Comprendre l’arnaque de la dette. (vidéo)

Le discours sur le remboursement de la dette est culpabilisateur. On laisse entendre que se serait parce que nous dépensons trop. Que nous vivons au-dessus de nos moyens. L’objectif est de nous faire consentir aux sacrifices que nous allons devoir faire pour sauver le système.
Or qui est responsable de la dette ?. Nous ou le système qu’on nous demande de sauver ?
Pour répondre à ces questions il faut s’intéresser au mécanisme de captation financière à l’origine de la dette : la Banque de France détenait autrefois le privilège de créer la monnaie nécessaire au pays, mais, en 1973, l’Etat a transféré son droit régalien de création monétaire au système bancaire privé qui consent à lui prêter, mais avec intérêt ! (1)
Avant d’équilibrer ses dépenses et ses recettes, l’Etat a besoin de disponibilités (comme un salarié demande une avance sur salaire) ; les intérêts de ces emprunts s’accumulent d’année en année et conduisent à la dette actuelle de plus de 1 600 milliards d’euros.

Il n’y aurait pas cette dette publique si l’Etat avait conservé son droit de création monétaire, au lieu d’emprunter à des investisseurs institutionnels… qui s’enrichissent au dépens des contribuables que l’on va solliciter pour régler l’addition ! Le transfert des charges ne se fait pas entre générations, mais entre couches sociales.

Ce système est très bien expliqué dans le livre « La dette publique, une affaire rentable, à qui profite le système ? »publié en 2008.
Il vous est résumé dans cette interview d’André-Jacques Holbecq l’un des deux auteurs du livre:


L'arnaque de la dette – Holbecq par khalem-session

(1) Nous avions déjà parlé de cette loi. Voir:
Notre pays ne mérite déjà plus son triple « AAA… mais il y a un accord aujourd’hui entre le gouvernement et les agences de notation (vidéo)

L’explosion de la zone euro en perspective ? ( Vidéos )

Notre pays ne mérite déjà plus son triple « AAA… mais il y a un accord aujourd’hui entre le gouvernement et les agences de notation (vidéo)

Dans l’une de ses chroniques économique du mois de juin, Nicolas Doze faisait un résumé plutôt étonnant de vérité sur l’échec des politiques économiques menées par l’UMP et le PS sur ces 40 dernières années.
Le chroniqueur affirme : « Les rapports de la Cour des comptes sont toujours conformes à la réalité des choses, en gros la France dépense tous les ans 1100 milliards d’euros mais elle ne gagne en face que 900 milliards d’euros, donc ce qui manque est comblé par la dette et cette situation dure depuis 37 ans, 37 années consécutives.
Il aurait pu souligner que notre difficulté à rembourser la dette date de la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973(1). Cette loi nous interdit d’emprunter directement à la Banque de France à un taux d’intérêt faible ou nul (par création monétaire), et nous oblige à emprunter à des taux d’intérêts plus élevés aux banques privées sur les marchés.

La note de triple A de la dette français est-elle en danger ?

Nicolas Doze répond : « Il est totalement en danger, la dette de notre pays est de 1.600 milliards d’euros c’est-à-dire près de 85 % de la richesse totale de la France, et tout le monde sait qu’à partir de 90 % d’endettement, l’histoire économique l’a prouvée, le retour en arrière est très difficile voire quasi impossible ! Notre pays ne mérite déjà plus son triple « AAA », seulement il y a un accord aujourd’hui entre le gouvernement et les agences de notation, cet accord veut qu’en aucun cas il ne puisse y avoir de dégradation avant la présidentielle, car la perte de ce triple A obligerait à prendre des mesures sauvages et immédiates en terme de baisse de dépense et en terme de TVA, seulement l’effet ricochet sur le vote des français serait lui aussi sauvage et immédiat ».

(1): http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_n%C2%B073-7_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France

Zique de la semaine: Boby Lapointe & AaRON

Cette semaine Prêchi vous propose d’écouter un morceau du dernier album du groupe Aaron:
Seeds of Gold


AaRON – Seeds of Gold (clip officiel) par CInq7

Et Prêcha a choisi une chanson de circonstance de Boby Lapointe: L’été, Où Est T’il

Le clivage droite-gauche : une illusion qui a de l’avenir ?

Difficile pour un homme ou un mouvement politiques d’échapper à la sempiternelle question : « Êtes-vous de droite ou de gauche ? » Passage obligé de l’exercice médiatique, le port d’une de ces étiquettes nous est présenté comme déterminant quant au choix que les citoyens seront amenés à faire pour tel ou tel. Pourtant, depuis trente ans, de nombreuses enquêtes ont montré qu’une proportion croissante de Français peine à distinguer droite et gauche. Bien plus encore, l’évolution de l’électorat, et surtout, son extrême volatilité, confirment qu’à l’heure du vote ces notions sont de plus en plus dépassées.

Pourtant, les apôtres de la bien-pensance persistent à vouloir cataloguer tous les acteurs de la scène politique selon une logique bipolaire. Deux arguments sont avancés pour défendre la pertinence d’un tel clivage : d’une part, l’historicité d’une division qui serait un élément fondamental de la vie politique française depuis 1789 ; d’autre part, l’existence de deux cultures et de deux projets politiques qui continueraient à s’opposer en offrant des réponses contrastées aux défis de notre temps. Hors, ni l’une ni l’autre de ces affirmations ne peut survivre à un examen critique.

Une vision réductrice du passé politique de la France

Si l’on s’en tient à la version officielle, le clivage droite / gauche serait né sous la Révolution, quand l’Assemblée constituante débattit du veto à attribuer au roi : il séparait donc, à droite, les défenseurs d’une souveraineté partagée entre le roi et la nation, et à gauche les tenants de la souveraineté nationale. Or, à partir de cette fracture originelle, force est de constater que la frontière entre droite et gauche n’a cessé de se déplacer, en fonction des circonstances historiques, mais aussi de l’apparition de nouvelles idéologies, souvent nées à l’extrême gauche.

Ainsi, l’homme de gauche a pu être, au fil de l’histoire : révolutionnaire, républicain, libéral, montagnard, radical, socialiste, communiste. Quant à l’homme de droite, il a pu aussi bien être contre-révolutionnaire, monarchiste, conservateur, nationaliste, démocrate-chrétien. A chaque époque, le débat renaissait autour de nouvelles questions : sur la nature du régime politique (monarchie, république ou synthèse impériale), sur les relations avec le catholicisme (religion d’Etat ou laïcité), sur la nation (nationalisme ou internationalisme) sur l’organisation de l’économie (libéralisme ou interventionnisme), sur la question sociale (laisser-faire, Etat-providence ou socialisme).

De plus, les valeurs respectivement portées par la droite et la gauche ont profondément évolué, et il n’a pas été rare de voir s’effectuer des transferts de l’une vers l’autre. Par exemple, si le libéralisme, plutôt né à gauche, est devenu progressivement une idée de droite, le patriotisme a effectué le chemin inverse. De même, certaines questions considérées comme fondatrices du clivage droite / gauche, ont fini par faire l’objet d’un large consensus, comme l’acceptation des institutions républicaines. C’est peut-être pour cette raison qu’au final les expressions de droite et gauche ont été fort peu employées pour désigner les grands courants politiques de notre histoire. On s’est plus revendiqué du nationalisme, du républicanisme, du radicalisme, du socialisme ou de l’anarchisme, que « de droite » ou bien « de gauche ».

Il est vrai que l’on a malgré tout tendance à créditer chaque pôle d’une identité particulière : la gauche serait fondée sur le primat de l’égalité, sur l’idée de solidarité et de transformation sociale ; quant à la droite, l’accent mis sur la liberté (entendue comme autonomie de l’individu), l’ordre et la tradition constitueraient ses principes cardinaux. Mais il n’en reste pas moins que de nombreux acteurs majeurs de notre histoire politique échappent à cette opposition binaire et ô combien réductrice : Napoléon, Gambetta, Clemenceau, Mendès France ou de Gaulle ont tous été soit revendiqués, soit rejetés par la droite et la gauche autoproclamées. Le général lui-même n’hésita pas à déclarer : « Il y a l’éternel courant du mouvement qui va aux réformes, qui va aux changements, qui est naturellement nécessaire, et puis, il y a aussi un courant de l’ordre, de la règle, de la tradition, qui, lui aussi, est nécessaire. C’est avec tout cela qu’on fait la France. »

Certes, nous dira-t-on, tous ces hommes et ceux qui les suivirent ont eu pour dénominateur commun d’avoir à jouer un rôle dans des circonstances exceptionnelles, celles où les querelles s’effacent devant la nécessité des événements. Mais ne sommes-nous pas précisément entrés dans un de ces tourbillons de l’Histoire où la politique doit se refonder sur une confrontation de projets et non sur des pseudo-identités devenues illusoires mais puissamment entretenues ?
Gauche et droite aujourd’hui : une parodie au service du système

Il faut reconnaître à la gauche et la droite officielles au moins un mérite : depuis le milieu des années 1980 — date du « tournant libéral » pris par les socialistes au pouvoir — elles ont parfaitement su incarner leur rôle et jouer aux téléspectateurs-citoyens une véritable comédie d’opposition. A en croire les débats des vingt-cinq dernières années, l’affrontement entre gauche et droite se cristallise autour de questions sociétales, permettant à chaque camp d’adopter une posture souvent théâtrale : le racisme, le PACS, la parité, le droit de vote des étrangers, les sans-papiers… autant de thèmes qui ont submergé la scène politique et permis à chacun d’affirmer à bon compte son identité.

Plus largement, il s’agit moins désormais d’être de droite ou de gauche que de le paraître. A l’image droit-de-l’hommiste et libertaire de la gauche, répond l’attitude conservatrice et sécuritaire de la droite. En période d’élections, il n’est cependant pas interdit, au contraire, d’aller piocher dans la boîte à symboles du voisin : ainsi, quand en 2007 Ségolène Royal se prenait à rêver d’une France où dans le jardin de chaque pavillon flotteraient les couleurs nationales, Nicolas Sarkozy brandissait avec Jaurès le drapeau de la révolution. Bien sûr, il reste les extrêmes qui, avec leurs discours radicaux, viennent parfois jouer les trouble-fêtes. Mais au final, leur agitation finit toujours par se révéler utile pour les partis dominants ; soit qu’ils les utilisent comme un repoussoir, soit qu’ils leurs empruntent des thématiques de campagne mobilisatrice, pour mieux les abandonner une fois au pouvoir.

S’il est peu à peu devenu nécessaire à la droite et à la gauche dites « de gouvernement » de caricaturer et théâtraliser leurs oppositions, c’est pour mieux cacher à quel point elles ont convergé ces dernières décennies sur des questions fondamentales. C’est qu’au cours de la même période, plusieurs piliers présentés comme fondateurs de leur identité se sont effondrés. La faillite du communisme réel a ainsi privé l’extrême-gauche d’une référence. Quant à la social-démocratie, elle n’a pas su construire de modèle alternatif à ce qu’elle-même a interprété comme une victoire du modèle libéral. A droite, la tradition d’un capitalisme paternaliste, souvent patriote et conservateur a été balayée par la révolution néo-conservatrice venue d’outre-Atlantique.

De fait, droite et gauche se sont rapprochées en acceptant ce qu’il est convenu d’appeler la mondialisation néo-libérale, c’est-à-dire la libération des échanges économiques à échelle mondiale et la mise en concurrence des territoires, des travailleurs, des modèles sociaux. Un tel alignement supposait au préalable de lever le principal obstacle sur la route de libre-échange intégral : la souveraineté des Etats. Il s’agissait d’un double reniement, car cela impliquait non seulement de renoncer à la souveraineté nationale d’un point de vue économique, mais aussi politique ; en fait de réduire à l’extrême tout contrôle démocratique de l’économie et toute idée d’indépendance nationale.

Il suffit d’examiner la position des partis dominants sur les principaux traités signés dans le cadre de l’OMC, mais surtout dans celui de la construction européenne, pour voir cette convergence à l’œuvre. En choisissant cette voie, droite et gauche se sont faites les complices d’un désastre sans précédents : par la mise en concurrence déloyale de son économie, le démantèlement de ses services publics, la tutelle imposée à sa politique étrangère, la France se voit désormais gangrénée par le chômage de masse, la ruine de son modèle social, et la perte de son rang sur la scène internationale.

Un déclin donc, mais un déclin provoqué, voire instrumentalisé. Les maux dont souffre la Nation sont l’occasion pour chaque camp de concocter une soupe politique qui leur tient lieu de programme. La droite s’empare des désordres inhérents à une société sans repères, où la loi de la jungle s’impose peu à peu, pour jouer les gros bras ; la gauche surfe sur la détresse sociale en mimant les dames patronnesses. Les véritables questions sont esquivées par l’inflation de polémiques au cours desquelles les fondements de notre modèle républicain — souveraineté, égalité, solidarité, laïcité — sont attaqués au nom de la diversité, de la compétitivité, ou de la modernité.

Il est plus que temps de jeter les masques ; il est plus que temps de reconstruire la vie politique autour du vrai clivage, entre ceux qui, comme parfois par le passé, ont pris le chemin du renoncement, et ceux qui refusent que l’exemplarité morale, sociale et politique de la France soit reléguée aux oubliettes de l’Histoire.

Jean-Bastien URFELS
Valeurs et Actions républicaines

Finkielkraut: l’immigration, l’idéologie du métissage et la déculturation. (vidéo)

Le philosophe évoque l’importance de la littérature dans la construction de la Nation française. Il regrette aujourd’hui la perte d’influence de la France, et se dit inquiet de l’idéologie du métissage qui accompagne une immigration incontrôlée et de plus en plus massive.

A partir de 5mn

Hans-Werner Sinn: « Sortir de l’euro permettrait à la Grèce de repartir »

Le célèbres économistes allemand Hans-Werner Sinn compare la situation actuelle de la Grèce avec celle de l’Allemagne après la crise de 1929. Selon lui, si la Grèce ne sort pas de l’euro, elle prend le risque de sombrer dans une guerre civile.
Un entretien parut dans le Monde, l’organe de propagande des européistes (1). On se félicite de voir ce journal que l’on présente encore comme une référence, faire une petite pause dans la campagne acharnée qu’il mène contre le protectionnisme et la démondialisation.
Mais rassurez-vous Hans-Werner Sinn ne va jusqu’à dire qu’il faut sortir de l’euro. Au contraire il se dit très attaché à cette monnaie… Ils ne sont pas fous les journalistes du Monde, il ne vont quand même pas se mettre à dos leur patron Matthieu Pigasse, directeur de gauche de la Banque Lazard qui a pour mission de conseiller…. le gouvernement Grec. (2)

La Propagandastaffel peut dormir tranquille !!!!

M. Sinn, vous plaidez pour une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro. Cela ne signifie-t-il pas la fin de la monnaie unique ?

Non, ce qui déstabilise l’euro est le déni de réalité des politiques. Le développement de la Grèce est massivement handicapé par l’euro. La Grèce a deux problèmes : d’abord, elle est surendettée, et surtout, elle n’est plus compétitive. L’euro a permis à la Grèce d’emprunter à taux très faible, le pays a développé une bulle inflationniste et un gigantesque déficit extérieur. Pour faire disparaître le déficit, la Grèce doit réduire ses prix de 20 % à 30 %. Une telle baisse des prix n’est pas possible à court terme à l’intérieur de la zone euro.

L’Allemagne a connu la même situation entre 1929 et 1933. A l’époque, elle ne pouvait pas dévaluer sa monnaie à cause des plans Dawes et Young ; elle a dû procéder à une baisse de ses prix de 23 % et de ses salaires de 30 %, qui a mis le pays au bord de la guerre civile. La même chose pourrait se passer en Grèce si on continue à exiger d’elle qu’elle baisse ses prix et ses salaires de 30 %.

La suite dans le bousin

(1) rappel: le journal de propagande appartient au triumvirat composé par les grand argentiers de gôche que sont:

– Matthieu Pigasse (Directeur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe, il est également propriétaire et président du magazine Les Inrockuptibles… et soutin financier de la Gôche)

-Pierre Bergé ( entrepreneur en confection de luxe et un mécène français du PS)

– Xavier Niel ( Vice-président et directeur de la stratégie d’Iliad, groupe de télécommunications français, maison mère du fournisseur d’accès internet Free. 8ème fortune de France, il est aussi investisseur dans de nombreuses startups liées à l’information en ligne (Mediapart, Bakchich,Causeur…), la technologie (Ateme) ou la musique (Deezer).

(2): http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/05/04/97002-20100504FILWWW00395-lazard-conseillera-la-grece.php

L’antiracisme, une machine à exclure ?

Alors que SOS Racisme a tenu ce 14 juillet un concert pour l’égalité, retour sur l’antiracisme, un concept flou plein de bons sentiments, sur lequel revient le philosophe Pierre-André Taguieff.

Ce qu’il est convenu d’appeler le « racisme » n’a point cessé, en dépit de la banalisation du terme et de sa perte de sens, liée à un sur-emploi politique et médiatique croissant, de poser des problèmes de définition. Car ce terme à la signification floue continue, faute de mieux, d’être employé dans les travaux savants, où son statut de terme polémique ne cesse de contredire la visée scientifique des auteurs. Simultanément, le mot « racisme » est devenu une insulte dans le langage ordinaire (« raciste ! », « sale raciste ! »), une insulte dotée d’une force symbolique d’illégitimation aussi forte que l’insulte politique « fasciste ! » ou « sale fasciste ! ». Ce qu’il convenu d’appeler « l’antiracisme » fonctionne comme un répertoire de termes polémiques destinés à disqualifier, à faire taire ou à rappeler à l’ordre des individus ou des groupes jugés « racistes ». Traiter un individu de « raciste », c’est le stigmatiser d’une façon optimale, le dénoncer avec indignation, le rejeter comme figure de l’intolérable, sur la base d’une condamnation morale absolue. C’est l’exclure du débat public. Proférer le mot « raciste », appliquer l’adjectif à un individu, c’est l’étiqueter d’une façon négative, en le réduisant à n’être qu’un échantillon du pire.

Un tel usage polémique, au nom du Bien, a vidé le terme « racisme » de son contenu conceptuel. La routinisation de cet usage polémique rend ce terme impropre à jouer le rôle d’une catégorie descriptive. Employer un terme en « isme » aussi péjoratif, c’est vouloir agir contre le phénomène ainsi nommé, et non pas vouloir le connaître. C’est même parfois refuser de le connaître. La dimension performative, dans les usages courants des mots « racisme » et « raciste », chasse la dimension descriptive comme la visée cognitive. Le phénomène est en effet supposé connu. Et pourtant, les manières mêmes de le constituer en objet de connaissance restent hautement problématiques, et les spécialistes n’ont cessé de s’opposer sur sa nature et ses fonctions.

De la difficulté à définir le racisme

Dans la période post-nazie, l’usage polémique élargi des termes « racisme » et « raciste » n’a pas manqué d’accroître l’indétermination de leur contenu. Il importe donc, pour les spécialistes des sciences sociales qui y recourent aujourd’hui, de lui donner un contenu conceptuel, sans prétendre clore la discussion sur sa définition, en extension comme en compréhension. Or, il faut bien constater, à explorer la littérature savante sur « le racisme », que celle-ci nous place devant des approches extrêmement diverses et des conceptualisations souvent incompatibles de l’objet « racisme ». Et la question se complique, elle s’obscurcit même, dès lors qu’on ajoute, dans les formules où l’on condamne le « racisme », d’une part, une référence à la « xénophobie » et à l’« antisémitisme », voire au « nationalisme », au « populisme » ou à « l’extrême droite » (catégories aux frontières floues), et, d’autre part, une référence à l’« exclusion » ou au « rejet de l’autre », et plus précisément à la « stigmatisation », à la « ségrégation » et à la « discrimination ». Dans ce dernier cas, l’extension du terme « racisme » est maximale : on devrait reconnaître comme racistes tous les faits d’exclusion, de rejet de l’autre (allophobie ou hétérophobie), de stigmatisation et de discrimination !

Le racisme perd ainsi toute définition spécifique, il est assimilé à tout traitement injuste ou dilué dans la catégorie ultra-large des actes de violence faits à l’homme par l’homme. Il reste donc un certain rapport à l’altérité et une attitude ou un acte de rejet, dont le couplage ferait surgir du « racisme » dont le couplage ferait surgir du « racisme ». Certaines organisations antiracistes frisent le ridicule en concentrant leurs enquêtes sur « le racisme » et leurs analyses des discriminations raciales sur la sélection à l’entrée des boîtes de nuit. Et de dénoncer lesdites sélections comme si elles avaient quelque chose à voir avec les sélections des déportés juifs à l’arrivée des convois à Auschwitz ! Odieux amalgames, qui témoignent du triste état dans lequel se trouve la « lutte contre le racisme ». Mais pourquoi parler encore de « racisme » ? La référence à la « race », que présuppose l’usage du mot « racisme », est devenue métaphorique. La couleur de peau n’est pas plus significative que la langue, la religion, les mœurs, etc. Et les réactions dites « racistes » ne présupposent en aucune manière une information génétique sur les sujets « racisés ». La débiologisation du « racisme » est presque totale.

La confusion se nourrit d’une extension indéfinie de l’application du mot « racisme », à partir d’analogies ou de ressemblances vagues – par exemple race/sexe ou genre, race/âge de la vie, race/origine nationale ou encore race/classe. Qu’y a-t-il de « racial » dans le phénomène en question, lorsqu’il ne renvoie qu’à des différences culturelles ou civilisationnelles (langue, mœurs ou religion) ou à des écarts de divers types par rapport à la norme sociale ? Pourquoi employer subrepticement comme terme générique un mot dont la définition est devenue informulable ? Et surtout, comment ose-t-on utiliser ce terme maximalement stigmatisant pour orchestrer des campagnes de dénonciation ou mettre en accusation quiconque ne pense pas comme le groupe accusateur ?

Toute discrimination n’est pas raciste

Revenons à la réalité sociale : toute discrimination ne saurait être considérée comme « raciste », même au sens large du qualificatif. J’entends par discrimination un traitement différentiel et inégal de personnes ou de groupes en raison de leurs origines, de leurs appartenances, de leurs apparences (physiques ou sociales), de leurs croyances ou de leurs opinions, réelles ou supposées, et un traitement perçu en conséquence comme injuste, qui se traduit par des pratiques jugées intolérables, en ce qu’elles privent des individus ou des groupes de l’accès à certains biens sociaux (emploi, logement, etc.).

Les discriminations visant les jeunes en tant que jeunes, les vieux en tant que vieux, les handicapés comme tels, etc., ne constituent pas des formes de racisme. Pas plus que des modes de racialisation – alors que traiter une catégorie d’immigrés comme facteur de souillure de la population majoritaire relève clairement de la racialisation. Le critère en est simple : il y a dans ce dernier cas une essentialisation de la catégorie groupale visée. Mais on la retrouve dans l’éloge indifférencié de « l’immigration » comme un bien, un bien en soi ou une valeur intrinsèque. L’immigrationnisme angélique est aussi essentialiste que l’anti-immigrationnisme diabolisateur : pour autant que certains défenseurs des « immigrés » (pris globalement) les célèbrent comme incarnant le sel de la terre (postulat de supériorité des « immigrés » érigés en pseudo-race), on pourrait ironiquement parler d’un « racisme pro-immigrés », expression ni plus ni moins justifiée que celle de « racisme anti-immigrés ». L’essentialisation est un acte de pensée qui consiste à attribuer à tous les membres d’un groupe, et tendanciellement à eux seuls, certaines caractéristiques, en expliquant ces dernières par la nature ou l’essence du groupe, c’est-à-dire par ses dispositions supposées naturelles plutôt que par des facteurs de situation. Toute discrimination n’est donc pas raciste. Et il est des distinctions et des préférences justifiées. Mais, par un abus de langage malheureusement ordinaire, on continue de parler de racisme anti-jeunes, de racisme anti-vieux, de racisme anti-handicapés, de racisme anti-immigrés.

Afin de rompre avec ces usages trompeurs, il faut commencer par poser que peut être considérée comme raciste toute discrimination fondée sur l’origine (réelle ou supposée) d’un individu, sur la nature ou l’essence particulière d’un type humain (génotype) ou encore sur l’apparence physique (phénotype) en ce qu’elle permet de classer l’individu dans une variété de l’espèce humaine dotée de caractères supposés fixes et héréditaires. Il faut ajouter aussitôt qu’en dépit de certaines similarités dans les traitements violents ou injustes, les discriminations visant les femmes en tant que femmes, dites sexistes, ne sauraient être considérées comme relevant d’une forme particulière de racisme.

Que faire ?

Suite sur le site d’Atlantico

Eva Joly propose la suppression du défilé militaire du 14 juillet (vidéo)

Eva Joly vient de proposer la suppression du défilé du 14 juillet (1)… une proposition qui en dit long sur son patriotisme. (2)
A la place la candidate Franco-Norvégienne voudrait un défilé citoyen. Et pourquoi pas la gay pride ?. Ou une kermesse écolo-bobo, avec un ballet de rolleristes, un défilé de vélibs, et une chorégraphie équitable de nudistes fumeurs de chanvre bio ?. N’ont-elles rien d’autre de plus urgent à proposer les pastèques ?.

Petit rappel: C’est cette même Éva Joly qui dénonçait l’arrogance des citoyens irlandais lors du référendum sur le traité de constitution européenne. Une grande démocrate !

Je sens qu’on va bien se marrer avec des clowns pareils à la présidentielle….


Eva Joly "L'arrogance des Irlandais" par momol

(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110714.AFP7142/eva-joly-propose-la-suppression-du-defile-militaire-du-14-juillet.html

(2) Le député de la Droite populaire, Lionnel Luca, tacle Eva Joly, après ses déclarations sur le 14 juillet



"Qu’elle apprenne l’histoire de…
par Europe1fr

Le PS et SOS Racisme mène des opérations de propagande avec l’argent du contribuable. (vidéo)

Le concert du 14 Juillet de Paris a été concédé à l’officine de propagande du PS, SOS Racisme.
Cette grande aubade pour l’égalité aura couté pas moins de 230 000 euros aux contribuables parisiens. (1)
L’objectif de cette sérénade de la bien-pensance est de s’opposer au retour de la bé-bête immonde (2). Pour ce faire, SOS racisme avait invité une palanquée de ménestrels capables de transformer un troupeau de pacifistes dépressifs en guérilleros sanguinaires: Yannick Noah, Benabar, Kassav’, Nèg’Marrons, Abd Al Malik, Idir… tous des maquisards du bien, des rebelles de la bonne cause, des franc-tireurs de la tolérance et de l’amour de l’Autre.

Les parisiens les plus mélomanes ont cependant échappé au pire, ils auraient pu subir les aboiements affectés du chanteur Cali. Heureusement pour eux, l’ âne bâté de Perpignan a été choisi par la municipalité PS de Toulouse pour braire à tue-tête sur les allées Jean Jaurès.
Ce concert de SOS racisme marque le retour aux bonnes vieilles méthodes de manipulation que la gauche finance sans gène avec les impôts des travailleurs français.
Une intoxication pour gogo qui n’est pas pour déplaire au gesticulateur payé pour ne rien dire Claude Askolovitch… cela doit lui rappeler des souvenirs de jeunesse ! (3)

Il faudra bien qu’un jour ou l’autre ces mascarades dispendieuses cessent, et qu’il soit interdit aux élus de se servir de l’argent du contribuable pour mener des opérations de propagande et de manipulation des masses.

Jérôme Cortier

(1) Rappelons qu’en 2009, derniers chiffres connus, SOS Racisme percevait, pour fonctionner, 904 596 euros de subventions publiques et …. 18 669 euros de cotisations de ses membres !!!
Le PS dépense sans compter quand il s’agit de ses potes. C’est normal c’est contre le racisme.

(2) Pour promouvoir sa soirée de malfaisance, Dominique Sopo, président fonctionnarisé de SOS Racisme et fouquier-Tinville à ses heures perdues, s’est répandu dans les média. Sur le site Bondit Blog, il déclare:
– Le but est de promouvoir le principe d’égalité en ce jour particulier qu’est le 14 Juillet. Il s’agit aussi de rendre à cette partie de la devise républicaine toute son importance. Depuis des mois, les attaques contre le principe d’égalité se multiplient, que ce soit contre les jeunes, les immigrés, les femmes ou encore les homosexuels. Des personnalités prêtent leur voix à ces attaques mais ils sont bien loin de représenter le peuple. La France ce n’est pas eux, c’est nous.

De qui parlez-vous ?

Eric Zemmour ou Marine Le Pen, par exemple. Cette dernière semble un peu trop, à mon goût, donner le ton des derniers débats politiques. En plus des propos qu’ils tiennent sur l’immigration ou les jeunes de banlieues, ces personnes semblent affirmer que ceux qui, comme nous, défendent cette valeur d’égalité sont une minorité. Ils seraient, selon leurs discours, les porte-drapeaux d’une majorité qui en auraient assez des valeurs que nous prônons. C’est bien sûr complètement faux. […]

(3)

Concert gratuit pour l'égalité

par Europe1fr

Revue de presse et commentaires sur l'actualité