“Guerre de civilisation” : “Manuel Valls sait-il vraiment ce qu’il dit ?”

Éric Zemmour revient sur la formule employée pour la première fois par le Premier ministre pour faire face au terrorisme islamiste.

Le polémiste s’interroge :

Manuel Valls sait-il ce qu’il dit ? Connait-il le sens des mots qu’il emploie ? Maîtrise-t-il toutes les subtilités de la langue française ? Est-il un provocateur impétueux ou un ignorant ingénu ? Guerre de civilisation ou guerre de civilisations ? Guerre pour la civilisation contre des barbares ou entre civilisations ?

Pour le journaliste, le Premier ministre ne semble pas lui-même en mesure de répondre à ces questions. “Manuel Valls explique qu’il ne fait pas la guerre à l’islam mais au terrorisme, et que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans”.

Une même monnaie ? Olivier Delamarche VS Rachid Medjaoui (vidéo)

Olivier Delamarche contre les diafoirus européistes…. ils sont dingues et racontent n’importe quoi!


 

« Il y a des constats à faire [sur la crise grecque] qui sont plus profonds, mais on va continuer pour les marchés à jouer avec les dates. » En effet, une fois c’est le 30 juin qui est la date décisive, maintenant c’est le 20 juillet. On ne fait que retarder l’échéance. « A chaque fois on nous dit : « c’est la réunion de la dernière chance, c’est ici que tout va se décider » puis à chaque fois on espère qu’on va nous donner encore une minute monsieur le bourreau. »

« Moi je trouve que Tsipras a fait un très joli coup dans cette négociation qui nous a montré tout le week-end d’ailleurs que la démocratie en Europe c’était un lointain souvenir »

« Il faut quand même qu’on explique aux gens que c’est avec leur argent qu’on joue » parce que les déclarations visant à tenter de passer un été tranquille ont un prix, « 30 milliards d’euros », celui des sorties de capitaux de la Grèce.

« On va encore leur presser sur le citron encore longtemps ? »

Pour Olivier Delamarche, « aujourd’hui actons le fait que le seul moyen pour que les grecs s’en sortent, c’est de sortir de l’euro. » Son homologue en revanche considère que « même s’ils sortent, cela ne va pas les exonérer de faire des réformes structurelles » et que donc « [les grecs] sont mieux dedans que dehors. » De plus, toujours pour M. Medjaoui, la Grèce ne dispose pas d’un système d’offre pour « profiter de la dévaluation » de la monnaie qui remplacerait l’euro.

« Je crois que le problème c’est que beaucoup d’économistes sont restés à la première année de fac d’économie »

Olivier Delamarche considère que « c’est les grecs qui ont les cartes en main » à l’heure actuelle et que les politiques européens ne sont plus à même de gérer la situation. « Pourquoi ? Parce que [les grecs] ont déplacé la dette dans les autorités publiques européennes et vous avez une considérable proportion du PIB qui est sortie de Grèce donc qui est en euro. Donc s’ils reviennent à la drachme ils reprennent 50% de pouvoir d’achat de plus dans la minute. »

« Vous ne pouvez pas faire marcher un pays qui n’a pas les mêmes caractéristiques fondamentales que certains autres pays de la Zone Euro au même pas. […] Il y a aujourd’hui beaucoup d’économistes qui ont compris que la Grèce n’aurait jamais dû rentrer dans l’euro. Quand on a un truc qui ne fonctionne pas, pourquoi à tout prix essayer de le faire marcher ? »

« Est-ce que l’Europe doit avoir une même monnaie ? On confond en ce moment Zone Euro et Europe. »

Olivier Delamarche est clair : « Moi je suis ravi qu’il y ait l’Europe, je suis ravis qu’il y ait un marché commun. Est-ce qu’on doit avoir pour ça une monnaie unique ? » Lire la suite

Interview/ Marine Le Pen: l’approfondissement de la relation stratégique avec la Russie, serait un avantage! (vidéo)

Au lendemain des attentats islamiste en Isère, en Tunisie et des vagues de migrants en Méditerranée, le Front National avait choisi de faire le bilan d’un An d’activité au parlement de Strasbourg, à Perpignan . Pas plus de 40 manifestants (dédiabolisation ou apathie?), et par contre beaucoup de camions de CRS.

Avec 24 eurodéputés et un groupe regroupant la tendance souverainiste en Europe, le Front National fait désormais poids au parlement européen. Dans le discours de Marine Le Pen, on Lire la suite

Pour la fermeture immédiate des 89 mosquées salafistes et l’expulsion des imams radicaux étrangers !

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Secrétaire général du Front National

D’après un rapport du Ministère de l’Intérieur, le nombre de moquées sous l’emprise de groupes salafistes s’élève aujourd’hui à 89 contre 44 en 2010, soit plus du double en l’espace de 5 ans.

Cette forte poussée salafiste dans les mosquées sous les mandats respectifs de Nicolas Sarkozy et de François Hollande signe l’échec total de leur politique en matière de lutte contre l’islamisme radical. Elle traduit l’immobilisme et les compromissions des gouvernements qui se sont succédé, cédant aux revendications politico-religieuses, faisant Lire la suite

Bernard Monot (FN) : «la fin de l’euro est inéluctable» (Vidéo-Figaro)

Invité du Talk ce lundi, l’eurodéputé FN en charge du programme économique du parti s’est exprimé sur la crise grecque et la menace d’une sortie du pays de la zone euro.


Bernard Monot: «la fin de l'euro est inéluctable» par lefigaro

Pour Nicolas Sarkozy, serviteur fidèle de l’oligarchie, Alexis Tsipras est cynique et irresponsable.

Entendre Sarkozy parler de cynisme, d’irresponsabilité au sujet d’Alexis Tsipras devrait provoquer une crise de démangeaison chez ceux qui ont encore un peu de mémoire politique.

Ce bandit a bafoué le vote des français sur la constitution européenne. En 2011, il a tout mis en oeuvre pour interdire le référendum des grecs sur la sortie de l’euro comme l’avait envisagé le premier ministre de l’époque George Papandreou. Il a donné la Libye aux islamistes qui se sont empressés d’ouvrir leurs frontières afin que nous soyons submergés par une immigration africaine qui s’échoue aujourd’hui sur nos côtes. Il a aggravé la dette de la France, son chômage, sa fiscalité, et a fait entrée 1,3 millions d’immigrés en 5 ans. Il a également supprimé la double peine, a voulu inscrire dans la constitution le mot diversité pour imposer de force aux Français « la république » du métissage, a été le premier président à faire entrer dans les programmes scolaires la théorie du genre tout en supprimant des pans entiers de notre Histoire; il a continué la politique de repentance et de victimisation des minorités, a consacré des millions d’euros aux banlieue et aux associations communautaires, il a permis aux délinquants condamnés à deux ans de prison de ne pas faire leur peine, a livré le CFCM aux frère musulmans de l’UOIF … etc….

Et aujourd’hui, pour sauver l’euro et faire plaisir aux banques, il est prêt à tout pour que les français continuent à perdre leur argent dans le tonneau des danaïdes grec.

Sarkozy vient une nouvelle fois de prouver qu’il n’a aucun sens politique et qu’il reste un farouche adversaire des peuples et de la démocratie.

Italie : 2.900 migrants secourus en une journée

Près de 2.900 migrants ont été secourus dimanche au large de la Libye. Un chiffre qui porte à 68.000 le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants recueillis par nos voisins italiens depuis le début de l’année. Un record.

682401bf74462417d335d5e23a4ce703-627x418

Dimanche, les gardes-côtes italiens ont coordonné le sauvetage de 21 embarcations en difficulté, mobilisant des navires italiens, mais aussi des bâtiments militaires britannique, irlandais et espagnol, ainsi que le Phoenix, affrété par les organisations humanitaires Moas et Médecins sans Frontières. Les migrants secourus doivent débarquer pour la plupart lundi dans les ports de Sicile et du sud de la péninsule.

Ces arrivées porteront à près de 68.000 le nombre de migrants débarqués en Italie depuis le début de l’année, selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soit encore plus que le précédent record de 63.885 arrivées enregistrées par les autorités italiennes pendant les six premiers mois de 2014. Parallèlement à ce flux, les arrivées ont explosé en Grèce : plus de 80.000 depuis le début de l’année, dont les trois-quarts par la mer.

Et malgré la mobilisation des secours, le voyage reste risqué : au moins 1.800 migrants sont morts ou ont disparu entre la Libye et l’Italie cette année, ainsi que 27 autres au large de la Grèce. Lire la suite

Quand Nicolas Sarkozy prétendait avoir sauvé la Grèce

En 2011:
« Si je n’avais pas été là, il n’y aurait pas eu d’accord (…). J’ai fait exactement comme Henry Fonda dans un film que j’adore, « Douze hommes en colère », qui retourne un à un les jurés pour sauver la tête d’un jeune homme promis à une condamnation à mort. J’ai retourné les uns après les autres les chefs d’Etat et de gouvernement, ceux qui voulaient faire peur à la Grèce (…). J’espère qu’on aura l’honnêteté de le reconnaître ». « Ils pourront dire ce qu’ils veulent les socialistes. Ce n’est pas un président normal, comme se revendique Hollande, qui aurait réussi à trouver une solution à la crise (…). Cela n’a pas été facile de convaincre tout le monde, il a fallu passer sept heures avec Merkel… »

Attentat en Tunisie : pour Olivier Ravanello « La France doit assumer ses responsabilités » sur ce qu’elle a fait en Libye.

On dit merci Sarkozy, BHL, Juppé….


 

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a fait 38 morts à Sousse en Tunisie, Olivier Ravanello, spécialiste des questions internationales, revient sur les responsabilités de la France dans ce qui se passe actuellement en Libye. La région est déstabilisée depuis la chute du régime Kadhafi, ce qui a un impact direct sur son voisin, la Tunisie.

Entretien avec Aymeric Chauprade: « Pas de place pour les « tièdes » dans le combat contre le totalitarisme islamique »

Nous en sommes déjà au stade de devoir protéger toutes nos synagogues et de « prier pour que rien n’arrive à nos églises » ! Alors, posons-nous la question de savoir quel sera l’état de la France quand nous serons arrivés à une proportion de 30 % de musulmans.

648x415_aymeric-chauprade-conseiller-special-marine-pen-questions-internationales-tete-liste-rassemblement-bleu-marine-europeennes

« La France est en guerre avec des musulmans », disiez-vous dans une vidéo qui vous a valu bien des ennuis avec votre propre parti. Vous le maintenez ?

J’aurais préféré me tromper ! Oui, la France est en guerre avec des musulmans, elle est en guerre avec une part non négligeable des musulmans qui vivent à l’extérieur ou chez nous, profitent d’ailleurs des largesses de notre État-providence tout en étant hostiles à ce que nous sommes, à nos valeurs, à notre civilisation.

Il faut avoir le courage de le dire, parce que c’est une vérité essentielle à reconnaître si nous voulons maintenir l’unité de notre nation. S’il devait y avoir une seule raison ayant justifié mon passage de la société civile à l’engagement politique, c’est cette conviction profonde que le totalitarisme islamique nous mène une guerre implacable, et que notre classe politique refuse de regarder cette réalité en face, comme elle a refusé de le faire dans les années 30 face aux totalitarismes nazi et communiste.

Le terrorisme continue d’être analysé en France comme une simple manifestation criminelle, comme une sorte de désordre psychologique (avez-vous remarqué cette épidémie de « fous » qui crient « Allah Akhbar » en agressant des gens ?) appelant des réponses sociales et judiciaires. Or, le terrorisme islamique, c’est l’expression, pour l’instant sporadique, d’une guerre mondiale contre ce que nous sommes, et cette guerre est d’autant plus inquiétante que son réservoir de recrutement en Europe est énorme.

Vous êtes d’accord avec Christian Estrosi quand il parle de « 5e colonne » à propos des islamistes en France ?

Peu importe de savoir si c’est lui qui est d’accord avec moi ou l’inverse, et puis il y aussi Nadine Morano ou Jacques Myard et d’autres encore qui emploient cet expression de « 5e colonne » pour désigner le puissant ennemi intérieur qui est en train de grandir sur le territoire national. Quand il s’agit de résistance face à l’ennemi, il faut être capable de refuser le sectarisme politique…

Le problème, c’est que cette 5e colonne, ce ne sont pas seulement les 5.000 fiches dites « S » que l’on ne surveille même pas, c’est plus que cela, c’est l’immense armée des sympathisants, de ceux qui se sentent de l’Oumma plus que de France, de ceux qui, à mesure que le rapport de force démographique leur est favorable, sont de plus en plus tentés par le passage à l’acte. J’ose le dire, l’unité d’une nation est incompatible avec une masse de gens qui rêvent mentalement de prendre le dessus sur vous, de mettre à terre votre civilisation, et ces gens-là, j’en suis le premier désolé, mais ils sont déjà des centaines de milliers en France.

Marine Le Pen refuse de reprendre à son compte l’expression « Grand Remplacement » lancée par Renaud Camus. Vous n’avez pas les mêmes réticences…

Dépassons les débats sémantiques, car parfois les mots sont liés à telle ou telle tendance politique, et allons à l’essentiel. L’essentiel, c’est de reconnaître que la France est confrontée à un choc migratoire massif, d’origine extra-européenne, qui a pour conséquence un choc culturel, lequel choc culturel est d’autant plus problématique qu’il se produit entre notre civilisation judéo-chrétienne et l’islam.

Regardons cette réalité : avec « seulement » 10 à 15 % de musulmans au sein de la population française, nous en sommes déjà au stade de devoir protéger toutes nos synagogues et de « prier pour que rien n’arrive à nos églises » ! Alors, posons-nous la question de savoir quel sera l’état de la France quand nous serons arrivés à une proportion de 30 % de musulmans.

Oui, la population française de souche est progressivement remplacée par une population extra-européenne, c’est un fait. Et oui, ce processus de substitution ethnique n’assure pas la question de la survie de notre culture puisque le mécanisme d’assimilation ne fonctionne plus. Quand est-ce que les politiques auront, eux aussi, en France, le droit aux évidences historiques ?

Ces constats d’ordre historique et géopolitique ne préjugent bien entendu pas du comportement loyal que chacun peut avoir, quelle que soit son origine ethnique ou culturelle.

On sent la gauche gouvernementale désarmée face aux attentats islamistes. Demain au pouvoir, quelles mesures concrètes prendriez-vous pour protéger les Français ? Lire la suite

La Grèce instaure un contrôle des capitaux (vidéo)

Si Tsipras veut mettre en œuvre son programme (que nous considérons comme très néfaste sur le plan de l’immigration mais aussi sur certaines dispositions étatiques) il faudra qu’il sorte de l’euro comme nous l’avons toujours dit. Sarkozy, Hollande, Merkel, le FMI, la BCE et l’UE nous ont fait perdre 7 ans et beaucoup d’argent.

Au delà de la Grèce c’est aussi un combat géopolitique qui est en train de se jouer. Car quoiqu’il arrive, la Russie cherchera à damer le pion à l’Union Européenne. Et si la Grèce sort de l’euro, et qu’elle parvient garce à celà à retrouver une stabilité; alors ce sera la démonstration définitive que les plans menées par la Troïka étaient la pire des solutions.

Pour l’oligarchie qui nous gouverne, cette solution serait le pire des scénario. Il faut donc que la Grèce s’attende à une attaque coordonnée de la caste politique, de l’ue, des média et de la finance.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Alexis Tsipras a appelé les Grecs à ne pas céder à la peur. Pourtant ils étaient des centaines, samedi, à faire la queue devant les distributeurs de billets pour retirer leur argent des banques.

Par peur d’une faillite des banques, par peur d’un contrôle des capitaux par la BCE, ou tout simplement pour se préparer à tous les scénarios possibles.

Grexit: les banques et la bourse grecques resteront fermées lundi

Le gouverneur de la banque centrale grecque a annoncé dimanche que la bourse d’Athènes n’ouvrira pas lundi. Par ailleurs, Le directeur général de la Piraeus Bank, la première banque grecque, dit que les banques grecques n’ouvriront pas demain. Le but, alors que les négociations avec l’Eurogroupe et le FMI sur le règlement de la dette, sont dans l’impasse, serait d’éviter une panique bancaire.

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche qu’elle continuait de fournir des liquidités aux banques grecques, laissant de facto la porte ouverte à une solution politique pour éviter l’effondrement de l’économie grecque et le « Grexit ».

Le Premier ministre Alexis Tsipras, tirant les conséquences de l’échec de ces cinq mois de négociations avec les créanciers du pays -UE, BCE, FMI- avait provoqué la stupéfaction en annonçant à la télévision, dans la nuit de vendredi à samedi, un référendum à tenir dès dimanche prochain.

« Front national 2.0 : pourquoi Florian Philippot a raison »

Jean-Marie Le Pen privé de sa présidence d’honneur, puis exclu du groupe que le Front national vient de former au Parlement européen, après s’être déclaré « en guerre contre Florian Philippot ». C’est le conflit familial qui repart ?

Les journalistes et les gens de droite ont un point commun : leur irrésistible tendance à transformer les sujets politiques en sujet « people ». Avec la guerre des générations au FN, ils s’en sont donné à cœur joie : le père contre la fille, la fille contre le père, la comparaison avec les Atrides, avec le roi Lear de Shakespeare, avec Dallas, et que sais-je encore. Après quoi, chacun s’est amusé à distribuer les bons et les mauvais points : « Marine la parricide », la « gentille Marion », le « méchant Philippot », le « fidèle Gollnisch », etc. Autant d’enfantillages, alors que l’on était devant une question de principe assez simple. Aucun parti politique ne peut admettre que l’un de ses membres tienne des propos de nature à nuire à la ligne qu’il a adoptée. Cela vaut pour les simples adhérents comme pour les dirigeants. Si Marine Le Pen ne s’en était pas tenue à ce principe, ce n’est pas de piété filiale qu’elle aurait fait preuve, mais de népotisme. Jean-Pierre Chevènement, quand il a quitté le gouvernement, disait qu’« un ministre, ça ferme sa gueule ou ça s’en va ». Si Jean-Marie Le Pen était en désaccord avec les orientations du parti qu’il a fondé, il aurait mieux fait d’en démissionner. Cela lui aurait épargné d’inutiles humiliations. S’en tenir aux questions de personnes est l’une des pires façons de concevoir la science politique.

Et que nous dit la science politique ?

Elle nous dit d’abord que le grand phénomène politique de ces dernières années est l’apparition d’un populisme du peuple, que les partis populistes s’efforcent aujourd’hui de capter. Et que le populisme n’est pas l’« extrême droite », comme le répètent paresseusement les tenants de l’idéologie dominante. Dans les années 1930, les ligues nationalistes opposaient des idées de droite aux partis de gauche. Le populisme oppose le peuple aux élites, ce qui n’est pas du tout la même chose. Comprendre en quoi le Front national a changé, c’est comprendre qu’il a cessé d’être un mouvement nationaliste pour se muer peu à peu en parti populiste. Bien entendu, il y avait déjà du populisme dans l’ancien FN, comme il y a encore du nationalisme dans le nouveau. Mais l’accentuation n’est pas la même. Qu’une certaine droite ne s’y reconnaisse plus est tout à fait normal. Cela explique les réactions de Jean-Marie Le Pen, tout comme celles de Gollnisch, car leur logiciel a fait son temps. Ils restent attachés à des formes et des thématiques que la vague de populisme actuel a complètement dépassées.

Le fait est que le FN n’a pas que des amis à droite…

Depuis la disparition de Ras l’front, les deux journaux les plus hostiles au Front national sont Rivarol et Minute, ce qui devrait quand même donner à penser. Quant à Valeurs actuelles, qui vient d’être vendu à l’affairiste franco-libanais Iskandar Safa, l’homme le plus riche du Liban après la famille Hariri, contre qui un mandat d’arrêt international avait été lancé en 2002 et qui fut interdit de séjour sur le territoire français pendant plusieurs années, son directeur général, le « Young Leader » Yves de Kerdrel, grand ami d’Emmanuel Macron, a bien l’intention d’en faire dans les mois qui viennent le journal de campagne de Sarkozy.

On évoque un FN qui serait de gauche dans le nord de la France et de droite dans le sud. Cela implique-t-il des stratégies contradictoires ou complémentaires ? Lire la suite