Un conseiller municipal PS pilote le Campus islamique turc de Strasbourg

Extraits d’un article de Libération du 7 octobre 2013 de Bernadette Sauvaget « La Turquie investit dans l’islam made in France »

« Saban Kiper, l’une des chevilles ouvrières du chantier, figure des milieux musulmans de Strasbourg et conseiller municipal socialiste. » « Pour le moment, c’est un chantier. Mais c’est surtout l’un des projets les plus ambitieux de la communauté musulmane en France. Enfin, celle d’origine turque. Pour une quinzaine de millions d’euros au bas mot, un campus franco-turc va voir le jour dès l’an prochain dans le quartier de Hautepierre à Strasbourg (…)L’ampleur et l’ambition du projet qui comprend aussi un internat ont un peu pris tout le monde de court. Et rend perplexe jusque dans les couloirs du ministère de l’Intérieur, chargé des cultes. Au départ, en 2010, il s’agissait seulement de former des imams issus des jeunes générations »  » Les autorités turques, elles, n’ont pas attendu la bénédiction de Paris pour avancer leurs pions. Depuis 2010, l’association (française) qui pilote le chantier a déjà acquis quatre immeubles (de plus de 10 000 m2 de surface) à Lire la suite

« Si tout le monde peut être Français, le communautarisme est inévitable »

Interview de Jean Yves Le Gallou

Le mot « Français » est souvent complété d’une appartenance communautaire… Que veut-il dire ?

Il existe deux sens très différents au mot « Français » aujourd’hui.

Un sens administratif, d’abord : être Français, c’est avoir une carte d’identité française.

Un sens historique et culturel, ensuite, pour les Français de civilisation européenne et d’expression française.

De ces deux définitions découlent une série de confusions devenues récemment caricaturales avec l’expression « djihadistes français ». Cette appellation est juridiquement vraie mais elle n’a aucun sens si l’on considère la définition culturelle et historique du mot « Français ».

Quelle évolution du Code de la nationalité a permis un tel fossé entre différents « Français » ?

Depuis 1803 (Première République !), la base de la nationalité est la filiation et, donc, le droit du sang : un expatrié a, par exemple, des enfants français.

Mais cette règle a été progressivement déviée par l’ajout d’éléments de droit du sol : un enfant né en France de parents étrangers peut devenir automatiquement français entre 13 et 18 ans, et un enfant né en France de parents eux-mêmes nés en France est automatiquement français… S’ajoutent à cela des naturalisations de masse sans sélection. Résultat : on fabrique chaque année autour de 150.000 « Français » dont beaucoup ne sont absolument pas assimilés.

Il y avait eu un grand débat en 1986 autour de la suppression de ces éléments de droit du sol. Le slogan du FN était : « Être Français, cela s’hérite ou se mérite », mais ce point de vue était aussi défendu par le RPR et l’UDF !

Malheureusement, cette même année, de nombreuses manifestations étaient organisées contre la loi Devaquet qui voulait réformer l’Université et, à cette occasion, un jeune manifestant d’origine immigrée, Malik Oussekine, était mort… Victime d’une campagne de sidération médiatique, le gouvernement Chirac avait alors abandonné sa loi sur l’Université et la réforme de la nationalité.

Il créait à la place la Commission de la nationalité qui a théorisé la conception « citoyenne » de la nationalité contre la volonté du peuple qui avait soutenu à 55 % des partis opposés à celle-ci.

Comment en est-on arrivé à parler de « Français de souche » ?

En 1987, la conception de la nationalité française dite « citoyenne » est donc adoptée.

En clair, tout le monde peut être français s’il réside en France et adhère à un minimum de Lire la suite

Langues étrangères à l’école: Certains cours s’apparenteraient à des « catéchismes islamiques

Lire: Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen à  Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le dispositif ELCO.

Un rapport confidentiel remet en cause l’enseignement des langues et cultures d’origine dispensé en primaire. Certains cours s’apparenteraient à des « catéchismes islamiques ».

L’école française doit reprendre en main l’enseignement des langues étrangères! C’est la conclusion sans appel de la dernière étude du Haut Conseil à l’intégration (HCI). Le document de 17 pages que le JDD a pu consulter a été remis aux services du Premier ministre au deuxième semestre 2013. Il vient compléter les travaux du groupe de travail sur « Les défis de l’intégration à l’école ». L’étude, restée totalement confidentielle, s’intéresse à un dispositif ancien, celui des enseignements de langue et culture d’origine (Elco). Il concerne 92.500 élèves dont 87.000 dans le primaire, selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation nationale.

Une population scolaire en progression de 16 % au cours des cinq dernières années, selon l’enquête du HCI, notamment en arabe (57.145) et turc (16.555). 

Ces cours de langue et de culture étrangères sont dispensés aux enfants dont l’un des deux parents au moins est né dans le pays d’origine. Dans la grande majorité des cas, cet apprentissage s’effectue en dehors du temps scolaire mais à l’intérieur de l’école et sous son contrôle. Il est confié à des ressortissants étrangers placés sous l’autorité de l’académie mais payés et formés par leurs ambassades.

« Les Elco peuvent conduire au communautarisme »

« Susceptibles de renforcer les références communautaires, les Elco peuvent conduire au communautarisme. Certains interlocuteurs craignent même que les Elco deviennent des ‘catéchismes islamiques' », écrivent les rapporteurs.

Les auteurs se sont en effet étonnés du contenu du guide de l’enseignant édité en 2010 par le ministère de l’Éducation turc et en usage auprès de certains enseignants de langue et culture d’origine.

« Ainsi le chapitre V de cet ouvrage intitulé « Foi, islam et morale » insiste sur l’importance de croire en Allah, un des principes de la foi, et sur la nécessaire acquisition par les élèves d’une bonne connaissance de la vie du prophète Mahomet dont l’importance doit être mise en valeur. » Assez loin de la laïcité, française ou turque.

Dans les années 1970, lorsqu’ils ont été créés sous l’impulsion de Lionel Stoléru, les Elco avaient un objectif précis : maintenir chez les enfants des Lire la suite

Dieudonné et ses adversaires sont d’accord sur un point : ils détestent les Français de souche et la France française

Tribune libre de Paysan Savoyard

L’affaire Dieudonné mérite que l’on s’y arrête. Elle résulte sans doute pour partie de la volonté du gouvernement de faire diversion, afin que l’on ne s’attarde pas trop sur les mauvais résultats économiques ou le matraquage fiscal. La polémique autour de Dieudonné constitue aussi, à n’en pas douter, l’un des éléments de la communication de M. Valls qui, copiant au plus près les techniques utilisées par M. Sarkozy, a l’ambition de devenir à son tour le moment venu Président de la république.

Mais l’affaire va au-delà : elle met en évidence certaines des principales évolutions catastrophiques qui se produisent au sein de la société française.

  • Année après année l’évolution vers une forme de totalitarisme se confirme

L’affaire Dieudonné confirme tout d’abord ce que nous avons déjà signalé à plusieurs reprises : le Système ne cesse de se durcir et a entrepris depuis plusieurs années une évolution nette vers une forme de totalitarisme (voir notre article).

Plusieurs évènements l’ont encore mis en évidence ces derniers mois. On se souvient ainsi du traitement réservé aux militants anti mariage homo. Un militant avait été incarcéré plusieurs semaines alors qu’il lui était seulement reproché d’avoir participé à une manifestation pacifique mais non déclarée. Des manifestants avaient été placés en garde à vue pour avoir porté le tee-shirt de la manif pour tous en dehors du cadre des manifestations elles-mêmes.

On note de même que le régime poursuit et condamne de plus en plus régulièrement les prises de position qui ne lui conviennent pas (par exemple Jean-Marie Le Pen a été condamné fin 2014 pour des propos visant les Roms ; par exemple le magazine Valeurs actuelles vient d’être condamné pour avoir représenté une Marianne voilée, accompagnée du titre « l’invasion qu’on nous cache »).

L’affaire Dieudonné, qui est confronté à la fois à l’interdiction de ses spectacles, à des poursuites pénales pour antisémitisme et à des poursuites fiscales, est une illustration de ce durcissement à caractère totalitaire. L’attitude du pouvoir dans l’affaire Dieudonné relève ainsi d’une politique du « deux poids deux mesures » grossièrement partiale.

Le pouvoir a choisi en effet de réagir brutalement aux propos antisémites tenus par Dieudonné, considérés comme une violation de la loi (Gayssot) qui prohibe l’incitation à la haine raciale. On peut penser que l’antisémitisme (indéniable) de Dieudonné peut revêtir également une dimension anti religieuse. Or d’autres manifestations clairement anti religieuses ou racistes sont, elles, tolérées, sinon approuvées, par le régime.

C’est ainsi que le Système a laissé s’organiser sans réagir des manifestations artistiques qui visaient à insulter les convictions chrétiennes (la pièce de théâtre « Golgotha Picnic » par exemple, ou encore l’exposition de l’œuvre « Piss Christ »). S’agissant cette fois de manifestations ou de déclarations racistes, le Pouvoir reste sans réaction depuis des décennies devant les propos des rappeurs, alors que de nombreux passages de leurs compositions sont des insultes, des injures voire des menaces à l’égard des Français de souche (ainsi qu’à l’égard des institutions françaises, l’institution policière notamment, et de la société française en général).

Le pouvoir manifeste ainsi son arbitraire : réaction ferme voire brutale dans certaines situations, passivité et mansuétude dans d’autres cas pourtant similaires. La pratique constante et grossière de l’arbitraire constitue l’une des marques des régimes totalitaires. L’affaire Dieudonné permet également de constater, cela mérite d’être relevé, que les différents lobbys qui existent dans la société française n’ont pas la même puissance : par exemple le lobby catholique n’a manifestement pas le même entregent que certains autres.

• Les deux courants de l’immigrationnisme sont désormais entrés en confrontation

L’affaire Dieudonné met en évidence un second aspect fort intéressant : le clivage entre les deux ailes du camp immigrationniste. Les quarante années de politique immigrationniste qui viennent de s’écouler ont en effet progressivement donné naissance à deux courants au sein du camp immigrationniste et antiraciste : le premier est en quelque sorte celui de « l’immigrationnisme officiel » ; le second pourrait être qualifié « d’immigrationnisme populaire ».

Ces deux courants sont désormais nettement distincts et en viennent maintenant à s’affronter. Leur opposition porte sur quatre points : Le premier clivage est sociologique. Le premier courant, celui de « l’immigrationnisme officiel », se rencontre au sommet de la société. Il est constitué de l’élite au pouvoir (politiciens, intellectuels, médias, grand patronat…). Il est à l’origine de la création des organisations anti racistes, comme SOS racisme.

Plusieurs responsables de ces organisations ont fait carrière dans les organes du pouvoir ou dans l’appareil socialiste. Le second courant, incarné aujourd’hui par Dieudonné, est lui constitué de « gens de la rue » : les fans de Dieudonné et les auditeurs d’Alain Soral sont pour la plupart des gens du peuple ou des immigrés. Il y a un deuxième point d’opposition entre les deux courants, qui est lui d’ordre idéologique.

Le premier courant s’incarne dans les partis de gouvernement, gestionnaires du Système : Parti socialiste, Verts, le centre et la partie « modérée » de la droite. Tous partagent la même « générosité » antiraciste. Le courant qui applaudit Dieudonné se déclare au contraire hostile au système, au capitalisme, à l’Europe, à la finance, au règne du marché mondialisé.

Le troisième point de clivage est lié à la question de l’immigration elle-même. Le premier courant milite pour l’intégration dans le creuset national, sans distinction d’origine, de tous ceux qui partagent la conception républicaine de la nation. Cette conception suppose que les personnes d’origine immigrée se fassent « citoyens » et adhérent aux « valeurs de la république ».

Le second courant voit au contraire l’intégration comme une forme de racisme puisqu’elle oblige les immigrés à adhérer par exemple à « la laïcité » ou à « l’égalité hommes femmes » et à renoncer ainsi à leur culture et à une part d’eux-mêmes. Cette seconde conception, portée par Alain Soral et Dieudonné, promeut une société qui accepterait la diversité et le droit des différentes communautés de conserver leur identité.

Il est un dernier clivage, enfin, qui a servi de déclencheur ces dernières mois à la violente réaction du gouvernement dans l’affaire Dieudonné. Le premier courant de l’immigrationnisme compte dans ses rangs des représentants de la communauté juive. Tandis Lire la suite

Quand les antiracistes utilisaient le terme Français de souche sans guillemets

Emmanuel Debono, historien, rappelle sur son blog que le terme Français de souche était utilisé par les mouvements antiracistes sans faires de polémiques.

La labilité de la notion de « souche » en fait nécessairement, dans le contexte ultraréactif actuel, une expression piège. Avec ou sans guillemets, en ajoutant des « comme on dit » ou des « soi-disant », quelle que soit la distance que l’on s’efforce de placer entre soi et l’expression, rien ne semble actuellement empêcher qu’elle soit aujourd’hui ramenée au champ des identités, un champ de mines au cœur de la République.

Le terme « souche » a donc au moins deux acceptions : celle d’une appartenance profonde, d’un enracinement ancestral, qui sous-entend l’existence de racines, et celle d’une installation plus récente dans le pays, par choix, par élection, dans une perspective durable (« faire souche »). Dans les deux cas, l’emploi de « souche » n’a pas de valeur polémique. Dans l’idéal assimilationniste, il est d’abord question de signifier que certains ont été Français avant d’autres, sans que cela ne donne évidemment lieu à davantage de droits pour les premiers. Tout est affaire de temporalité : l’acclimatation, l’adoption de la culture du pays d’accueil doivent garantir, à terme, une souche française à celles et ceux qui s’installent en France. […]

Dans un article du Monde, l’historien Nicolas Lebourg parle d’un dilemme auquel se trouverait confrontée la gauche : « Comment nommer le réel ? (…) Faut-il investir le vocabulaire de l’adversaire pour toucher les masses ? » […]

Différences, le magazine du MRAP (devenu Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), dresse en mai 1985 une typologie des immigrés et mentionne ceux qui ont la nationalité française « mais pas toujours en fait les mêmes droits que les Français « de souche »». L’apposition de guillemets n’a rien de systématique. En février 1988, un rédacteur du même journal réfute l’accusation de « racisme anti-Français » brandie par le Front national sur la base de faits divers mettant en cause des agresseurs arabes : « Il ne s’est jamais trouvé personne pour appeler au pogrom contre les Français de souche. »

Le mois suivant, un éditorial parle de « deux poids deux mesures » au sujet du traitement Lire la suite

Chantal Delsol : non, les populistes européens ne sont pas des demeurés

À l’occasion de la sortie de son dernier livre Populisme, les demeurés de l’histoire, le philosophe revient sur cette notion controversée. Elle évoque notamment la victoire de Syriza en Grèce et la montée en puissance du FN en France.

Le titre de votre dernier livre, «Populisme, les demeurés de l’histoire», est assez provocateur. Les partis populistes sont-ils vraiment des idiots?

Il faut repartir de l’idiotès grec qui signifie «le particulier», celui qui est engoncé dans sa particularité, celui qui ne s’élève pas à l’universel. Le mot français «idiot» vient de là. Et précisément c’est cela que l’on reproche aux populistes aujourd’hui -de trop s’intéresser à ce qui est plus proche (l’identité, la patrie, par exemple) au détriment de ce qui est universel (le monde).

Selon vous, le mot «populiste» est une injure utilisée par l’idéologie dominante pour discréditer l’adversaire. Mais dans ce cas, comment les démocraties peuvent-elles combattre les démagogues, ceux qui jouent la facilité contre la réalité?

En effet ce mot est essentiellement ou même uniquement une injure, puisqu’il n’est jamais revendiqué par les partis ou groupes qui en sont accusés.

Je maintiens que le populisme est autre chose que la démagogie.

Le démagogue flatte les désirs populaires qui vont contre l’intérêt général (par exemple les citoyens qui ne veulent pas payer des impôts ou partir à la guerre). Tandis que le populiste flatte les enracinements de proximité (le souverainisme contre l’Europe, par exemple).

C’est très différent: on peut accuser les démagogues de flatter les égoïsmes mais ceux qui sont dits populistes s’adressent à des opinions, que l’on traite en égoïsme pour mieux les discréditer. Ce n’est pas de l’égoïsme que d’être souverainiste: c’est une opinion.

Les démocraties ont toujours du mal à combattre la démagogie parce qu’elle s’insinue partout: il est très difficile à un gouvernant démocratique, quel que soit son parti, de ne pas avoir envie de plaire à ses électeurs…

Qualifieriez-vous le FN en France ou Syriza en Grèce de partis populistes? Si non, dans quelle famille politique les rangez-vous? Lire la suite

Vous avez dit «républicain» ? par Florian Philippot.

Tribune libre pour L’Opinion

Il est temps de mettre les choses à plat. On passera sur la ficelle, de plus en plus grossière, qui consiste à brandir la « République en danger » dès qu’on sèche sur le fond. À l’UMPS, on a d’autant plus tendance à invoquer la République qu’on est dans l’incapacité de répondre à vos arguments sur le chômage, l’Union européenne, l’immigration, l’insécurité ou l’austérité…

Mais revenons à notre République. En quoi le Front national ne serait-il pas républicain ? Quand une réponse est apportée, ce qui est rarement le cas, elle porte généralement sur un point bien particulier de notre projet : la priorité nationale, qui consiste, en certains domaines comme l’emploi, à donner une priorité aux citoyens français sur les ressortissants étrangers, à compétences égales.

Cette proposition, s’adressant évidemment à tous les Français sans distinction, est parfaitement républicaine, comme l’est d’ailleurs notre code général de la fonction publique qui continue d’interdire l’accès aux emplois dits « de souveraineté » aux non-nationaux ; comme l’est également le principe même du droit de vote, réservé aux citoyens français, sauf exceptions aux élections municipales et européennes. Si demain par malheur une majorité accorde le droit de vote aux étrangers, devra-t-on considérer comme « antirépublicaine » toute contestation de ce choix ?

Une fois cette paille évacuée, intéressons-nous à la poutre de nos donneurs de leçons de l’UMPS.

Comme des générations de Français, j’ai appris que la République avait arraché le pouvoir Lire la suite

Assassinat à Moscou par Jacques Sapir

Il est aujourd’hui prématuré de vouloir désigner un coupable dans l’assassinat de Boris Nemtsov, mais au vu de l’émotion que cet acte odieux a provoqué, on peut néanmoins poser un certain nombre de questions. Ayant connu personnellement Nemtsov au début des années 1990, quand il fut élu maire de Nijni-Novgorod, puis l’ayant rencontré à plusieurs reprises jusqu’à son entrée au gouvernement, j’ai été ému, comme bien d’autres.

Je n’oublie pas non plus que le ralliement de Nemtsov aux idées libérales qui avaient cours en Russie à cette époque en fit un des responsables (même s’il ne fut pas, et de loin, le principal responsable) de la détestable politique économique qui conduisit le pays à la ruine et sa population à la misère, jusqu’à la crise financière de 1998. A partir de 2004, et de la « révolution orange » en Ukraine, il s’était rapproché de l’équipe de Victor Ioutchenko et des « pro-occidentaux » en Ukraine, au point de devenir un éphémère conseiller du gouvernement ukrainien. Son opposition à Poutine l’avait conduit à fréquenter les milieux oligarchiques et des gens étranges à Kiev. Plus récemment, il avait pris fait et cause pour le mouvement dit « de Maïdan » et il critiquait la position du gouvernement russe à propos de la crise ukrainienne.

Son opposition systématique à Vladimir Poutine l’avait marginalisé et il était bien moins connu que d’autres figures de l’opposition comme Zyuganov (le dirigeant du Parti Communiste de Russie ou KPRF), Alexeï Koudrine, l’ancien ministre des finances, ou même Navalny. Aux dernières élections son micro-parti avait eu moins de 1% des suffrages et, de fait, n’avait aucun poids. Il n’était donc nullement « la » principale figure de l’opposition à Vladimir Poutine comme on cherche à le présenter en France et aux Etats-Unis, mais, en dépit de son jeune âge (il avait 55 ans) il était en fait un « homme du passé ». Il faut avoir ces éléments en tête quand on réfléchit à « qui aurait eu intérêt à tuer Nemtsov ».

Un meurtre mis en scène ?

Lire la suite

« Français de souche » : une expression ancienne, bannie du langage politique

Lu sur Fdesouche

« Français de souche », une expression ancienne utilisée dès le XIXe siècle :

Dans le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle par M. Pierre Larousse – 1866-1877

Ou encore sous la forme « Français de souche européenne », en 1942, dans le Bulletin de l’association mutuelle des employés de commerce et d’industrie de la Cochinchine

Elle est également employée par le Général de Gaulle lors de son discours télévisé du 29 janvier 1960 : «Certains Français de souche exigent que je renonce à l’autodétermination»

Quelques exemples:

LCP – AN

Islamisation de la France : « Il est minuit moins cinq »

Pour Yves de Kerdrel, journaliste à Valeur actuelles, il faut en finir avec l’ “esprit du 11 janvier”.

11 janvier. Plus nos dirigeants parlent de l’“esprit du 11 janvier”, moins ils luttent contre l’islamisation de la France et moins ils ont conscience qu’il est minuit moins cinq.

En période de guerre, il n’y a pas de demi-mesure possible. Enfin, il faut arrêter de tergiverser s’agissant des populations immigrées qui sont déjà sur le territoire français. En luttant sans état d’âme contre toute forme de communautarisme. En défendant pied à pied tout ce qui relève de l’identité française et qui est menacé par l’islamisation rampante du pays. Surtout, en mettant fin au droit du sol. Quand le pays est attaqué, il faut se battre, et il y a mieux à faire qu’à invoquer un “esprit” fantomatique.

 

Mais qu’on en finisse d’invoquer à tout bout de champ cet “esprit du 11 janvier” ! Qu’on arrête de lire dans un grand quotidien du soir que l’économie doit être “Charlie” ! Qu’on cesse de faire croire aux Français que la xénophobie est désormais l’un des principaux problèmes de leur société. Ce n’est pas seulement une ineptie. C’est une grosse fumisterie qui consiste à crier au loup sans pour autant prendre les mesures qui s’imposent pour ramener l’ordre dans nos cités, faire cesser les communautarismes et lutter contre cet ennemi de l’intérieur qu’est l’islam radical.

Plus nos dirigeants parlent de l’“esprit du 11 janvier”, moins ils prennent de mesures fortes contre l’islamisation de la France. […]

Si l’on veut s’attaquer à l’islamisme radical, au djihadisme et à cette théocratie incompatible avec la République, peut-être faut-il commencer par le commencement. À savoir rappeler que la France est un pays de culture judéo-chrétienne. Ensuite, il faut naturellement tout faire pour que le flot d’immigrés venant notamment de pays infectés par l’islam radical soit endigué. Non pas limité ou réduit, mais stoppé sans trou dans les mailles du filet. […]

Source

Merci à Mireille Dark

Mantes-la-ville (78) : le maire FN demande l’expulsion d’une association musulmane

Le maire de Mantes-la-Ville, Cyril Nauth (FN), compte toujours expulser les musulmans de la salle de prière du boulevard Roger-Salengro.

Pour connaitre vraiment toute cette histoire et ne pas s’en tenir à ce genre de reportage de propagande islamophile quelques articles:

Lèche-babouches de la semaine : Monique Brochot, Maire PS de Mantes-la-Ville

Mosquée à Mantes-la-Ville : Cyril Nauth préfère l’intérêt général au clientélisme musulman

Détruire la loi de 1905 : ça se précise…

L’ élyséen destructeur en chef de la laïcité et de la loi de 1905, et son porte flingue bas du front de Beauvau, viennent d’entrer en action :

L’Etat laïque et démocratique qui nous organise ne sera plus a-religieux, comme l’avait énoncé Aristide Briand, mais soumis à cette religion obscurantiste, ségrégationniste, sexiste et séparatiste qui s’appelle l’islam, religion dont  l’apparition comme le développement se sont faits dans le sang, la destruction, l’esclavagisme …

Cela ne surprendra que ceux qui, il y a près de trois ans, ont voulu nous faire croire que le Hollande allait asseoir la laïcité historique qui caractérise notre pays dans la Constitution (comme ils avaient cru que « son ennemi était la finance »!) et que le bonhomme allait apporter « le changement » alors qu’à l’instar d’un Mitterrand en 1981 (et 1988) et d’un Jospin (en 2007) il n’était que l’avatar des forces européistes, mondialistes, atlantistes et immigrationnistes qui avaient trouvé là le « young leader » susceptible de remplacer l’impopulaire Sarkozy pour faire ce qu’elles avaient, à Wall Street comme à La City, décidé.

Mais cela ne surprendra nullement les lecteurs de « Riposte Laïque » car notre « publication » avait consacré, dès cette époque, des textes fort argumentés démasquant l’individu qui voulait nous enfumer avant même d’être élu ! (1).

Et aujourd’hui, chacun pourra se référer à ce texte plus récent (2) pour bien vérifier que nous y avions annoncé cette entreprise de destruction de la loi de 1905 à laquelle se livrent le gouvernement actuel et son ministre « grand orient » ( et petite constitution…) de l’Intérieur, dont le but est de réactiver le fameux « rapport Machelon » (pour faire court…) commandé par le Sarkozy de l’époque et destiné à réintroduire les religions dans l’espace public, à mettre l’argent public à leur disposition, à pratiquer toutes les formes de soumission à leur égard, en particulier en bridant le droit de parole, de pensée, d’analyse, de satire quand elles seront objet de débat!

Tous les prétextes sont bons, et le dernier en date (il faut lutter contre l’islamisme…. alors que l’islamisme n’est qu’une suite logique de l’islamique! (3) vaut son pesant de boulets destructeurs du mur de la laïcité qui  assure l’assise  de notre République démocratique.

Qu’on en juge : (4)

- promotion de l’islam par la voie gouvernementale: loi de 1905, où es-tu?

- instauration d’une structure pour « parler » des pratiques musulmanes dans l’espace public: loi de 1905, où es-tu?

- déblocage de fonds publics pour équiper (et construire?) les mosquées: loi de 1905, où es-tu?

- formation des imams par l’argent public: loi de 1905, où es-tu?

- renforcement et financement des « écoles musulmanes »: loi de 1905, où es-tu?

Où est, ici, le principe clé (argent public réservé aux besoins publics) de la loi de Lire la suite