Halte au tabou, il faut ouvrir le débat sur le protectionnisme

Quand on les interroge sur la question du libre-échange et de la protection commerciale, différentes personnalités publiques réagissent par la même pétition de principe : « Le protectionnisme, c’est ringard et réactionnaire ». Comment se fait-il que Gérard Longuet, Manuel Valls, Nicolas Baverez et Mathieu Pigasse, pour citer les plus notoires, s’expriment d’une même voix, comme s’ils n’étaient que les perroquets d’un discours élaboré par d’autres qu’eux pour les besoins de la cause libre-échangiste ?

En faisant cause commune, par-delà leurs différences d’appartenance politique et de parcours professionnels, ils nourrissent le soupçon légitime qu’une consigne leur a été donnée visant à interdire le débat sur le libre-échange et la protection commerciale. Cela, au moment où les Français et les Européens ont plus que jamais besoin de liberté intellectuelle pour comprendre les origines de l’interminable crise qui mine le Vieux Continent.

Car le propos de ces agioteurs du débat public vise clairement à disqualifier les porte-parole de la thèse de la protection commerciale de l’Europe. Il s’agit d’obtenir une double disqualification, historique et esthétique. Historique, en faisant apparaître ces porte-paroles sous les traits d’attardés désireux de revenir à un monde révolu : ils ne seraient au fond que des émules, dans le débat économique, des partisans du retour à la société de privilèges après la Révolution française. Esthétique, en ce sens que leur ringardise les empêcherait de revêtir les habits neufs du monde nouveau.

Ceux qui suivent le débat sur le libre-échange, dans les médias ou sur les sites consacrés, savent en revanche combien les choses sont à la fois très pratiques et très complexes à la fois. Inutile donc de reprendre ici la question sur le fond. Nous aimerions attirer l’attention en revanche sur la conviction que dissimule le militantisme en faveur du libre-échange.

L’Histoire se fait maintenant sans les hommes qui en sont les acteurs ou les témoins, voire les victimes, voilà ce qu’il nous faut comprendre au-delà de la diatribe. Les forces impersonnelles du marché commandent aux hommes et aux femmes. Toute tentative de reprendre une maîtrise quelconque de notre destin, par la voie politique, est vouée à l’échec puisque, littéralement, « les marchés font la loi ». La volonté de disqualifier la thèse « protectrice » s’ancre aussi, et surtout, sur une visée de disqualification de l’Etat, de l’action politique, et de la démocratie.

Par là, les libre-échangistes doctrinaires opèrent un détournement du sens de l’épisode majeur qui a vu le triomphe des économies concurrentielles sur les économies socialistes. Tandis que pour certains, la chute du mur de Berlin et l’arrivée de nouveaux pays dans le concert économique international signifiaient la nécessité de redéfinir les conditions d’un nouveau vivre ensemble, aux yeux de ces doctrinaires, ces événements ont annoncé la clôture de l’Histoire par l’avènement du monde des marchés, le meilleur des mondes, cela va de soi.

Atlantico

Propagande: Ils ont acheté la presse

Du « J’accuse » au « J’achète »

« Au final, l’essentiel de la presse d’opposition est passée au fil des ans, sans l’assumer, du rôle de porte-parole des descendants historiques du “J’accuse !” à chambre d’écho des partisans du “J’achète !” En deux mots, la presse de gauche s’est vendue. Au pouvoir étatique d’une part et à des financiers politisés d’autre part, c’est-à-dire finalement aux mêmes, dans la durée. Mais elle n’a pas seulement abdiqué son idéal à cette occasion. Elle a […] voulu présenter ces évolutions comme un succès de sa profession, une garantie d’indépendance, oubliant un peu vite que c’étaient justement les financiers qui venaient de mettre le monde au bord du gouffre ».

La fête aux « dealers d’opinion »

Décidément, c’est la fête aux « dealers d’opinion » ! Après La Tyrannie médiatique* en 2008, Les Editocrates** en 2009, Les Médias en servitude*** début 2012 et on en oublie sans doute, c’est Benjamin Dormann qui, dans Ils ont acheté la presse****, sonne la charge contre les journaux vendus à un grand capital dont un bon peuple les croit pourtant les plus farouches adversaires.

A travers trois cas emblématiques, ceux du Monde, du Nouvel Observateur et de Libération, l’auteur étudie dans les moindres détails et chiffres à l’appui la déchéance de ces organes. Menacés de naufrage malgré les aides constantes — et considérables : jusqu’à 60 % du chiffre d’affaires selon le rapport Cardoso — prodiguées par les gouvernements successifs, y compris et surtout ceux auxquels ils étaient les plus hostiles selon l’adage Oignez vilain, il vous poindra —, ils ont fini par confier leurs destinées aux barons de la Haute Banque et aux hérauts du super capitalisme le plus cynique.

Les banques Rothschild et Lazard à la tête de « Libération » et du « Monde »

Relatant le 16 avril l’inhumation du grand polémiste, et ancien vice-président du Front national, François Brigneau, le Bulletin de réinformation, diffusé le 16 avril par Radio Courtoisie, pouvait ainsi ironiser : « Les journalistes d’extrême gauche Abel Mestre du Monde et Christophe Forcari de Libération hantaient les allées du cimetière. Il s’agissait, pour ces professionnels sycophantes de vérifier si Jean-Marie Le Pen était là. Car la présence du vieux chef aurait pu fournir l’occasion d’une petite campagne de diabolisation contre sa fille, Marine… De l’au-delà, François Brigneau a dû sourire de cette comédie humaine. Voir deux salariés de la banque Lazard, propriétaire du Monde, et de la banque Rothschild, propriétaire de Libération, obligés de suivre son cercueil, quel succès posthume ! »

On ne saurait mieux résumer l’ambiguïté, voire l’imposture, de ces quotidiens s’efforçant de soutenir leur réputation d’anticonformisme et de défenseurs de l’humanité souffrante alors qu’ils sont en réalités les serviteurs de la finance et des intérêts mondialistes comme on l’a vu encore tout récemment lors de la crise libyenne.

Ces grands pacifistes ont en effet soutenu à grands cris, sous prétexte de défense des droits de l’homme, l’intervention de l’OTAN, bras armé du lobby pétrolier international. Une intervention qui risque de provoquer la « somalisation » de la Libye Continuer la lecture de Propagande: Ils ont acheté la presse

Résister à la pensée unique

Chacun à sa manière, des essais d’Élisabeth Lévy, Denis Tillinac, Paul- François Paoli et Claude Hagège partent à l’assaut de cette “pensée unique” qui ne veut surtout pas regarder le réel en face.

Les fées sont têtues, serait-on tenté de dire en entendant la caste intellectualo-médiatique nous seriner à longueur d’antenne et de tribunes les mêmes contes de fées, à base d’avenir radieux et de présent enjolivé : comme disait l’irremplacé Philippe Muray, le réel, « remis à une date ultérieure », a été remplacé par un gigantesque « parc d’abstractions » dont le fond sonore est un babil sempiternellement élogieux sur la modernité, dont tous les avatars sont forcément admirables : la mondialisation aussi heureuse qu’inéluctable, le multiculturalisme, aussi enrichissant que chaleureux, l’islam implanté en Occident, aussi ouvert et décrispé que sans rapport avec le fanatisme islamique, etc.

Bien sûr, il arrive qu’un fait comme l’affaire Merah vienne contredire ces idées généreuses et ces sentiments clairvoyants : il sera alors, plus ou moins ouvertement, ravalé au rang de triste anecdote, dont il serait bien sûr scandaleux, et mensonger, et stigmatisant, de vouloir tirer une leçon générale. Quand il était question que le tueur de Toulouse et de Montauban fût un raciste d’extrême droite, l’affaire était un fait révélateur et extrêmement inquiétant d’un climat d’intolérance entretenu au plus haut niveau de l’État. Quand il fut avéré que c’était un jeune musulman se réclamant du djihad, elle redevenait la dérive sanglante d’un homme psychologiquement fragile, qui s’était « radicalisé tout seul ». Qu’est-ce qui distingue un fait d’une simple anecdote ? Sa conformité à l’idéologie dominante. Continuer la lecture de Résister à la pensée unique

Crise de la dette : La gauche et la droite ne peuvent plus rien

Comme prévu l’Espagne sombre dans le pire. Et puis il y aura le Portugal, et ensuite l’Italie, l’Irlande continuera sa chute… la Grèce finira bien par sortir de l’Euro si elle ne sombre pas dans la guerre civile avant…. et puis pour finir ce sera… la France.

Alors ami de l’UMPS, que ce soit SarKo ou Hollande: vous allez tous payé votre vote Anti- France!!!!!


La gauche et la droite ne peuvent plus rien par khalem2012

Petit manuel de survie en cas d’éclatement de la zone euro

Certains épargnants commencent déjà à anticiper un éclatement de la zone euro. Si les Français sont encore calmes, les Grecs, les Irlandais, les Espagnols ou les Portugais fuient déjà vers l’Allemagne ou le Luxembourg. Voici comment ne pas perdre au change…

Les épargnants européens commencent sérieusement à anticiper l’éclatement de la zone euro. Enfin, plus précisément ceux qui auraient beaucoup à perdre : les Grecs, les Portugais, les Espagnols et les Italiens.

On sait depuis longtemps que les Grecs diminuent progressivement leurs avoirs en Grèce pour les transférer dans d’autres pays. Ce que nous apprend ce graphique de Bloomberg c’est que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal font face à des fuites de capitaux d’un montant croissant, en forte accélération depuis l’été 2011, qui a marqué un palier supplémentaire dans la crise de la zone euro. Et cet argent afflue vers les pays considérés comme sûrs : l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ainsi que la Suisse bien sûr, mais qui ne figure pas dans ce graphique qui ne prend en compte que la zone euro.

Les politiciens peuvent dire ce qu’ils veulent, les épargnants commencent à fuir les pays à risque pour se mettre à l’abri.

Certaines banques s’adaptent à ce mouvement et l’accompagnent. Par exemple, la Deutsche Bank au Portugal a abandonné son statut de filiale à part entière pour devenir une simple représentation commerciale, sous-entendu : « mettez votre argent chez nous et il sera transféré en Allemagne, ainsi en cas d’éclatement de la zone euro vous vous retrouverez avec des Deutsche Marks plutôt qu’avec des escudos qui ne vaudront pas grand chose ! »

Et la France ? Pas de mouvement de fond pour l’instant, même si les banques privées suisses constatent de nombreuses arrivées.

On ne note pas de défiance, mais il faut garder à l’esprit qu’un éclatement de la zone euro s’accompagnerait de faillites bancaires, ou au minimum de comptes épargnes bloqués le temps de « stabiliser la situation », comme on l’a vu lors de la crise argentine. (…)

Atlantico

Un journaliste du Dailymail : « le seul vote responsable en France est celui pour Marine Le Pen »

Lu sur le Dailymail :

(…) Marine Le Pen reste la seule candidate capable de sauver le contrôle de la France sur ses finances, ses frontières et son identité. Elle est l’unique candidate des électeurs conservateurs qui annonce une sortie de l’euro. La seule mesure qui, si elle est exécutée avec soin, pourrait encore sauver la France d’être submergée par les dettes étrangères amassées ailleurs, dans un projet européen qui en est le principal responsable.

Suite et source : Dailymail.co.uk,

La France ou le chaos par Paul-Marie Couteaux

Tribune de Paul-Marie Couteaux, président du SIEL, porte parole et soutien de Marine Le Pen. (1)

Si la campagne présidentielle est si médiocre, n’est-ce pas justement parce qu’elle n’est guère présidentielle ? Un jour, on semble choisir un ministre de l’Intérieur, un autre, un ministre des Finances, quelquefois, un responsable de la prévention routière. Faut-il rappeler que, tous les cinq ans, l’élection présidentielle donne au peuple français l’occasion de déterminer tout autre chose, l’essentiel de lui-même et sa perpétuation comme acteur de l’histoire – sans quoi la politique n’aurait plus d’intérêt et les élections pas davantage.

Le regretté Michel Jobert comparait le président de la République à un sémaphore, repère immobile et solennel indiquant les grandes orientations qui éclairent et ordonnent. De cette fonction, qui est bien celle d’un chef d’État, découle une autre, celle de garder la Constitution, par là de veiller au bon fonctionnement des institutions, autrement dit la sauvegarde du cadre politique, autrement dit la France – en quoi sa fonction est sacrée : sans la sauvegarde de ce cadre, il est illusoire de fixer une politique, quelle qu’elle puisse être ; le contenant est la condition du contenu – lequel ressort d’un autre niveau, ce programme de gouvernement que fixera un mois plus tard une majorité législative.

Il est curieux que, à l’heure où le cadre politique ne va plus guère de soi, où ne sont plus tout à fait certaines les réponses à la question “Y a-t-il une France ? ”, ces conditions premières du politique n’affleurent nulle part dans ce qu’il est convenu d’appeler le “débat”.

Or, pardon du truisme, pour mener une politique, encore faut-il qu’il y ait un État, que la nation soit souveraine, qu’elle puisse décider du maintien ou de la disparition de ses frontières, de la restauration, du partage ou de l’abandon de ses moyens d’action politique, à commencer par la légitimité, donc l’autorité des dits “pouvoirs publics”, seule façon d’imposer un bien commun aux féodalités de tous ordres et de mener à l’extérieur une politique étrangère, dotée de ses propres instruments diplomatiques et militaires ; et, en toile de fond, qu’il y ait une civilisation, originale en ce qu’elle est fidèle à ses legs, traditions et valeurs, cette civilisation française sans laquelle l’existence de la nation, donc de l’État, ne se justifie plus, n’est sous-tendue par rien.

Le “grand débat sur l’identité”, l’une des rares bonnes initiatives du quinquennat, ayant sombré dans l’insignifiance et le ridicule, le moment était propice pour revenir sur ces fondamentaux, pour reprendre un terme que candidats et partis s’appliquent à eux-mêmes sans songer que les seuls fondamentaux qui importent sont ceux de la France, les leurs propres se situant fort en aval.

De cet essentiel-là, qui se soucie – à part ceux que l’on nomme dédaigneusement “souverainistes” ?

La morne campagne s’est perdue dans les détails – presque toujours de nature sociale ou économique, selon la pente d’une époque matérialiste qui veut croire mordicus que toute question politique n’a de solution que par l’argent, singulièrement la dépense publique – réflexe socialiste servi ad nauseam plus de trente ans durant avec l’heureux effet que l’on aperçoit, la banqueroute – et d’abord la paralysie de l’État dans sa graisse.

Faut-il redire que, pas davantage que le souci social ne saurait répondre aux problèmes sociaux (quel argent redistribuer ? ), le souci économique ne répond aux problèmes économiques – Continuer la lecture de La France ou le chaos par Paul-Marie Couteaux

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