200 000 visas schengen au profit des Algériens en 2012

Dans un entretien accordé au journal online TSA, l’ambassadeur de France en Algérie M. André Parrant souligne la volonté des deux parties de bâtir un avenir partagé. Parmi les nombreux sujets abordés par l’ambassadeur français, on souligne notamment la visite du président français à Alger en décembre prochain, la circulation des personnes, les relations économiques et le dossier malien.

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Évoquant le sujet qui fait toujours débat des visas et de la circulation des personnes, M. Parrant estime qu’il y a en Algérie une forte demande de visas, ce qui montre l’intérêt que portent les Algériens à la France. Le nombre de visas délivrés est hausse. Selon l’ambassadeur, ce nombre devrait atteindre les 200 000 d’ici la fin de l’année, et il souligne que ce chiffre est en nette progression par rapport aux deux dernières années (2010-2011). Les consulats généraux de France en Algérie ont délivré entre 138 000 et 165 000 visas entre 2010 et 2011, explique l’ambassadeur français, affirmant que plus de 80% des demandes connaissent une issue favorable. «Nous continuerons à œuvrer dans ce sens» dit-il à ce sujet.  Il a précisé que la circulation entre la France et l’Algérie doit être facilitée dans les deux sens.

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Algérie-Focus

Ça se dispute : Hollande a négocié le poids des chaines avec son maître

La commission de Bruxelles n’est pas européenne, elle est mondialiste.(…) aujourd’hui avec la mondialisation, nous avons au niveau mondial ce que nous avions au moyen age à l’échelle française, c’est à dire un roitelet, ça c’est Hollande, et on a des grands féodaux qui sont beaucoup plus puissants que le roitelet, ça c’est Mittal

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Première partie :

Seconde partie

Florange: «On nous a menti tout au long» (Maj réactions politiques)

Florange : un compromis a minima

L’État écarte la nationalisation. Mais les hauts-fourneaux d’ArcelorMittal restent fermés.

«Le gouvernement a écarté l’hypothèse d’une nationalisation transitoire au vu des engagements obtenus du groupe ArcelorMittal.» Jean-Marc Ayrault a par cette phrase mis fin, vendredi soir à 21 heures, au bras de fer qui a opposé pendant deux mois l’État et le sidérurgiste.

Les deux parties ont en effet abouti à un compromis en trois volets. Les deux hauts-fourneaux de Florange, devenus les symboles de ce conflit social et dont ArcelorMittal avait annoncé la fermeture définitive fin septembre, ne redémarreront pas «à court terme, du fait de la faible activité en Europe», a expliqué le premier ministre. Le groupe s’est engagé à les maintenir «sous cocon», de façon à pouvoir les utiliser «le moment venu» pour la réalisation du projet Ulcos. Un projet que Jean-Marc Ayrault veut croire d’avenir, mais qui reste pour l’heure hypothétique.

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Florange: « pas de plan d’ensemble » (FN)

Marine Le Pen a regretté   l’absence d‘ »un plan d’ensemble en faveur de la sidérurgie française », après le compromis trouvé pour le site de Florange par le premier ministre Jean-Marc Ayrault avec ArcelorMittal. « Le gouvernement n’a pas trouvé de solution de fond pour Florange et l’acier français », écrit la présidente du Front national dans un communiqué.

« Nous avions prévenu : la nationalisation temporaire n’était qu’un slogan, qui ne pouvait pas aboutir en l’état en raison de notre soumission à l’Union européenne. Mittal le sait et c’est pour cette raison qu’il n’a rien concédé sur Florange », poursuit-elle.

Marine Le Pen « regrette que le gouvernement n’ait pas profité de cette nouvelle crise de l’acier lorrain pour définir un plan d’ensemble en faveur de la sidérurgie française ». La relance ne viendra selon elle que « de la mise en place d’un véritable patriotisme économique ».

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À droite, on se délecte. Sur Twitter l’ancienne ministre Nadine Morano s’interroge: «Montebourg a annoncé un repreneur fantôme à l’Assemblée nationale, quelle crédibilité a-t-il devant les syndicats?».

Jean-François Copé a déploré «des revirements très inquiétants qui donnent le sentiment d’une forme d’improvisation au sommet de l’Etat». «Florange rappelle avec gravité à François Hollande que notre industrie a besoin de réformes de structures», prévient le président contesté de l’UMP. «Ce ne sont pas les coups de menton de certains ministres qui ont conduit à cet accord. Cette technique de matamore ne constitue pas une politique industrielle cohérente. Au contraire, elle met en danger les nombreux sites industriels partout sur le territoire», conclut-il.

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Montebourg fragilisé sur le dossier Florange

Selon Matignon, «il n’y avait pas de repreneur crédible et ferme», pour le site. Des propos qui contredisent ceux tenus par Arnaud Montebourg. A droite comme à gauche, on s’interroge sur cette divergence.

Accueilli fraîchement par les syndicats, le compromis du gouvernement et d’ArcellorMittal sur Florange fragilise le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, chantre de la nationalisation. Quelques heures après l’annonce d’une solution, Matignon a désavoué à demi-mot son ministre. Selon Matignon, «il n’y avait pas de repreneur crédible avec une offre ferme et un plan de financement bouclé», pour le site. Ces propos contredisent ceux tenus mercredi par Arnaud Montebourg à l’Assemblée. Le ministre avait évoqué un repreneur prêt à investir 400 millions d’euros. En outre, la piste de la nationalisation transitoire, défendue par Montebourg, était «juridiquement hasardeuse et économiquement instable», justifie-t-on à Matignon. Le ministre du Redressement productif «s’est beaucoup battu sur ce dossier», ajoute-t-on de même source. «Il le fait avec sa fougue habituelle, avec son cœur. Il était sans doute persuadé que c’était la meilleure solution», a-t-on avancé.

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Bruxelles pourrait bloquer la nationalisation de l’aciérie ArcelorMittal de Florange (vidéo)

Si l’Etat français n’a pas pris ses précautions en s’expliquant avant auprès de la commission européenne, il y a un véritable risque de blocage de l’Union européenne.

L’Etat français a-t-il réellement le droit de nationaliser, temporairement, l’aciérie de Florange? Normalement, l’Europe ne se préoccupe pas des questions de propriété du capital.

Pour l’Union européenne, la règle est simple: l’Etat peut s’impliquer dans une entreprise parce qu’elle est viable et qu’un investisseur privé aurait fait de même. En revanche, si l’Etat intervient là où aucun homme d’affaire n’aurait misé, alors cela va à l’encontre des règles européennes de la concurrence.

Jean-Paul Gauzès, eurodéputé, l’explique sur BFMTV: « On a un dispositif qui donne le sentiment d’un crédit relais mais appliqué à une industrie, avec de l’argent public. Et donc je crois qu’on est très près de l’aide d’Etat. Si la France n’a pas pris des précautions en s’expliquant auprès de la Commission avant de déclencher l’opération qui est envisagée, il y a un fort risque que la Commission fasse ses observations qui sont considérées comme un blocage de Bruxelles ».

Documentaire : L’Argent de la Résistance (vidéo)

Ce film raconte des histoires humaines sur cette bataille de l’argent. L’influence des riches alliés, les pressions de Jean Moulin sur la Résistance intérieure, sa rivalité avec Henri Frenay, les containers de billets parachutés dans les maquis, le rôle de Malraux dans le hold-up de Neuvic et ses millions disparus, l’argent qui corrompt et sert à déboulonner les héros de la Résistance comme Georges Guingouin ou le Colonel Passy.

largent de la resistance from LCDS on Vimeo.

Faouzi Lamdaoui, proche conseiller de François Hollande, visé par une enquête préliminaire pour faux

La justice s’intéresse à l’un des proches conseillers de François Hollande à l’Elysée, Faouzi Lamdaoui. Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes préliminaires, en mai, à la suite des plaintes déposées par Mohamed Belaïd, un ex-militant PS d’Argenteuil (Val-d’Oise). La première, qui visait François Hollande et Faouzi Lamdaoui pour « travail dissimulé », « menaces et intimidations », a été classée sans suite, jeudi 29 novembre. Mais la seconde, ouverte pour « faux et usage de faux » devrait donner lieu à l’audition prochaine du conseiller à l’égalité et à la diversité. (…)

Mohamed Belaïd découvre alors que Faouzi Lamdaoui aurait également usurpé l’identité de sa femme. Naïma Belaïd se souvient de cet appel reçu en juin 2008. « Il me proposait d’être gérante de l’une de ses sociétés contre 500euros par mois. Il suffisait de signer les documents, je n’aurais pas à me déplacer. » La jeune femme affirme avoir décliné. Elle a pourtant bien été gérante, sous son nom de jeune fille, de la société d’import-export Alpha Distribution, enregistrée le 1erseptembre 2008 au tribunal de commerce de Paris, comme Le Monde l’a vérifié.

Suite et source : Le Monde

Empalot : nouvelle soirée d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre

Les soirées se suivent et se ressemblent dans le quartier sensible d’Empalot à Toulouse. Mardi puis mercredi, des affrontements se sont produits entre quelques jeunes habitants de la cité et représentants des forces de l’ordre.

Mercredi soir, un jeune homme de 20 ans a d’abord été interpellé vers 19 h 30 par les policiers alors qu’il les avait caillassés. La voiture des trois fonctionnaires, visée par plusieurs personnes, avait eu la lunette arrière brisée et le pare-brise étoilé. Un peu plus tard, à partir de 21 heures, rue de Menton, des échauffourées ont débuté entre une poignée de jeunes et la police au cours d’une opération de sécurisation mise en place conjointement par plusieurs services. Depuis les coursives d’un immeuble, de nombreux projectiles incendiaires ont été lancés en direction des forces de l’ordre et, notamment, des policiers à pied. Ces derniers ont dû faire usage de grenades lacrymogènes et de tirs de flashball pour repousser leurs assaillants qui se sont vite dispersés.

Une fois dans l’immeuble, les policiers ont retrouvé, dans une coursive, un engin incendiaire et des galets. Des recherches ont été engagées mais elles n’ont pas permis de mettre la main sur les auteurs de ces violences urbaines.

Le jeune homme interpellé en début de soirée a été jugé hier, devant le tribunal correctionnel. Il a été condamné à six mois de prison dont trois avec sursis mise à l’épreuve. Il est ressorti libre.

Hier, en fin d’après-midi, cheminement Auriacombe, dans le quartier voisin de la Reynerie, un affrontement, vite maîtrisé, a opposé jeunes des cités et policiers.

 

La dépêche

Les caisses d’allocations familiales au bord de l’implosion

Des centaines de mètres de queue devant certaines caisses d’allocations familiales (CAF), des dossiers en souffrance depuis plus de quinze jours dans d’autres. Ou des agences qui ferment tout bonnement leurs portes au public pendant trois semaines pour résorber leur retard dans le traitement des dossiers… De nombreuses CAF sont totalement débordées.

Pour protester contre la dégradation des conditions de travail des agents, demander l’arrêt des suppressions de postes et des embauches en CDI, plusieurs syndicats (CGT, FO, CFE/CGC) ont lancé un appel à la grève national pour jeudi. Une mobilisation qu’ils espèrent soutenue, tant la situation est urgente.

Un manque de moyens

Un climat explosif en partie dû au non-remplacement d’un agent partant à la retraite sur deux, qui aurait été à l’origine de 1.200 suppressions de postes dans les CAF dans les quatre dernières années.

Par ailleurs, la crise a mis les CAF en première ligne. «Car elles sont plus que jamais les premiers organismes vers lesquels les personnes précaires se tournent pour trouver une aide financière», souligne Jean-Louis Deroussen, président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

Un afflux de demandes qui s’ajoutent aux nouvelles missions qui ont été confiées aux agents ces dernières années (RSA jeunes, gestion des impayés de loyer des bénéficiaires des aides au logement, trimestrialisation de l’allocation handicapés, le RSA Dom…). «Le contexte tendu fait que les relations avec les allocataires peuvent très vite dégénérer et les agents d’accueil en souffrent. Tout comme de ne plus être en mesure de bien faire leur travail», explique Christian Goupillot, secrétaire général FO des cadres des organismes sociaux. En témoignent, selon lui, les chiffres de l’absentéisme, qui seraient, pour les personnels de l’accueil, de 15% cette année, contre 3% pour l’ensemble du personnel. Un malaise aux effets boule de neige.

Source 20 minutes

Zemmour : Valls, le faux dur. (vidéo)

La com est impeccable, mais ce n’est que de la com.

La pièce est bien rodée, on l’a déjà vu jouer cent fois. Par Sarkozy, par Chevènement,par Pasqua, par Defferre, 30 ans déjà. Comme ses prédécesseurs le ministre de l’intérieur socialiste ne maitrise rien. Il fait semblant avec beaucoup de talent. Valls est un méchant de pacotille, un dur en peau de Lapin.

En 2006 déjà Sarkozy avait fait la même chose que Manuel Valls. Et les préfectures avaient été prises d’assaut : 30 000 demandes en 1 mois. La trouvaille sémantique des sans papiers est une supercherie. Les sans papiers sont d’abord des clandestins, des illégaux. Ils ont enfreint la loi française et on leur donne des droits !


"La Chronique d'Eric Zemmour" : Valls, le faux dur par rtl-fr

La France s’apprête à donner les clés d’EADS à l’Allemagne

Pendant que Montebourg brasse de l’air en menaçant de nationaliser le petit site de Florange, EADS risque de tomber dans l’escarcelle de l’Allemagne…

On creuse, on creuse, on creuse…

De plus en plus de rumeurs concordantes laissent à penser que Paris a accepté le montage financier mis au point par Berlin. La France céderait une partie de son capital à l’Allemagne.

C’est un scénario étrange, qui semble pourtant prendre consistance au fil des négociations. En discussions depuis quelques jours sur la recomposition du capital d’EADS, la France et l’Allemagne se dirigeraient, comme l’annonçait le quotidien allemand Handelsblatt vendredi dernier, vers un rachat par la banque publique allemande KFW de 3% des 15% du capital détenu par l’Etat français.

Le camp allemand rachèterait en outre les 7,5% détenus par le consortium bancaire Dedalus, et 1,5% au groupe automobile Daimler, ce qui porterait la participation totale de Berlin à 12%, soit une parité avec la France. L’agence Dow Jones assurait lundi après-midi qu’un accord pourrait être trouvé d’ici la fin de la semaine prochaine, l’Espagne restant quant à elle à 5,5%.

Cette sacro-sainte parité exigée par Berlin 

Que changerait une telle recomposition du capital ? La réponse est simple : tout. D’un strict point de vue comptable, l’Allemagne, qui n’est aujourd’hui pas actionnaire d’EADS, passerait de 0 à 12% du capital ; la France, elle, verrait sa part chuter de 15 à 12%. +12 d’un côté, -3 de l’autre : pas besoin de concourir à la médaille Fields, sorte de Prix Nobel de mathématiques, pour voir que la nouvelle répartition du capital serait un véritable coup de Trafalgar, qui verrait la France s’aligner à 100% sur les exigences allemandes.

Ce ne serait pas la première fois : la France s’était bien gardée de critiquer le veto allemand à la fusion EADS-BAE, annoncé par téléphone à François Hollande par la chancelière Angela Merkel, se contentant d’en prendre acte. En acceptant le schéma évoqué plus haut, Paris accepterait de s’adapter à un problème essentiellement germano-allemand : la crispation de Berlin sur la sacro-sainte parité entre France et Allemagne (22,5 % dans chaque camp).

Selon le scénario craint par Berlin, et de fait le plus probable, les actionnaires industriels Lagardère (7,5% du capital) et Daimler (15%) vendraient rapidement leurs parts, de même que le consortium de banques allemandes Dedalus (7,5% du capital). Pour maintenir une parité avec l’Etat français (15% des parts), Berlin devrait donc, en toute logique, monter à 15%, et donc investir en conséquence. La vente de 3% par la France lui permettrait de s’en tirer à moindre frais, en établissant la ligne d’équilibre à 12%.

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L’Allemagne privilégie ses intérêts, pas ceux des actionnaires privés Continuer la lecture de La France s’apprête à donner les clés d’EADS à l’Allemagne

Comment Hollande est devenu le meilleur ami des spéculateurs boursiers.

Fraîchement élu, François Hollande avait fait une promesse : s’attaquer au monde de la finance en doublant les taxes sur les transactions boursières. Il pensait ainsi mettre fin à une bulle spéculative dangereuse sans se rendre compte (ou pas) qu’il favorisait en fait fiscalement ces spéculateurs boursiers.

Plus de 90% des ordres boursiers sont spéculatifs, mais échappent aux nouveaux impôts créés par le gouvernement. Officiellement, on allait voir ce qu’on allait voir. Avec François Hollande, on allait accrocher « les boursicoteurs à la lanterne » ! En réalité, le gouvernement Hollande a mis en place deux mesures fiscales qui pénalisent les particuliers qui font quelques investissements boursiers placés dans la durée, en « bon père de famille », alors qu’elles exonèrent les boursicoteurs spéculateurs. Ignorance ? Incompétence ? Soumission aux lobbys ? L’illustration d’un double discours, complaisamment relayés par la plupart des médias.

Pour les particuliers qui investissent en bourse en misant dans  une grande entreprise, dans la durée, l’addition se corse :

D’une part, le gouvernement a décidé de doubler la taxation sur les transactions boursières mise en place par le gouvernement précédent, la portant à 0,20%. Officiellement, c’est aux intermédiaires financiers de l’acquitter. En pratique, celle-ci a été répercutée aux particuliers, via des hausses des frais de transactions (de 300% à 400% !) ou des frais de gestion. D’autre part, le gouvernement a également décidé d’accroître la fiscalité sur les dividendes, en supprimant le prélèvement libératoire. Or, pour un investisseur gérant prudemment, la régularité et le niveau de rendement d’un titre, c’est-à-dire le montant du dividende versé par l’entreprise, sont des critères importants d’investissement. Comme en immobilier, le gestionnaire raisonnable compte sur le long terme, sur la régularité du rendement, bien plus que sur une hypothétique  plus-value, tandis que le spéculateur ne se soucie guère du rendement, focalisé sur les plus-values court terme, les « coups ». Depuis longtemps, le diagnostic est fait : deux pratiques, largement répandues chez les spéculateurs boursiers, sont à la fois dangereuses pour la stabilité et économiquement largement inutiles, en plus d’être moralement contestables. Il s’agit d’une part du « trading à haute fréquence » (TAF), et d’autre part des « ventes à découvert».

Rappelons que le TAF représente des millions de transactions spéculatives, effectuées par des ordinateurs en micro-secondes. Le TAF représente en 2011 : 90% des ordres envoyés sur le marché français et 30% des transactions. Or, les achats et ventes par TAF ne sont pas soumis à la taxe Hollande de 0,20%. La raison : l’achat et la vente sont réalisés dans la même journée (« day trading ») ou parfois dans la même minute (TAF). Du coup, Continuer la lecture de Comment Hollande est devenu le meilleur ami des spéculateurs boursiers.

Foot amateur : l’après-match dégénère à Narbonne

Paul* voulait simplement s’adonner à sa passion : le football. Dimanche, ce jeune joueur moussanais a frôlé la mort à l’issue du match opposant son équipe à celle de Narbonne Septimanie, victime du déferlement de violence survenu après la rencontre. « Alors que je quittais le terrain, des gens sont sortis de plusieurs voitures avec des couteaux à la main et ils se sont dirigés vers moi et mes partenaires », raconte-t-il. « Nous nous sommes mis à courir vers les vestiaires, mais les agresseurs m’en ont bloqué l’accès, et je me suis retrouvé plaqué contre le mur ».

L’équipe de Moussan :

Point central que l’enquête en cours devra éclaircir : à l’image des autres membres du club moussanais, Paul soutient que des joueurs narbonnais ont pris part à l’agression, ce que dément le président de Narbonne Septimanie (lire ci-dessous). « En revanche, les joueurs n’étaient pas armés », poursuit la victime. « Ce sont les soi-disant supporters qui avaient des couteaux. J’ai d’abord pris plusieurs coups de poing, puis j’ai été frappé au cou à l’arme blanche ». Paul parvient finalement à atteindre les vestiaires : « Je me suis rendu compte que je saignais, et que j’avais super mal à la clavicule ». Cédric*, lui, a tenu à jouer jusqu’au bout son rôle de meneur. « J’essayais de tirer un peu tout le monde dans les vestiaires », explique le capitaine moussanais. « Dans la mêlée, Continuer la lecture de Foot amateur : l’après-match dégénère à Narbonne

Jacques Sapir : “Europe, fin de partie ?”

Le processus dit de « construction européenne » vient de subir, avec l’impasse sur la programmation budgétaire pour les années 2014-2020, et accessoirement pour le budget de 2013, de l’UE un triple échec : économique, politique et symbolique. La question symbolique est certainement la plus importante.

Cette impasse, qui au mieux durera jusqu’au début de 2013, vient après le blocage sur la question de l’aide à accorder à la Grèce du début de la semaine, et des négociations extrêmement dures quant à la part respective des États au sein du groupe aéronautique EADS mais aussi une réduction importante des ambitions de l’Europe spatiale.

Il est hautement symbolique que ces événements soient tous survenus dans une période d’environ huit jours. Ils témoignent de l’épuisement définitif de l’Union européenne à incarner « l’idée européenne ».

Un échec économique

La question du budget de l’UE est économiquement importante. Non pas tant pour les sommes en jeu. La contribution au budget de l’UE a été plafonnée à 1,26% du PIB des différents pays. Ainsi, pour 2013 ce sont 138 milliards d’euros qui sont prévus. Mais c’est la faiblesse de cette somme qui pose problème. Alors que la zone Euro, qui est une subdivision de l’UE, est en récession, et que ceci durera certainement en 2013 et en 2014, la logique aurait voulu que l’on se mette d’accord pour un budget de relance, soit en favorisant la demande, soit en favorisant des politiques de l’offre et de la compétitivité dans certains pays, et très probablement en faisant les deux.

Or, c’est exactement le contraire qui s’est produit. On voit bien que chaque pays tire à hue et à soi, étant soumis aux règles de l’austérité budgétaire, par ailleurs institutionnalisées par le dernier traité de l’UE, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes ! Les égoïsmes se révèlent de toute part et trouvent, dans des réunions comme celle qui s’est tenue dans la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles le champ clôt parfait pour leurs affrontements.

Dans la situation actuelle, on voit bien que la récession ne pourra être combattue efficacement que par la conjonction de politiques de relance de la demande et de l’offre. Ces politiques ont été quantifiées. Elles impliqueraient, rien que pour le rattrapage de compétitivité, que l’on dépense pour les quatre pays d’Europe du Sud (Espagne, Grèce, Italie et Portugal), environ 257 milliards d’euros par an comme on l’a établi dans une précédente note1.

Si l’on veut être cohérent, il faut en réalité ajouter au moins 100 milliards à cette somme pour financer des grands projets permettant d’harmoniser la compétitivité des autres pays. Cette dépense supplémentaire de 357 milliards, pour un budget d’environ 138 milliards est importante. Elle impliquerait que le budget passe de 1,26% à 4,5%.

En réalité, le problème est bien plus compliqué. Les 138 milliards prévus pour le budget 2013 donnent lieu à des retours, plus ou moins importants, pour tous les pays de l’UE. Sur les 357 milliards qu’il faudrait dépenser en plus, 257 milliards sont des transferts nets à destination des quatre pays du Sud déjà évoqués. Ils devraient donc être fournis par les autres États, et dans les faits ils ne pourraient l’être que par l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande et les Pays-Bas.

Ceci revient à dire que l’Allemagne devrait à elle seule contribuer à hauteur de 85%-90% de cette somme, ce qui représenterait entre 8,5% et 9% de son PIB par an en transferts nets. Sur une période de dix ans cela aboutit à 3570 milliards d’euros de budget total. Quand on parle, les sanglots dans la voix et les larmes dans les yeux, du « fédéralisme européen », c’est de cela dont on parle en réalité, car sans transferts importants point de fédéralisme. Continuer la lecture de Jacques Sapir : “Europe, fin de partie ?”

André Aussignac, enlevé et torturé par le FLN lors de l’indépendance. (vidéo)

André Aussignac, originaire de Bordeaux, militaire appelé en Algérie, fut enlevé par le FLN, après l’indépendance. Il raconte en détail le calvaire inhumain qu’il a subi de la part des fellaghas dans une mine de fer près de Miliana, avec d’autres Français civils ou militaires. André Aussignac était un appelé du 23e RIMa à Alger, il a été déclaré disparu le 21 juillet 1962 par l’armée française dont le chef s’appelait alors Charles De Gaulle.

Le témoignage d’André Aussignac :

J’offre ce témoignage à la mémoire de mes compagnons qui ont été sacrifiés.

Le soir du 21 juillet 1962, j’ai quitté, en uniforme, la Maison carrée (caserne) d’Alger pour aller acheter des cigarettes. Je suis tombé sur un barrage de musulmans en uniforme. Ils m’ont pris ma carte d’identité militaire et l’ont déchirée. Je me suis retrouvé dans une camionnette avec des civils européens, dont le propriétaire du Dans la nuit, d’autres Européens sont arrivés. A la fin, on était 17. Nous sommes restés là, entassés, sans boire ni manger, à redouter qu’ils allument le four.
Au bout de quarante-huit heures environ, nous sommes partis en camion bâché. Une fois dans le djebel, on nous a fait descendre et on a entamé une marche forcée de plusieurs semaines pour arriver à la mine de fer de Miliana. Là, on nous a jetés à moitié nus dans une galerie. Dans la mienne, on était environ 60, mais il y avait d’autres galeries avec d’autres Européens. On nous obligeait à creuser avec des petites pioches.
On avait droit à un verre d’eau par jour et parfois à un plat de semoule. Pour ne pas mourir de soif, on mettait nos slips dans les parois humides de la mine et on suçait les gouttes d’eau. Quand le plat de semoule arrivait, on se battait comme des chiens entre nous.
Certains sont morts d’épuisement, d’autres se sont volontairement tués.
Une fois, l’un d’entre nous a planté sa pioche dans la terre et s’est jeté sur la lame.

Un jour, un ministre algérien est venu visiter la galerie. Je ne me suis pas levé pour le saluer. Il m’a balancé un grand coup de pied dans la tête [la cicatrice à l’arcade sourcilière est encore visible].

J’ai essayé de m’évader deux fois sans succès.

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