Attentat du Milk Bar : Zohra Drif ne regrette rien (vidéo)

Colloque de Marseille pro-FLN: De Jean Daniel à Guy Bedos en passant par Benjamin Stora, la gauche assume ses horreurs.

La rencontre entre Zohra Drif, la poseuse de bombes du Milk Bar, et Danielle Michel-Chich, une de ses victimes, était attendue. Mais la confrontation n’a pas tenu ses promesses, Zohra Drif se contentant d’expliquer que c’est l’Etat français qu’elle visait…

A peine entrée sur scène, Zohra Drif s’attire déjà les foudres du public :

« Vous êtes une criminelle de guerre ! Vous avez tué des enfants ! ».

Face à ces accusations, elle reste de marbre, sans doute habituée. Pour ne pas trahir sa pensée, l’ancienne militante pour l’indépendance choisit de lire son texte comme un discours bien rôdé. La salle plonge alors dans le silence, dans l’attente d’excuses qui ne viendront jamais : « Nous avons pris les armes pour combattre un système. Ce genre de système ne vous laisse d’autre choix que de mourir pour vivre dans votre pays. »


Réponse de Zohra Drif à Danielle Michel-Chich par Marianne2fr

Zohra Drif est née en 1938 dans une Algérie alors considérée comme française. Pendant ses études, elle découvre les grands philosophes qui l’amènent à s’interroger sur la condition de son propre pays. Convaincue que « les Algériens méritent plus qu’un simple statut de sujet », elle s’engage dans la lutte pour l’indépendance et rejoint le « Réseau des bombes », en cheville avec le Front de Libération Nationale (FLN).

Pour une cause qu’elle considère encore aujourd’hui comme juste, elle va jusqu’à poser une bombe dans un bar fréquenté par les pieds-Noirs. Pourtant Zohra Drif persiste et signe.

Et même minimise : « J’ai posé une petite bombinette » ! (…)

Marianne2

« Requiem pour les Français : 30 ans de lâcheté politique » de Jean Bothorel

Sous ce titre Jean Bothorel a publié un intéressant petit livre de 130 pages consacré au problème de l’immigration, ou plutôt à la manière dont nos gouvernants ne le traitent pas et le laissent s’aggraver d’année en année.

Jean Bothorel commence par souligner à quel point les courants migratoires contemporains sont différents de ceux qu’a connus la France dans le passé : les effectifs en sont incomparablement supérieurs et l’éloignement culturel, ethnique, religieux des populations en cause rend leur accueil beaucoup plus difficile. Or nos dirigeants refusent de prendre ces particularités en considération.

Et cette attitude les conduit tout naturellement à ne pas affronter le problème. Ils vont, certes, prendre des mesures propres à limiter un peu l’ampleur de l’immigration mais jamais des dispositions aptes à apporter une solution globale et décisive : encore faut-il ajouter que ces mesures sont de sens très variables sinon contradictoires au long des années et soufflent sans discontinuer « le chaud et le froid ».

Ou alors, et c’est une autre manière de ne pas affronter la réalité, nos gouvernants vont accepter le phénomène migratoire.

Nombre d’entre eux justifient leur attitude en jugeant que le phénomène ne constitue en aucune façon une rupture dans le cours de l’histoire de France. MM. Sarkozy et Chevènement voient, par exemple, dans l’afflux d’étrangers le prolongement d’une situation que la France aurait toujours connue. Pour eux, notre pays est le fruit d’un métissage quasi permanent. Jean Bothorel cite des phrases de l’un et de l’autre politiciens : « Le défi du métissage, la France l’a toujours connu » ou « La France marche depuis toujours aux mélanges ». Et Jean Bothorel n’a aucune peine à réfuter ces affirmations, qui ne s’appuient sur aucune analyse historique mais qui, à force d’être répétées comme un article de foi, finissent par acquérir un semblant d’autorité.

Autre manière d’accepter le phénomène migratoire : la discrimination positive « adoptée par le chef de l’Etat » (il s’agit de M. Sarkozy), sorte de compensation offerte aux populations victimes d’une « domination discriminatoire », bientôt suivie par une lutte contre les discriminations fondées sur tous critères et qui tourne, nous dit l’auteur de façon fort convaincante, à la « guignolerie ».

Mais la discrimination positive engendre des conséquences collatérales particulièrement nocives. Elle paraît justifier et suscite les revendications toujours renouvelées des « victimes » et de leurs descendants. Bientôt obligation est faite à la France de se repentir et de rendre compte de sa culpabilité passée. Les politiques « se couchent », écrit Jean Bothorel qui consacre un chapitre bien enlevé à « la repentance » : on y voit des historiens politiquement incorrects, en butte à des procédés « inquisitoriaux » de « Collectifs », pratiquement abandonnés par nos gouvernants qui préfèrent récompenser les plus acharnés des inquisiteurs.

De la même façon Jean Bothorel montre comment, toujours dans la même ligne d’hésitations et d’accommodements, les pouvoirs publics essaient non pas ouvertement mais discrètement d’adapter la règle de la laïcité à l’islam, dont la présence devient de plus en plus prégnante sur le territoire. Et il montre aussi comment la République se trouve progressivement fragmentée en communautés.

Quant aux motivations des hommes politiques, Jean Bothorel semble partagé entre deux explications. D’un côté les détenteurs du pouvoir, dit-il, ont été guidés « par le laxisme, l’émotionnel ou la mauvaise foi mais jamais par la fermeté, la lucidité ou le courage ». Mais, d’un autre côté, il note aussi que pour tel ministre « lutter contre l’immigration c’est lutter contre la France », il attribue au président Chirac le souhait d’une France métissée, il relève la mise sur pied d’une politique d’accueil, autant d’attitudes favorisant les flux migratoires.

Mais peut-être après tout n’y a-t-il pas contradiction entre tous ces comportements…

Pierre Milloz
24/03/2012

Jean Bothorel, Requiem pour les Français : 30 ans de lâcheté politique, Bourin éditeur,collection Politique, 2011, 120 pages

Espagne : avis de tempête

Jamais depuis l’avènement de la démocratie, le pays n’avait adopté un budget aussi sévère. Bruxelles approuve mais les habitants sont pris à la gorge.« L’Espagne cessera d’être un problème pour l’Europe avec le nouveau budget. » Le message optimiste du ministre espagnol de l’Économie, Luis de Guindos, lancé à ses homologues européens lors du sommet de l’Écofin à Copenhague, n’a guerre rassuré les Espagnols.

Alors qu’un vent de contestation souffle avec une violence redoublée sur le pays, que les turbulences économiques s’amoncellent, le gouvernement conservateur a présenté, vendredi au lendemain de la grève générale, le budget le plus austère depuis la fin de la période franquiste.

Or, les mesures annoncées pour sortir le pays de la crise n’ont guère convaincu, à l’exception de Bruxelles, qui souhaite voir le projet au plus vite approuvé par le Parlement. » (…)

Un million de chômeurs en plus fin 2012

Autant de mesures qui, aux yeux des deux principaux syndicats, l’Union générale des travailleurs (UGT) et les Commissions ouvrières (CCOO), ne serviront pas à faire baisser le chômage, véritable fléau de l’économie espagnole. L’Espagne détient le triste record de sans-emploi – près de 23% des actifs, le double de la moyenne européenne.

« Les infrastructures perdent une enveloppe de 1,7 milliard d’euros, cela revient à détruire des milliers d’emplois dans la construction », se lamente une syndicaliste de l’UGT. « Et ce n’est pas la réforme du marché du travail, qui va redynamiser l’emploi », commente-t-elle. Les prévisions sont en effet pessimistes :

le chômage poursuivra son ascension pour se hisser à un taux de 24,5% de la population active, soit un million de plus d’Espagnols sans travail à la fin de 2012.

Le JDD

L’entourage de Sarkozy piégé par des comptes suisses ?

Le président est cerné par les juges qui remontent peu à peu le fil des «affaires». Les confidences de trois hommes menacent une présidence qui ne tient plus qu’à un fil: la réélection et donc l’immunité de Nicolas Sarkozy.

«Le temps du secret bancaire est révolu.» Avril 2009, Nicolas Sarkozy, tout juste élu, pointait un doigt accusateur sur la Suisse. Deux ans plus tôt, presque jour pour jour, le photographe François-Marie Banier notait dans son journal intime les propos tenus devant lui par Liliane Bettencourt: «De Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui.» L’argent que le candidat à la présidence demandait avec insistance provenait d’un compte non déclaré en Suisse.

A posteriori, les assauts lancés par la France contre le secret bancaire suisse passent pour un incroyable autogoal. Cet aveuglement n’était pas l’unique fait du chef de l’Etat. En 2009, Eric Woerth, alors ministre du Budget, avait brandi la liste des clients volée à HSBC. Des éléments suggèrent aujourd’hui que le ministre en aurait retiré le nom de l’avocat Patrice de Maistre, gérant de fortune de Liliane Bettencourt, qui était aussi l’employeur de son épouse. La carrière du brillant ministre a été brisée par l’affaire. Sorti de garde à vue le 11 février dernier, il déclarait: «Croyez-vous vraiment que j’aurais joué les chevaliers blancs contre l’évasion fiscale si j’avais voulu étouffer quoi que ce soit?» «La réponse est dans la question», tranche Edwy Plenel.

Le Matin (Suisse)

Nicolas Doze : « Un plan anti-crise à 1000 Milliards d’euros !? »

Après le carnaval des élections post-démocratique auquel ils assistent, les français vont se réveiller avec une énorme gueule de bois. La Famille Degauche comme les demeurés d’une secte aura voté à Gôche. Et la famille de la droite d’argent aura voté à Droâte…

Selon les résultats on assistera aux effusions de joie du crétin de Gôche ou du crétin de Droâte .. sauf que les vrais questions, celles qui n’auront jamais été abordé lors de ce cirque électoral,  vont dés le lendemain du résultat final leur péter à la face. Et là, le crétin de droite dira « si j’avais su…  » et le bulot de Gôche dira « on s’est encore fait bais…(bip) »

IL y a trois questions qu’on ne veut pas poser. La première question c’est combien d’États se ressemblent suffisamment pour pouvoir continuer à vivre ensemble ?. C’est à dire vivre dans une zone monétaire unique avec la même monnaie. La deuxième question c’est que voulons nous tous individuellement pays par pays, soit on veut plus d’Europe soit on veut moins d’Europe ?… et c’est une question qu’il va falloir un jour poser. Et puis la troisième question est qui va payer la facture ? Et là vous n’avez qu’à vous regarder dans une glace pour savoir qui va payer la facture…

Interview exclusive de François Hollande : Si Mélenchon me cherche, il va me trouver !

Nos camarades de Riposte laïque ont reçu un coup de téléphone de Hollande exaspéré par la montée sondagière du petit père sans peuple Jena-Luc Mêchantcon. Nous faisons suivre cette interview exclusive.

Nous avons eu la surprise de recevoir un coup de téléphone de François Hollande en personne, nous proposant, sans que nous l’ayons sollicité, une interview exclusive. En l’absence de Pierre Cassen et Christine Tasin, en conférence, Riposte Laïque a donc délégué Christine Poisson pour recueillir les propos du candidat socialiste. Nous le remercions de nous avoir réservé cet entretien qui, à notre avis, fera date dans la campagne présidentielle.

Riposte Laïque : Permettez-nous, François Hollande, de vous exprimer notre surprise. Pourquoi avoir sollicité une interview de la part de Riposte Laïque ?

François Hollande : Je vais être franc avec vous, je ne vous connaissais pas. Mais Valérie (NDLR Trierweiler, sa compagne) m’a dit que vous faisiez partie de mes plus fidèles supporters, ayant même écrit un livre, « Le bobo Machin », je crois, où vous annoncez ma prochaine victoire aux présidentielles. D’autre part, elle m’a informé que vous n’aimiez pas Jean-Luc Mélenchon, et que vous ne manquiez pas de courage, dans vos prises de position. Vous me paraissez donc les personnes qu’il faut pour faire passer le message que je veux diffuser. Je souhaite en effet mettre les pendules à l’heure avec Mélenchon, après son meeting de Lille, où il a osé annoncer qu’il voulait être devant moi, au premier tour !

Riposte Laïque : Mais il est dans son rôle, il y a une saine concurrence à gauche, il contribue à faire baisser le Front national, et roule pour vous au deuxième tour – Marine Le Pen lui a même reproché d’être votre voiture balai – pourquoi cette hargne de votre part contre lui ?

François Hollande : Mélenchon n’a jamais rien compris à la politique. Ce n’est pas pour rien qu’au PS on l’appelait « Méchant con ». Moi, j’ai été formé à l’école de François Mitterrand. J’ai fait partie de ceux qui ont contribué à faire monter artificiellement le Front national, pour mieux piéger la droite. J’ai vu faire le « Vieux », toujours deux fers au feu. D’un côté, il a mis le pied à l’étrier de SOS Racisme, en diabolisant le FN, empêchant le RPR de faire des alliances avec, quand par ailleurs le PS en faisait avec le PCF et l’extrême gauche. Et de l’autre, plus le FN montait, plus il y avait de triangulaires, et plus on gagnait d’élections. C’est comme cela que François Mitterrand s’est maintenu à l’Elysée en 1988. Je vais même vous dire, il nous est arrivé de demander à nos militants de voter FN au premier tour, pour qu’il y ait une triangulaire, et être certain de gagner. Cela, c’est faire de la politique, ce que Mélenchon n’a jamais compris !

Riposte Laïque : Mais que lui reprochez-vous exactement ? De vous avoir traité de « capitaine de pédalo » ? De vous avoir surnommé Hollandréou ? Je vous rappelle quand même que Martine Aubry a dit que vous n’aviez jamais travaillé, que Ségolène Royal a écrit que vous n’aviez jamais eu une seule idée nouvelle en 30 ans, et que Fabius a ironisé quant à votre accession à la présidence du pays… Continuer la lecture de Interview exclusive de François Hollande : Si Mélenchon me cherche, il va me trouver !

Marine Le Pen : « Moi au second tour ? C’est tout-à-fait crédible » + (vidéo)

(…) F. S. Est-ce que vous critiquez les propositions du candidat Sarkozy sur l’immigration ?

M. L. P- Entre les mots et les actes, il y a une énorme différence. Je suis, en fait, le grand réservoir d’idées de cette campagne présidentielle. M. Bayrou m’a emprunté le « produire français ». M. Nicolas Sarkozy m’emprunte, en tout cas dans les mots, une autorité, une fermeté en matière d’immigration, d’insécurité. Il n’y a qu’un malheur, c’est que ça fait dix ans qu’il est en charge de ces dossiers-là. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a pas vu de fermeté et d’autorité, mais plutôt vu l’énorme laxisme à laquelle la gauche nous a habitué. On voit que, progressivement, la droite a été complètement influencée sur ce sujet par la gauche. Rendez-vous compte: même M. Mélenchon a repris une de mes idées: une grande politique de la mer !

F.-S. Ce n’est pas clair. Vous êtes ravie ou choquée ?

M. L. P- Il n’y a qu’un malheur, c’est qu’ils disent tous la même chose que moi pour m’empêcher de le faire. Et ça fait des années que cela dure!… Si d’autres que moi mettaient en application mes idées, je serais heureuse. Vous savez, j’ai trois enfants, je fais beaucoup de sacrifice dans ma vie personnelle. Si demain quelqu’un d’autre que moi appliquait ces idées-là, je serai ravie de faire autre chose. Le problème, c’est que, à chaque campagne présidentielle on vient puiser dans nos idées et, chaque fois qu’ils arrivent au pouvoir, ils font exactement l’inverse !(…)

(…)

F.-S. Mais, concrètement, qu’est-ce que vous entendez par « lutter férocement » ?

M. L. P-  » Cela veut dire arrêter l’immigration. Cela veut dire arrêter les financements des pays qui financent les djihadistes : voyez le Qatar qui, aujourd’hui, prend des participations dans nos entreprises stratégiques, investit dans nos banlieues, investit dans le football avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy. Cela veut dire lutter contre cette hybridation entre fondamentalisme islamiste et le banditisme dans nos quartiers. Cela veut dire la suppression des aides sociales aux récidivistes. Quand on pense que M. Merah bénéficiait du RSA, bénéficiait des aides au logement alors que des millions de Français crèvent la dalle !… Il y a huit millions de pauvres dans notre pays et à combien de récidivistes verse-t-on l’argent durement gagné par les Français plutôt que de le réserver aux honnêtes gens ? Est-ce qu’on ne doit pas arrêter l’angélisme, et surtout l’électoralisme ?

Retrouver la retranscription de l’interview sur le site de France Soir.

Les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser Entretien avec François Asselineau

François Asselineau est haut fonctionnaire à Bercy et préside l’Union Populaire Républicaine (UPR)

FP. Pourquoi serait-il bon pour la France de sortir de l’euro, alors que les experts les plus autorisés nous promettent toutes sortes de catastrophes politiques et économiques si cela arrive ?

FA. Vous avez raison de préciser « autorisés », puisque ce sont toujours les mêmes prétendus experts qui sont « autorisés » à parler dans les médias. Pendant près de vingt ans, avant et après le traité de Maastricht, ils nous ont expliqué que l’euro serait un miracle économique, porteur de croissance, de protection et de stabilité. Depuis deux ans, ils nous expliquent que la sortie de l’euro signifierait la guerre, l’Apocalypse, ou le fascisme !
N’est-il pas un peu fort que les seuls « autorisés» à plastronner dans les médias sont ceux dont toutes les prévisions antérieures ont été démenties à 100 % par les événements ? Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est une inflation rampante, un million d’emplois industriels perdus, le taux de croissance régional le plus bas au monde et des États en faillite les uns après les autres, excusez du peu ! Nous servons à présent de variable d’ajustement des stratégies économiques de la Chine et des États-Unis.
Pourtant, d’autres voix et non des moindres se font entendre : Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux prix Nobel d’économie. Le premier a écrit en janvier 2012, faisant un parallèle entre l’étalon-or dans lequel étaient englués les pays développés après la crise de 1929 et l’euro aujourd’hui : « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ». Le second que « vu comme le système se comporte, l’Europe se porterait sans doute mieux s’il s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain ». En France, Alain Cotta, Jacques Sapir et Emmanuel Todd disent à peu près la même chose. Les contraintes de la réalité sont en train de balayer les affirmations idéologiques de tous ces économistes et décideurs qui refusent de comprendre les enseignements de l’histoire. Car l’histoire monétaire mondiale a montré, depuis l’Antiquité, que toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser.

Le recouvrement de notre souveraineté nous permettra, maîtres de notre destin, d’utiliser les instruments monétaires et douaniers pour doper la compétitivité et relocaliser la production, tout en s’adaptant à la conjoncture. Cette analyse est confirmée par les faits : les exemples existent, que ce soit l’Islande ou la Suède (pour ce dernier cas, voir une conférence où je détaille tous ces arguments).

FP. Comment expliquer l’erreur historique qu’est semble-t-il selon vous, la construction européenne ? La conséquence d’un complot contre les peuples européens, et singulièrement contre la France ? Si oui quels en sont les auteurs ?

FA. Les gens nomment « complot » ou « hasard » ce qu’ils ne comprennent pas dans la politique. Dans « Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », titre fort à propos, Jean Yanne fait dire à l’un de ses personnages que « la manipulation des élites est encore plus facile que celle des masses ». Rien n’est plus vrai concernant l’Europe. Les perspectives de carrière, la manipulation de sentiments généreux, et l’idée du caractère vulgaire et « suspect » de tout ce qui est national ont suffi à convaincre les nôtres.
Les services d’influence américains ont d’ailleurs particulièrement veillé à placer l’Europe sous l’influence mentale de leur « soft power », depuis les Accords Blum-Byrnes de 1946, imposant à la France la diffusion de films américains sur son territoire en échange des fonds du Plan Marshall. Continuer la lecture de Les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser Entretien avec François Asselineau

Mohamed Merah n’était pas français !

Dès que l’auteur des attentats de Montauban et de Toulouse a été connu, les médias de l’oligarchie ont pris leur marque : après avoir défini les victimes comme des « soldats d’origine maghrébine » et des « enfants juifs », leur assassin a été présenté, lui, comme « un jeune homme », « un jeune Français », « un Français », « un Français de Toulouse », « un jeune Toulousain français ». Et Le Point a fait sa couverture sur « Le fou d’Allah français ». Français, vous dis-je !

Ainsi les victimes ont été présentées par leur origine ethnique et/ou religieuse. L’assassin, lui, non par son origine (maghrébine, algérienne, musulmane) mais par l’une de ses deux nationalités. La française, comme de bien entendu !

Français ? Ni par la civilisation, ni par la culture, ni par les sentiments !

Et pourtant Mohamed Merah n’était pas français. Certes, il avait des papiers français. Mais Mohamed Merah n’était français ni par la civilisation, ni par la culture, ni par les coutumes, ni par les sentiments.

Mohamed Merah était une petite racaille, comme tant d’autres, qui haïssait la France. C’est pour cela qu’il s’en est pris à des soldats portant l’uniforme français.

Mohamed Merah était shooté au Coran : « Il s’est autoradicalisé tout seul en lisant le Coran en prison », selon Bernard Squarcini, chef de la DCRI. Or le Coran, ce n’est pas seulement un livre religieux, c’est un ensemble de prescriptions législatives et sociétales. La charia est sans doute un élément de l’identité de l’Arabie Saoudite et de beaucoup de pays arabo-musulmans mais elle est parfaitement contraire à l’identité française.

Big Brother au service de l’Hégire

Mohamed Merah ne s’identifiait pas à l’histoire de France mais à celle de l’oumma musulmane, ce que le grand imam de Bordeaux, Tarek Oubrou, justifie ainsi : « Il faut que l’histoire de France soit réécrite à la lumière de la présence musulmane ». C’est Big Brother au service de l’Hégire !

Et l’imam de Bordeaux de poursuivre ainsi son propos : « Cela permettrait aux jeunes de culture musulmane de se retrouver dans le programme enseigné à l’école et de ne pas se sentir stigmatisés. » Sur un point au moins l’imam de Bordeaux a raison : il y a bien une culture musulmane différente de la culture française, c’est-à-dire de la culture européenne d’expression française.

« Rapatrier » le corps en Algérie
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Christophe Guilluy : « En France, les classes moyennes ont disparu » (vidéo)

Christophe Guilluy est géographe. Il est l’ auteur de « Fractures françaises ». Et c’est certainement l’un des meilleurs livres de sociologie de ces 20 dernières années. Christophe Guilluy y révèle une situation des couches populaires très différente des représentations caricaturales habituelles. Leur évolution dessine une France minée par un séparatisme social et culturel, une crise profonde du « vivre ensemble ».

Le nouvel Obs lui a donné la parole. C’est une bonne idée, et c’est assez rare pour être souligné.
Entre les bobos et les « nouvelles classes populaires », le divorce est consommé pour le géographe Christophe Guilluy. Il expose sa conception des deux France, métropolitaine et périphérique dans un « Atlas des nouvelles fractures sociales en France ».

Les nouvelles classes populaires sont hostiles à une immigration qui apparaît à leurs yeux comme la déclinaison locale de l’ultra-libéralisme. Entre les tenants d’une mondialisation heureuse et ceux qui vivent l’hyper-réalité de la mutation, le divorce culturel est consommé.

Pour Christophe Guilluy, la mondialisation qui s’est opérée ces 20 dernières années a métamorphosé la question sociale aussi profondément que la révolution industrielle au XIXe siècle. Les classes moyennes se sont déchiquetées, remplacées par les « nouvelles classes populaires » que tout oppose à la France des métropoles.

Les enfants de la France périphérique observent en silence que le recrutement prioritaire à Science Po concerne les étudiants des Zones urbaines sensibles. Jamais eux.

25 ans de mondialisation ont chambardé de fond en comble la sociologie de ce pays. La classe moyenne centrale n’est plus seulement émiettée. Elle a disparu. (…) Il y avait l’intégration par le travail et la promotion sociale d’une génération à l’autre. Il y a aujourd’hui un sentiment de dépréciation, de vulnérabilité, et la menace de la désintégration.(…) Qu’ils soient ouvriers, paysans, indépendants, ou cols blancs précarisés, ce sont eux qui subissent depuis un quart de siècle les délocalisations d’activité, la déflation salariale, la précarité et le chômage.

Une certitude : leur vision du monde est aux antipodes de celle des catégories supérieures, branchés sur le marché mondial. Deux cultures entrent en collision. Autant les bobos surdiplômés des coeurs de métropole évoluent avec aisance dans les flux mondiaux et sont familiers du multiculturalisme, autant les nouvelles classes populaires sont assignées à résidence et hostiles à une immigration qui apparaît à leurs yeux comme la déclinaison locale de l’ultra-libéralisme.(…)

L’entrée dans une société multiculturelle n’est pas qu’une simple péripétie. C’est une mutation anthropologique gigantesque.

Le libre échange des capitaux, des produits et des hommes a restructuré l’espace français de fond en comble. A peu près comme l’industrialisation avait remanié le monde rural. Dans cette nouvelle géographie sociale, je distingue d’abord une France métropolitaine concentrant les salariés les plus actifs et les plus mobiles. De l’autre côté, une France périphérique sur la défensive. Celle des nouvelles classes populaires… Elle représente 60% de la population. (…)

À l’écart du développement métropolitain, Continuer la lecture de Christophe Guilluy : « En France, les classes moyennes ont disparu » (vidéo)

Nicolas Dozes : « Il n’y aura pas de solution de sortie de crise »

La crise a disparu des écrans radar. Sarko peut faire son Show. Mentir. Tromper. Enfumer. Le pyromane se fait pompier. Le tortionnaire devient le torturé. Hier fédéraliste aujourd’hui souverainiste pour redevenir fédéraliste demain. Et François Hollande ?. Et François Bayrou ? Des européistes gênés. Ils ont tout signé. Ils devraient même se réjouir, c’est leur rêve qui s’accomplit.

Nous ne sommes plus au bord du gouffre… nous sommes dans le gouffre. Ils vous avez promis l’opulence, vous aurez la misère…. bien fait pour ceux qui ont été assez crédules et crétins pour les croire, tant pis pour les autres.

L’euro a fait croire qu’on pouvait vivre comme des allemands. Emprunter comme des Allemands. C’est tout simplement terminé. Donc maintenant si on veut continuer avec l’euro, il faudra baisser les dépenses publiques…

La rentabilité des entreprises françaises au plus bas depuis… 1985

Si les groupes du CAC 40 se portent bien, ce n’est pas le cas pour l’ensemble des entreprises installées en France : leur taux de marge (taux de profit brut) est tombé fin 2011 à son niveau le plus bas depuis 26 ans, selon l’Insee. Pendant ce temps-là, celui de leurs concurrentes allemandes progresse…

Pour les particuliers, la conjoncture n’est pas folichonne, si l’on en croit les derniers comptes trimestriels publiés ce mercredi par l’Insee. Leur pouvoir d’achat a stagné au cours du dernier trimestre 2011, et a même baissé de 0,2% si l’on raisonne par unité de consommation (grosso modo, par individu) et non en masse. Sur l’ensemble de 2011, il aurait tout juste augmenté de 0,4%.

Mais ce ne sont pas seulement les ménages-consommateurs qui ne sont pas à la fête. Les entreprises françaises (sociétés non financières, pour être précis) ne se portent pas si bien, leur rentabilité se dégrade. Leur taux de marge (excédent brut d’exploitation/valeur ajoutée, correspondant grosso modo à un taux de profit brut avant intérêts et impôts) est tombé à 28,7% au dernier trimestre 2011.

C’est le niveau le plus bas constaté depuis la fin 1985. A l’époque, les sociétés sortaient d’une période de comptes fortement dégradés, sous l’effet du second choc pétrolier : leur taux de marge était tombé à un minimum historique de 22,1% au cours de l’été 1982. Il était remonté progressivement à partir de 1985, grâce au contre-choc pétrolier et à la modération salariale imposée par le gouvernement socialiste à partir de la mi 1982.

 

Divergence avec l’Allemagne

Depuis la fin des années 80, ce taux de marge est, le plus souvent, sensiblement au dessus de 30%. Dans une note parue récemment, l’Institut de l’entreprise souligne la divergence d’évolution entre la rentabilité des entreprises françaises et allemandes. « Sur la période 2000-2008, le taux de marge allemand a progressé pour atteindre 41,7%, tandis que le taux de marge français est demeuré stable à 32,8% » relèvent les experts. Depuis 2008, la rentabilité en France a donc, même sensiblement reculé… L’Institut de l’entreprise ajoute que « la faiblesse des marges françaises limite le recours à l’autofinancement, et contribue à augmenter la charge financière des entreprises, les rendant par là plus sujettes à un retournement conjoncturel de l’offre de crédit ».

Les profits du CAC 40 très profitables grâce à leur activité à l’étranger
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Florian Philippot (FN) débat face à Pierre Laurent (PCF/Front de gauche) (Vidéo)

Pierre Laurent n’a jamais été ouvrier. Il n’a jamais vu l’ombre d’un patron. Il ignore tout du monde du travail. Il n’a jamais connu les affres d’un licenciement. Non, Pierre Laurent est le parfait exemple de l’apparatchik du parti communiste. Fils de Paul Laurent, très tôt il a ingurgité la bouillie stalinienne. Il faut dire que papa a adhéré au PCF en 1945 à l’heure de l’épuration et qu’il fut membre du comité central, puis du bureau politique. Conseiller municipal et député de Paris, il sera propulsé numéro 2 du PCF lorsque Georges Marchais en deviendra le premier secrétaire. Autant dire que le papa de Pierre Laurent fut le complice de toutes les atrocités commises par les communistes pendant 50 ans.

À l’age où certain vont trimer à l’usine pour remplir la gamelle, Pierre Laurent ira griffonner des articles sans importance pour l’organe de propagande du parti, l’Humanité. En parallèle à son activité de journaliste « prolétarien », Pierre Laurent mène une carrière d’apparatchik grassement payé par les subsides de l’argent public…
En 2007, Marie-Georges Buffet obtient le score le plus minable de toute l’histoire du PCF à la présidentielle (1,97 %). Elle laisse alors sa place de premier secrétaire à Pierre Laurent. Jusqu’ici fantomatique, le rebelle fonctionnarisé a révélé sa vrai nature de communiste il y a peu.

Pierre Laurent est l’incarnation de ce qu’il faut éliminer dans notre vie politique. Et nous nous réjouissons de le voir se faire fesser par le jeune Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen.

Précisions:

Pendant les 80, 90 et 2000 le PCF a gouverné avec le PS. Ils ont mené ensemble une politique libérale. En mars 2002 le PCF et Jean-Luc Mélenchon sont au gouvernement de Jospin quand celui-ci décide de signer les accords de Barcelone qui engagent les États à « réduire les incitations individuelles à la retraite anticipée » et à reporter l’age moyen européen de départ à la retraite de cinq ans.

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