Qui est Léa Salamé ?

Censée occuper le fauteuil du chroniqueur « de droite » (fonction longtemps incarnée par Éric Zemmour, puis Natacha Polony) de l’émission phare de France 2, On n’est pas couché, Léa Salamé est l’expression même du journalisme libéral-libertaire (également incarné par son alter ego Aymeric Caron). Dès sa nomination, elle assurait donc que « les réponses qu’apportent Zemmour et Polony ne sont pas les bonnes, ce pays est très dur à réformer, même si je suis très heureuse en France et très pro-européenne ». Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’elle n’est arrivée là ni par hasard, ni parce qu’elle aurait fait « péter le décolleté » (i>Télé, 28 août 2013) : toute son histoire, à commencer par celle de son père, membre du Siècle et des réseaux de George Soros, démontre qu’elle appartient à l’hyperclasse mondialisée.

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Léa Salamé est née en réalité Hala Salamé le 27 octobre 1979 à Beyrouth (Liban). C’est d’ailleurs avec ce prénom qu’elle apparaît dans l’annuaire des anciens élèves de Sciences-Po. Elle a grandi dans une famille de la plus haute bourgeoisie affairiste libanaise, qui se rattache à l’église grecque catholique melkite. Sur ce thème, elle varie volontiers. Tantôt se dit-elle « très religieuse » (Technikart), tantôt « croyante, mais pas pratiquante » (M, le magazine du Monde, 30 août 2014).

Elle est la fille de Mary Boghossian, une arménienne née à Alep (Syrie), issue d’une très grosse famille de diamantaires avec des ramifications à Londres, Bruxelles et Rio de Janeiro. Cette dernière, fille du joailler Robert Boghossian (décédé en 2012), participe, avec ses frères Jean et Albert, à la gestion de la Fondation Boghossian, créée en 1992. En 2006, cette fondation a fait l’acquisition de la Villa Empain, fleuron de l’architecture art-déco bruxelloise, pour en faire un « centre de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident », exerçant ainsi une influence notable dans les milieux européistes et bruxellois.

Son père, Ghassan Salamé, né en 1951 à Mzaar Kfarzebian (Mont Liban), fils d’instituteur, fut un vif sympathisant d’extrême gauche aux débuts des années 1970. Titulaire d’un DEA de droit international (1974), d’un doctorat en lettres à Paris III en 1975, et d’un doctorat de sciences politique en 1978 à l’université Paris I, il a embrassé une carrière universitaire à son retour au Liban en 1978, en tant que professeur de sciences politique à l’université Saint-Joseph, étant également, à partir de 1982, professeur à l’Université américaine à Beyrouth.

« Et puis, quand les israéliens ont débarqué dans Beyrouth, raconte Léa Salamé à Technikart, mon père a décidé de partir en pensant qu’on reviendrait quelques temps plus tard. Bien sûr, ce n’est jamais arrivé. » On notera que l’armée israélienne est entrée dans Beyrouth en juin 1982 dans le cadre de l’opération Paix en Galilée (massacre de Sabra et Chatilah) et que la date du départ des Salamé généralement indiquée dans les médias que nous avons pu consulter n’est pas 1982 mais 1984. Date correspondant en réalité au retrait de la force multinationale et à la prise du contrôle de Beyrouth Ouest, où était installée la famille, par la milice Chiit Amal (liée à l’Iran mais concurrente du Hezbollah).

Ce n’est pas à Paris mais à Washington, Mecque des mondialistes pro-américains, que Ghassan Salamé, qui avait été Rockfeller fellow en relations internationales en 1981, s’installe tout d’abord, ayant obtenu, en 1985, d’être guest scholar de la Brookings Institution de Washington (émanation du Council on Foreign Relations et lieu de rencontre des démocrates mondialistes). Sa formation achevée, il rejoint alors Paris avec sa famille, s’implantant dans les cercles de pouvoir de l’oligarchie mondialisée : il enseignera les sciences politiques à l’université Paris I (1985-1988), au CNRS (1986-2004) et, à partir de 1987, à l’Institut d’études politiques de Paris, où il est deviendra, en novembre 2008 le premier « joint professor » entre Sciences-Po et la Colombia University dans le cadre du programme « Alliance ». Depuis septembre 2010, il dirige la Paris School of International Affairs de Sciences Po (financée par la Fondation Mac Arthur à hauteur de 80 000 dollars), où les cours sont dispensés en anglais et où la quasi-totalité des étudiants sont étrangers, car le programme ambitionne de former les élites mondialisées des pays émergents.

 

 

Aux États-Unis, il a également codirigé le programme d’étude « State, Nation and Integration in the Arab World » (1986-1991) et a été membre de la commission du Social Sciences Research Council de New York (1986-1991). Spécialiste du Moyen-Orient, il est considéré comme un des meilleurs experts des structures de pouvoir des pays du Golfe, notamment les monarchies pétrolières, ayant consacré sa thèse à la politique étrangère du royaume d’Arabie Saoudite. Il publie régulièrement dans la Revue française de science politique, Foreign Policy, The Middle East Journal et Security Dialogue, a notamment dirigé l’ouvrage collectif Démocratie sans démocrates (1994) et signé Appels d’Empire : ingérence et résistance à l’heure de la mondialisation (1996) ou encore Quand l’Amérique refait le monde (2005).

« Mais Ghassan Salamé ne se cantonne pas à l’univers de la recherche. Habitué des cercles de pouvoirs, c’est peu dire qu’il ne manque pas d’entregent » (Le Monde, 2 février 1999). Il est en effet depuis 2001 l’un des très rares étrangers membres du principal club d’influence française, Le Siècle (il apparaît sur les listes secrètes à partir de 2007). Par ailleurs Ghassan Salamé est étroitement lié au multimilliardaire George Soros, comme membre du board de l’Open Society, la fondation de « l’homme qui fit sauter la banque d’Angleterre », et comme président du conseil d’administration du très atlantiste International Crisis Group basé à Bruxelles, dont George Soros est administrateur (aux côtés de grands amis du Moyen-Orient, en particulier d’Israël et des monarchies pétrolières comme Javier Solanna, ancien secrétaire général de l’OTAN, Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, Lawrence H. Summers, ancien secrétaire au Trésor, etc.).

Au Liban, Ghassan Salamé a occupé le poste de ministre de la Culture (2000-avril 2003) dans le gouvernement de Rafic Hariri (multimilliardaire proche de la famille royale saoudienne et de Jacques Chirac, hébergé gratuitement pendant dix ans par la famille Hariri…). À Beyrouth, il a organisé et présidé en mars 2002 le 14e sommet de la Ligue arabe, et en octobre 2002, le sommet de la francophonie. Il a ensuite rejoint la totalement inefficace délégation des Nations unies en Irak après l’invasion américaine de 2003, en tant que conseiller politique de Sergio Viera de Mello, représentant de l’ONU à Bagdad tué dans un attentat le 19 août 2003. Salamé sera ensuite conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan jusqu’en 2006. Entre-temps, en avril 2005, il refusera le poste de ministre de la Culture, de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Liban dans le gouvernement du milliardaire pro-syrien Najib Mikati.

Comme ses comparses, ce « poisson pilote des élites émergentes » (La Croix, 21 octobre 2010) est atteint d’ubiquité, étant également administrateur du Center for Conflict Resolution (New York), du Centre for Humanitarian Dialogue (Genève) et de l’Institut français (Paris). Il préside l’Arab Fund for Arts and Culture, basé à Amman en Jordanie, et a été honoré par le Qatar lors d’une cérémonie organisée dans son ambassade à Paris le 22 septembre 2010.

La sœur cadette de Léa Salamé, Louma, qui a épousé en juillet 2011 le comte Raphaël de Montferrand, est chargée de la communication à l’Agence France-Muséum.

Raphaël (de Faubournet) de Montferrand est le fils de l’ambassadeur de France Bernard (de Faubournet) de Montferrand, né le 6 août 1945 à Caudéran (Gironde). Cet énarque du Quai d’Orsay a notamment été ambassadeur à New Dehli, La Haye et Tokyo, ainsi que le conseiller diplomatique du Premier ministre UMP Édouard Balladur (1993-1995) directeur de cabinet du ministre de la Coopération Michel Aurillac (1986-1988). Évidemment membre du Siècle, il préside, depuis 2013, l’influente Société des Cincinnati de France et Platform, le regroupement des Fonds régionaux d’art contemporain (Frac). Par sa mère, Catherine Bellet de Tavernost, Raphaël de Montferrand est notamment le neveu de Nicolas de Tavernost, membre du Siècle et président de M6 depuis 2000.

Tout cela n’empêche pas les médias d’écrire, à propos de Léa Salamé, des inepties du genre de Technikart (juillet 2014) :

« Immigrée, elle garde la rage de réussir. »

On comprend quand même mieux ce que voulait dire Le Monde Magazine (30 août 2014), Lire la suite

L’avis de Finkielkraut sur le FN: est-il d’extrême droite et antisémite ? Est-il républicain? (vidéo)

Finkielkraut n’est pas très bon économiste… la chine, les usa, la Russie sont protectionnistes.

Ceux qui combattent jour après jour ce qui reste de républicain à l’école se lancent à chaque élection dans une campagne républicaine contre le fascisme renaissant.

Rappel: En ce qui concerne les repas de substitution Marine Le Pen n’a jamais été contre.


Marine Le Pen – RTL – 26 mars 2015 (partie 2) par hurraken75

Causeur

Front républicain ou démocratie, il faut choisir. Le FN, seul parti démocratique?

Source: Causeur

Dans l’entretien qu’il accordait la semaine dernière à L’Obs, Serge Klarsfeld ne cachait pas son inquiétude et elle ne manquait pas d’interpeller. En gros, plutôt que de revoir les Panzer aux portes de Paris, il se disait prêt à quitter la France en cas de victoire du FN en 2017. Rien que ça. On se souvient qu’à l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, certains esprits, tout aussi perspicaces, mettaient leur fortune à l’abri de la peste rouge. Plus récemment, c’est Yannick Noah qui nous promettait : « si Sarko passe, j’me casse ». Et on attend toujours. Quand le verdict des urnes déçoit, certains ne se refusent aucune exagération. À défaut de pouvoir contester le jeu démocratique, et forts de toutes les tribunes qui soient, tous les cœurs généreux de ce genre se sentent en devoir d’agiter le spectre du totalitarisme. Il y a là matière à s’interroger sur le sérieux du régime politique que l’on prétend défendre, notamment lorsque certains électeurs sont pris ouvertement pour des cons.

Le verdict est tombé ce week-end : le FN n’obtient en définitive aucun département. Très peu de Gauleiters ont été élus, aucun pas de l’oie à déplorer dans nos rues et pas la moindre ratonnade en représailles. Beaucoup de bruit pour rien. Autant dire qu’il ne s’est rien passé mis à part l’alternance coutumière entre PS et UMP. Le parti bleu Marine va continuer de jouer les victimes, les pleureuses socialistes vont rappliquer et les VRP de l’UMP vont bomber le torse ; tout le monde tiendra le rôle qui lui est dévolu. Et dans quelque temps, rebelote : « tous aux urnes ! » nous dira-t-on, quand aura sonné l’heure pour le PS de retourner à la gamelle.

Il y a malgré tout, et officiellement, un nouveau venu : le ninisme. Le ninisme consiste à assurer de la main gauche que l’on est un républicain bon teint, tout en faisant comprendre de la droite qu’un petit resto avec les cadres d’extrême droite n’est pas à exclure. Topologiquement, les ninistes sont donc des gens classés à droite. La gauche, elle ne joue pas les bégueules lorsqu’il s’agit de son extrême à elle. Il faut dire qu’elle a beaucoup moins de scrupules à avoir puisque l’idée de communisme n’est plus, comme disait Michel, qu’un corps-mort pour des cormorans. À noter que Madame Arlette Laguiller demeure tout de même la plus célèbre niniste de gauche, parce que la seule. En 2002, en effet, elle avait refusé d’appeler à voter pour « Supermenteur » au deuxième tour de l’élection présidentielle. Honte à elle, et on l’a conchiée. Oui, parce que les anti-ninistes – qui Lire la suite

« La France est une république, mais elle est d’abord la France ! »

Entretien avec

Les candidats que vous souteniez dans les trois cantons à Béziers ont largement gagné hier. Quel enseignement tirer de cette victoire ?

D’abord, une confirmation de ce que nous ressentions sans pouvoir le mesurer : notre action municipale suscite une large adhésion. Partout, nous progressons par rapport à l’élection municipale alors que nous avions contre nous tous les partis, la communauté d’agglomération, certaines forces économiques. Leur discours commun se réduisait à peu de chose : si vous votez pour les candidats soutenus par Ménard et le FN, vous isolerez votre canton. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont isolés. Le pire des isolements : ils sont coupés du peuple !

Ensuite, un constat qui découle de ce qui précède : l’alliance de cette crédibilité municipale et d’un vote national, principalement incarné par le FN, est réellement la formule magique pour espérer l’emporter partout et à toutes les élections.

Vous aviez pourtant subi, toute la semaine dernière, les leçons de la part des« républicains », y compris le Premier ministre : ça ne marche plus auprès des Biterrois ?

Ça n’a jamais beaucoup marché… Cependant, ces leçons de républicanisme sont dangereuses. Elles font courir un grand danger à la République. À force de prétendre, par exemple, qu’être contre l’immigration, c’est être antirépublicain, la gauche va finir par détourner de la République des millions de personnes.

Il ne faut pas accepter ce rapt de la République. Etre républicain n’est pas une religion révélée dont le prophète serait Jean Jaurès ou Manuel Valls. La France est une république, mais elle est d’abord la France. Il ne faut pas faire de la République une morale. Ce serait une faute.

Au niveau national, le FN n’a finalement réussi à gagner aucun département : c’est une déception ?

Oui, dans la mesure où une victoire aurait permis de briser une nouvelle digue, de dédramatiser la vie politique de ce pays, et donc de gagner du temps. Cependant, cette élection a une vertu : montrer le caractère obsolète de notre mode électoral. Quand un parti est le plus important d’un département, approche les 40 % mais que ce département est finalement géré par un autre parti qui représente moins de voix, est-ce vraiment… républicain ?

Le modèle biterrois est-il exportable ailleurs en France ou à un autre niveau ?  Lire la suite

Départementales 2015 : François Hollande et Cécile Duflot préparent un rassemblement à gauche

François Hollande a invité Cécile Duflot dans l’avion présidentiel qui le ramenait de Tunis, dimanche 29 mars. L’occasion de jeter les bases d’une discussion sur les modalités d’un nouveau rassemblement à gauche.

Au soir du second tour des élections départementales, Manuel Valls affrontait la défaite de la gaucheen pleine lumière, François Hollande, lui, travaillait déjà en souterrain aux alliances nécessaires et indispensables à sa réélection.

À l’initiative de Claude Bartolone, toujours heureux d’entretenir son image de rassembleur à gauche, le Président, de retour de Tunis, a invité Cécile Duflot, la députée EELV, à faire le voyage avec lui. François Hollande sait que la réconciliation avec les Verts passe par son ancienne chouchoute au gouvernement. Il sait aussi que pour conclure un accord pour 2017 il faut s’y prendre dès maintenant.

Le chef de l’État et son ancienne ministre se sont parlés. Même s’ils n’ont rien négocié dans l’avion, ils ont jeté les base d’un nouveau rassemblement à gauche. Le Lire la suite

Quand une députée UMP copie-colle Wikipédia pour faire son projet de loi

La députée Valérie Boyer, élue UMP des Bouches-du-Rhône, a présenté une proposition de loi visant à reconnaître le génocide assyrien de 1915. Pour une partie du texte, la députée assume avoir utilisé un extrait de Wikipédia, sur plusieurs paragraphes, « après l’avoir fait vérifié par des professeurs spécialisés ».

 La proposition de loi démarre avec un raté. Pour son texte sur le génocide assyrien de 1915, Valérie Boyer se fait épingler quelques heures après la mise en ligne. Une partie du texte, présenté par la députée UMP des Bouches-du-Rhône, est un copié-collé de l’article Wikipédia sur le sujet.

Comme le relève le collaborateur parlementaire écologistes Pierre Januel sur Twitter, le rédacteur du texte n’a pas pris la peine d’enlever les liens hypertexte de la proposition, qui renvoient donc vers d’autres articles de l’encyclopédie en ligne. Une manière un peu grossière qui met en évidence un copié-collé plus long.

Michel Onfray:  » C’est étonnant que le FN ne soit représenté « 

Fondateur de l’Université populaire de Caen, le philosophe auto-décrit « de gauche radicale » Michel Onfray est revenu lundi sur les résultats des départementales en France et ses rapports avec le Front national.

« Je ne suis pas un défenseur du Front national, mais de la démocratie », s’est défendu Michel Onfray dans le Journal du matin de la RTS lundi pour expliquer sa position à l’égard du parti de Marine Le Pen: « Quand cinq millions de gens se sont manifestés en faveur du Front national, c’est étonnant qu’il ne soit pas représenté; pas plus qu’à l’Assemblée nationale où ses deux députés ne sont pas en rapport avec sa puissance. » […]

L’intégralité de l’interview audio sur RTS.ch

Démocratie à la française: Des modes de scrutins toujours favorables à l’UMPS et ses satellites.

Si on compte les bulletins engrangés par chaque formation politique à l’occasion de ces départementales, l’UMP-UDI reste sur la plus haute marche avec 5 102 317 voix (en additionnant les scores de l’UMP, de l’UDI et des candidats estampillés « Union de la droite »). Le Front national arrive à la deuxième place avec 4 108 404 voix. Le PS, associé aux candidats étiquetés « Union de la gauche », enregistre 2 937 114 suffrages.
Mais malgré sa deuxième place et de très bons résultats, le FN n’aura que 62 conseillés départementaux, alors que le PS qui fait moins bien gardera une vingtaine de département.
C’est encore la preuve que le mode de ce scrutin est fait pour faciliter le maintient d’un système, au détriment de la représentation démocratique que les citoyens sont en droit d’attendre dans le cadre d’une démocratie dite… représentative.

Pourcentage des votes pour le Front National vs nombre de sièges sur le total de sièges

Aisne: 44,3% des votes : 6 sièges sur 40
Var: 43% des votes : 4 sièges sur 44
Gard: 42% des votes : 4 sièges sur 44
Oise: 41% des votes: 4 sièges sur 42

Pas de Calais: 41% des votes : 12 sièges sur 76
Vaucluse: 40% des votes : 4 sièges sur 32 Lire la suite

Hayange : Fabien Engelmann vaincu par la coalition contre nature PS-UMP-PCF

Arrivés dans l’après-midi à Hayange sous un ciel pluvieux pour assister au dépouillement des élections départementales, nous nous sommes rendus dans la salle de la mairie où il y a tout juste un an, le 30 mars 2014, notre ami Fabien Engelmann était élu unique maire de Lorraine dans une quadrangulaire avec 34% des voix.

Ses moindres faits et gestes observés à la loupe du seul fait de son appartenance au FN, durant toute une année Fabien a été victime d’un véritable lynchage médiatique permanent : sculpture repeinte, campagne de dénigrement, risque d’inéligibilité, ce qui ne l’a pas empêché d’arriver en tête du 1er tour de ces Départementales avec 40% des voix sur l’ensemble du canton et 48% à Hayange.

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Dans les deux bureaux de la salle Molitor, les premiers comptages auguraient d’une bonne soirée et au fur et à mesure que les résultats des autres bureaux s’affichaient, la préférence pour le candidat FN semblait se confirmer, hormis dans deux bureaux pour Hayange même.

Mais sentant le danger de perdre des places de choix, la clique UMP-PS-PCF avait choisi de nouer une alliance contre nature en se regroupant autour du Parti Socialiste arrivé en deuxième position, ce qui bien sûr a eu pour conséquence une défaite du Front National pourtant plébiscité sur la seule ville d’Hayange par les habitants qui l’ont « expérimenté » durant un an et semble-t-il adopté, quand les autres villes voisines ont préféré opter pour l’évitement, par peur sans doute de « la bêêête immooonde » dont les médias leur rebattent les oreilles.

Fabien-France-3Les nostalgiques du goulag ont donc lié leurs voix avec les Sarkozystes de l’UMP dans un magma hétérogène pour contre un FN qui menace leurs privilèges par son succès, pour faire gagner un PS massivement discrédité au plan national, tant par son inaction, Lire la suite

Marine Le Pen : « Toutes les cartes sont rebattues » (vidéo discours )


Marine Le Pen : « Nous disposons d'une… par lemondefr

La présidente du Front national compte amplifier les résultats obtenus aux départementales lors des prochaines régionales, où elle espère que son parti emportera quatre régions.

Le FN n’a gagné aucun département. C’est une défaite pour vous ?

Non. Je ne m’attendais pas à en gagner, ce n’était pas dans mes pronostics. La marche était trop haute avec un seul élu sortant. Je suis très contente. Nous sommes extrêmement hauts dans des territoires extrêmement variés. Nous en mesurerons toute l’importance lors des régionales.

Le FN reste cependant une force de premier tour…

Donnez-nous du temps ! En 2007, nous faisions 4,5 % aux législatives. On augmente notre score aux cantonales de 2011 de 10 points… Ce n’est pas rien. Nous sommes au seuil de la bascule. Ce qui se passe est un basculement majeur de la vie politique depuis quarante ans. Toutes les cartes sont rebattues. On va fabriquer des cadres, des militants. On aura des relais dans les cantons qui seront implantés, qui interviendront dans la presse, qui connaitront les dossiers locaux. C’est incontournable et c’est ce qui nous manquait.
Je remplis, en tout cas, mon contrat : implantation locale, professionnalisation, normalisation. C’était le triptyque de mes engagements quand je suis arrivée à la tête du FN…

Le cordon sanitaire autour du FN existe encore…

Oui et non. On arrive à 40 ou 45 % dans certains départements… C’est un cordon sanitaire pas très efficace. C’est le même que celui que l’on a vécu à Hénin-Beaumont et la fois d’après, on a gagné au premier tour.

Certes, mais il y a comme un plafond de verre qui vous empêche de gagner.

Il n’y a aucun plafond de verre ! On évolue d’élection en élection. C’est l’installation d’une force unique – le FN – face à un système – l’UMPS. Mais à un niveau historique au niveau local. La question est de savoir ce qu’il va se passer aux régionales. Soit la fusion au second tour entre UMP et PS et là, et c’est un cataclysme pour la présidentielle. Soit le retrait, et une étiquette disparaît pendant 6 ans dans des régions de plusieurs millions d’habitants. Le piège se refermera sur eux. Et ils le savent.

Serez-vous candidate dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie ? Lire la suite

Régionales 2015 : Marine Le Pen a des « espoirs de gain très sérieux dans 4 ou 5 régions » (vidéo)

Au lendemain du second tour des départementales, Marine Le Pen a déjà les yeux rivés sur les élections régionales, même si elle ne confirme pas pour le moment une éventuelle candidature.


Marine Le Pen dénonce "des magouilles… par rtl-fr
 

À la suite du second tour des départementales, la droite triomphe, la gauche est laminée et le FN est privé d’un exécutif départemental. Pas de quoi contrarier l’implantation locale du Front national à en croire sa présidente. Marine Le Pen a déjà les yeux rivés sur les régionales et elle confie avoir des « espoirs de gain très sérieux dans quatre ou cinq régions » ce lundi 30 mars.

« Ce qui est sûr, c’est que le mode de scrutin est différent en régionales et en départementaleset que par conséquent les logiques ne sont pas les mêmes, a affirmé la présidente du FN. Soit l’UMP et le PS fusionneront ensemble, et l’UMPS montrera alors son vrai visage. Soit ils se désisteront l’un pour l’autre. »

Ma décision est liée au choc de calendrier entre la gestion d’une grande région fusionnée et le démarrage de la campagne présidentielle.

Marine Le Pen

Marine Le Pen n’a pas encore décidé si elle serait candidate dans la région Nord-Pas-de-Calais : « Ma décision n’est pas liée aux résultats, a-t-elle affirmé. Elle est liée au choc de calendrier entre la gestion d’une grande région fusionnée et le démarrage de la campagne Lire la suite

Départementales 2015 : un «gros plan social» menace le Parti socialiste

Ayant perdu environ la moitié de ses élus départementaux, le PS va devoir faire la croix sur près de 2 millions d’euros de recette.

Au parti socialiste, la défaite n’est pas seulement politique. Elle est aussi financière et humaine. Tous les conseillers départementaux du PS sont tenus de reverser à la fédération de leur département entre 5 % et 10 % de leur indemnité. «Entre 1400 et 2000 euros de cotisation annuelle par conseiller départemental», indique le trésorier de la Rue de Solferino, Jean-François Debat. Face au reflux, celui-ci envisage la fermeture de certaines permanences locales.

En perdant environ la moitié de ses effectifs départementaux, la facture est salée pour le PS, estimée à 2 millions d’euros en moyenne. «Au niveau national, ils vont être obligés de réfléchir à une autre répartition des moyens. Il faudra soutenir les fédérations et avoir un train de vie moins confortable à Solferino», plaide Christian Bataille, député du Nord où la défaite est «lourde». «Les conséquences sont dévastatrices, ça s’ajoute au déficit causé par les municipales», indique-t-il.

Et la casse est aussi sociale. Il y a tout juste un an près de 2000 collaborateurs socialistes avaient perdu leur emploi dans le sillage de la vague bleue qui avait vu 150 villes de plus de 10.000 habitants pousser le PS hors des mairies. Une nouvelle lame de 20 à 50 personnes par département perdu va venir s’ajouter à un marché devenu bouché pour les socialistes. «C’est un nouveau gros plan social», constate Amine El Khatmi, ancien collaborateur aujourd’hui élu d’Avignon (Vaucluse). «C’est la vie politique, on sait qu’avec une défaite il faut savoir faire sa valise et partir», se rappelle-t-il.

Si certains fonctionnaires vont être redéployés, l’avenir est plus incertain pour les contractuels. «Il y a ceux qui ont su profiter de leur poste pour se constituer un réseau dans Lire la suite

Ces chiffres du second tour que vous ne verrez nulle part

A la vision d’une carte de France peinte en rose et bleu, on pourrait de prime abord penser que le Front national a été pulvérisé au second tour des départementales. En se penchant sur le nombre de voix engrangées par chaque formation politique, on constate que la vérité est toute autre…

Selon les dernières estimations Ipsos dont nous disposons, la droite serait majoritaire dans 65 à 69 départements, la gauche conserverait de 31 et 36 départements et le Front national n’en gagne aucun. Lus tel quel, ces résultats nous donnent un podium sur lequel la droite peut arborer la médaille d’or, le PS faire bonne figure avec l’argent et le FN se contenter du bronze.

Oui mais… Reprenons les résultats, en usant d’un autre outil de mesure : les bulletins engrangés par chaque formation politique (selon les chiffres du ministère de l’Intérieur disponible ce lundi 30 mars à 1h00 du matin). L’UMP-UDI est bien sur la plus haute marche avec 6 942 575 voix (en additionnant les suffrages de l’UMP, de l’UDI et des candidats estampillés « Union de la droite »). En revanche, le PS, associé aux candidats étiquetés « Union de la gauche » (ce qui signifie qu’il y a dans leurs rangs au moins un PS), avec 4 607 021 voix, est talonné de près par le Front national qui, lui, affiche 4 108 404 voix.

On comprend mieux, ainsi, pourquoi le Front national milite pour l’instauration de la proportionnelle… Par exemple, en Moselle, le FN fait 34,98% des voix (alors qu’aucun autre parti ne dépasse les 19%) et n’obtient pourtant aucun siège. Le PS obtient 16,81% des suffrages et, lui, s’en tire avec 14 sièges…

Le FN obtient 62 conseillés dans 14 départements. Une belle progression. (FN:22,73% chiffres ministère de l’intérieur)

Dans un scrutin qui favorise les combines d’appareil; et où le PS n’a pas hésité à se retirer au profit de l’UMP et inversement; le FN parvient à obtenir 62 conseillés départementaux contre un seul en 2011. Dans le Vaucluse il a une minorité de blocage, ce qui va obliger l’UMP et le PS à trouver un accord pour diriger ensemble le département. Le vaucluse sera donc l’illustration de la collusion d’intérêts et d’idées de ces deux partis.


La progression du FN est énorme. D’autant qu’en moyenne les candidats obtiennent « aux alentours de 40% » des suffrages. Dans nombre de cantons, ils ont échoué sur le fil.
Comme le faisait remarquer Jean-Yves Camus (ORAP) hier soir: « Pour le FN, gagner en scrutin majoritaire dans 40 à 50 cantons, c’est quelque chose qui était proprement inimaginable il y a deux ou trois ans » .
En pourcentage l’union de la droite (UMP – UDI – MoDem) arrive en tête avec 27,77% des voix et remporte 66 départements (soit 25 de plus que lors de la précédente élection). Le Front national n’en gagne aucun mais enregistre le deuxième meilleur score (22,36%). Le Parti socialiste (15,93%) conserve 23 départements et en gagne un : la Lozère.

Parmi les bastions socialistes qui virent à droite, figurent notamment l’Essonne, fief de Manuel Valls, la Corrèze, département de François Hollande et le Nord, terre d’élection de Martine Aubry.

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A défaut d’acquérir des certitudes pour la présidentielle, qui se déroule sur le même mode de scrutin, le FN prend date pour les régionales de décembre, où la proportionnelle devrait mieux refléter le tripartisme qui s’installe en France.

Départementales : une victoire de l’UMP, pour quoi faire ?

Pour Maxime Tandonnet, la victoire de l’UMP, bien que très large, ne comporte aucune réelle espérance.

Le parti socialiste au pouvoir et ses alliés viennent, avec le scrutin départemental, de subir l’une des pires défaites électorales de leur histoire récente. La perte de nombreux cantons et de la plupart de leurs départements constitue un nouveau séisme politique après celui des municipales.

A l’évidence, la volonté de sanctionner le pouvoir est la clé de ce vote. Un sondage Paris-match du 26 mars le souligne: 40% des électeurs ont voulu sanctionner «le président de la République et le Gouvernement» tandis que 48% se sont prononcés» principalement en fonction de considérations locales. L’effort déployé par le Premier ministre pour dramatiser et nationaliser l’enjeu du scrutin s’est ainsi retourné en défaveur de l’équipe au pouvoir. Bien entendu le pays a marqué ainsi son mécontentement fondamental envers les engagements non tenus sur le front de l’emploi. En septembre 2012, le chef de l’Etat déclarait «nous devons inverser la courbe du chômage en un an». Deux ans et demi après, la situation a fait empirer dans des proportions dramatiques. Mais c’est surtout un style, une attitude que les Français ne supportent pas: la fuite en avant dans la communication, le sentiment de ne pas être pris au sérieux ni respecté. Le déchaînement anti-FN notamment, sur fond de mise en valeur médiatique permanente de ce parti, a été ressenti par beaucoup de Français comme une opération de diversion de grande ampleur destinée à esquiver un bilan désastreux et l’absence de perspectives nouvelles.

L’opposition modérée (»la droite»), obtient un excellent résultat, une victoire spectaculaire, sans aucun précédent historique (6 départements gagnés en 2001). Elle aurait pourtant tort de jubiler et d’en tirer des conséquences triomphales pour l’avenir. Si la sanction du gouvernement est extrêmement sévère, rien ne permet de lire dans les résultats du 22 et du 29 mars un vote d’espérance et d’adhésion.

D’abord, la participation au 1er comme au 2ème tour, d’environ 50% reste faible quoi qu’en disent divers commentaires. Bien sûr elle augmente de 5 ou 6 points par rapport à 2011. Mais elle est largement inférieure à ce que l’on constatait dans le passé: 70% en 1982, 65% en 2001 et en 2008. En outre, à cette époque, le renouvellement par moitié des conseils généraux réduisait la portée symbolique et politique du vote. Un taux d’abstention de 50% pour une élection à l’échelle nationale, marquée par une dramatisation volontaire de la part du gouvernement comme de l’opposition, cela reste un signe de malaise et de désenchantement de l’électorat. D’ailleurs, selon le même sondage de Paris Match, la première raison de l’abstention est «le sentiment que ces élections ne changeront rien à votre situation (21%)», et le second «pour manifester mon mécontentement à l’égard des partis (20%). Si l’opposition pense voir dans sa victoire spectaculaire une dynamique de reconquête de l’opinion, elle se trompe. Il ne faut pas confondre sanction profonde d’une politique et adhésion à un projet.

Si les Français condamnent massivement le gouvernement, sa politique mais aussi son style – Lire la suite