Fusion des régions Picardie et Champagne-Ardenne : Hollande a-t-il coupé l’herbe sous le pied de Marine Le Pen ?

La coprésidente du groupe écologiste se demande si le président n’a pas agi pour éviter de donner une « grande région à Marine Le Pen » dans le Nord.

8Xy0RJsLe président de la République s’est-il livré à une manoeuvre politique en fusionnant les régions de Picardie et de Champagne-Ardenne ? C’est en tout cas ce que suggère la coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale. Barbara Pompili se demande ce mardi si François Hollande a écarté l’idée de fusionner les régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais pour ne pas donner « une grande région à Marine Le Pen ». « On ne luttera pas contre le Front national en faisant des bidouillages institutionnels. On luttera contre le Front national et on réussira à le battre en faisant des bonnes réformes qui changent la vie des Français », a déclaré cette élue de la Somme (Picardie) lors d’un point de presse.

Dans la carte décidée lundi par le chef de l’État, la Picardie fusionne avec Champagne-Ardenne tandis que le Nord-Pas-de-Calais reste autonome. « Il suffit de regarder la carte et Lire la suite

Plainte du FN contre les Jeunes socialistes pour menaces de mort

Le Front national a annoncé mercredi le dépôt d’une plainte à Paris pour « menaces de mort » contre le Mouvement des jeunes socialistes (MJS), en raison d’un commentaire posté sur un site internet, une procédure qu’a dénoncé le MJS.

349463tags13« Sur le site internet (du MJS), plus particulièrement la page de la section des Bouches-du-Rhône, a été récemment publiée la réaction d’un dénommé Florian Richard à la création par le Parti socialiste d’une ‘plate-forme de surveillance des élus du Front National’ », écrit l’avocat et trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, dans sa plainte dont il fait part dans un communiqué.

« Cet écrit de M. Richard est le suivant : ‘moi je propose une chasse au FNiste sous forme de prime (on bute un dirigeant = on a une prime) vivement’. [...]

M. de Saint-Just a toutefois transmis à l’AFP une capture d’écran du message, qui se trouve en réalité non sur le site internet du MJS 13 mais sur la page Facebook nationale du MJS. Le message de M. Richard y figurait bien mercredi à 14H00, suivi d’une émoticône représentant un visage tirant la langue. [...]

Dans son communiqué, M. de Saint-Just dénonce aussi un graffiti tracé sur la permanence du FN à Paris, photo à l’appui, sur laquelle on peut lire : « Aujourd’hui les tags, demain les bombes ». « Dès que le MJS a eu connaissance de ce commentaire, cet après-midi, il l’a fait supprimer. On a signalé à Facebook et bloqué l’utilisateur parce que les appels au meurtre n’ont pas leur place sur notre page Facebook », a déclaré la présidente du MJS Laura Slimani. [...]

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Lyon : 100 000 euros de subventions aux antifas libertaires autogérés

Libre Journal de l’identité: “ Guerre du Kossovo” : L’Europe est morte à Pristina. (radio)

Pierre-Alexandre Bouclay recevait Jacques Hogard, colonel, chef d’entreprise et Julien Rochedy, directeur national du Front national de la jeunesse. Thèmes : “les élections européennes, la guerre du Kossovo”.

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Il faut prendre au mot tous ceux qui renient publiquement leur qualité de Français !

Entretien avec Renaud Camus

L’arrestation de Mehdi Nemmouche pose de façon brûlante la question des Français partis pour le djihad en Syrie et qui reviennent complètement “endoctrinés”. Que faut-il faire selon vous ?

L’arrestation de Mehdi Nemmouche pose surtout de façon brûlante la question du sens, du sens des mots, et d’abord de ce mot de français, un Français, trois cents Français, sept cents Français, dont le pouvoir remplaciste se gargarise et dont l’absurdité dans cette acception n’est plus tolérable. Le dogme antiraciste expire. Il n’avait pour lui que la légitimité du “plus jamais ça” qui le fondait. Mais cette légitimité, que nul ne conteste, ne peut pas imposer plus longtemps l’extravagance des contenus, soumis à un nominalisme délirant qui prétend que n’importe qui ou n’importe quoi peut être appelé n’importe comment, sur un coup de tampon. Nemmouche et ses pareils sont français au sens où Germanicus était germain : parce qu’il avait conquis la Germanie. L’antiracisme est un roi légitime, mais dément. On n’a vu longtemps que sa légitimité, incontestable ; on ne distingue plus que son délire.

Certains parlent de “déchéance de nationalité”. Un mal nécessaire ?

Un mal ? Pourquoi un mal ? Il n’y a qu’à gagner pour tout le monde à rendre aux mots leur poids et leur épaisseur de sens, et à retirer aux choses, aux êtres, aux significations, les appellations abusives dont on les a revêtus. Il n’y a aucun mal, même pour eux, à exaucer les vœux des djihadistes “français”, et de tous ceux qui renient publiquement leur qualité de Français. Ceux-là, il faut les prendre au mot : la remigration est à ce prix. Le pénible Mundial de football, qui s’annonce, devrait offrir de belles occasions, avec tous les matches prévus de l’équipe d’Algérie, de faire un tri, de mieux connaître les appartenances et les souhaits des uns et des autres, et d’agir en conséquence, en respectant soigneusement les affiliations affichées.

Apparemment, les prisons françaises seraient un terreau fertile pour la “ radicalisation”. En 2008, on chiffrait déjà à 60 % la part des détenus musulmans. Comment contrôler ce qui se passe à l’intérieur des établissements pénitentiaires ? Lire la suite

Médaille de la famille française à Dijon : seize mères décorées

Samedi, seize mères ont ­reçu l’insigne de la famille française des mains de ­Françoise Tenebaum, ­adjointe au maire et vice-présidente du CCAS de ­Dijon et du conseil régional, salle de Flore.

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Accompagnée de représentants du CCAS, de la CAF, de l’Udaf, des familles de France de Côte-d’Or et des Familles dijonnaises, Françoise Tenenbaum a rappelé, au nom d’Alain Millot, tout le mérite de ces femmes et de ces familles qui ont su élever et accompagner leurs nombreux enfants jusqu’à l’âge adulte en leur transmettant les valeurs fondamentales de la vie en société.

Durant cette cérémonie, Mmes Addi, Affan, Allali, El Bakkouchi, Asnar, Boussouf, El Gharbi, El Moussaoui, Grenier, Kamli, Naui, Rabhi, Remili, Rousseaux, Stitou et Wiaouf ont reçu la médaille de la famille française, ainsi qu’un diplôme de l’Udaf, 700 € du CCAS et un bouquet de fleurs.

Source

Enfoncée dans la crise, l’Espagne aux prises avec la pauvreté de ses enfants

Même avant la crise, Patricia Martin avait du mal à faire vivre sa famille de trois enfants sur le salaire modeste de son mari, balayeur. Lorsque la tempête économique a frappé l’Espagne, le foyer a glissé vers le dénuement.

280005pobrezainfantilTemps de travail réduit, salaire de 900 euros divisé par deux : la vie est dure dans leur petit appartement de Vallecas, un quartier populaire du sud de Madrid.

Le couple est menacé d’expulsion, avec plus d’un an de loyers impayés. Ils dépendent de banques alimentaires pour nourrir leurs enfants, qui doivent faire cinq kilomètres à pied pour aller à l’école. Il n’y a plus d’argent pour le bus.

« Si je n’ai rien à leur donner pour qu’ils emportent un goûter, je fais comme si j’avais oublié de le préparer », confie cette femme de 30 ans, tandis que son fils, âgé de sept ans, et ses deux filles, de huit et dix ans, jouent dans un parc près de la maison.

« Ils ne disent rien mais c’est très dur », ajoute-t-elle, des larmes plein les yeux. « Je m’efforce de leur rendre la situation moins pénible ».

Six ans après l’explosion de la bulle immobilière qui a détruit des millions d’emplois et lancé le début de la crise dans le pays, l’Espagne fait face à une forte hausse de la pauvreté infantile.

Un demi million d’enfants ont rejoint depuis 2007 la catégorie des petits risquant de tomber dans la pauvreté, portant le total à 2,5 millions, selon une étude de l’ONG espagnole Educo, spécialiste de l’enfance.


Et la cruauté du phénomène se voit dans les cours de récréation. « Ils viennent à l’école mal habillés et sans avoir bien mangé », témoigne Modesto Diez, curé et directeur de l’école catholique semi-publique San Pedro y San Felices, située à Burgos, dans le nord de l’Espagne.

« Ils n’ont pas d’électricité ni d’eau à la maison, ils vivent dans des logements Lire la suite

Sans-papiers : les dépenses de soins en hausse de 25%

Les crédits dépensés en 2013 pour l’Aide médicale d’Etat (AME) ont atteint 744 millions d’euros. Les frais d’hospitalisation expliquent l’essentiel de la hausse.

Ce n’est pas une surprise, mais le chiffre ne manquera pas de faire polémique entre les députés de l’opposition et le gouvernement. Les dépenses budgétaires consacrées à l’Aide médicale d’Etat (AME) ont progressé de 25 % entre 2012 et 2013 pour atteindre 744 millions d’euros l’an dernier, selon le rapport d’exécution de la mission Santé . Un chiffre qui grimpe même à 846 millions d’euros si l’on y inclut les frais avancés par l’assurance-maladie pour le compte de l’Etat en ce qui concerne les soins d’urgence.

L’AME assure une prise en charge à 100 % des soins des personnes en situation irrégulière sur le territoire et disposant de ressources inférieures à 716 euros par mois. Un poste de dépenses que l’opposition juge excessif et qui avait été réformé sous l’ancienne majorité avec l’instauration d’une franchise annuelle de 30 euros. Depuis l’arrivée au pouvoir de la gauche en 2012, cette franchise a été supprimée. Ce qui explique l’essentiel de la hausse de 2013, selon le gouvernement.

Les soins de ville ont augmenté de 16,5 %, mais ce sont surtout les frais Lire la suite

En attendant que les Verts deviennent écologistes…

Entretien avec Alain de Benoist

18495983À l’origine, l’écologie était plutôt de droite. Elle campe aujourd’hui à gauche, voire à la gauche de la gauche. Comment expliquer ce glissement de terrain ?

Avant d’être une idéologie, l’écologie est d’abord une science, fondée en 1859 par le naturaliste allemand Ernst Haeckel pour étudier les relations entre les êtres vivants et leur milieu naturel. La notion d’« écosystème » a été créée en 1935 par l’Anglais Arthur Tansley. En tant que préoccupation politique, l’apparition de l’écologisme est beaucoup plus tardive. Il a d’abord fleuri à droite, car la droite n’a jamais été fâchée avec la notion de « nature ». Laquelle ne s’est développée à gauche qu’à partir d’une mise en cause de l’idéal productiviste héritée de la pensée des Lumières. Aujourd’hui, on peut dire que l’écologie est à la fois conservatrice et révolutionnaire : conservatrice parce qu’elle vise à préserver des équilibres naturels menacés, révolutionnaire parce que cette préservation implique une rupture radicale avec le modèle de « développement » dominant.

L’ampleur du problème peut être difficilement contestée. Au-delà des polémiques stériles sur les causes, anthropiques ou non, du réchauffement climatique, la réalité est là : pollutions systématiques des paysages et des nappes phréatiques, fonte des banquises, déforestation de l’Amazonie, continents de déchets dérivant sur des océans de plus en plus acides, poissons nourris aux œstrogènes et aux matières plastiques, extinction des espèces, destruction de la chaîne alimentaire, etc. Il faut être d’une extraordinaire inconscience pour ne pas voir que la Terre devient une immense poubelle, et que c’est là une menace gravissime pour l’avenir.

On a longtemps cru que les réserves naturelles étaient inépuisables et gratuites. Elles n’étaient ni l’un ni l’autre. Les combustibles fossiles représentent plus de 80 % de l’approvisionnement énergétique de l’humanité. Or, le pétrole est en passe d’atteindre le « pic » au-delà duquel il ne pourra plus être extrait qu’à rendement décroissant, tandis que la demande ne cesse d’augmenter (elle sera, en 2035, de cinq milliards de tonnes par jour). Autrement dit, il en faudra toujours plus et il y en aura toujours moins, ce qui se traduira par une explosion des prix. La moitié seulement du pétrole étant disponible à l’achat par les pays qui n’en ont pas, une baisse de 20 % de la production dans vingt ans, conjuguée avec l’augmentation de la consommation intérieure des pays producteurs, se traduira mécaniquement par une diminution de 50 % de la part disponible pour les pays non producteurs, à commencer par la France, dont la facture énergétique est déjà de l’ordre de grandeur du déficit de sa balance commerciale. Compte tenu de la relation étroite existant entre la consommation d’énergie fossile et l’activité économique, c’est là un redoutable défi. D’autant que le « développement durable » ne fait que reculer les échéances et que les énergies dites renouvelables (éolienne, photovoltaïque, etc.) sont absolument incapables de prendre le relais.

La vérité est que, la Terre étant un espace fini, elle ne peut être le théâtre d’une croissance matérielle infinie : les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ! Et, n’en déplaise aux défenseurs de la « vie », il en va de même de la population, qui a déjà quadruplé au XXe siècle et augmente aujourd’hui d’un million d’habitants tous les quatre jours et demi, ce qui devrait nous faire passer de 7,2 milliards de bipèdes à plus de 11 milliards en 2100. Si l’on raisonne en termes d’« empreinte écologique », laquelle est égale au nombre d’habitants multiplié par la demande en ressources et en énergie, les États-Unis sont d’ailleurs actuellement le pays le plus peuplé de la planète…

Vous avez consacré un livre à la décroissance. Pourquoi ce sujet fondamental n’est-il jamais évoqué par les Verts ? La politique d’immigration massive relève aussi de l’écologie humaine, mais là, encore, les Verts n’abordent jamais la question…

Parce que les Verts, contrairement à ce qu’ils prétendent, n’ont que des préoccupations écologiques tout à fait cosmétiques. Ce sont plutôt des libéraux-libertaires, souvent de simples gauchistes ayant viré bobos. Il ne vous aura pas échappé que leurs prises de position en faveur du mariage homosexuel, de la légalisation des drogues douces, de la suppression des « stéréotypes de genre » et de toute barrière à l’immigration n’ont qu’un rapport pour le moins lointain avec l’écologie. Leur opportunisme contredit en outre leurs convictions affichées, puisqu’ils ont depuis longtemps choisi de devenir la roue de secours du Parti socialiste, qui est traditionnellement un parti productiviste. Ils apparaissent par là incapables de prendre leurs distances vis-à-vis de l’idéologie du progrès, qui est à l’origine même du saccage de l’environnement. Yves Cochet a toutefois eu le mérite de s’intéresser sérieusement à la décroissance. Et, tout récemment, José Bové a fait Lire la suite