La Norvège piégée par son consensus


Cet article date du 02 décembre 2009, soit 9 mois avant le massacre du Jobard d’Oslo. C’est un éclairage lucide sur la façon dont le débat politique au sein de nos démocraties du consensus se trouve fortement censurer par le politiquement correct.
Pour ANDRÉ GRJEBINE, Directeur de recherche à Sciences-Po, c’est ce terrorisme intellectuel qui est à l’origine de la montée de ce qu’il désigne comme des mouvements populistes.
On espére que notre gauche morale et inquisitrice, qui déverse depuis quelques jours des accusations fétides, en tire les leçons qui s’imposent… on peut toujours rêver.

Dès lors que le politiquement correct empêche les partis traditionnels d’aborder clairement des questions qui inquiètent l’opinion – telle l’immigration ou les insuffisances de l’Etat-providence malgré les revenus pétroliers -, ils laissent le champ libre à des mouvements extérieurs au système politique traditionnel.

La Norvège est généralement connue comme un pays où prévalent la cohésion sociale et le consensus autour de valeurs telles que la solidarité et le refus de l’exclusion. Pourtant, lors des dernières élections législatives, un parti populiste, sinon d’extrême droite, le Parti du progrès, y a obtenu 22,9% des suffrages, ce qui en fait le deuxième parti norvégien, et ceci pour la deuxième fois consécutive. Ne faut-il pas attribuer ce résultat précisément à ce qui devait prémunir la Norvège contre toute poussée extrémiste : la constante préoccupation, non seulement des principaux acteurs politiques, mais de la société, d’éviter à tout prix les conflits ouverts, qu’ils soient publics ou privés ?

Comme de nombreux ouvrages et films scandinaves le suggèrent, le revers d’une recherche systématique du consensus se trouve dans la crainte d’une marginalisation éprouvée par celui tenté d’exprimer des opinions contraires à ce que la majorité considère comme «moralement acceptable». Dès lors que le politiquement correct empêche les partis traditionnels d’aborder clairement des questions qui inquiètent l’opinion – telle l’immigration ou les insuffisances de l’Etat-providence malgré les revenus pétroliers -, ils laissent le champ libre à des mouvements extérieurs au système politique traditionnel.

On peut transposer à la Norvège l’explication de ce paradoxe que deux sociologues, Paul Sniderman et Louk Hagendoorn, avancent pour le cas assez comparable des Pays-Bas : la pression conformiste conduit à une divergence croissante entre les préférences privées (et de facto inexprimables) et les préférences exprimées publiquement. Cette divergence ne cesse de s’élargir… jusqu’à devenir insoutenable. D’où des «crises» de colère, sinon de révolte contre le système politique constitué, dont le vote pour le Parti du progrès n’est qu’un premier symptôme.

Dans la même optique, toute critique du multiculturalisme tend à être assimilée à du racisme. Ce relativisme culturel a d’autant plus imprégné les esprits qu’il se concilie aisément avec la foi des Norvégiens dans leur modèle de société et la fierté qu’il leur inspire.

L’immigration en constitue une remarquable illustration. La Norvège a longtemps été un pays d’émigration vers les Etats-Unis, dans lequel l’immigration était inexistante. En 1970 encore, le nombre d’immigrés était négligeable. Au 1er janvier 2009, les personnes d’origine immigrée (au moins un parent né à l’étranger) représentaient 15,3% de la population, dont près de la moitié étaient des non-occidentaux. Cette population est principalement concentrée dans quelques régions, notamment à Oslo (34% de la population de la capitale). L’homogénéité ethnique et culturelle qui a caractérisé historiquement la Norvège et qui est, dans une large mesure, à l’origine d’une société fondée sur la cohésion sociale, paraît aujourd’hui remise en question. C’est donc un changement fondamental.

La question a pourtant été largement occultée, sous prétexte que les capacités d’intégration de la société norvégienne joueraient en faveur des immigrés comme jadis en faveur de catégories sociales menacées d’exclusion, ce qui reste à vérifier. En réalité, si l’on en croit l’éditorialiste politique d’un des principaux quotidiens d’Oslo, ses compatriotes avaient peur de leurs sentiments profonds en la matière, et il s’agissait pour les élites de la politique et de la presse d’«empêcher le génie de l’intolérance de sortir de sa boîte». Dans la même optique, toute critique du multiculturalisme tend à être assimilée à du racisme. Ce relativisme culturel a d’autant plus imprégné les esprits qu’il se concilie aisément avec la foi des Norvégiens dans leur modèle de société et la fierté qu’il leur inspire. En effet, contrairement aux Français qui se réfèrent à des principes comme la laïcité, c’est moins des valeurs que les Norvégiens mettent en avant que la force du lien social qui les unit.

Il n’est pas exclu qu’en obscurcissant les repères, ce relativisme ait amené une partie de l’électorat à considérer que, tout compte fait, voter pour le Parti du progrès n’avait rien de choquant, ni d’inacceptable. Pour avoir largement ignoré l’inquiétude suscitée par la progression rapide de l’immigration, les élites norvégiennes ont obtenu le contraire de ce qu’elles recherchaient. Entre les stéréotypes bien-pensants des uns et la démagogie des autres, la marge est étroite.

Par ANDRÉ GRJEBINE Directeur de recherche à Sciences-Po, Centre d’études et de recherches internationales.

La seule immigration illégale : une facture de 30 milliards d’euros pour la France

Le quotidien algérien El Watan (Le Matin) publie un article fort intéressant sur le coût de la seule immigration irrégulière auquel s’ajoute le coût de l’immigration légale.

Expulser ou apporter une aide au retour volontaire des migrants illégaux revient six fois moins cher que de les garder sur le territoire français. Environ 15 % du déficit de toute l’immigration, plus de 30 milliards d’euros, sont imputables à l’immigration irrégulière.

C’est la conclusion à laquelle a abouti l’expert international sur l’Afrique et les migrations, Jean-Paul Gourévitch, au terme de sa récente étude, où est décortiqué le « prix de revient » de l’obsession du rêve européen. L’embauche de migrants irréguliers est, d’emblée, l’un des meilleurs indicateurs des retombées de la présence étrangère illégale dans l’Hexagone, fait observer l’auteur. Ainsi, est-il indiqué dans cette étude dont El Watan a été destinataire d’une copie, 5 % des 70.000 entreprises, contrôlées en 2010, utilisent une main-d’œuvre étrangère sans titre de travail pour un coût total s’élevant à 1,7 milliard d’euros.

Allant dans le détail, cet expert, qui a à son actif plusieurs ouvrages consacrés à l’Afrique et aux aspects sociaux et économiques de l’immigration en France, estime les pertes générées à 1 milliard en termes de cotisations sociales pour emploi d’étrangers sans titre, 609,6 millions de manque à gagner dû au travail illégal d’étrangers sans titre, 40 millions de coût supporté par l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest), 6,3 millions en termes d’interpellations et 5,9 millions pour les contributions non recouvrées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) pour emploi d’étrangers sans titre. Pour mieux sensibiliser les politiques sur l’impact de l’immigration illégale sur l’économie française, M. Gourévitch mettra en exergue les dépenses publiques induites par la prise médicale des migrants irréguliers, considérant, à ce titre, l’Aide médicale de l’Etat (AME) comme étant une exception à l’échelle européenne, car aux étrangers en situation irrégulière, elle consacre les mêmes droits que les titulaires de la Couverture maladie universelle (CMU).

En 2010, fait-il savoir, l’AME était de l’ordre de plus de 620 millions d’euros sur les 662 millions représentant le coût global des soins de santé, dont ont pu bénéficier les migrants irréguliers vivant sur le territoire français. Pour le spécialiste en migration, 2010 est l’année de tous les records, puisque de seulement 77.589 en 2000, le nombre de bénéficiaires est passé à 202.403, portant les dépenses de l’Etat de 75 à 623 millions d’euros. Autre souci, autre dimension. Dans la même étude, l’accent est en outre mis sur la scolarisation des élèves et étudiants en situation irrégulière. En la matière, la France compte aujourd’hui pas moins de 10.000 élèves sans papiers (4.800 en maternelle ou en élémentaire, 4.300 au collège et 900 au lycée) dont la scolarisation revient à près de 57 millions d’euros. Le nombre d’étudiants en situation irrégulière s’élève, quant à lui, à 5.800 pour un coût avoisinant les 55 millions d’euros.

source

Zique de la semaine: Georgia field hands & Bruce Springsteen /Niagara

Prêchi cette semaine vous offre deux morceaux pour le prix d’un.

Mary Don’t You Weep en version originale, interprété par Georgia field hands avec le banjo Jazz rural. Un plongée dans l’Amérique profonde des années 30:


Georgia field hands Mary Don't You Weep par aureliendesbois

Et puis la version du BOSS, Bruce Springsteen. Ce morceau figure sur son album We Shall Overcome avec The Seeger Sessions. Pour ceux qui aiment quand ça tabasse…. c’ est une pure merveille

Et pour Prêcha, le temps est venu de partir à la plage:
Niagara : l’amour a la plage

La Gauche, fut la mère de la collaboration (vidéo)

Il est d’usage de dire que la gauche a été résistante, et la droite nationale collabo. On a même vu dernièrement sur Canal +, le grand éditocrate de gauche, Jean-Michel Apathie, se livrer à une harangue contre la droite nationale :
 » La deuxième guerre mondiale en France c’est le moment historique où la droite nationale et autoritaire perd son honneur. Tous les courants de pensée résistent, chacun à son rythme, et la droite pétainiste, elle, collabore avec l’occupant.
 » L’occupation, c’est la droite nationale qui collabore (…) Il y a sur la droite nationale, une tâche indélébile. »


C’est devenu une rengaine, or la répétition d’un mensonge n’en fait pas une vérité.

Car si l’on se penche sur la période vichyste, on découvre alors une réalité un peu trop vite oubliée. La gauche qui ne sait que s’indigner et dénoncer, est l’héritière du Front Populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940.

Emportée par son pacifisme, son désir absolu de paix, et une vision européiste déjà délirante, elle a vu dans le juif un fauteur de guerre. Résultat, c’est Laval qui, en 1942, organise la rafle du vel’ d’hiv, et c’est tous les anciens antiracistes, dreyfusards et antifascistes que l’on retrouve dans la collaboration, comme le montre, avec preuves et listes nominatives jusqu’ici incontestées, l’historien Simon Epstein dans ses livres.
Côté communiste, l’approbation du pacte germano-soviétique, le soutien à l’URSS jusque dans les pires atrocités, ainsi que l’entrée tardive (1941, au moment de l’attaque allemande à l’Est) dans la Résistance se suffisent à eux-mêmes.
Parallèlement, qui rejoint en premier le Général de Gaulle à Londres ? Les gens de l’Action Française, de la Cagoule, mais aussi des juifs. De Gaulle le dira lui-même : « à Londres, j’ai croisé la cagoule et la synagogue ». En France, Henri Frenay, homme politique de droite, fonde l’organisation Combat, le premier et l’un des plus efficaces mouvements résistants. Résistance dont un certain De Gaulle, qui ne me semble pas être de gauche, est l’homme fort. Situation paradoxale, les antidreyfusards, la droite et l’extrême droite de l’époque sont dans la Résistance ; les dreyfusards et la gauche dans la Collaboration.


La gauche, fut la mère de la collaboration! par thechouan

Le nouveau cri de guerre de la caste: Vive le gouvernement fédéral européen, A bat l’État- Nation (vidéo)

On aurait pu croire que la crise allait refroidir les ardeurs de nos européistes les plus dingues. Il n’en est rien. Pis même, ils s’entêtent. Dans les colonnes des média complices, on assiste à la sarabande des menteurs et des emberlificoteurs (1). Le rouleau compresseur de la propagande avance au pas cadencé de l’oligarchie. C’est à celui qui défendra le mieux le système, qui luttera le plus benoitement contre la démondialisation, qui manifestera le plus son attachement à la monnaie unique, et qui favorisera la fédéralisation économique totale de la zone euro.
Car la situation représente une chance unique d’imposer aux peuples d’Europe un gouvernement fédéral de l’union européenne (2).
Leur méthode a déjà été éprouvée en union soviétique par les apparatchiks de la dictature communiste : Si l’Union Européenne ne fonctionne pas, c’est parce qu’il n’y pas assez d’Europe. L’avenir est donc au fédéralisme économique, politique et institutionnel… et à la mort des États-Nation.

Le gang des euro-maniaques peut compter sur la complicité des pseudo-experts et des média qui les sélectionnent.

Pour qu’une utopie totalitaire paraisse crédible, il lui faut une caution scientifique portée par des pseudo-experts. Et pour que cette caution scientifique soit entendue, il est nécessaire d’avoir des relais médiatiques. En France, le système est bien rodé. Le jeudi 21 juillet, en offrant une tribune à Jacques Attali, la radio soviétoïde France Inter, nous offrait un parfait exemple de manipulation. Voilà plus de trente ans que l’incontournable Attali psalmodie le catéchisme mondialiste et eurobéat de la caste. Ce matin là, le clown triste de la science économique avait un message messianique à nous faire passer : la SEULE solution durable pour sortir l’Europe de la crise c’est de créer un gouvernement fédéral européen (3).
Rien de surprenant pour celui qui rêve de gouvernement mondial. Ce qui est le plus édifiant, c’est de voir un euro-maniaque comme Attali reprendre les arguments de ceux qui se sont opposés à la monnaie unique. Pour ces derniers, une monnaie unique ne pouvait voir le jour qu’ à deux conditions principales :
– une uniformisation économique et sociale des pays membres de la zone euro afin de former une zone économique optimale;
– et une mobilité accrue des salariés européens pour aller d’une région d’Europe à une autre, là où le labeur les appelle.
En avouant qu’il est nécessaire de rendre la zone euro optimale, Attali donne raison à ceux qui ont toujours été hostiles à la monnaie unique.

Le soldat Doze au service de la caste.

Nous le savons, les emmerdeurs se déplacent en escadrille. C’est pourquoi le même jour sur RMC, deux bonimenteurs professionnels sont venus renforcer les bobards répandus le matin-même sur France Inter par Attali.
Chez les minus des grandes Gueules, c’est l’ancien premier ministre Michel Rocard qui fut désigné pour radoter le discours de la propagande. Ses arguments furent d’une profondeur et d’une subtilité sans pareil : le protectionnisme c’est du délire et Marine Le Pen ne sait pas ce qu’elle raconte (4). Ce genre d’analyse ne peut que sortir de la tête d’un génie.
Puis vint le tour de Philippe Dessertine. À cours d’argument, l’économiste-histrion annonça, toujours sur les ondes de RMC, que si l’euro disparaît ce sera la guerre entre les pays européens (5). On se serait cru revenu au temps des débats sur le TCE. À l’époque, les partisans de la constitution européenne avaient recours à la même stratégie anxiogène pour s’opposer au NON du peuple français.
Ces exemples (que l’on pourrait multiplier jusqu’à l’infini) nous prouvent qu’il y a une volonté manifeste en France de criminaliser le débat sur le protectionnisme, la démondialisation et l’euro ? (6)
Une criminalisation qui ne peut se faire que par la force du mensonge, de la vindicte, de la censure et de la peur. C’est d’ailleurs ce qui inquiète le petit soldat Doze
Très attaché au système qui le nourrit, le chroniqueur Nicolas Doze a choisi d’enfiler son uniforme de mercenaire à la solde de la caste afin de lui apporter du renfort. Dans l’une de ses chroniques le journaliste avoue qu’il se donne comme priorité jusqu’aux prochaines élections, de combattre les promoteurs de la sortie de l’euro, et du protectionnisme (7). Vous ne rêvez pas, un journaliste supposé objectif déclare qu’il va faire campagne pour les euro-mondialistes…. le magicien Doze vous aura averti de ses tours de passe-passe.

Devant tant de médiocrité, on est amené à se poser des questions sur l’état de notre système démocratique. Il semble invraisemblable que l’on puisse encore donner du crédit à tous ces tristes personnages. Eux, les constructeurs aliénés de cette funeste Europe technocratique et libérale. Cette Europe de la dette. Cette Europe du chômage. Cette Europe de l’immigration incontrôlée. Cette Europe des délocalisations. Cette Europe qui se fait contre les principes les plus élémentaires de la démocratie, nous la devons à ce genre de charlatans qui depuis 30 ans usent et abusent d’arguments d’autorité, de malhonnêteté intellectuelle.
Dans une démocratie normale où le renouvellement des élites se ferait normalement, ce genre d’individu serait totalement disqualifié. Totalement discrédité. Rangé aux oubliettes de l’histoire. Or, en France, il n’en est rien. Les ânes bâtés peuvent continuer à se faire passer pour des purs sangs. Une preuve supplémentaire que notre république démocratique est gravement malade.

Jérôme Cortier

(1) Les chants les plus beaux sont les plus fédéralistes… De Nicolas Baverez à Bernard Maris, de François Bayrou à Jean-Luc Mélenchon, le cri fédéraliste se propage dans les médias français
voir: http://www.marianne2.fr/Crise-oser-le-federalisme-europeen-Ce-serait-facile-si_a208669.html

(2) A quelques jours de distances plusieurs personnalités de premier plan se sont prononcées pour une plus grande intégration européenne. Il y eut d’abord Jean Claude Trichet, directeur de la banque centrale européenne, qui se déclara en faveur d’un ministre européen des Finances doté d’un budget fédéral important et d’ un droit de véto sur des décisions nationales. Ensuite Tony Blair proposa un président à l’Union Européenne. Et pour finir, Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe déclara que « La souveraineté de la Grèce devra être énormément restreinte »-
voir: http://www.prechi-precha.fr/2011/06/17/la-fin-de-letat-nation-voila-leur-reve/

(3) http://www.franceinter.fr/emission-le-79-jacques-attali

(4) http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2011/07/21/Marine-Le-Pen-Qu-elle-arr%C3%AAte-de-parler-de-l-Euro-car-elle-n-y-conna%C3%AEt-rien-!-Michel-Rocard

(5)

(6) http://www.causeur.fr/vers-une-criminalisation-de-la-demondialisation,10530

(7) http://www.prechi-precha.fr/?p=1230
Nicolas Doze : «Comment voulez-vous que ça fonctionne [auprès de l’opinion], il est grand temps que les mecs se trouvent de l’argumentaire sérieux et efficace, convaincant et qu’il est une véritable arme démagogique face à la pédagogie.» […] Nicolas Doze complète ses dires assez provocant : « Ça va être l’un de mes chevaux de bataille en 2012 pour la campagne présidentielle, il va falloir qu’on réussisse à opposer la pédagogie à la démagogie mais avec les mêmes armes, […] donc on [entendez : journalistes, chroniqueurs, animateurs] va essayer d’apporter notre pierre à l’édifice. »

Nicolas Doze: journaliste au service de la caste

Le soldat Doze est au service de la caste. Très attaché au système qui le nourrit, le chroniqueur Nicolas Doze a choisi d’enfiler son uniforme de mercenaire à la solde de l’oligarchie afin de lui apporter du renfort. Dans l’une de ses chroniques le journaliste avoue qu’il se donne comme priorité jusqu’aux prochaines élections, de combattre les promoteurs de la sortie de l’euro et du protectionnisme.
Non, vous ne rêvez pas, un journaliste supposé objectif déclare qu’il va faire campagne pour les euro-mondialistes…. le magicien Doze vous aura averti de ses tours de passe-passe.

Quand Nicolas sarkosy bradait l’or de France. (vidéo)

Il y a près de quarante ans défendre l’or était la preuve d’un esprit retardataire. Aujourd’hui l’or revient sur le devant de la scène. Conséquence de la crise de la dette en Europe et de la situation américaine le cours de l’or ne fait qu’augmenter depuis plusieurs années (1). Comme le soulignait Pascal Ordonneau dans un article (2) des Échos daté du 22/03/2011, l’or est de retour et son abandon serait en partie à l’origine des problèmes économiques et financiers que connaissent aujourd’hui les États-Unis:
« L’or n’est donc plus la « relique barbare » que moquaient certains économistes des années 60? La rupture du dollar et de l’or, consommée par le Président Nixon en 1970, aurait donc bien été une erreur magistrale à l’origine de toutes les catastrophes financières ultérieures ? La création des DTS qui comprenaient initialement l’or comme sous-jacent (le FMI est toujours un des principaux détenteurs d’or du monde) et qui a prétendu fournir un moyen de s’en passer n’a pas été un grand succès. Donc, l’or est de retour.
Si les Chinois veulent diversifier leurs réserves de change massivement concentrées sur le dollar, c’est bien parce que le dollar ne vaut plus son poids d’or depuis longtemps !
 »

En France, sarkosy a choisi de brader notre OR.

La situation actuelle donne raison à ceux qui comme Nicolas Dupont-aignan ou Marine Le pen préconisent un retour à l’étalon-Or dans le Système monétaire international. Une idée que proposait déjà le Général de Gaulle en 1965, pour mettre fin à la suprématie du dollar.
Ce serait en tout cas une bien meilleure stratégie que celle qui fut employée par Nicolas Sarkosy et qui a consisté à brader notre Or au prix le plus bas.
Un véritable scandale que les média ont totalement ignoré mais qui dans le contexte actuel apparait comme une erreur politique majeure.

Cette petite histoire en vidéo (3):


Sarkosy brade l'or de France par prechi-precha

(1):

L’or une valeur refuge en temps de crise.


L’or, une valeur refuge en temps de crise par BFMTV

(2) http://lecercle.lesechos.fr/abecedaire/o/221134077/stocks-banques-centrales

(3) cette vidéo est à l’origine un appel à voter pour Marine Le Pen. J’ai supprimé son caractère partisan, ce qui n’enlève rien à la pertinence des idées défendues dans le montage vidéo initial. Que l’auteur en soit ici félicité.

Le régime Juncker contre la mauvaise Grèce

Il aura vraiment fallu les rebondissements à tiroirs de l’affaire DSK pour que la déclaration de Jean-Claude Juncker sur la Grèce soit passée inaperçue.

Voilà ce qu’a déclaré le président de l’Eurogroupe au magazine allemand Focus : « La souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte », avant de comparer le pays de naissance de notre civilisation à l’Allemagne de l’Est après la réunification.

« La souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte « 

Il est dommage, d’ailleurs, que personne, ou presque, n’ait pu voir monsieur Juncker au moment où son masque tombait. Une certaine parole européiste se libère avec un mélange d’arrogance et de cynisme, décidément caractéristique, sauf pour ceux qui ne veulent pas voir, de la façon dont l’Union, depuis le traité de Rome et surtout depuis l’Acte unique de 1990, s’est construite non pas à l’écart des peuples mais contre eux, au nom d’un fédéralisme fantasmé qui devait nous faire sortir de l’Histoire pour mille ans de bonheur dans la concurrence libre et non-faussée, quitte à nous mettre à la remorque des Etats-Unis sur le plan géopolitique.

La construction européenne aurait, nous dit-on, l’immense vertu d’avoir durablement préservé la paix sur le Continent. Les Serbes ont dû apprécier, en 1999, quand ils ont été bombardés par l’OTAN avec la bénédiction de l’Union qui avait ainsi déjà ainsi montré comment elle respectait la souveraineté d’un Etat indépendant. Elle était intervenue, nous dira-t-on, pour la bonne cause. La fameuse ingérence humanitaire du bon docteur Kouchner, dont on a vu depuis qu’elle était souvent un faux-nez permettant de légitimer de banales opérations de guerre visant à s’assurer de nouveaux marchés et un approvisionnement sans risque en matières premières. Dans le temps, on appelait ça l’impérialisme mais c’est un mot tellement démodé que plus personne n’ose le prononcer.

« Dans le temps, on appelait ça l’impérialisme »

D’ailleurs, les Serbes sont aujourd’hui normalisés. Ils ont attendu que leur principal criminel de guerre, Mladic, soit mourant pour en faire cadeau au TPI. Comme ça, le déshonneur est sauf pour tout le monde et la Serbie sera bientôt membre du club. Ainsi une commission de technocrates parviendra-t-elle, en cinq ans, à faire ce que ni les Turcs, ni les Autrichiens, ni les Allemands n’avaient pu réaliser au cours des siècles : en finir avec une indépendance ombrageuse.

Ce désir européen, junckerien, d’en finir avec les nations passe habituellement par des moyens plus doux. Il suffit d’écrire à intervalles réguliers des traités ratifiés en catimini. Parfois, un chef d’Etat se rappelle qu’il est chef d’Etat et demande directement, par référendum, l’avis aux premiers concernés, c’est-à-dire à ses concitoyens.

Sont-ils d’accord pour être gouvernés par des textes qui inscrivent dans le marbre qu’une seule politique économique est possible, exploit que seule la défunte URSS avait réussi ? Si par hasard, le peuple dit non, ce n’est pas grave. On vote, on revote, on rerevote comme en Irlande ou au Danemark. En France, on se contente de refaire passer un texte refusé à 55% devant un Congrès à la botte et l’affaire est dans le sac.

« Tout cela se faisait avec une hypocrisie et un sens certain de la manipulation »

Mais enfin, tout cela se faisait avec une hypocrisie et un sens certain de la manipulation. Là, monsieur Juncker, peut-être paniqué par la fin programmée de l’euro qui sanctionnera définitivement l’échec de cet Europe-là, a perdu son surmoi de haut fonctionnaire bruxellois et accessoirement de premier ministre du Luxembourg. On rappellera au passage que son pays est un paradis fiscal au cœur de l’Europe où l’on blanchit en toute impunité l’argent de la drogue, du commerce des armes et autres joyeusetés dont on aura du mal à faire croire que ce sont des activités moins immorales et moins mortifères que ce qui est reproché aux Grecs actuellement saignés à blanc et vivant un climat constant d’émeutes où le désespoir le dispute à l’humiliation.

Mais répétons-nous encore la phrase de Jean-Claude Junker pour en mesurer l’énormité : « La souveraineté de la Grèce sera considérablement restreinte ». On a presque l’impression d’entendre Mac Arthur parlant du Japon, les Alliés de l’Allemagne de 45, voire Paul Bremer de l’Irak en 2003. Restreindre la souveraineté d’un Etat, en général, la communauté internationale se le permet quand celui-ci a perdu une guerre dans laquelle il a commis des atrocités.

Elles consistent en quoi les atrocités grecques ? Avoir trafiqué des comptes et masqué des déficits ? Avoir laissé la fraude fiscale s’instaurer comme un sport national ? Avoir financé un Etat-providence alors que le pays n’en avait pas les moyens, tout au moins dans une logique libérale puisque d’autres économistes estiment que les dépenses de santé, d’éducation, de police, de défense ne devraient pas être prises en compte dans le calcul du déficit ?

C’est tout ? Vraiment ? Pas la moindre épuration ethnique d’une minorité, pas de déclaration de guerre unilatérale à la Turquie, pas de prisonniers politiques torturés comme au temps de la dictature des Colonels ?

Les événements historiques passent souvent inaperçus au moment où ils se produisent. La déclaration de Junker en fait partie. On découvrira plus tard ses implications. Ce jour apparaîtra comme celui où, pour la première fois, un haut responsable aura affirmé clairement que le pouvoir politique ne pesait plus rien devant les exigences de la finance mondialisée, que le banquier avait plus de pouvoir que le ministre et une place boursière qu’un parlement élu. On s’en doutait un peu mais là, c’est merveilleusement explicite.

On pourrait conseiller à Juncker de relire Byron, de regarder les tableaux de Delacroix ou encore de se faire raconter, dans les bureaux climatisés de son grand-duché, l’histoire de Manolis Gleizos qui, une nuit de mai 1941, se faufilant avec quelques camarades communistes au milieu des sentinelles, descendit le drapeau à croix gammée qui flottait sur l’Acropole pour le remplacer par le drapeau national que tous les Athéniens virent pour quelques minutes flotter dans le soleil du matin.

Gleizos vit toujours, il est de toutes les manifestations de la place Syntagma. Et, paradoxe du combattant internationaliste, lui sait ce qu’est la souveraineté.

Apparemment, monsieur Juncker et l’Eurogroupe l’ont oublié comme ils ont oublié ce que signifie ce principe fondateur de la liberté : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Alors, avec Hugo, je déclare à la face de monsieur Juncker :

« En Grèce ! En Grèce ! Adieu, vous tous ! Il faut partir ! Qu’enfin, après le sang de ce peuple martyr, Le sang vil des bourreaux ruisselle ! En Grèce, ah mes amis ! Vengeance ! Liberté ! »

Jérome Leroy, journaliste à Causeur

Voir aussi sur Prêchi Prêcha:

La fin de l’Etat-nation, voilà leur rêve.
http://www.prechi-precha.fr/2011/06/17/la-fin-de-letat-nation-voila-leur-reve/

Quand l’Europe nous propose le protectorat…
http://www.prechi-precha.fr/2011/06/09/le-nouvel-age-du-colonialisme/

Communautarisme contre République: une menace en trois dimensions

Un spectre hante la République : le communautarisme a fait son apparition comme catégorie répulsive du discours politique et du champ intellectuel depuis le début des années 80. Se réclamer du communautarisme, c’est, pour un politique ou un intellectuel, la certitude d’un isolement rapide (« Qui est communautariste ? »). Le consensus dominant estime le communautarisme en expansion dans la société et prétend construire des digues contre lui, en même temps que les « valeurs républicaines », ringardisées il y a peu encore, reviennent à la mode (« Nous sommes tous des républicains », pourrait-on paraphraser). D’où vient alors le paradoxe selon lequel le communautarisme, prétendument combattu par tous, serait irrésistiblement en ascension ? Pour répondre à cette interrogation, un essai de définition s’impose. Celle que je proposerai s’articulera autour de trois dimensions.

« Envie du pénal » et « Reductio ad Hitlerum »
Le communautarisme est d’abord un réflexe idéologique, inséparable de l’extension du politiquement correct dans les pays d’Europe et les Etats-Unis. Certains sujets y sont désormais retranchés des règles du débat public en raison de l’implication de « minorités » plus ou moins bien définies, dont le respect inconditionnel est tenu pour acquis. Citons en vrac : la demande d’accroissement sans limite des droits associés à l’« homoparentalité », la demande de « reconnaissance » et de « dignité » des « descendants » de l’esclavage ou de la décolonisation par le vote de lois spécifiques (dites « lois mémorielles »), la revendication de places réservées dans les domaines les plus prestigieux de la politique, de la communication ou de l’entreprise privée pour les femmes et les minorités ethniques (par des politiques dites de « discrimination positive » ou favorisant la « diversité ») ou encore la demande d’intégration des pratiques culturelles et religieuses dans les cahiers des charges du Service public (quasi-disparition de certains plats dans les cantines scolaires, par exemple).

On assiste ainsi, dans les vieilles démocraties libérales, à un rétrécissement stupéfiant de la liberté d’expression, pourchassée jusque devant les tribunaux par des associations groupusculaires, parlant le langage de l’humanisme et de la tolérance, mais d’abord mues par le souci de la censure et réclamant peines de prison et interdits professionnels pour les « mal-pensants ». L’« envie du pénal », selon l’expression de Philippe Muray, semble désormais la passion dominante de la nouvelle ploutocratie du monde associatif et militant, intégrée à la société du spectacle dans ce qu’elle a de plus méprisable et médiocre, usant de la « reductio ad hitlerum » comme d’autres, en leur temps, de l’accusation de « fascisme ».

« Victimes » d’hier, « victimes » d’aujourd’hui
Dans ce contexte idéologique délétère, on reconnaît bien entendu la vieille fascination de la gauche pour la culture de la marge ou de la minorité (avatar du léninisme ?), réflexe qui n’a fait que s’exacerber avec le mépris grandissant de l’intelligentsia de gauche pour les classes populaires autochtones, désormais assimilées à la « majorité »… dominante. Par un étonnant renversement, la cause du communautarisme remplace ainsi les « victimes » d’antan (les travailleurs, dont les caractéristiques ethniques, religieuses ou sexuelles étaient tenues pour négligeables) par les « victimes » d’aujourd’hui (immigrés, femmes, membres de minorités ethniques, religieuses ou sexuelles), au moment même où le système économique mondial relègue effectivement le monde ouvrier dans les marges (du moins en Europe et aux Etats-Unis), rompant ainsi avec la centralité de la figure ouvrière dans le système capitaliste. Cette inversion s’établit en même temps que la question sociale disparaît des écrans radar au profit de questions sociétales plus ou moins légitimes mais qui, sans conteste, ont pour effet d’éjecter la première nommée de l’agenda politique.

La carte qui gagne à tous les coups
Le communautarisme est aussi une stratégie opportuniste, pour le Narcisse en mal de reconnaissance comme pour le filou sans morale. En France, vieille nation politique individualiste, l’apparition d’entrepreneurs communautaires prétendant parler au nom de leur « communauté » d’origine peut s’expliquer aisément. Carte médiatique à coup sûr gagnante (surtout depuis que les entrepreneurs communautaires – tout en réclamant des mesures d’inspiration communautariste – parlent la langue de la République), arme de pression sur des responsables politiques mal conseillés ou simplement couards, le choix d’un positionnement communautaire permet l’acquisition de rentes de situation dans l’appareil médiatique et politique et une exposition sans commune mesure avec l’influence réelle ou la représentativité desdites associations ou des individus. Après tout, Tariq Ramadan, citoyen suisse d’origine égyptienne, n’était-il pas tenu pour un spécialiste des banlieues françaises au seul motif qu’il est musulman ? Jean-Guy Talamoni, l’un des chefs de file du nationalisme corse, n’a-t-il pas été « poussé » par le quotidien Le Monde pendant des années avant que les citoyens français de Corse ne mettent un coup d’arrêt, en juillet 2003, à la logique de séparation institutionnelle proposée alors par les autorités de la République ? Le CRAN (« Conseil Représentatif des Associations Noires » de France) ne bénéficie-t-il pas d’une médiatisation sans rapport avec ses maigres effectifs (une centaine de personnes, selon des sources internes) ? Et, suprême injure faite à la philosophie républicaine, la quasi-totalité des membres du gouvernement et de l’opposition ne prend-elle pas soin, tous les ans, de se rendre au dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), craignant de subir les foudres de responsables ne faisant pourtant guère dans la nuance dès qu’il s’agit de « repentance » ou de défense des intérêts israéliens ?

A l’école du CRIF
Il faut ici se rendre à l’évidence : c’est bien la relation institutionnelle incestueuse entre le CRIF et le monde politique français qui fournit tout à la fois la matrice que les nouvelles organisations communautaires (CRAN, CFCM – Conseil Français du Culte Musulman – oscillant perpétuellement entre son rôle cultuel et une ambition politico-communautaire, etc.) cherchent à imiter et la jurisprudence qui justifie toutes leurs audaces. Constat tragique au pays de Stanislas de Clermont-Tonnerre…

Ce sens de l’opportunité des entrepreneurs communautaires s’allie parfaitement à la première dimension de la dynamique communautariste et fournit à bon compte des solutions faciles et « médiatisables » à des élus ou responsables politiques éprouvant des difficultés réelles à proposer des politiques publiques qui emporteraient l’adhésion collective, dans une société marquée par l’anomie et l’individualisation.

Une séparation destructrice
Le communautarisme est, enfin, une réalité démographique dont il est difficile de mesurer la dangerosité. La séparation de fait des catégories populaires (Français de longue date désormais relégués dans les zones périurbaines et rurales ; immigrés récents vivant dans les banlieues intégrées aux villes-centres) introduit une nouveauté dans la France post-révolutionnaire. Elle porte en effet en germe la destruction de la pratique républicaine à la française, qui réussissait à fusionner un idéal politique élevé (la philosophie républicaine, d’inspiration libérale mais fortement teintée d’égalitarisme ; autrement dit : la tension féconde entre les principes d’inégalité et d’égalité) et une pratique anthropologique culturellement violente mais symétriquement antiraciste : l’assimilation.

On a longtemps constaté l’indifférence des Français à la race, sur une longue durée – en particulier par l’importance des mariages mixtes exogamiques, qui séparaient radicalement l’univers culturel français de l’univers culturel anglo-saxon ou allemand – mais cette particularité française se déployait à des époques d’immigration plus faible, où l’assimilation allait de soi sur le plan anthropologique (elle n’était alors pas perçue par la société française comme une violence insupportable, ou par les nouveaux venus comme un choix parmi d’autres) et où l’immigration était essentiellement masculine.

Laïcité molle
L’immigration familiale, depuis les années 1970-80, a bouleversé cet équilibre en changeant radicalement les conditions de l’immigration, déracinement désormais relatif sur les plans affectif et culturel. De plus, le rétrécissement des distances provoqué par les nouvelles technologies entraîne toute une série de conséquences sur les plans culturel et intime, qui se mesurent par exemple par l’importance des mariages conclus avec des hommes ou des femmes du village d’origine. L’affaissement des normes du pays d’accueil – induit mécaniquement par la concentration des populations immigrées et leur constitution en majorités relatives dans leurs quartiers d’habitation – implique la prise en compte, par un Etat républicain mal préparé, de multiples aménagements à caractère ethnique ou religieux, en contradiction avec le principe de laïcité d’une part, mais aussi avec le réflexe national de mise à l’écart de la religion dès lors qu’il s’agit de la sphère publique (réflexe touchant indistinctement les religions catholique, protestante et juive).

Une insécurité devenue culturelle

Cela fournit l’une des dimensions d’une insécurité culturelle ressentie de manière particulièrement violente par les catégories populaires des Français de longue date, dominées sur le plan économique, méprisées par la culture des classes dominantes et, désormais…


Une tribune de Julien Landfried, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), auteur de Contre le communautarisme (Editions Armand Colin, 2007), parue dans le Journal Après-demain n°17 (« La République en danger », janvier 2011)

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