il ne soit trop tard.

Les médias doivent-ils lever le pied sur les révélations, afin d’éviter un accident électoral, ou au contraire accélérer en plein carrefour ? C’est une question essentielle pour la démocratie. Donner un coup de frein serait une faute de conduite, avec le risque de donner le sentiment qu’on protège le « système ». Bien conduire, pour un journaliste, c’est avancer vite sans donner de coups de volant. En tout cas, le dérapage incontrôlé « lécher, lâcher, lyncher » nous fait risquer la sortie de route.

Christophe Deloire est l’auteur de Sexus politicus (Albin Michel, 2006).
Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ)
LEMONDE.FR | 16.05.11 | 10h58 • Mis à jour le 16.05.11 | 13h09

Prières musulmanes devant le commissariat de Toulouse : la scandaleuse complaisance d’Yves Decamp sur France Inter

Des prières musulmanes devant le commissariat principal de Toulouse ne semble pas déranger les journalistes de France Inter. Continuer la lecture de Prières musulmanes devant le commissariat de Toulouse : la scandaleuse complaisance d’Yves Decamp sur France Inter

Halte aux procès en sorcellerie et au « républi-clanisme » !

Dans le concert de détestation qui se joue autour de Marine Le Pen, quelques voix un peu plus intelligentes que les autres se font entendre. C’est le cas du bloggeur Xavier Malakine qui vient de publier un texte intitulé » Halte aux procès en sorcellerie et aux « républi-clanisme » sur le site du Rassemblement Pour l’Indépendance de la France dont Paul Marie Couteaux est le président. Il en appelle à une alliance avec le FN et la création d’un rassemblement de tous le patriotes. Il déplore aussi le manque de lucidité de Debout la République et de son président Nicolas Dupont-Aignan.
On peut regretter que le site Marianne 2, qui avait l’habitude depuis plusieurs années de diffuser les textes de Malakine, n’ait pas trouvé opportun de proposer celui-là à ses lecteurs
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Lybie: les islamistes à la manoeuvre !

A l’exception de Marine Le PEN, l’ensemble de la classe médiatico-politique a soutenu l’intervention militaire française en Libye. Alors que Nicolas Sarkosy s’apprête aujourd’hui à envoyer des conseillers militaires sur le terrain, quelques médias commencent enfin à s’interroger sur l’opportunité de cette guerre et sur les fameux « insurgés » que nous sommes censés protéger.

Dans le Nouvel Observateur:
La journaliste reporter Sara Daniel découvre qu’un émirat islamique est en formation en Cyrénaïque, et les djihadistes forment une part non négligeable des bataillons de l’insurrection armée par l’Otan…
Des combattants islamistes ont-ils investi les rangs de l’insurrection, comme on le répète à Tripoli? Les services secrets occidentaux n’y croient pas. Et pourtant…
Pour renverser Kadhafi, ce n’est pas de l’Otan dont nous avons besoin, c’est de Dieu!» Abdelkarim alHasadi, l’homme qui se tient devant moi dans sa veste de camouflage se définit comme un militaire et un croyant qui dirige une katiba (camp d’entraînement) forte de près d’un millier d’hommes. Il enrage quand on évoque l’organisation de défense qui a repris ses bombardements autour d’Ajdabiya: « Quand un homme se noie, il tend la main à n’importe qui, même au diable. » La tête d’Al-Hasadi a été mise à prix par Kadhafi. Au cours d’une réunion avec les ambassadeurs des pays de l’Union européenne, Khaled Kaïm, le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, a affirmé que ce membre d’Al-Qaida a établi un émirat islamique en Cyrénaïque, qu’il impose le port de la burqa et liquide les personnes qui refusent de se plier à ses oukases religieux.

Dans L’express:
Pour rappel, en 40 ans de pouvoir, le colonel Kadhafi, qui prônait l’émancipation des femmes et aimait s’entourer d’une garde rapprochée de soldates en treillis, a brisé les schémas musulmans traditionnels et alimenté les foyers islamistes dans son pays. « D’après des informations recueillies en Irak par les Américains en 2007, les Libyens représentaient, après les Saoudiens, le plus fort contingent des jihadistes recrutés par Al-Qaïda, et qui ont ensuite rejoint Ben Laden en Afghanistan. Il y a une filière libyenne vers Al-Qaïda », note Denis Bauchard, ancien ambassadeur de France en Jordanie, conseiller à l’Institut français des Relations internationales pour le Moyen-Orient. « L’Est du pays a toujours été sous influence des Frères musulmans », ajoute-t-il par ailleurs.

Ces islamistes profiteraient-ils du chaos libyen pour s’armer?

Qu’ils soient présents ou non parmi les rebelles, les islamistes pourraient être tentés de se renforcer miltairement, sans être inquiétés par les autorités libyennes, désormais absentes du côté Est du pays. D’autant que les rebelles ont déjà amassé, depuis le début de la révolte, une grande partie des armes stockées dans cette zone. « Il y a des filières d’approvisionnement en armements venant d’Egypte, via les Frères musulmans, avec un soutien de gens du Hezbollah, et maintenant des gens du Hamas qui viennent acheter des armes dans cette zone », souligne Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense et du monde arabe. Au final, « le risque, c’est que le vide politique qui s’est créé dans l’Est du pays ne soit comblé par les jihadistes. On l’a vu en Irak, on le voit au Yémen », indique Denis Bauchard.

Dans le Figaro, Le grand reporter George Malbrunot fait le point à son tour :

« Le responsable des médias au sein de la branche maghrébine d’al-Qaida a accordé une intéressante interview au journal saoudien Al-Hayyat publié à Londres.
Saleh Abi Mohammad y affirme que l’organisation terroriste a des implantations (des émirats dans le langage d’al-Qaida) à Benghazi, Al-Bayda, Al-Marj, Shihat et surtout à Dernah.
«Nous sommes spécialement présents à Dernah, où sheikh Abdul Hakim est notre émir et où il a formé – aux côtés d’autres frères – un conseil islamique pour gouverner la ville en vertu de la sharia», la loi islamique, déclare Saleh Abi Mohammad.
À l’est de la Libye, les villes d’implantation d’al-Qaida correspondent aux principaux fiefs de la rébellion, appuyées par la coalition occidentale. Le responsable d’al-Qaida confirme également que l’organisation terroriste a acquis récemment des armes, «destinées à protéger nos combattants et à défendre la bannière de l’islam». Des dignitaires algériens et tchadiens s’étaient inquiétés de tels transferts d’armes à al-Qaida

Les musulmans toulousains sont écolos et végétariens

A Toulouse, on peut poignarder son prochain en pleine rue (1), violer une femme sous les yeux de son amant (2), tirer sur des pavillons (3), exécuter froidement un adolescent pour une sombre affaire de drogue (4), sans que la municipalité ne remette en cause sa politique sécuritaire. Pierre Cohen, maire PS de la ville rose et ses acolytes Verts, se grattent encore la tête pour savoir si la vidéo surveillance n’est pas une atteinte aux droits de l’Homme (5). L’extrême gauche, quand à elle, se dit hostile à l’installation de nouvelles caméras et parle d’État policier.

En revanche, ces prochaines années, les toulousains devraient voir sortir de terre 5 jolies mosquées. Pierre Cohen n’a sur cette question aucune hésitation. Il se dit même prêt à accompagner le mouvement. Sans surprise les verts approuvent, eux qui en 2009 se félicitaient de partager la rupture du jeûne avec les musulmans de la mosquée Tabar (6). Une visite amicale et communautariste qui, sous la plume de l’islamo-écolo-bobo Danielle Charles, prend des allures de conte de milles et une nuits.

Un extrait pour vous délecter de la mièvrerie exaltée dont est capable la prêtresse islamophile du Capitole. Elle parle ici de la rénovation de la mosquée Tabar, ancien château du XVI siècle :

– « La brique sera au rendez vous. Les minarets guère plus haut que les pigeonniers. Penser la mosquée comme la rencontre de la tradition et de la modernité : architecturale, environnementale. Penser à l’Alhambra, merveille du monde, issue des cultures partagées par les gens du livre : modernité de l’époque où l’eau arrive à l’intérieur du palais par gravitation naturelle des montagnes neigeuses. L’idée n’a jamais effleuré Louis XIV le bâtisseur. L’eau, source de vie, est par tradition une préoccupation musulmane. Alors une récupération des eaux de pluie sera faite par les toits. » (7).

Vous ricanez ? Je vous comprend. La comparaison entre les minarets et les pigeonniers est audacieuse. Après vérification, « muezzin » n’est pas une traduction approximative du mot « pigeon » en arabe. En langage écolo en revanche ce sont les « contribuables » qui se confondent avec les « pigeons », les crétins, les abrutis ou les benêts. Y a le choix…
Mais faisons fi de l’humour involontaire de Danielle Charles et regardons ce que sous entend l’élue verte de la ville rose : pour elle les musulmans de l’Espagne conquise étaient bien plus écolos que ce gros couillon de Louis XIV, parce qu’ils avaient une maîtrise intelligente de l’eau, élément considéré par la tradition musulmane comme source de vie. Elle ne fume pas que du foin la jument verte ! Elle serait persuadée que l’écologie prend sa source dans le coran que ça ne m’étonnerait pas.

C’est peut-être pour satisfaire les préoccupations écologiques de la communauté musulmane, que l’association isla-mao-gauchiste « Génération spontanée » vient d’organiser un rassemblement au pied des immeubles de la Reynerie, pour demander au maire de Toulouse l’instauration de repas végétariens dans toutes les cantines des écoles de la ville. En parallèle, cette association fait circuler une pétition inspirée d’un texte de Dounia Bouzar. La pétition se sert d’un argument sanitaire pour faire passer ses revendications religieuses :

– « Nous sommes des parents d’élèves soucieux de la santé de nos enfants et pour se faire nous voulons attirer votre attention sur le problème des familles dont les enfants ne peuvent consommer de viande à la cantine et ce, pour diverses raisons…..
c’est très récemment que la mairie de Toulouse a pris la peine d’intégrer des plats de substitution pour le porc elle ne l’a pas fait pour les autres viandes, ne tenant pas compte de la consommation de viande non halal pour les enfants musulmans, et il arrive que des parents soient obligés de récupérer leurs enfants à midi vu le contenu du menu (viande en entrée et plat principal)..
Il est normal de payer un service et d’en être satisfait ce qui n’est pas toujours le cas , sous couvert de laïcité. Il faut savoir que souvent on demande aux enfants d’enfreindre les règles et que manger des viandes non halal ce n’est pas grave profitant de leur crédulité!! » (http://www.generations-spontanees.org/petitions/index.php?petition=3)

Dans un reportage de propagande réalisé par la télévision brejnévienne TV BRUITS (9), l’une des représentantes de l’association Génération spontanée, proche des Indigènes de la République, affirme que Pierre Cohen ne voit pas d’un mauvais œil cette proposition et qu’elle bénéficie du soutien de l’adjoint au maire chargé des cultes, l’écologiste Régis Godec.

Cette pression communautaire exercée par des islamistes et des associations gauchistes est monnaie courante. Les élus s’y sont habitués. Plus aucun ne semble se soucier de l’intérêt général et se dit prêt à répondre favorablement aux revendications particulières d’une minorité. Cette alliance entre une association gauchiste, dont on retrouve des militants au sein des organisations pro-palestiniennes les plus manichéennes, et des islamistes conquérants, devrait alerter nos élus sur la nécessité de renouer avec les citoyens de ce pays en organisant, par exemple, de véritables référendums d’initiatives populaires… (pas comme cette mascarade soutenue par la mairie de Toulouse en faveur du droit de vote des étrangers: http://ripostelaique.com/la-votation-toulousaine-ou-la.html)

Et en ce qui concerne les repas végétariens, notre position a été rappelée par Christine Tasin à l’occasion de la Conférence de presse du 4 avril 2011, à propos du débat sur « laïcité et islam » :

– « Il ne faut pas créer de menus alternatifs végétariens dans les cantines. Celles-ci sont un service rendu à l’usager, qui a la possibilité de déjeuner chez lui ou de se trouver un autre lieu pour déjeuner si le contenu du menu ne lui plaît pas, d’autant plus que les musulmans ont tout à fait le droit, prévu dans le coran, de ne pas manger halal quand ce n’est pas possible. Accéder à leur demande de repas spécial, et ce dès les cantines scolaires, c’est contribuer à forger, chez les enfants eux-mêmes, un réflexe identitaire qui les isole et les amène, peu à peu, à vivre en ghetto, entre « purs », et à refuser l’intégration et encore plus l’assimilation. Tout cela finissant par créer des situations de guerre civile ou d’émeutes. Chacun a toujours la possibilité, comme le font les végétariens depuis toujours, sans avoir jamais fait de demandes de reconnaissance officielle, de ne pas manger la viande proposée. »

Ne nous faisons pas d’illusion, les collabo-cocos de l’islamisation en ont encore sous le coude. Dans leurs rangs la muflerie n’a pas de répit. Mais que Monsieur Cohen s’occupe en priorité de l’explosion des actes de violence au sein de la ville dont il a la charge…il viendra nous faire des leçons d’écolo-islamo-compatibilité plus tard.

Jérôme Cortier

Joffrin Vs Ménard: l’omnipotence médiatique de gauche !

J’ignore si le livre de Ménard «Vive Le Pen» vaut la peine d’être défendu. Mais la clameur par laquelle il a été accueilli me le rend d’ores et déjà sympathique. Quelle consternation !
Quel hurlement d’indignation ! Quelle colère fiévreuse !… écumant de rage, le poil dressé, les petits caniches édentés de la bien-pensance ont sorti les crocs.

Laurent Joffrin pleurniche. Dans un édito (1) dont il a le secret, le petit télégraphiste du libéralisme (2) se dit déçu de voir Robert Ménard défendre la liberté d’expression de la famille Le Pen. Pour Joffrin, c’est une infamie. Ménard était bien utile à la démocratie quand il donnait le sentiment d’être de gauche, maintenant qu’il partage des idées avec la droite nationale, il devient nuisible à la liberté… et tel un parrain de la Cosa Nostra Joffrin juge qu’il est temps de lui dire Adieu.
Voilà résumé le sectarisme stalinien du pouvoir médiatique en place depuis plus de trente ans. Trente ans de connivence. Trente ans de politiquement correct. Trente ans de conformisme. Trente ans de pensée univoque et sans relief.

Mais depuis quelques temps de nouvelles figures s’imposent dans le paysage audiovisuel français. Le mur de Berlin de la presse française se fissure…. et Joffrin, comme tous ses petits copains, tente de colmater les brèches…
Alors ils vilipendent. Ils dénoncent. Et eux, qui n’ont eu de cesse de détruire la République, en appellent à un sursaut citoyen.
La méthode est bien rodée : toute personne ayant tenu une parole contraire au dogme imposé par la cléricature médiatique se voit proscrit et jeté en pâture à la meute aboyante des cerbères de la gauche morale.

Ménard n’ignore pas que les Le Pen ne sont pas de bonnes victimes pour la gauche. Ils peuvent tout subir, ils ne trouveront personne dans les média pour prendre leur défense. La cabale anti-Le Pen est devenue un réflexe pavlovien, un certificat de rebelle-attitude, une posture de journaliste sans peur et sans reproche. La réaction de Joffrin au livre de l’ancien directeur de Reporter Sans Frontière en est une illustration presque caricaturale. Sans même avoir lu l’ouvrage de Ménard, joffrin, commère payée pour hululer sur tous les toits, s’est mis à alerter ses petits camarades du danger à venir.

A gauche on préfère prendre la défense des anciens terroristes reconvertis dans le mauvais polar. Partir à la rescousse d’un pédophile devenu ministre de la culture ou écologiste soixante-huitard réincarné en vache sacrée du libéralisme libertaire. On se dit fier de sa jeunesse maoïste, de son passé stalinien, de ses rêves juvéniles de révolutions cubaine et on ne cache pas son admiration puéril pour le courage Guevariste. On refait l’histoire quand ça nous arrange à gauche. On s’invente un passé de résistant en cachant son héritage de collabo. Les amitiés de la gauche avec les dictateurs de la pire espèce ne sont pas si dramatique. On peut même se glorifier d’avoir porté des valises à des indépendantistes sanguinaires. Il est aussi permis de tromper le peuple en le livrant à une bureaucratie européenne carnassière et ne jamais avoir recours au référendum, tout en donnant des leçons de démocratie à la terre entière. On a même vu des syndicats exclurent des adhérents pour délit d’opinion…. c’est bath la gauche !!

Et le plus épatant, c’est que personne n’a jamais eu à se repentir. Les radios, les télés, les journaux sont au garde à vous. Un mot d’ordre et c’est une kyrielle de journalistes lobotomisés qui se mettent à ramper pour sauver la République en danger. Normal. De ce côté là de l’échiquier, on a lu Gramsci. Et grâce à ce talentueux communiste on sait que l’État ne se résume pas à son seul appareil politique. Il est également composé d’appareils à dominante idéologique, la « société civile » – comprenant les forces culturelles (l’Université, les artistes, les intellectuels, les média, les associations…) sur laquelle la gauche se doit d’exercer son hégémonie et maintenir une pression politique qui ressemble à s’y méprendre à du terrorisme intellectuel.

C’est un confort qui est loin d’être négligeable. Ainsi, la gauche et ses média de propagande, peuvent en toute impunité désigner ceux et celles qui sont dignes d’être, ou pas, dans le giron de sa République.
Pour y figurer, il est nécessaire d’adhérer au multiculturalisme, à la submersion immigrationiste, à la diversité émancipatrice, au libéralisme gentil, à l’Europe souriante, et à l’Euro libérateur… telle est la nouvelle règle pour avoir le droit d’être désigné comme républicain par la gauche et ses journalistes assujettis.

Ménard peut bien publier son brûlot «Vive Le Pen», cela fait trente ans que les contre feux sont allumés… et ils ne sont pas prêt de s’éteindre… à moins qu’en 2012 ?!?

Jérôme Cortier

(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20110401.OBS0595/l-edito-de-laurent-joffrin-adieu-menard.html

(2)si aujourd’hui le livre de R.Ménard a pour titre « Vive Le Pen », dans les années 80 Joffrin jubilait en criant « Vive la crise ». Il fut en effet l’un des journalistes de Libé qui faisait parti de l’émission « Vive la crise » animée par Yves Montant. Une émission à la gloire du libéralisme économique. A l’époque Joffrin rédigea un texte pour le supplément de Libé qui avait pour titre « La pédagogie de la gaffe. » Il serait intéressant de savoir ce que Joffrin pense de la pédagogie de la baffe.

http://www.20minutes.fr/article/261190/crise-financiere-Quand-Yves-Montand-et-Laurent-Joffrin-criaient-Vive-la-crise.php

Arnaud Montebourg, caricature de la gauche Inch’Allah

Dans les années 80-90, nous avons connu la gauche caviar. Dans les années 90-2000, ce fut le tour de la gauche Marrakech. Il semblerait que depuis une décennie nous assistions à l’émergence de la gauche Inch’Allah.

Quand il se déplace dans des contrées qui lui sont étrangères, l’Homme de gauche se fait un devoir d’épouser les us et coutumes des autochtones. Le mardi 22 mars, Arnaud Montebourg était venu apporter son soutien à Renaud Gauquelin, maire et candidat au poste de conseiller général à Rillieux-la-Pape, canton situé en banlieue nord-est de Lyon.
Et, c’est en distribuant des tracts anti-FN, que le sémillant Montebourg a éprouvé le besoin de montrer qu’il n’était pas insensible à la culture dominante des lieux, en lançant un vigoureux «Inch’Allah» (1). Un peu comme avait su le faire avant lui l’apprenti révoutionnaire Olivier Besancenot lors de sa venue dans un quartier de Toulouse en 2008 (2).

Outre le fait qu’il est curieux de voir un socialiste solliciter les faveurs du tout puissant pour une campagne électorale, comment comprendre que son choix ne se soit pas porté sur l’une des nombreuses expressions françaises comme : « Que Dieu vous entende. Qu’à Dieu ne plaise. Seul Dieu le sait…ainsi soit-il ! »

Démagogie + essentialisme = Citoyenneté musulmane

Pourquoi donc «Inch’Allah»? Pour faire plus couleur locale ? Pour leur rappeler, à eux, les enfants de l’autre rive, que lui aussi vient de là-bas et qu’il fait parti de la famille ?
Comme le clin d’oeil complice que l’on adresse à l’ouvrier plein d’espoir, comme la main que l’on pose sur l’épaule du paysan fatigué, comme la caresse sur la tête de l’enfant qui vient vous offrir un dessin, comme la petite claque dans le dos que l’on prodigue au militant découragé… le «Inch’Allah» de Montebourg est un sourire de démagogue… un attrape nigaud… un geste de mépris. On est en droit d’attendre de la part d’un homme politique qui se dit volontiers républicain, qu’il s’exprime avec un peu plus de distance, et qu’il fasse la promotion de la langue nationale. Quelle sera la prochaine étape pour Montebourg ? Saluer les gens des quartiers avec un tonitruant «Salam Alikoum» en portant sa main droite au niveau du coeur ?

Cependant, ne voir dans cette anecdote qu’un exemple supplémentaire de la démagogie de gauche serait réducteur. Il convient ici de souligner que l’on assiste à une montée d’anti-républicanisme à gauche au profit d’un multiculturalisme débonnaire mais désastreux pour l’unité de notre pays. Le «Inch’Allah» de Montebourg est le signe que la gauche s’est soumise à une approche culturaliste et essentialiste des minorités. C’est ce renversement idéologique qui est à l’origine de l’effacement des valeurs et des principes de la République assimilationniste. Après ses multiples échecs aux élections présidentielles, on aurait pu s’attendre à ce que le Ps se retourne vers le passée et rectifie le tir.
Or il n’en est rien. C’est même pire ! Si l’on en croit une note de synthèse produite par un groupe de réflexion proche du PS Terra Nova (3), il faudrait renforcer l’évolution de notre société vers le multiculturalisme, et inscrire un jour des religions au nombre des fêtes célébrées par notre calendrier républicain. Dans un chapitre dont le titre claque comme un reniement total de l’histoire de ce pays «Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane» (4) Terra Nova annonce la couleur : «la communauté nationale, hier blanche et d’origine judéo-chrétienne, s’enrichit aujourd’hui des apports des Français issus de l’immigration d’après-guerre, aux couleurs de la diversité et d’origine musulmane pour l’essentiel. A l’épicentre de cette mutation, il y a la question de l’islam, religion quasi-inexistante en France il y un siècle et référence aujourd’hui pour plus de 10% des Français. […]
C’est aux Français « de souche » de porter cette mutation, mais aussi aux Français musulmans […]»

Voilà donc un exemple supplémentaire de l’abandon définitif par la gauche du modèle républicain assimilationniste et émancipateur. Si certains s’interrogent encore pour savoir si le FN est un parti républicain ou pas, on peut d’ores et déjà affirmer que la gauche l’est de moins en moins.
A l’avenir, la gauche Inch’Allah laissera-t-elle la place à la gauche Allah Akbar ?… Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais au train où vont les choses cela ne m’étonnerait qu’à moitié !

Jérôme Cortier

(1)

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Cantonales-2011/Montebourg-a-Rillieux-contre-le-vote-FN-Inch-Allah

(2)

(3)http://www.tnova.fr/note/musulmans-de-france-pour-une-citoyennet-inclusive
Notons que ce Think tank de gauche réagit à l’actualité sur le site du journal Le Monde, (http://www.lemonde.fr/idees/terra_nova/). Le Monde qui est devenu le journal de la gauche bien pensante ( un de plus !) avec à sa tête le banquier de gauche Matthieu Pigasse, le mécène historique de la gauche Pierre Berger , et Xavier Niel soutien de ségolène Royale aux dernières élections présidentielles… qui a dit que la presse était pro Sarkosy ?.

(4) Terra Nova a mis quelques jours avant de changer de titre. Voilà une partie du blabla pour se justifier: » il semble que le titre que nous avions choisi, « pour une citoyenneté musulmane » , puisse donner lieu à une interprétation erronée du propos, de nature communautariste. Par « citoyenneté musulmane » nous ne parlons pas d’une citoyenneté spécifique, à part, encore moins en contradiction avec la citoyenneté tout court. Nous voulons souligner que les Français d’origine musulmane ne sont pas encore pleinement citoyens : ils sont très peu reconnus dans la classe politique, et participent de ce fait peu au débat citoyen. «

Jérôme Cortier

CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS par Maurice allais

Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d’une même doctrine. Et c’est précisément à ce titre de libéral que je m’autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d’un libre-échangisme appliqué aveuglément.

Le fondement de la crise : l’organisation du commerce mondial

La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du « protectionnisme » , dénonciation absurde à chaque fois qu’elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d’être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j’ai par le passé nommé « des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l’actuelle crise : l’organisation du commerce mondial, qu’il faut réformer profondément, et prioritairement à l’autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.
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Les Verts, une milice de la pensée qui, de AZF à Tokyo, surfe de manière indécente sur la peur

Janvier 2002, à peine un mois après l’explosion de l’usine AZF, sur les lieux de la catastrophe, les cendres sont encore chaudes. Les familles pleurent leurs morts. Les experts, la police et les pompiers explorent le site. L’enquête s’annonce délicate.
Et là, malgré la douleur, malgré les incertitudes, malgré la fragilité d’une ville inquiète et sous tension, l’austère écolo Noël Mamère débarque sur le site de l’usine pour lancer sa campagne présidentielle.

Pour lui, l’explosion est dûe à un accident chimique. Une hypothèse que rien ne prouve mais qui sert sa petit boutique d’écolo-bobo. Les caméras filment avec complaisance la mise en scène… en arrière plan, des corps et des gravats.
Mais, bien sûr, personne n’a le sentiment que le donneur de leçon Noël Mamère joue sur les peurs. Personne n’ose dénoncer ce comportement de charognard. Non, Noël a tous les droits. Noël c’est le camp du bien. Noël c’est le précepteur de l’éthique, du savoir faire et du savoir être…. et les média se taisent.

Or, quelle aurait été leur réaction si Jean-Marie Le Pen ou Philippe De Villiers avaient cherché à tirer profit, avec autant de cynisme, des victimes d’ AZF ? Quelle aurait été leur réaction s’ils s’étaient électoralement servis de l’hypothèse d’un attentat islamiste ?
Hypothèse pourtant tout aussi légitime que celle de l’accident chimique mais qui fut, sous la pression des écolo-bobos et de l’État, écartée de façon inique. (1)

Il n’est donc pas étonnant de voir aujourd’hui les Verts se précipiter sur les plateaux télés pour nous vendre leur soupe anti-nucléaire. C’est leur tactique ! Des années que ça dure.

Il est en revanche assez troublant de constater que les média ne profitent pas de l’occasion pour demander à Cohn Bendit pourquoi il fut l’un des principaux promoteurs de la libéralisation du secteur de l’énergie. (2)
Que Cohn Bendit nous parle de ce que serait les conséquences d’une gestion privée des centrales nucléaires en France comme c’est aujourd’hui le cas au Japon.
Que les Verts nous expliquent la cohérence de leur choix quand on sait qu’ils ont, en participant au gouvernement Jospin, signé les textes et traités européens qui sont à l’origine de la libéralisation du marché de l’énergie.
Ils ont beau hurler au loup contre l’augmentation du prix de l’électricité en France dûe à la loi NOME, mais oublient de dire quelle est la conséquence de leur trahison.

Que les Verts nous renseignent aussi sur leur conception de la démocratie quand ils en appellent à la tenue d’un référendum sur le nucléaire, alors qu’ils cherchent à annuler par tous les moyens celui qui interdit les minarets en Suisse. Alors qu’ils sont prêts à s’allier avec la droite pour interdire toute forme de représentation à un parti politique (FN) qui pèse aujourd’hui près 20 % des électeurs, c’est à dire bien plus que ce que ne pèseront jamais les verts.

Les Verts ont longtemps cherché à faire croire qu’ils incarnent une nouvelle façon de faire de la politique. Ils sont aujourd’hui démasqués. Organisé en Lobby et en milice de la pensée, les Verts ne forment qu’un ramassis de gauchistes fervents serviteurs d’un multiculturalisme destructeur. Ils sont la soldatesque d’un anti-républicanisme radical qu’ils maquillent derrière le faux nez des démocrates qu’ils ne seront jamais. Plombés par leur sectarisme ils soutiennent un relativisme mortifère afin d’en finir avec un peuple français qu’ils exècrent au plus profond d’eux-même. Incapables de penser en dehors des sentiers battus du gauchisme bobo, ils s’interdisent de réfléchir sur les conséquences écologiques que fait peser la démographie d’une immigration qu’ils ont toujours soutenue et encouragée. Tel une multinationale avide de profits, les écolo-bobos ont monté une OPA sur l’écologie et l’environnement au service des intérêts d’une bourgeoisie nomade, totalement déconnectée du peuple et de son biotope.

Il ne leur reste donc plus que la peur et le catastrophisme pour mener le développement de leur petit commerce politique… qui espérons le, ne soit pas durable.

Jérôme Cortier

(1) AZF : Silence TOTAL ou Silence d’État ?
http://www.prechi-precha.fr/2011/02/08/azf-silence-total-ou-silence-d’etat/

(2) Derrière le masque médiatique Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit
http://www.ladecroissance.net/?chemin=textes/daniel-cohn-bendit

(3) NOME : Nouvelle organisation du marché de l’électricité http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-loi-nome-devrait-faire-exploser-la-facture-d-electricite_243599.html

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