On n’est pas couché : le clash Salamé-Zemmour sur Vichy vu de Belgique

Alain Destexhe  est sénateur belge. Ex-Secrétaire Général de Médecins Sans Frontières et ex Président de l’International Crisis Group, il est, entre autres, l’auteur de «Le Mouvement flamand expliqué aux francophones» et «Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac». Lire également ses chroniques sur son blog.

Après le Politiquement correct, bienvenue dans l’Historiquement correct. Sur le plateau de On n’est pas couché, Léa Salamé a violemment attaqué Eric Zemmour pour son dernier livre Le Suicide français, accusé de vouloir réhabiliter Vichy.

Zemmour affirme que moins de juifs furent sauvés en Belgique et au Pays-Bas qu’en France. C’est exact. Grande fut ma surprise de découvrir il y a 15 ans que la Belgique avait déporté la moitié de ses juifs (presque tous exterminés) et les Pays Bas encore davantage alors que, contrairement à la France, le rôle des autorités belges et néerlandaises pendant la guerre était peu mis en question.

75% (104 000 individus) des juifs aux Pays Bas furent déportés pour 50% ( 25 257) en Belgique et 25% (75 721) en France. On peut sans doute l’expliquer par la taille du territoire, par l’existence d’une zone libre mais quel paradoxe tout de même alors que le gouvernement belge, réfugié à Londres, était du côté des Alliés et que Vichy collaborait officiellement avec les Allemands.

Zemmour a encore raison sur le nombre de Justes. 5 371 aux Pays Bas, 1 665 en Belgique, 3 760 en France. Le courage exemplaire des Justes ne peut à lui seul expliquer le nombre de survivants en France.

Outre Hilberg dont le monumental La Destruction des Juifs d’Europe, plusieurs fois réédité, même après les travaux de Paxton, est quand même, n’en déplaise à Léa Salamé, LA référence (sera-t-il un jour accusé de réhabiliter Vichy?), Zemmour aurait pu citer Jacques Semelin, directeur de recherches au CERI-CNRS, et son livre de 2013 Persécutions et entraides dans la France occupée. Dans une interview à La Croix, l’auteur déclare:

«Mon travail d’historien a consisté à montrer comment 75 % des juifs vivant en France ont Lire la suite

Veolia: enquête sur un paiement de 182 millions d’euros de commission

C’était en 2010. Encore une affaire qui tourne autour de Sarkozy

lire aussi : Veolia et les millions occultes du Qatar

Les policiers de l’office anticorruption de Nanterre enquêtent sur un paiement de 182 millions d’euros au profit de Veolia, présenté comme une commission occulte versée par le fonds Qatari Diar en marge de son entrée au capital du groupe en 2010, affirme mardi Libération.

« A quoi a servi l’argent? », s’interroge le quotidien.

A l’époque Veolia était dirigé par Henri Proglio, qui cumulait ce poste avec la présidence d’EDF, qu’il a conservée depuis.

En avril 2010, le fonds souverain du Qatar, Qatari Diar, avait acquis 5% du capital de Veolia Environnement pour 624 millions d’euros, rappelle le quotidien.

Cette opération s’est faite via un « montage financier réalisé entre Chypre et Luxembourg », s’étonne Libération, alors même qu’il s’agit « d’actions d’une société cotée », donc « librement disponibles sur le marché »

Le même montage a servi à verser 182 millions d’euros de commissions occultes, affirme le quotidien. Elles ont atterri dans « trois sociétés écran à Chypre, en Malaisie et à Singapour », selon Libération qui ne cite pas ses sources, et note « les efforts déployés pour cacher l’identité des bénéficiaires.

45 de ces 182 millions « versés par le canal singapourien ressemblent donc beaucoup à une rétrocommission », assure-t-il.

Libération assure également qu’un homme d’affaires français Maxime Laurent est un des acteurs du montage financier Qatar-Veolia mais aussi l’un de ceux qui, deux ans plus tard, ont subventionné l’un des spectacles de l’épouse d’Henri Proglio, l’humoriste Rachida Khalil.

Une enquête pour « abus de biens sociaux » et « blanchiment de fraude fiscale » a été ouverte en avril par le parquet de Paris qui s’interroge sur le financement, également par EDF, des spectacles de cette humoriste.

Zemmour a raison : la France se suicide. Sauf que c’est peut-être un meurtre

Texte de G.Faye

Le journaliste, écrivain et analyste polyvalent , Éric Zemmour, qui appartient à la famille gaulliste-bonapartiste, vient de publier Le suicide français, les 40 années qui ont défait la France, (Albin Michel) un essai d’une lucidité et d’une pertinence rares. Ses observations et son diagnostic recoupent les miens sauf sur un point.

Le virus soixante-huitard

Sa thèse démarre sur le constat que depuis 40 ans, les élites culturelles, intellectuelles, médiatiques et politiques françaises ont déconstruit les valeurs de la nation et de la société françaises pour imposer une idéologie dominante, d’abord contestatrice ”antisystème” puis devenue doctrine officielle d’État, responsable du déclin français. C’est la vision du monde de Mai 68, d’origine gauchiste (tendance trotskiste) qui a infecté l’ensemble de la société. Cet appareil idéologique est un subtil mélange d’individualisme anarchiste libertaire, d’égalitarisme généralisé, de cosmopolitisme mal compris et antipatriotique, et de vulgate marxisante et antibourgeoise d’une hypocrisie sans complexe. Résultat clair, 40 ans après : explosion de la criminalité et lois judiciaires laxistes, immigration et islamisation massives, déconstruction des piliers de la société comme l’Éducation nationale, guerre contre l’ordre naturel et le bon sens, haine de l’ordre familial, mélange insipide de droit-de-l’hommisme autoritaire et d’individualisme libertaire. La suite est longue et les antidépresseurs font le bonheur des laboratoires.

Zemmour démontre que cette idéologie minoritaire (portée par la bourgeoisie de gauche cosmopolite) s’est imposée, par infusion métapolitique, dans l’oligarchie politico-médiatique tenue par cette néo-bourgeoisie ; cette dernière ignore et méprise la France des petites gens autochtones qui est pourtant majoritairement, et de plus en plus, opposée à cette évolution. Ce qui en dit long sur notre ”démocratie”. Passons.

Subversion nihiliste, elle-même suicidaire : cette idéologie, en effet, non seulement détruit l’ordre social auquel elle s’applique mais elle finira par se détruire elle-même par ses contradictions internes et ses utopies antinaturelles. Comme la guêpe qui meurt en empoisonnant de son dard sa victime.

La trahison des clercs

Avec raison, Eric Zemmour juge l’Europe de Bruxelles comme une inversion perverse de l’idée européenne véritable, c’est-à-dire une anti-Europe, sans frontières et soumise à la fois à Washington et aux invasions extérieures. Une construction antidémocratique et antinationale. Le paradoxe est que la ”pensée 68”, au départ dans une posture marxisante et anticapitaliste, a abouti à l’économie de casino sans contrôle des mouvements spéculatifs de capitaux ; et au détriment de la souveraineté monétaire.

La contradiction est absolue, au sein de l’idéologie d’État, entre, par exemple, l’islamophilie et le féminisme institué. Sans oublier le mariage homo. Cependant là, il ne s’agit pas d’un délire proprement français, mais ”occidental” au sens large. Le mal qui frappe la France empoisonne aussi tous les autres pays occidentaux. Par déficit de sève identitaire. Deux seuls essaient de résister : Israël et la Russie, deux cas à la fois différents et semblables pour qui sait réfléchir. Sans parler, hors Occident malade, du Japon, de la Chine et d’autres qui considèrent leur identité ancestrale comme allant de soi.

L’idée centrale de Zemmour, le ”suicide”, est pertinente. Un peuple, un pays, le nôtre (et, Lire la suite

Comptes de campagne de 2012 : Nicolas Sarkozy visé par une enquête

Un nouveau front judiciaire à haut risque s’ouvre pour Nicolas Sarkozy. Le parquet de Paris a ouvert lundi 6 octobre une information judiciaire pour « abus de confiance », « complicité » et « recel ». Cette enquête vise, de fait, directement l’ex-chef de l’Etat. En effet, les juges vont enquêter sur l’affaire des pénalités financières infligées en décembre 2012 à Nicolas Sarkozy – pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales –, prises in fine en charge par une UMP pourtant exsangue financièrement (74,1 millions d’euros de dettes).

M. Sarkozy devrait être rapidement entendu par des juges d’instruction. Auditionnés par les enquêteurs lors de l’enquête préliminaire ordonnée en juillet 2014, les commissaires aux comptes de l’UMP avaient confirmé leurs doutes sur la légalité du modus operandi retenu par l’UMP. Après s’être longtemps interrogés, ils avaient fini par saisir le parquet de Paris, le 1er juillet, de faits qu’ils estimaient délictueux.

L’affaire remonte à décembre 2012 quand, constatant les dérives de la campagne Sarkozy, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait ordonné au candidat de restituer à l’État l’avance forfaitaire de 153 000 euros dont il avait bénéficié, et de verser au Trésor public 363 615 euros, soit le montant du dépassement du plafond des dépenses de campagne.

SEUL LE CANDIDAT DOIT REMBOURSER LES DÉPASSEMENTS

Le rejet du compte avait été confirmé en juillet 2013 par le Conseil constitutionnel. Les deux instances ne faisaient alors qu’appliquer l’article L52-15 du code électoral. Celui-ci stipule que :

« Dans tous les cas où un dépassement du plafond des dépenses électorales a été constaté par une décision définitive, la commission fixe alors une somme égale au montant du dépassement que le candidat est tenu de verser au Trésor public. »

Le code électoral dit donc clairement que seul le candidat doit rembourser les dépassements, et en aucun cas le parti auquel il appartient. Les instances d’alors de l’UMP – à l’époque, Eric Cesari, proche de M. Sarkozy, était encore le directeur général du parti présidé par Jean-François Copé – avaient pourtant signé en 2013 le chèque de remboursement, sur la foi d’une simple expertise juridique rédigée par l’avocat Philippe Blanchetier. Bercy, après avoir tiqué, avait validé le processus.

« JE GOÛTE MAL CETTE ACCUSATION »

Or, Me Blanchetier est certes le conseil de l’UMP, mais il représente aussi les intérêts de M. Lire la suite

Après la «ferme des 1.000 vaches», la ferme des 250.000 poules

Rien ne semble devoir stopper le développement des fermes-usines en France. Après l’ouverture de la très controversée «ferme des 1.000 vaches» à Abbeville, c’est un autre projet, encore plus ambitieux, qui devrait voir le jour dans la Somme selon le Journal du Dimanche.Un établissement capable d’accueillir 250.000 poules pondeuses doit ouvrir ses portes dans quelques mois à Beauval dans la Somme, à 40 kilomètres seulement de… la ferme des 1.000 vaches.


Après les 1.000 vaches, les 250.000 poules par lejdd

Le projet, porté par Pascal Lemaire, un entrepreneur de 52 ans habitant la région et déjà à la tête d’un élevage de 18.000 volailles, vise à terme la mise en boîte de 400 millions d’oeufs chaque année. Objectif: alimenter le nord de la France et exporter vers l’Allemagne et la Belgique.

A cet effet, les poules seront réparties dans deux poulaillers géants de trois étages  – un pour vivre, un pour se nourrir, un pour pondre- éclairés à la lumière artificielle.


Les associations de défense des droits animaux sont vent-debout contre un projet qui fait, selon elles, bien peu de cas du bien être animal. Et prévoient  de déposer un recours lors de l’enquête publique réalisée avant l’acceptation du permis de construire. Comme elles l’avaient fait pour la ferme des 1.000 vaches. «Ces poules au sol ne sortiront jamais, cela entraînera des troubles importants. […] Elles partiront déplumés à l’abattoir. Sans parler des conditions sanitaires et des risques de salmonelles…», s’inquiète dans les pages du JDD Johanne Mielcarek, membre de l’association de protection animale L214. Lire la suite

Collectivités locales : la bombe à retardement

Selon un rapport confidentiel, l’excédent de dépenses des communes, départements et régions est passé de 3,7 milliards en 2012 à 9,2 en 2013. En cause : explosion des embauches et recours aux emprunts.

C’est une patate chaude dont les ministres des Finances et de l’Intérieur, en charge de la réforme territoriale, se seraient bien passés. Depuis plusieurs semaines, ils ont sur leur bureau un rapport fort embarrassant sur l’état des « finances publiques locales » dont le JDD a eu connaissance et qui devrait être rendu public d’ici à la fin du mois d’octobre.

Le constat est sans appel. « La situation financière des collectivités territoriales et de leurs groupements s’est dégradée en 2013. Leurs recettes ont progressé moins vite que leurs dépenses […] les investissements se sont accrus entraînant une augmentation de leur endettement », écrivent les rapporteurs. De fait, les dépenses des administrations publiques locales (Apul) (1) – les communes, les agglomérations, les départements et les régions pour l’essentiel – ont progressé de 3,4% quand les recettes, elles, augmentaient d’à peine plus de 1%. Du coup, l’exédent de dépenses des collectivités s’est creusé, passant de 3,7 milliards d’euros en 2012 à 9,2 milliards en 2013. Ce trou dans les caisses des finances locales équivaut à plus de 10 % de l’ensemble des déficits publics… contre moins de 3% en 2012. Là encore, les indicateurs virent au rouge.

A n’en pas douter, le gouvernement, sous la pression constante de Bruxelles, pouvait rêver mieux pour faire preuve de son orthodoxie budgétaire et poursuivre sa réforme territoriale. Avant l’été, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a fait voter à l’Assemblée sa réforme créant 13 grandes régions métropolitaines contre 22 aujourd’hui. Mais les débats doivent reprendre cet automne dans un Sénat galvanisé par la victoire de la droite et son hostilité viscérale à un projet qui sacrifie les départements.

Une masse salariale en hausse de 3,1%

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En avant première devant les banquiers de Londres, Valls annonce l’ouverture des magasins le dimanche

Nouveau scandale sexuel massif en Grande-Bretagne : après Rotherham, Manchester…

Des centaines d’enfants à Manchester ont été victimes d’exploitation sexuelle .

Plus de 400 victimes, en lien avec 105 crimes et 242 suspects, ont été signalés dans l’agglomération de Manchester dans les dix mois précédents Janvier, et la police a reçu 2286 éléments d’information.

Les militants craignent que le chiffre réel soit bien plus élevé et dépasse les 1.400 victimes identifiées dans un rapport sur ​​l’exploitation sexuelle des enfants à Rotherham sur une période de 16 ans.

(…) The Times