L’étrange omerta des médias sur le cas DSK

L’affaire de la chambre du Sofitel démontre que les éditoriaux à tour de bras ne permettent pas d’approcher de la vérité, pas plus que les sermons ne prédisent l’avenir. Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d’éditorialistes, rebaptisés depuis peu “commentateurs”, là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations. Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.

La démocratie française a besoin d’une sérieuse cure d’un remède inventé par un Britannique, George Orwell, la “common decency” : la décence commune, une morale de la simplicité et de l’honnêteté. Elle devrait s’imposer aux politiques, aux “intellectuels”, autant qu’aux journalistes. La décence commune en l’espèce, c’est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l’hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu’il ne s’autorise que de lui-même.

En 2006, je fus l’auteur avec Christophe Dubois d’un livre d’enquête sur le caractère aphrodisiaque du pouvoir, Sexus politicus (Albin Michel), qui traitait aussi des coups bas sous la ceinture dans la vie politique. Pour la première fois, un chapitre intitulé “L’affaire DSK” évoquait le comportement hors normes de celui qui n’était pas encore directeur général du FMI, et révélait ses risques inconsidérés pour un homme d’Etat, ses vulnérabilités. Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon. Ce chapitre avait valu à notre éditeur et à nous-mêmes d’intenses pressions, vu le caractère sensible des informations.

Depuis dimanche 15 mai, j’ai décliné toutes les propositions d’interviews, ne voulant pas ajouter mes commentaires à ceux de spécialistes n’ayant rien vu, rien su, rien lu, ni bavarder sur la séduction en politique (hors sujet), ni resservir des informations publiées il y a cinq ans.

Mais une nouvelle fois l’actualité nous oblige à poser la question de l’utilité des journalistes. A quoi servent-ils ? Certains citoyens considèrent, non sans raisons, que certains d’entre nous (pas la plupart, mais certains parmi les plus influents) tentent d’imposer leurs vues plutôt que de nous informer et finissent par constituer une classe à prétention dominante. Une sorte de classe politique bis libérée des difficultés de l’action mais jamais privée de parole. Une classe médiatique qui n’agit pas (rôle des politiques), ne cherche pas la vérité (rôle des journalistes), mais ratiocine. Faut-il laisser aux humoristes le monopole de la révélation ?

A croire les professions de foi d’un quarteron d’éditorialistes depuis des mois, inutile d’aller voter, les jeux sont faits pour 2012. Au second tour, ce sera Sarkozy-DSK. L’un des commentateurs politiques les plus célèbres, doyen doté de l’ubiquité médiatique, avait jugé bon il y a cinq ans d’ignorer Ségolène Royal dans un livre sur les candidats à la présidentielle. Fort de sa certitude d’avoir raison contre le réel, il vient de remettre le couvert, à l’envers, en affirmant que la candidature de Dominique Strauss-Kahn est de loin la meilleure, la plus “raisonnable”, bref la seule. L’éditorialiste devenu militant. Dans d’autres métiers, à ce prêcheur doté d’une singulière capacité à multiplier les erreurs, on aurait poliment proposé une retraite méritée.

En publiant Sexus politicus, Christophe Dubois et moi avons transgressé un tabou. Le fallait-il ? La question mérite débat, et il est parfaitement concevable de s’offusquer sur le principe. Introduisions-nous en France les méthodes du journalisme anglo-saxon et/ou crevions-nous une bulle de secrets privés ? Les lecteurs, y compris les responsables politiques, par leur nombre et leurs réactions, ont manifestement considéré que le dévoilement était légitime, notamment si on ne le recouvrait pas d’une couche de morale.

A la parution du livre, les médias, quoique diserts sur l’ensemble du livre, se sont montrés plus que discrets sur les informations concernant Dominique Strauss-Kahn. Bien sûr, il eût fallu le cas échéant vérifier, pousser plus loin les enquêtes. Beaucoup, là encore, ont préféré le commentaire au scoop. Comme en témoignent les taux d’audience ou les ventes des médias qui privilégient les révélations, le journalisme plaît lorsqu’il nous révèle le monde, les gens, plutôt que de poser devant nos yeux et nos oreilles un voile de logorrhée subjective.

SE GARDER DE PROPAGER LES RUMEURS

Si demain les Français, lecteurs ou électeurs, nous accusent une nouvelle fois d’avoir gardé un secret entre soi, d’avoir accepté chez les puissants ce que nous refusons aux humbles, que leur répondrons-nous ? Que nombre d’entre nous ne savaient pas ou n’ont pas cherché à savoir ? Nous ne pouvons pas donner aux citoyens des raisons de penser que nous leur mentons, même par omission. Il ne s’agit pas ici de trancher l’affaire de la chambre du Sofitel, simplement d’affirmer, une fois encore, que nous devons avoir l’ambition de dire rien que la vérité, mais toute la vérité.

Se garder de propager les rumeurs, tel est notre devoir. Les laisser se propager sans avoir la curiosité de les vérifier est une erreur. Nous devons avoir la décence commune, comme dans le poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme mon fils, de recevoir d’un même front “deux menteurs”, le triomphe et la défaite, et ne pas mentir d’un seul mot. Le rôle des journalistes ne consiste pas plus à accabler Dominique Strauss-Kahn qu’à faire office de témoins de moralité, il consiste à approcher au plus près de la vérité, sans jamais considérer qu’un procès-verbal même avec un tampon officiel, est une parole d’Evangile, sans jamais nous autoriser non plus à ne pas savoir faute d’avoir cherché.

L’affaire Strauss-Kahn, un personnage porté aux nues soudain écrasé sur le mur de l’actualité, risque d’approfondir encore les traumatismes psychologiques de la France. Le pays a pris l’habitude de geindre, mais si l’on regarde bien, plus que de ses blessures réelles, le pays souffre d’un sentiment d’iniquité, d’un déni de réalité et d’un défaut de sens. Les journalistes, qui contribuent à l’organisation du débat public, doivent y réfléchir avant qu’il ne soit trop tard.

Les médias doivent-ils lever le pied sur les révélations, afin d’éviter un accident électoral, ou au contraire accélérer en plein carrefour ? C’est une question essentielle pour la démocratie. Donner un coup de frein serait une faute de conduite, avec le risque de donner le sentiment qu’on protège le “système”. Bien conduire, pour un journaliste, c’est avancer vite sans donner de coups de volant. En tout cas, le dérapage incontrôlé “lécher, lâcher, lyncher” nous fait risquer la sortie de route.

Christophe Deloire est l’auteur de Sexus politicus (Albin Michel, 2006).
Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ)
LEMONDE.FR | 16.05.11 | 10h58 • Mis à jour le 16.05.11 | 13h09

Prières musulmanes devant le commissariat de Toulouse : la scandaleuse complaisance d’Yves Decamp sur France Inter

Des prières musulmanes devant le commissariat principal de Toulouse ne semble pas déranger les journalistes de France Inter. Continuer la lecture de Prières musulmanes devant le commissariat de Toulouse : la scandaleuse complaisance d’Yves Decamp sur France Inter

Halte aux procès en sorcellerie et au « républi-clanisme » !

Dans le concert de détestation qui se joue autour de Marine Le Pen, quelques voix un peu plus intelligentes que les autres se font entendre. C’est le cas du bloggeur Xavier Malakine qui vient de publier un texte intitulé » Halte aux procès en sorcellerie et aux « républi-clanisme » sur le site du Rassemblement Pour l’Indépendance de la France dont Paul Marie Couteaux est le président. Il en appelle à une alliance avec le FN et la création d’un rassemblement de tous le patriotes. Il déplore aussi le manque de lucidité de Debout la République et de son président Nicolas Dupont-Aignan.
On peut regretter que le site Marianne 2, qui avait l’habitude depuis plusieurs années de diffuser les textes de Malakine, n’ait pas trouvé opportun de proposer celui-là à ses lecteurs
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Lybie: les islamistes à la manoeuvre !

A l’exception de Marine Le PEN, l’ensemble de la classe médiatico-politique a soutenu l’intervention militaire française en Libye. Alors que Nicolas Sarkosy s’apprête aujourd’hui à envoyer des conseillers militaires sur le terrain, quelques médias commencent enfin à s’interroger sur l’opportunité de cette guerre et sur les fameux « insurgés » que nous sommes censés protéger.

Dans le Nouvel Observateur:
La journaliste reporter Sara Daniel découvre qu’un émirat islamique est en formation en Cyrénaïque, et les djihadistes forment une part non négligeable des bataillons de l’insurrection armée par l’Otan…
Des combattants islamistes ont-ils investi les rangs de l’insurrection, comme on le répète à Tripoli? Les services secrets occidentaux n’y croient pas. Et pourtant…
Pour renverser Kadhafi, ce n’est pas de l’Otan dont nous avons besoin, c’est de Dieu!» Abdelkarim alHasadi, l’homme qui se tient devant moi dans sa veste de camouflage se définit comme un militaire et un croyant qui dirige une katiba (camp d’entraînement) forte de près d’un millier d’hommes. Il enrage quand on évoque l’organisation de défense qui a repris ses bombardements autour d’Ajdabiya: « Quand un homme se noie, il tend la main à n’importe qui, même au diable. » La tête d’Al-Hasadi a été mise à prix par Kadhafi. Au cours d’une réunion avec les ambassadeurs des pays de l’Union européenne, Khaled Kaïm, le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, a affirmé que ce membre d’Al-Qaida a établi un émirat islamique en Cyrénaïque, qu’il impose le port de la burqa et liquide les personnes qui refusent de se plier à ses oukases religieux.

Dans L’express:
Pour rappel, en 40 ans de pouvoir, le colonel Kadhafi, qui prônait l’émancipation des femmes et aimait s’entourer d’une garde rapprochée de soldates en treillis, a brisé les schémas musulmans traditionnels et alimenté les foyers islamistes dans son pays. « D’après des informations recueillies en Irak par les Américains en 2007, les Libyens représentaient, après les Saoudiens, le plus fort contingent des jihadistes recrutés par Al-Qaïda, et qui ont ensuite rejoint Ben Laden en Afghanistan. Il y a une filière libyenne vers Al-Qaïda », note Denis Bauchard, ancien ambassadeur de France en Jordanie, conseiller à l’Institut français des Relations internationales pour le Moyen-Orient. « L’Est du pays a toujours été sous influence des Frères musulmans », ajoute-t-il par ailleurs.

Ces islamistes profiteraient-ils du chaos libyen pour s’armer?

Qu’ils soient présents ou non parmi les rebelles, les islamistes pourraient être tentés de se renforcer miltairement, sans être inquiétés par les autorités libyennes, désormais absentes du côté Est du pays. D’autant que les rebelles ont déjà amassé, depuis le début de la révolte, une grande partie des armes stockées dans cette zone. « Il y a des filières d’approvisionnement en armements venant d’Egypte, via les Frères musulmans, avec un soutien de gens du Hezbollah, et maintenant des gens du Hamas qui viennent acheter des armes dans cette zone », souligne Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense et du monde arabe. Au final, « le risque, c’est que le vide politique qui s’est créé dans l’Est du pays ne soit comblé par les jihadistes. On l’a vu en Irak, on le voit au Yémen », indique Denis Bauchard.

Dans le Figaro, Le grand reporter George Malbrunot fait le point à son tour :

« Le responsable des médias au sein de la branche maghrébine d’al-Qaida a accordé une intéressante interview au journal saoudien Al-Hayyat publié à Londres.
Saleh Abi Mohammad y affirme que l’organisation terroriste a des implantations (des émirats dans le langage d’al-Qaida) à Benghazi, Al-Bayda, Al-Marj, Shihat et surtout à Dernah.
«Nous sommes spécialement présents à Dernah, où sheikh Abdul Hakim est notre émir et où il a formé – aux côtés d’autres frères – un conseil islamique pour gouverner la ville en vertu de la sharia», la loi islamique, déclare Saleh Abi Mohammad.
À l’est de la Libye, les villes d’implantation d’al-Qaida correspondent aux principaux fiefs de la rébellion, appuyées par la coalition occidentale. Le responsable d’al-Qaida confirme également que l’organisation terroriste a acquis récemment des armes, «destinées à protéger nos combattants et à défendre la bannière de l’islam». Des dignitaires algériens et tchadiens s’étaient inquiétés de tels transferts d’armes à al-Qaida

Les musulmans toulousains sont écolos et végétariens

A Toulouse, on peut poignarder son prochain en pleine rue (1), violer une femme sous les yeux de son amant (2), tirer sur des pavillons (3), exécuter froidement un adolescent pour une sombre affaire de drogue (4), sans que la municipalité ne remette en cause sa politique sécuritaire. Pierre Cohen, maire PS de la ville rose et ses acolytes Verts, se grattent encore la tête pour savoir si la vidéo surveillance n’est pas une atteinte aux droits de l’Homme (5). L’extrême gauche, quand à elle, se dit hostile à l’installation de nouvelles caméras et parle d’État policier.

En revanche, ces prochaines années, les toulousains devraient voir sortir de terre 5 jolies mosquées. Pierre Cohen n’a sur cette question aucune hésitation. Il se dit même prêt à accompagner le mouvement. Sans surprise les verts approuvent, eux qui en 2009 se félicitaient de partager la rupture du jeûne avec les musulmans de la mosquée Tabar (6). Une visite amicale et communautariste qui, sous la plume de l’islamo-écolo-bobo Danielle Charles, prend des allures de conte de milles et une nuits.

Un extrait pour vous délecter de la mièvrerie exaltée dont est capable la prêtresse islamophile du Capitole. Elle parle ici de la rénovation de la mosquée Tabar, ancien château du XVI siècle :

– « La brique sera au rendez vous. Les minarets guère plus haut que les pigeonniers. Penser la mosquée comme la rencontre de la tradition et de la modernité : architecturale, environnementale. Penser à l’Alhambra, merveille du monde, issue des cultures partagées par les gens du livre : modernité de l’époque où l’eau arrive à l’intérieur du palais par gravitation naturelle des montagnes neigeuses. L’idée n’a jamais effleuré Louis XIV le bâtisseur. L’eau, source de vie, est par tradition une préoccupation musulmane. Alors une récupération des eaux de pluie sera faite par les toits. » (7).

Vous ricanez ? Je vous comprend. La comparaison entre les minarets et les pigeonniers est audacieuse. Après vérification, « muezzin » n’est pas une traduction approximative du mot « pigeon » en arabe. En langage écolo en revanche ce sont les « contribuables » qui se confondent avec les « pigeons », les crétins, les abrutis ou les benêts. Y a le choix…
Mais faisons fi de l’humour involontaire de Danielle Charles et regardons ce que sous entend l’élue verte de la ville rose : pour elle les musulmans de l’Espagne conquise étaient bien plus écolos que ce gros couillon de Louis XIV, parce qu’ils avaient une maîtrise intelligente de l’eau, élément considéré par la tradition musulmane comme source de vie. Elle ne fume pas que du foin la jument verte ! Elle serait persuadée que l’écologie prend sa source dans le coran que ça ne m’étonnerait pas.

C’est peut-être pour satisfaire les préoccupations écologiques de la communauté musulmane, que l’association isla-mao-gauchiste « Génération spontanée » vient d’organiser un rassemblement au pied des immeubles de la Reynerie, pour demander au maire de Toulouse l’instauration de repas végétariens dans toutes les cantines des écoles de la ville. En parallèle, cette association fait circuler une pétition inspirée d’un texte de Dounia Bouzar. La pétition se sert d’un argument sanitaire pour faire passer ses revendications religieuses :

– « Nous sommes des parents d’élèves soucieux de la santé de nos enfants et pour se faire nous voulons attirer votre attention sur le problème des familles dont les enfants ne peuvent consommer de viande à la cantine et ce, pour diverses raisons…..
c’est très récemment que la mairie de Toulouse a pris la peine d’intégrer des plats de substitution pour le porc elle ne l’a pas fait pour les autres viandes, ne tenant pas compte de la consommation de viande non halal pour les enfants musulmans, et il arrive que des parents soient obligés de récupérer leurs enfants à midi vu le contenu du menu (viande en entrée et plat principal)..
Il est normal de payer un service et d’en être satisfait ce qui n’est pas toujours le cas , sous couvert de laïcité. Il faut savoir que souvent on demande aux enfants d’enfreindre les règles et que manger des viandes non halal ce n’est pas grave profitant de leur crédulité!! » (http://www.generations-spontanees.org/petitions/index.php?petition=3)

Dans un reportage de propagande réalisé par la télévision brejnévienne TV BRUITS (9), l’une des représentantes de l’association Génération spontanée, proche des Indigènes de la République, affirme que Pierre Cohen ne voit pas d’un mauvais œil cette proposition et qu’elle bénéficie du soutien de l’adjoint au maire chargé des cultes, l’écologiste Régis Godec.

Cette pression communautaire exercée par des islamistes et des associations gauchistes est monnaie courante. Les élus s’y sont habitués. Plus aucun ne semble se soucier de l’intérêt général et se dit prêt à répondre favorablement aux revendications particulières d’une minorité. Cette alliance entre une association gauchiste, dont on retrouve des militants au sein des organisations pro-palestiniennes les plus manichéennes, et des islamistes conquérants, devrait alerter nos élus sur la nécessité de renouer avec les citoyens de ce pays en organisant, par exemple, de véritables référendums d’initiatives populaires… (pas comme cette mascarade soutenue par la mairie de Toulouse en faveur du droit de vote des étrangers: http://ripostelaique.com/la-votation-toulousaine-ou-la.html)

Et en ce qui concerne les repas végétariens, notre position a été rappelée par Christine Tasin à l’occasion de la Conférence de presse du 4 avril 2011, à propos du débat sur « laïcité et islam » :

– « Il ne faut pas créer de menus alternatifs végétariens dans les cantines. Celles-ci sont un service rendu à l’usager, qui a la possibilité de déjeuner chez lui ou de se trouver un autre lieu pour déjeuner si le contenu du menu ne lui plaît pas, d’autant plus que les musulmans ont tout à fait le droit, prévu dans le coran, de ne pas manger halal quand ce n’est pas possible. Accéder à leur demande de repas spécial, et ce dès les cantines scolaires, c’est contribuer à forger, chez les enfants eux-mêmes, un réflexe identitaire qui les isole et les amène, peu à peu, à vivre en ghetto, entre « purs », et à refuser l’intégration et encore plus l’assimilation. Tout cela finissant par créer des situations de guerre civile ou d’émeutes. Chacun a toujours la possibilité, comme le font les végétariens depuis toujours, sans avoir jamais fait de demandes de reconnaissance officielle, de ne pas manger la viande proposée. »

Ne nous faisons pas d’illusion, les collabo-cocos de l’islamisation en ont encore sous le coude. Dans leurs rangs la muflerie n’a pas de répit. Mais que Monsieur Cohen s’occupe en priorité de l’explosion des actes de violence au sein de la ville dont il a la charge…il viendra nous faire des leçons d’écolo-islamo-compatibilité plus tard.

Jérôme Cortier

Joffrin Vs Ménard: l’omnipotence médiatique de gauche !

J’ignore si le livre de Ménard «Vive Le Pen» vaut la peine d’être défendu. Mais la clameur par laquelle il a été accueilli me le rend d’ores et déjà sympathique. Quelle consternation !
Quel hurlement d’indignation ! Quelle colère fiévreuse !… écumant de rage, le poil dressé, les petits caniches édentés de la bien-pensance ont sorti les crocs.

Laurent Joffrin pleurniche. Dans un édito (1) dont il a le secret, le petit télégraphiste du libéralisme (2) se dit déçu de voir Robert Ménard défendre la liberté d’expression de la famille Le Pen. Pour Joffrin, c’est une infamie. Ménard était bien utile à la démocratie quand il donnait le sentiment d’être de gauche, maintenant qu’il partage des idées avec la droite nationale, il devient nuisible à la liberté… et tel un parrain de la Cosa Nostra Joffrin juge qu’il est temps de lui dire Adieu.
Voilà résumé le sectarisme stalinien du pouvoir médiatique en place depuis plus de trente ans. Trente ans de connivence. Trente ans de politiquement correct. Trente ans de conformisme. Trente ans de pensée univoque et sans relief.

Mais depuis quelques temps de nouvelles figures s’imposent dans le paysage audiovisuel français. Le mur de Berlin de la presse française se fissure…. et Joffrin, comme tous ses petits copains, tente de colmater les brèches…
Alors ils vilipendent. Ils dénoncent. Et eux, qui n’ont eu de cesse de détruire la République, en appellent à un sursaut citoyen.
La méthode est bien rodée : toute personne ayant tenu une parole contraire au dogme imposé par la cléricature médiatique se voit proscrit et jeté en pâture à la meute aboyante des cerbères de la gauche morale.

Ménard n’ignore pas que les Le Pen ne sont pas de bonnes victimes pour la gauche. Ils peuvent tout subir, ils ne trouveront personne dans les média pour prendre leur défense. La cabale anti-Le Pen est devenue un réflexe pavlovien, un certificat de rebelle-attitude, une posture de journaliste sans peur et sans reproche. La réaction de Joffrin au livre de l’ancien directeur de Reporter Sans Frontière en est une illustration presque caricaturale. Sans même avoir lu l’ouvrage de Ménard, joffrin, commère payée pour hululer sur tous les toits, s’est mis à alerter ses petits camarades du danger à venir.

A gauche on préfère prendre la défense des anciens terroristes reconvertis dans le mauvais polar. Partir à la rescousse d’un pédophile devenu ministre de la culture ou écologiste soixante-huitard réincarné en vache sacrée du libéralisme libertaire. On se dit fier de sa jeunesse maoïste, de son passé stalinien, de ses rêves juvéniles de révolutions cubaine et on ne cache pas son admiration puéril pour le courage Guevariste. On refait l’histoire quand ça nous arrange à gauche. On s’invente un passé de résistant en cachant son héritage de collabo. Les amitiés de la gauche avec les dictateurs de la pire espèce ne sont pas si dramatique. On peut même se glorifier d’avoir porté des valises à des indépendantistes sanguinaires. Il est aussi permis de tromper le peuple en le livrant à une bureaucratie européenne carnassière et ne jamais avoir recours au référendum, tout en donnant des leçons de démocratie à la terre entière. On a même vu des syndicats exclurent des adhérents pour délit d’opinion…. c’est bath la gauche !!

Et le plus épatant, c’est que personne n’a jamais eu à se repentir. Les radios, les télés, les journaux sont au garde à vous. Un mot d’ordre et c’est une kyrielle de journalistes lobotomisés qui se mettent à ramper pour sauver la République en danger. Normal. De ce côté là de l’échiquier, on a lu Gramsci. Et grâce à ce talentueux communiste on sait que l’État ne se résume pas à son seul appareil politique. Il est également composé d’appareils à dominante idéologique, la « société civile » – comprenant les forces culturelles (l’Université, les artistes, les intellectuels, les média, les associations…) sur laquelle la gauche se doit d’exercer son hégémonie et maintenir une pression politique qui ressemble à s’y méprendre à du terrorisme intellectuel.

C’est un confort qui est loin d’être négligeable. Ainsi, la gauche et ses média de propagande, peuvent en toute impunité désigner ceux et celles qui sont dignes d’être, ou pas, dans le giron de sa République.
Pour y figurer, il est nécessaire d’adhérer au multiculturalisme, à la submersion immigrationiste, à la diversité émancipatrice, au libéralisme gentil, à l’Europe souriante, et à l’Euro libérateur… telle est la nouvelle règle pour avoir le droit d’être désigné comme républicain par la gauche et ses journalistes assujettis.

Ménard peut bien publier son brûlot «Vive Le Pen», cela fait trente ans que les contre feux sont allumés… et ils ne sont pas prêt de s’éteindre… à moins qu’en 2012 ?!?

Jérôme Cortier

(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20110401.OBS0595/l-edito-de-laurent-joffrin-adieu-menard.html

(2)si aujourd’hui le livre de R.Ménard a pour titre « Vive Le Pen », dans les années 80 Joffrin jubilait en criant « Vive la crise ». Il fut en effet l’un des journalistes de Libé qui faisait parti de l’émission « Vive la crise » animée par Yves Montant. Une émission à la gloire du libéralisme économique. A l’époque Joffrin rédigea un texte pour le supplément de Libé qui avait pour titre « La pédagogie de la gaffe. » Il serait intéressant de savoir ce que Joffrin pense de la pédagogie de la baffe.

http://www.20minutes.fr/article/261190/crise-financiere-Quand-Yves-Montand-et-Laurent-Joffrin-criaient-Vive-la-crise.php

Arnaud Montebourg, caricature de la gauche Inch’Allah

Dans les années 80-90, nous avons connu la gauche caviar. Dans les années 90-2000, ce fut le tour de la gauche Marrakech. Il semblerait que depuis une décennie nous assistions à l’émergence de la gauche Inch’Allah.

Quand il se déplace dans des contrées qui lui sont étrangères, l’Homme de gauche se fait un devoir d’épouser les us et coutumes des autochtones. Le mardi 22 mars, Arnaud Montebourg était venu apporter son soutien à Renaud Gauquelin, maire et candidat au poste de conseiller général à Rillieux-la-Pape, canton situé en banlieue nord-est de Lyon.
Et, c’est en distribuant des tracts anti-FN, que le sémillant Montebourg a éprouvé le besoin de montrer qu’il n’était pas insensible à la culture dominante des lieux, en lançant un vigoureux «Inch’Allah» (1). Un peu comme avait su le faire avant lui l’apprenti révoutionnaire Olivier Besancenot lors de sa venue dans un quartier de Toulouse en 2008 (2).

Outre le fait qu’il est curieux de voir un socialiste solliciter les faveurs du tout puissant pour une campagne électorale, comment comprendre que son choix ne se soit pas porté sur l’une des nombreuses expressions françaises comme : « Que Dieu vous entende. Qu’à Dieu ne plaise. Seul Dieu le sait…ainsi soit-il ! »

Démagogie + essentialisme = Citoyenneté musulmane

Pourquoi donc «Inch’Allah»? Pour faire plus couleur locale ? Pour leur rappeler, à eux, les enfants de l’autre rive, que lui aussi vient de là-bas et qu’il fait parti de la famille ?
Comme le clin d’oeil complice que l’on adresse à l’ouvrier plein d’espoir, comme la main que l’on pose sur l’épaule du paysan fatigué, comme la caresse sur la tête de l’enfant qui vient vous offrir un dessin, comme la petite claque dans le dos que l’on prodigue au militant découragé… le «Inch’Allah» de Montebourg est un sourire de démagogue… un attrape nigaud… un geste de mépris. On est en droit d’attendre de la part d’un homme politique qui se dit volontiers républicain, qu’il s’exprime avec un peu plus de distance, et qu’il fasse la promotion de la langue nationale. Quelle sera la prochaine étape pour Montebourg ? Saluer les gens des quartiers avec un tonitruant «Salam Alikoum» en portant sa main droite au niveau du coeur ?

Cependant, ne voir dans cette anecdote qu’un exemple supplémentaire de la démagogie de gauche serait réducteur. Il convient ici de souligner que l’on assiste à une montée d’anti-républicanisme à gauche au profit d’un multiculturalisme débonnaire mais désastreux pour l’unité de notre pays. Le «Inch’Allah» de Montebourg est le signe que la gauche s’est soumise à une approche culturaliste et essentialiste des minorités. C’est ce renversement idéologique qui est à l’origine de l’effacement des valeurs et des principes de la République assimilationniste. Après ses multiples échecs aux élections présidentielles, on aurait pu s’attendre à ce que le Ps se retourne vers le passée et rectifie le tir.
Or il n’en est rien. C’est même pire ! Si l’on en croit une note de synthèse produite par un groupe de réflexion proche du PS Terra Nova (3), il faudrait renforcer l’évolution de notre société vers le multiculturalisme, et inscrire un jour des religions au nombre des fêtes célébrées par notre calendrier républicain. Dans un chapitre dont le titre claque comme un reniement total de l’histoire de ce pays «Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane» (4) Terra Nova annonce la couleur : «la communauté nationale, hier blanche et d’origine judéo-chrétienne, s’enrichit aujourd’hui des apports des Français issus de l’immigration d’après-guerre, aux couleurs de la diversité et d’origine musulmane pour l’essentiel. A l’épicentre de cette mutation, il y a la question de l’islam, religion quasi-inexistante en France il y un siècle et référence aujourd’hui pour plus de 10% des Français. […]
C’est aux Français « de souche » de porter cette mutation, mais aussi aux Français musulmans […]»

Voilà donc un exemple supplémentaire de l’abandon définitif par la gauche du modèle républicain assimilationniste et émancipateur. Si certains s’interrogent encore pour savoir si le FN est un parti républicain ou pas, on peut d’ores et déjà affirmer que la gauche l’est de moins en moins.
A l’avenir, la gauche Inch’Allah laissera-t-elle la place à la gauche Allah Akbar ?… Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais au train où vont les choses cela ne m’étonnerait qu’à moitié !

Jérôme Cortier

(1)

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Cantonales-2011/Montebourg-a-Rillieux-contre-le-vote-FN-Inch-Allah

(2)

(3)http://www.tnova.fr/note/musulmans-de-france-pour-une-citoyennet-inclusive
Notons que ce Think tank de gauche réagit à l’actualité sur le site du journal Le Monde, (http://www.lemonde.fr/idees/terra_nova/). Le Monde qui est devenu le journal de la gauche bien pensante ( un de plus !) avec à sa tête le banquier de gauche Matthieu Pigasse, le mécène historique de la gauche Pierre Berger , et Xavier Niel soutien de ségolène Royale aux dernières élections présidentielles… qui a dit que la presse était pro Sarkosy ?.

(4) Terra Nova a mis quelques jours avant de changer de titre. Voilà une partie du blabla pour se justifier: » il semble que le titre que nous avions choisi, « pour une citoyenneté musulmane » , puisse donner lieu à une interprétation erronée du propos, de nature communautariste. Par « citoyenneté musulmane » nous ne parlons pas d’une citoyenneté spécifique, à part, encore moins en contradiction avec la citoyenneté tout court. Nous voulons souligner que les Français d’origine musulmane ne sont pas encore pleinement citoyens : ils sont très peu reconnus dans la classe politique, et participent de ce fait peu au débat citoyen. «

Jérôme Cortier

CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS par Maurice allais

Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d’une même doctrine. Et c’est précisément à ce titre de libéral que je m’autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d’un libre-échangisme appliqué aveuglément.

Le fondement de la crise : l’organisation du commerce mondial

La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du « protectionnisme » , dénonciation absurde à chaque fois qu’elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d’être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j’ai par le passé nommé “des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l’actuelle crise : l’organisation du commerce mondial, qu’il faut réformer profondément, et prioritairement à l’autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.
Continuer la lecture de CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS par Maurice allais

Les Verts, une milice de la pensée qui, de AZF à Tokyo, surfe de manière indécente sur la peur

Janvier 2002, à peine un mois après l’explosion de l’usine AZF, sur les lieux de la catastrophe, les cendres sont encore chaudes. Les familles pleurent leurs morts. Les experts, la police et les pompiers explorent le site. L’enquête s’annonce délicate.
Et là, malgré la douleur, malgré les incertitudes, malgré la fragilité d’une ville inquiète et sous tension, l’austère écolo Noël Mamère débarque sur le site de l’usine pour lancer sa campagne présidentielle.

Pour lui, l’explosion est dûe à un accident chimique. Une hypothèse que rien ne prouve mais qui sert sa petit boutique d’écolo-bobo. Les caméras filment avec complaisance la mise en scène… en arrière plan, des corps et des gravats.
Mais, bien sûr, personne n’a le sentiment que le donneur de leçon Noël Mamère joue sur les peurs. Personne n’ose dénoncer ce comportement de charognard. Non, Noël a tous les droits. Noël c’est le camp du bien. Noël c’est le précepteur de l’éthique, du savoir faire et du savoir être…. et les média se taisent.

Or, quelle aurait été leur réaction si Jean-Marie Le Pen ou Philippe De Villiers avaient cherché à tirer profit, avec autant de cynisme, des victimes d’ AZF ? Quelle aurait été leur réaction s’ils s’étaient électoralement servis de l’hypothèse d’un attentat islamiste ?
Hypothèse pourtant tout aussi légitime que celle de l’accident chimique mais qui fut, sous la pression des écolo-bobos et de l’État, écartée de façon inique. (1)

Il n’est donc pas étonnant de voir aujourd’hui les Verts se précipiter sur les plateaux télés pour nous vendre leur soupe anti-nucléaire. C’est leur tactique ! Des années que ça dure.

Il est en revanche assez troublant de constater que les média ne profitent pas de l’occasion pour demander à Cohn Bendit pourquoi il fut l’un des principaux promoteurs de la libéralisation du secteur de l’énergie. (2)
Que Cohn Bendit nous parle de ce que serait les conséquences d’une gestion privée des centrales nucléaires en France comme c’est aujourd’hui le cas au Japon.
Que les Verts nous expliquent la cohérence de leur choix quand on sait qu’ils ont, en participant au gouvernement Jospin, signé les textes et traités européens qui sont à l’origine de la libéralisation du marché de l’énergie.
Ils ont beau hurler au loup contre l’augmentation du prix de l’électricité en France dûe à la loi NOME, mais oublient de dire quelle est la conséquence de leur trahison.

Que les Verts nous renseignent aussi sur leur conception de la démocratie quand ils en appellent à la tenue d’un référendum sur le nucléaire, alors qu’ils cherchent à annuler par tous les moyens celui qui interdit les minarets en Suisse. Alors qu’ils sont prêts à s’allier avec la droite pour interdire toute forme de représentation à un parti politique (FN) qui pèse aujourd’hui près 20 % des électeurs, c’est à dire bien plus que ce que ne pèseront jamais les verts.

Les Verts ont longtemps cherché à faire croire qu’ils incarnent une nouvelle façon de faire de la politique. Ils sont aujourd’hui démasqués. Organisé en Lobby et en milice de la pensée, les Verts ne forment qu’un ramassis de gauchistes fervents serviteurs d’un multiculturalisme destructeur. Ils sont la soldatesque d’un anti-républicanisme radical qu’ils maquillent derrière le faux nez des démocrates qu’ils ne seront jamais. Plombés par leur sectarisme ils soutiennent un relativisme mortifère afin d’en finir avec un peuple français qu’ils exècrent au plus profond d’eux-même. Incapables de penser en dehors des sentiers battus du gauchisme bobo, ils s’interdisent de réfléchir sur les conséquences écologiques que fait peser la démographie d’une immigration qu’ils ont toujours soutenue et encouragée. Tel une multinationale avide de profits, les écolo-bobos ont monté une OPA sur l’écologie et l’environnement au service des intérêts d’une bourgeoisie nomade, totalement déconnectée du peuple et de son biotope.

Il ne leur reste donc plus que la peur et le catastrophisme pour mener le développement de leur petit commerce politique… qui espérons le, ne soit pas durable.

Jérôme Cortier

(1) AZF : Silence TOTAL ou Silence d’État ?
http://www.prechi-precha.fr/2011/02/08/azf-silence-total-ou-silence-d’etat/

(2) Derrière le masque médiatique Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit
http://www.ladecroissance.net/?chemin=textes/daniel-cohn-bendit

(3) NOME : Nouvelle organisation du marché de l’électricité http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-loi-nome-devrait-faire-exploser-la-facture-d-electricite_243599.html

En Islande, une révolution anti-FMI qui n’intéresse personne

Vous vous souvenez peut-être qu’il y a quelque trois ans, c’est l’Islande qui faisait les gros titres en raison de sa crise supposément cataclysmique et de ses banques en faillite. Aujourd’hui, tout va beaucoup mieux, même le FMI le reconnaît. Mais les remèdes appliqués ne sont pas ceux que l’on préconise à Bruxelles et au FMI. Les Islandais ont froidement refusé de transférer les pertes des banques au contribuable. Ils les ont laissées faire faillite et le monde ne s’est pas écroulé. Le Parlement islandais vient quand même d’accepter de rembourser certaines sommes à la Grande Bretagne et aux Pays-Bas, mais dans des conditions très améliorées par rapport à un précédent projet rejeté par référendum :

Lire article de Reuter

Au passage, le peuple a repris le pouvoir, s’est prononcé par référendum et est en train d’élaborer une nouvelle constitution.

Un article de Courrier International, relayant le Daily Telegraph, fait le point sur la sortie de crise de l’économie en Irlande et en Islande. Les moyens employés par l’Islande sont radicalement opposés à ceux imposés à l’Irlande :

Située hors de la zone euro, l’Islande est restée maîtresse de ses stratégies de sortie de crise. Pas question de transférer les pertes des banques sur les contribuables et de se laisser imposer une cure déflationiste qui aggrave la dette.

Résultat : deux ans à peine après une crise présentée comme apocalyptique, l’Islande est en train de s’en sortir. Et c’est le FMI qui le dit. Pour être précis, c’est son représentant Mark Flanigan qui déclare : “La récession s’est révélée moins profonde que prévu”. Le modèle social nordique a été préservé et l’endettement décroît progressivement, grâce à une forte dévaluation de la monnaie (qui a perdu 30 % en deux ans) et à l’inflation qui atténue les dettes. Le chômage est fortement retombé (de 9,7% à 7,3 %, pourcentage à comparer à celui de l’Irlande : 14,1 %). La reprise se traduit en chiffres (1,3 % au troisième trimestre).

Le président islandais s’en explique sans ambages à Bruxelles : “La différence est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite, a-t-il expliqué. C’étaient des institutions privées ; nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot.. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité.”

Paul Krugman attribue ce redressement aux facteurs suivants : dévaluation de la monnaie, contrôle des capitaux. Il constate aussi que l’Islande est faiblement sanctionnée.

Mais ce n’est pas tout : non seulement l’Islande a su maîtriser la crise économique, mais en outre elle a approfondi sa démocratie. Déjà, c’est par référendum qu’elle a décidé de ne pas rembourser les dettes des banques :

Lire article de Wikipédia

Qui plus est, elle a élu une Assemblée constituante :

Lire article Wikipédia

Des banquiers ont été arrêtés pour manipulation des marchés :

Lire article 7 sur 7

La grande presse s’intéresse peu à la sortie de crise islandaise. Les gens sérieux n’ont rien à en dire, sauf un certain Paul Krugman, qui n’est jamais que prix Nobel d’économie ; celui-ci a écrit, dans le New-York Times, un article titré « Mangeons les Irlandais » :

Sur le mode de l’ironie grinçante, Krugman dénonce le poids que subit le peuple irlandais du fait du transfert des dettes des banques sur le contribuable. Il félicite l’Islande d’avoir choisi une toute autre voie et note même, que cette dernière, en refusant de payer des dettes indues, a paradoxalement obtenu plus de confiance de la part des marchés financiers, et donc des taux d’intérêt plus bas. En effet, ce que le prêteur attend de l’emprunteur, c’est qu’il soit solvable et non qu’il soit vertueux, ou pseudo-vertueux (car ce n’est pas de la vertu que d’accepter de payer ce qu’on ne doit pas). Krugman écrit :

« Pourtant, à ce stade, l’Islande semble faire mieux, pour le moins, que son quasi-homonyme. Sa crise économique ne fut pas pire que celle de l’Irlande, ses pertes d’emplois moins sévères, et elle semble en meilleure posture pour une reprise. En fait, les investisseurs semblent considérer aujourd’hui que la dette islandaise est plus sûre que la dette irlandaise. Comment une telle chose est-elle possible ?

Une partie de la réponse réside dans le fait que l’Islande a laissé les créanciers étrangers des banques qui s’étaient emballées payer le prix de leur propre manque de jugeotte plutôt que d’obliger ses propres contribuables à garantir de mauvaises dettes privées. Comme le note le Fonds monétaire international – d’un ton approbateur ! – « les faillites du secteur privé ont entraîné un déclin significatif de la dette extérieure ». Dans le même temps, l’Islande a permis d’éviter une panique financière en partie en imposant des contrôles temporaires sur les capitaux, c’est-à-dire en limitant la possibilité pour les résidents de sortir des fonds du pays.

L’Islande a également bénéficié du fait que, contrairement à l’Irlande, elle possède encore sa propre monnaie : la dévaluation du krone, qui a rendu les exportations islandaises plus compétitives, fut un facteur important dans la limitation de la crise islandaise.

Aucune de ces options hétérodoxes n’est envisageables pour l’Irlande, selon les sages. L’Irlande, disent-ils, doit continuer à infliger des souffrances à ses citoyens, parce que faire quoi que ce soit d’autre saperait fatalement la confiance.
Mais l’Irlande est maintenant dans sa troisième année de rigueur, et on dirait que la confiance ne fait que s’épuiser. Et il faut vous demander jusqu’où il faudra aller pour que les gens sérieux se rendent compte que le fait de punir la population pour les péchés des banquiers est plus qu’un crime : c’est une erreur.
»

En lisant cet article, je me suis particulièrement délectée de la remarque du FMI : « les faillites du secteur privé ont entraîné un déclin significatif de la dette extérieure ». Donc, si mon banquier fait faillite, mon emprunt disparait avec lui. Sont fortiches, quand même, au FMI, d’avoir poussé la réflexion économique jusque là !

Le sujet Islande circule de blog en blog. Une analyse détaillée se trouve sur le site « Le bon dosage » :

Nous en extrayons ce passage :

« La croissance économique du pays semble maintenant en voie de rétablissement, bien sûr cela dépend aussi de la dynamique mondiale, les pays voisins d’Europe étant dans une situation périlleuse le pays et sa croissance pourrait en pâtir. Cependant la récession est aujourd’hui du passé, la dévaluation a rétabli la compétitivité du pays. La production locale s’est substituée aux importations réduisant la dépendance de cet état aux importations. Le choc fut violent mais salutaire, car là où les Irlandais ne voit plus aucune perspective mais évite momentanément l’inflation et la dévaluation, les islandais eux ont vue une crise passagère et retrouve maintenant une économie en meilleur forme. Et cette fois la croissance islandaise ne s’accompagne pas d’une inflation de bulle immobilière avec déficit commercial, il s’agit d’une croissance plus saine et plus auto-centrée.

Le graphique suivant montre bien les effets d’une dévaluation brutale de grande ampleur, les importations ont vue leur coût exploser à cause de la perte de valeur de la monnaie locale. Ce faisant le prix des produits importés ont explosé provoquant une inflation très forte dans un premier temps. Cependant par la suite on voit bien que l’inflation décroît, les produit locaux se substituant petit à petit aux importations, cela prend du temps évidement ce qui explique la violence des taux d’inflations. Cela montre que réguler les échanges commerciaux uniquement avec des taux de change est d’une violence extrême. Des taxes et des quotas étant plus stable ils permettraient une planification à long terme des productions et de l’équilibre de la balance commerciale en évitant les variations brutales qui sont nuisibles pour la production industrielle. Sinon avec cette dévaluation les gens ont fini par changer leur mode de consommation et il l’ont réorienté vers les produits du pays. Cela a relancé la production d’emploi dans l’industrie locale et la croissance réelle a fini par repartir, et c’est une vrai croissance, celle fondée sur les revenues de la population et non sur l’endettement privé. Le taux d’inflation islandais après avoir connu deux années très fortes est revenu à la normale aux alentour de 2.5%. Ce taux d’inflation très fort momentanément a traduit un transfère des revenues vers des couches sociales différentes de celle de l’organisation économique antérieur à la crise. D’une économie d’importation, de service et de bulle immobilière, l’économie islandaise est redevenue une économie de production, de pêche et d’industrie. Et l’inflation a traduit dans les statistiques ce brutal changement dans la répartition des revenues. Bien loin d’être une catastrophe c’est au contraire un indice de l’évolution d’un pays, l’inflation fut finalement la punition infligée aux rentiers locaux pour leur trop grande gourmandise. »

Voici donc une révolution exemplaire, sans violence, qui oblige les vrais responsables de la crise à la payer, approfondit la démocratie, et refonde l’économie en l’asseyant sur les secteurs réellement productif.

Qui se plaindra ?

Hé bien on note les gémissements de Rue 89 et du Nouveau Parti anti-capitaliste, qui trouvent que cette révolution n’est pas assez conforme au modèle déposé léniniste :

http://www.rue89.com/2011/01/09/la-revolution-democratique-en-islande-tient-du-fantasme-184214

http://www.npa2009.org/content/l%E2%80%99introuvable-r%C3%A9volution-islandaise

Catherine Ségurane de Riposte laïque

Pierre Cassen: Des assises à Mélenchon en passant par l’Egypte.

Pierre Cassen repond par téléphone à quelques questions sur l’actualité de ce début d’année 2011. Il revient plus particulièrement sur le débat sur l’Islam organisé par l’UMP. Et il en profite pour donner son avis sur les ” révolutions” arabes, la remise en cause du multiculturalisme par Merkel, Cameron et Sarkosy, l’immigration, ainsi que la laïcité selon le petit père sans peuple Jean-Luc Mélenchon.
Continuer la lecture de Pierre Cassen: Des assises à Mélenchon en passant par l’Egypte.

Fais pas le malin, petit bonhomme Mélenchon ! (1)

C’est un homme de gauche. Il en est ostensiblement fier. Même si la gauche a trahi ses électeurs. Même si la gauche est dans une impasse idéologique. Même si la gauche a choisi la bureaucratie européenne contre le peuple. Même si la gauche a laissé derrière elle une démocratie en lambeau et une république aux abois. Il sait tout ça. Lui-même a accompagné la débâcle. Il a participé à la mise à sac de ce qui faisait notre souveraineté (2).

Quand il le fallait, sous commandement de la gauche, il n’a pas hésité à vitupérer contre ceux qui nous mettaient honnêtement en garde face à l’omnipotence de l’Europe. Aujourd’hui, il retourne sa veste. Y a pas de doute, il est de gauche ! De la gauche sectaire. Ne lui parlez pas de la droite, il la honnit. Même si celle-ci fut plus lucide que lui.

Crânement, il catéchise: « Le Fn ? un parti de Nazi à interdire » (3). Mais pourquoi débattre avec des nazis à l’heure du petit déjeuner Jean-Luc ? Pour se faire mousser ? Pour faire croire que le Parti de gauche est une alternative ? Une alternative en mission alors ! Une alternative qui propose un ticket avec l’ anti-républicain et européiste Cohn Bendit (4). Une alternative d’escrocs qui pense une nouvelle fois se payer sur la bête. Une alternative qui, dés que l’occasion se présentera, ira dans les jupons de Martine Aubry, celle qui autorise la tenue d’une conférence du Mufti de Jérusalem, alors que le parti qu’elle dirige fut le premier à vouloir interdire les assises contre l’Islamisation. Une alternative de rabatteur pour un PS en mal de peuple.

Le petit père du peuple perdu

Le peuple justement, celui des ouvriers, celui qui depuis belle lurette ne vote plus pour la gauche.

« Des abrutis, des renégats, des social-traitres… au Goulag » claironne l’admirateur des autocrates Chavez, Castro & co (5). Non, décidément la gauche mérite mieux, et le peuple aussi.

Pourquoi ? Parce qu’en quelques minutes, l’ordonnateur du Grand Bien nous a démontré à l’occasion du débat contre Marine Le Pen sur BFM/RMC qu’il n’était en rien différent du PS.

L’immigration ? « Pas de problème, y a qu’ à régulariser tout le monde…. et puis y en n’a pas plus que dans les années 30 ! » Et bien voyons ! Les Yeux grands fermés Jean-Luc…… (6)

Et l’ Aide Médicale de l’Etat (AME) ? « Des foutaises de fascistes ».

Et l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) (7) qui permet à des vieux immigrés arrivés de la dernière pluie qui N’ONT JAMAIS TRAVAILLÉ en France de toucher UNE RETRAITE de 700 €.

– « Meuh non c’est pas vrai »

L’islam alors? « Là aussi Y a pas de problème… en matière de laïcité la priorité c’est l’Alsace et la Lorraine. ».

Dont acte ! Considérons donc que Mélenchon n’est pas le laïque qu’il prétend être. Le voile, les mosquées financées par ses amis socialistes, les revendications musulmanes à l’hôpital et dans les entreprises, les cours d’histoire sur la shoa, sur la colonisation, sur la guerre d’Algérie de plus en plus souvent remis en cause….ne posent aucun problème à Mélenchon !

Et puis l’Europe ? « Je vais exiger un SMIC Européen. ». Mais à qui Mélenchon va imposer un smic européen ??? A tous ceux qui l’ont refusé depuis plus de 20 ans. Rassurez-moi, Mélenchon ne croit pas encore à ce doux rêve qui figurait dans le programme du PS dans les années 90 ? A l’époque où Jean-Luc nous promettait une Europe aux lendemains qui chantent. Une Europe de bisounours. Une Europe friandise avec des rubans roses autours. Fini les jolis contes et la démagogie… un peu de courage !

Si dans ce débat Marine Le Pen a eu tort c’est sur un seul point : Mélenchon n’est pas Yvette Horner juchée sur un char du tour de France. Non, Mélenchon est l’une de ces baudruches politiciennes qui s’accrochent au char et qui, au premier coup de vent, se dégonfle avec fracas dans le ciel des idées. Et sur RMC, Jean-Luc a entamé son ascension. Attention, Jean-Luc va faire PSCHIIIIIT…

Jérôme Cortier

(1) A l’occasion du débat qui opposa Mélenchon à Le Pen fille, deux phrases m’ont semblé illustrer la muflerie du petit père du peuple perdu : petite dame… et faites pas la maligne…

(2) Vidéo de Mélenchon qui défend Maastricht et qui prévoit que si le non passe le soleil va s’éteindre, la mer se retirer…..

http://www.prechi-precha.fr/?p=647

(3) Vidéo où JL Mélenchon désigne Marine Le Pen comme une héritière des nazis

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/melenchon-marine-le-pen-heritiere-28657

(4) Mélenchon propose à Cohn Bendit une alliance pour les régionales : http://www.dailymotion.com/video/xbcvdk_la-proposition-dalliance-de-melanch_news

(5) Mélenchon dit tout son mépris pour les ouvriers:http://www.nationspresse.info/?p=123226

(6) Titre du livre de la démographe Michelle Tribalat qui dénoncentt la propagande immigrationniste en France http://www.lexpress.fr/actualite/societe/michele-tribalat-les-pouvoirs-publics-relativisent-l-immigration_855913.html

(7) Une pétition a été lancée par le Cri du Contribuable http://le-cri-du-contribuable.pro-petition.fr/pas-de-retraite-en-france-sans-y-avoir-travaille

Grande Bretagne : le multiculturalisme en question (entretien radio avec Vincent Latour.)

Le multiculturalisme est un terme sujet à diverses interprétations. Il peut simplement désigner la coexistence de différentes cultures au sein d’un même pays. Mais il peut aussi désigner différentes politiques volontaristes en matière de gestion politique de la diversité.

La grande majorité des pays occidentaux forment des sociétés multiculturelles. Dans ce domaine la Grande Bretagne est souvent citée en exemple. Or, depuis plus d’une décennie, des critiques longtemps jugées inopportunes, se font entendre. Face à la montée des tensions communautaires, aux revendications ethnico-religieuses et à la fracture identitaire de plus en plus visible, le multiculturalisme connaît une sérieuse remise en cause de la part d’une partie de la société britannique et de certains de ses représentants politiques.

Maître de conférences en civilisation britannique à l’Université de Toulouse 2 – Le Mirail et membre de l’équipe Europe, Européanité, Européanisation au CNRS – Vincent Latour travaille sur l’évolution de l’identité britannique (Britishness). Dans cet entretien radiophonique qu’il a bien voulu nous accorder, il retrace l’histoire des politiques de gestion de la diversité menées depuis les années 60 en Grande-Bretagne et évoque les conséquences du différentialisme libéral.

Première partie:

Durée: 22mn

Multi1 by prechi-precha

Seconde partie:

Durée: 21mn

Multi2 by prechi-precha

David Cameron : Non au multiculturalisme, Oui à la britishness (britannicité)

Décidément, le multiculturalisme ne fait plus recette. Après Angela Merkel, c’est au tour du premier ministre britannique, David Cameron, de dénoncer l’échec de la politique menée à l’égard des minorités ethniques et religieuse depuis les années 80. Fini donc la tolérance à tout va, le relativisme et le différentialisme. Stop au multiculturalisme ! Ce revirement idéologique n’est pas mince. C’est même un coup de tonnerre ! Voilà plus de trente ans que le multiculturalisme britannique nous est présenté comme le modèle à suivre. La solution idéale pour mettre un terme à nos méchantes habitudes assimilationnistes !

Aujourd’hui encore, en dépit des résultats désastreux du multiculturalisme, les verts, le PS, le Parti de gauche, les communistes, le NPA et l’UMP n’ont d’yeux que pour cette idéologie devenue le dogme des modernes branchés et l’avenir indépassable du camp du bien. Le multiculturalisme britannique ne s’est pas imposé sans accrocs en Grande-Bretagne. Comme le précise Vincent Latours, Maître de conférence en civilisation britannique à l’université de Toulouse II (1), le multiculturalisme britannique est lié au différentialisme libéral qui s’est substitué au différentialisme colonial. L’opposition entre ces deux conceptions va prendre une tournure polémique à la fin des années 60 avec le discours « les rivières de sang » prononcé par un homme de première plan au sein du parti conservateur britannique, Enoch Powell.

A l’occasion de ce discours, Enoch Powell dit se faire le relais de l’inquiétude que manifestent les anglais au sujet de l’immigration et, tel un prophète, affirme que les immigrés risquent de remettre en cause l’identité profonde de la Grande-Bretagne, et ainsi la mener à sa perte. Cette affirmation va connaitre un retentissement exceptionnel au sein des couches populaires. Enoch Powell se trouve alors soutenu par de nombreux britanniques. En réaction un mouvement anti-raciste se constitue. La polémique enfle. Enoch Powell est attaqué par une grande partie de l’élite britannique.

En secret, des membres du parti conservateur soutiennent Powell, mais le parti décide malgré tout de l’exclure du cabinet fantôme où il figurait comme premier ministrable (Shadow Cabinet). Aux élections de 1970 c’est Edward Heath qui deviendra premier ministre de la Grande-Bretagne. Dès lors, les gouvernements successifs mèneront une politique multiculturaliste que dénonce aujourd’hui David Cameron après avoir déclaré vouloir réduire l’immigration devenue trop importante dans ce pays. (3), (4)

Pendant presque 40 ans, et sur le dos du peuple britannique, les politiciens se sont servis de l’immigration et du multiculturalisme. En 2009, Andrew Neather, auteur des discours de Tony Blair, a avoué que : « le relâchement des contrôles était planifié pour ouvrir la GB à l’immigration de masse.
Outre l’entrée de centaines de milliers de personnes pour répondre aux besoins du marché du travail, il y avait également une « motivation politique » derrière la politique d’immigration…l’immigration de masse était pour le gouvernement du Labour le moyen de rendre le Royaume-Uni totalement multiculturel et « mettre le nez de la droite dans la diversité ».

Alors les déclarations de David Cameron et d’Angela Merkel signifient-elles que les dirigeants d’Europe sont prêts à ouvrir les yeux sur la situation désastreuse qu’ils ont eux-même créé ? On l’espère. Ou peut-être se rendent-ils enfin compte que les peuples grondent ! Dans ce cas, c’est la confirmation que la lutte menée commence à porter ses fruits.

En revanche, on imagine mal que cela puisse suffire à faire taire nos bêlants bien-pensants de France.

Jérôme Cortier

(1) http://www.prechi-precha.fr/?p=46″http://www.prechi-precha.fr/?p=46

(2) Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes, qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire.” Enoch Powell – 20 avril 1968

(3) http://www.20minutes.fr/ledirect/626181/monde-grande-bretagne-immigration-atteint-niveau-inacceptable-selon-cameron

(4)http://www.20minutes.fr/ledirect/626181/monde-grande-bretagne-immigration-atteint-niveau-inacceptable-selon-cameron

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/gb-david-cameron-rattrape-par-ses-promesses-sur-l-immigration-23-11-2010-1162571.php

De qui Mélenchon et Hamon sont-ils les héritiers ?

Elle monte dans les sondages. Sa côte de popularité est au beau fixe. Ses passages à la télé sont des succès d’audience. Elle dit ce que les autres n’osent plus dire. Voit ce que les autres ne veulent plus voir. Pense ce que les autres refusent de penser. Elle est le fruit de leurs reniements, de leurs bassesses, de leurs lâchetés, de leurs corruptions, de leurs terrorismes intellectuels. Le peuple l’écoute. Le peuple acquiesce… ça leur fait peur aux autres.

Et quand ils ont peur les autres, ils mettent en marche la machine à cancan, le grand foutoir éreintant à blablas. Ils lancent des cabales. Ils organisent des battues. Une fois la chasse ouverte, en meutes, ils vilipendent, diabolisent, vampirisent, insultent, manipulent, calomnient.

Dans ce genre de procédé putassier, la gauche n’ a pas son pareil. La calomnie y fait figure de vieille tradition. La seule qu’elle accepte encore de faire perdurer.

De qui Mélenchon est-il l’héritier ?

C’est donc sans surprise que le premier a s’être illustré comme délateur en chef fut l’islamo-chaviste Mélenchon. Le 7 décembre, sur le plateau de l’émission «Le grand journal» de Canal+ le trotskyste avarié endossa avec application le costume de la stasi ! Devant les sourires fabriqués des animateurs niaiseux, le dérisoire Mélenchon se mit à régurgiter sa propagande stalinienne. Et, tout en arborant crânement le triangle rouge des communistes déportés au revers d’une veste qu’on a vu tant de fois tournée et retournée, l’épouvantail Mélenchon chercha à faire de Marine Le Pen l’héritière directe des nazis. Rien que ça. Le Procédé est ordurier. Digne d’une petite fripouille. A l’évidence, Mélenchon est un imposteur.

Rappelons seulement à Mélenchon le pacte germano-soviétique qui fit du PCF l’allié servil d’Hitler. Rappelons à Mélenchon les désertions de Thorez et de ses camarades. Rappelons à Mélenchon les sabotages des communistes contre l’armée française. Rappelons à Mélenchon les millions de morts du régime soviétique. Rappelons à Mélenchon qu’il fut, lui le parangon de vertu, le zélé serviteur d’un président aux amitiés bien troubles, et décoré de la Francisque. Rappelons à cette figure d’antiquité le goulag. Le partage de la Pologne. Katyn. La Sibérie. Et puis Prague. Et puis Cuba. Et puis Mao… Et puis Hugo Chavez, ami intime des Mollah d’Iran.

Si Marine Le Pen est une bonne élève de l’anti-fascisme, Benoit Hamon est un cancre

Les gardiens du temple de la vertu et du politiquement correcte nous ont habitué à désigner comme nazi ou fasciste toute personne qui ne leur fait pas allégeance. Marine Le Pen a sans doute cru pouvoir céder elle aussi à ce genre de facilité.

C’est donc en toute confiance qu’elle évoqua, devant un parterre de militants, l’occupation de la seconde guerre mondiale en parlant des prières musulmanes dans certaines rue de France. Il n’en fallut pas davantage pour mettre la confrérie des indignés en émoi. Les redresseurs ont donné de la voix. A l’unisson ils ont condamné l’infâme et ont fait face à la bête immonde.

« Marine Le Pen juge que les petits enfants des libérateurs de Marseille sont des occupants quand sa famille politique, l’extrême droite française, elle, était du côté de la Collaboration. » a-t-on entendu aboyer le cerbère socialo, Benoit Hamon. Sans rire. Le petit bonhomme de neige de la gauche se croit-il en 1980 ?

A l’époque des fables et des légendes. À l’ époque bénit des dieux socialistes où l’on pouvait encore manipuler l’histoire. Ou bien Benoit Hamon est un cancre. Et Il ignore tout de l’histoire de son peuple. Ne lui a-t-on jamais dit que ses aînés en socialisme ont largement collaboré par pacifisme, antisémitisme et aussi, chose que l’on dit moins, par européisme. Hamon n’a-t-il jamais entendu dire que les pleins pouvoir ont été votés à Pétain par une assemblée d’élus du Front populaire. Et que dire de Déat, Laval, Doriot, ou encore l’ancien leader de la CGT, René Bélin … tous de gauche et collabos, alors que De Gaulle était à Londres avec la cagoule et les synagogues.

Et pourquoi Hamon ne trouve-t-il pas anormal que l’on ne nous parle jamais de ces musulmans qui ont choisi Hitler et ont massacré et pillé des villages Français (1). Ce genre d’épisode explique bien des choses actuelles. Mais Hamon préfère fermer les yeux pour mieux rêver d’une gauche pure et immaculée. Une gauche qui ne soit pas sortie salie de l’Histoire tragique des hommes. Tout cela ne sert à rien. Les douces promesses, les jolis conte de fée, même aidé par la radio socialisante France Inter et une horde de plumitifs aux ordres, ne suffiront plus jamais à endormir le peuple. C’est à la gauche aujourd’hui d’ouvrir les yeux.

Jérôme Cortier

(1): http://luette.free.fr/spip/spip.php?article175

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