Au Parlement européen, UMP et FN contre le mariage pour tous

L’UMP et le FN ont proposé de supprimer des passages concernant le mariage pour tous dans un texte européen. Leurs amendements ont été rejetés.

Le Parlement européen hier, mardi 10 février, a examiné une série d’amendements au Rapport 2013 sur la démocratie et les droits de l’Homme dans le monde et la politique de l’Union Européenne en la matière, rédigée par le député italien Pier Antonio Panzeri.

L’article 68 de ce rapport «salue la légalisation du mariage homosexuel ou des unions civiles homosexuelles dans un nombre croissant de pays, dix-sept à l’heure actuelle, dans le monde entier; encourage les institutions de l’Union et les États membres à contribuer davantage à la reconnaissance du mariage homosexuel ou de l’union civile homosexuelle comme un enjeu politique, social et lié aux droits civils et aux droits de l’homme».

«COLLUSION FN-UMP»
Plusieurs amendements ont été déposés (et adoptés) pour améliorer ce passage – notamment sur la question trans’ – et d’autres pour carrément le supprimer, à l’image de ceux déposés par Michèle Alliot-Marie (UMP) et Aymeric Chauprade (FN). Ces deux derniers ont été rejetés (voir photo). Dans un communiqué, Rainbow Rose (le réseau socialiste européen) Lire la suite

La journaliste au « Monde » chargé du FN Christiane Chombeau candidate du Front de gauche

Minute de mercredi rapporte que Christiane Chombeau, ancienne journaliste au « Monde », correspondante en Afrique du Sud puis chargé du FN au sein du service politique du quotidien du soir, désormais secrétaire nationale du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, est candidate du Front de gauche aux départementales sur le canton de Colombes-1 (Hauts-de-Seine).

FRONT DE GAUCHE1

Demander à une militante d’extrême-gauche de couvrir l’actualité du Front national au Monde, ça, c’est du journalisme !

Éric Zemmour : « Les attentats de janvier ne sont pas étonnants »

Depuis les attentats de janvier, Éric Zemmour est placé sous protection policière. Son best-seller « le suicide français » a créé la polémique et s’est vendu à plus de 400.000 exemplaires en 3 mois. Pour lui, la ruine supposée de notre pays proviendrait de Mai 68, de l’éclatement de la famille, de la féminisation de la société et − surtout − l’immigration.

Éric Zemmour se souvient de sa stupeur le 7 janvier. « Cabu, Wolinski, on avait grandi avec eux. Il y avait une émotion folle« , commence-t-il. Avant d’ajouter : « Après, je me suis dit, ce n’est pas étonnant. » À l’écouter, il avait tout prévu dans son livre…

Ecologie: Tour de France des députés FN européens en région Centre sur TAFTA, Chasse, agriculture, environnement…(vidéos)

Table Ronde: Le souverainisme alimentaire de la France.

Dans le cadre de leur grande tournée de France à la rencontre du monde rural et agricole, les députés européens Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, membres de la Commission agriculture, s’étaient rendu en région Centre. Pour conclure deux jours de visite auprès d’institutionnels et de professionnel des filières agricoles, une table ronde était organisée à Chartres sur le thème de la souveraineté alimentaire de la France. Semences, OGM, libre échange, filières indépendantes : autant de thématiques essentielles abordées pendant près de 2 heures d’échanges, résumées dans cette vidéo.
Sont intervenus durant cette table ronde menée par Laurent Petat : Olivier Hoste, négociant semancier ; Soraya Lemaire, collaboratrice de Sylvie Goddyn, député européen, membre de la commission Environnement ; Philippe Murer, économiste et Président du Collectif Nouvelle Écologie ; Leif Blanc, chargé de mission Agriculture et Ruralité au Front National ; Philippe Ribault, syndicaliste à la Coordination Rurale ; ainsi que les deux députés européens, membres de la commission Agriculture

Swissleaks : Pierre Bergé, actionnaire du Monde et mécène du PS, critique le « populisme » du Monde

Après des réserves exprimées par son partenaire Matthieu Pigasse, Pierre Bergé, président du Conseil de surveillance du Monde, a dit « réprouver » les méthodes du quotidien qui a révélé lundi un scandale de fraude fiscale de la part HSBC Suisse. « Est-ce le rôle d’un journal de jeter en pâture le nom des gens? », a demandé l’homme d’affaires.

« Est-ce le rôle d’un journal de jeter en pâture le nom des gens ? C’est du populisme. C’est fait pour flatter les pires instincts. »

Le président du Conseil de surveillance du Monde « réprouve » les méthodes de l’enquête menée par Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Ce sont surtout la publication des noms de personnes ayant eu un compte dans cet établissement qui a irrité l’homme d’affaires.

« Ce n’est pas pour ça que je leur ai permis d’acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve », a déclaré Pierre Bergé dans une interview sur RTL. « Je ne veux pas comparer ce qui se passe à des époques passées mais quand même, la délation, c’est la délation. C’est jeter en pâture des noms », a-t-il ajouté.
« Est-ce le rôle d’un journal de jeter en pâture le nom des gens ? C’est du populisme. C’est fait pour flatter les pires instincts. »

Plus tôt dans la journée, Matthieu Pigasse, co-actionnaire du Monde avec Pierre Bergé et vice-président de la banque Lazard, avait demandé lui aussi à ne pas tomber dans la « délation », même s’il se disait « fier » du travail d’investigation « remarquable » réalisé par les journalistes.

Source

Républicain, comme ils disent…Du FN au PS, une querelle politique absurde

Article de Frédéric Rouvillois pour Causeur. Il est professeur de droit public à l’université Paris Descartes,où il enseigne le droit constitutionnel et s’intéresse tout particulièrement à l’histoire des idées et des mentalités. 

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Transformé en chef d’Etat « jupitérien » par la grâce de l’événement, notre ex-« Président normal », comme les Sages, les Pythies et  les Prophètes, s’exprime désormais par énigmes. Après avoir consacré sa conférence de presse du 5 février dernier à célébrer le mystérieux « esprit du 11 janvier », il a ainsi répondu à une question sur la législative partielle du Doubs par une formule à peine moins obscure : « Il y a des partis qui sont dans la République, ceux qui concourent aux suffrages sont dans la République, ont des élus dans la République, ont le droit, donc, d’avoir des candidats, et donc des élus. (…).  Mais est-ce à dire que tous les partis sont pleinement dans les valeurs de la République ? Non. Adhérent aux valeurs de la République ? Non. Au moins, à toutes les valeurs ? Sûrement pas.» Aussitôt, l’aphorisme est contesté par Florian Philippot, invité sur une radio périphérique à commenter la conférence de presse : en l’occurrence, réplique le vice-président du Front national, ceux qui se targuent d’être républicains sont justement ceux qui ont renoncé à l’être en acceptant de noyer la France dans l’Union européenne et qui, par là même, ont renié le principe républicain par excellence, la souveraineté nationale.

Étant donné la fréquence avec laquelle on utilise le mot « républicain » et les graves conséquences que l’on en tire, le débat n’est pas sans intérêt. Mais lequel des deux a raison ? Hollande et les ennemis du Front national, qui lui reprochent de ne pas l’être même s’il profite de la République, et qui n’hésitent pas à appeler au front « républicain » pour lui faire barrage ? Ou Philippot et les siens, qui accusent ces républicains autoproclamés d’avoir délaissé, au profit d’une mondialisation oligarchique, ce qui ferait l’essence et le cœur même de la république?

Dans l’absolu, ni les uns, ni les autres – dans la mesure où la notion de « république » s’avère aussi floue, aussi incertaine et finalement à peu près aussi inconsistante que celle de « démocratie ». Du reste, la petite querelle du 5 février n’est pas sans rappeler les interminables controverses du temps de la guerre froide, où les Etats socialistes (qui se qualifiaient de démocraties populaires) et les régimes libéraux (dits démocraties pluralistes) s’accusaient les uns les autres d’usurper le titre de démocratie, et prétendaient en être les seuls titulaires légitimes. Et encore le mot démocratie fournit-il quelques pistes pour savoir ce qu’il faut entendre par là, et qui peut s’en prévaloir : la démocratie, nous rappelle l’étymologie, est un système dans lequel le pouvoir appartient au peuple, démos. Pour le mot « républicain », les choses paraissent beaucoup plus aventureuses : personne ne peut dire ce que c’est, pas même l’imposant Dictionnaire critique de la république paru il y a quelques années, qui renonçait purement et simplement à définir son propre objet.

 

Pourrait-on, au moins, commencer par dire que la république est le contraire de la monarchie héréditaire? Même pas : en 1576, Jean Bodin intitule ce qui deviendra le plus célèbre traité de philosophie politique d’Ancien régime Les Six livres de la République, utilisant ce terme comme synonyme d’État, res publica, quel que soit le régime politique de ce dernier. Il n’y a pas d’incompatibilité : sur les Lire la suite

Un ancien ministre admet avoir perçu de fortes sommes du groupe UMP au Sénat

Henri de Raincourt, aujourd’hui sénateur de l’Yonne, reconnaît avoir bénéficié d’un système de versement opaque mais parfaitement légal au sein du groupe UMP et indique que de nombreux autres élus ont perçu des sommes d’argent.

 

«Il n’y a aucune espèce de magouille. Il ne peut pas y en avoir». C’est la promesse faite par Henri de Raincourt à L’Yonne Républicaine. Le sénateur s’est exprimé samedi dernier pour s’expliquer sur les révélations du site Mediapart portant sur une affaire de détournement de fonds présumé au sein du groupe UMP du Sénat. L’ancien ministre chargé des Relations avec le Parlement reconnaît aujourd’hui avoir perçu 4 000 euros par mois, versés entre 2008 et 2011 depuis un compte HSBC ouvert au nom du groupe UMP de la Haute Assemblée. Des versements qui se sont poursuivis après son entrée au gouvernement, en 2009. Cette confidence intervient neuf mois après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Paris pour «détournements de fonds publics», «blanchiment» et «abus de confiance».

» Un échange de bon procédés entre l’élu et son groupe

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Sylvain Tesson avec Napoléon en side-car

Article de Bruno Cessole pour Valeurs Actuelles

Épique. Sylvain Tesson embarque son lecteur dans un pèlerinage homérique sur les traces de la retraite de Russie. Plus qu’un récit de voyage, “Berezina” est une méditation sur la grandeur et le déclin français.

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Napoléon montait comme un gendarme (soit dit sans offenser la garde républicaine), tombait souvent, mais il était increvable à cheval, avalant au galop des dizaines de kilomètres sans effort. Aurait-il fait meilleure figure en side-car ? Sans doute, encore que son impatience foncière lui eût fait endurer difficilement les pannes auxquelles sont sujets les chevaux-moteurs. S’il avait eu pour pilote Sylvain Tesson, du moins aurait-il eu un interlocuteur de qualité, moins courtisan que l’honnête Caulaincourt avec qui l’Empereur finit en tête à tête la retraite de Russie, soliloquant à tire-larigot et ahurissant son commensal par des visions de prophète ivre.

En 2012, pour célébrer les 200 ans de cette tragique page d’Histoire, notre inlassable Lire la suite

A Pithiviers, après la mosquée et l’école, les musulmans ont un projet immobilier de 13 studios

De plus en plus de mosquées choisissent de s’autofinancer. Des projets de plus en plus grands et ambitieux, à l’image du « Projet Waqf » porté par l’Association Culturelle des Musulmans de Vigneux (ACMV) qui gère la mosquée de cette ville. Une école primaire privée est également construite à côté de la mosquée.

A Pithiviers dans le Loiret, la construction d’un immeuble comportant des studios à louer est en cours, permettant à l’avenir à la mosquée de s’autofinancer. L’association qui gère la mosquée sera bientôt propriétaire de deux terrains à proximité du lieu de culte.

 

Source: Des Dômes & des Minarets

Dordogne: un maire communiste condamné

Le maire communiste de Boulazac et conseiller général de Dordogne, Jacques Auzou, a été condamné aujourd’hui par la cour d’appel de Bordeaux à 5000 euros d’amende avec succès pour prise illégale d’intérêt, pour l’achat d’un terrain communal pour son compte personnel.

Les juges ont suivi les réquisitions de l’avocat général qui, le 6 janvier, avait reconnu qu’il n’y avait pas eu d’enrichissement personnel de la part de M. Auzou tout en soulignant que les élus devaient connaître la loi, qui interdit ce genre d’opérations immobilières.

En première instance à Périgueux, le maire de Boulazac, également président de la Lire la suite

Les arrivées de migrants en Méditerranée en nette hausse

Depuis janvier, l’afflux de migrants traversant la Méditerranée, depuis notamment la Syrie, ne cesse de progresser, a annoncé mardi l’ONU. Plus de 3500 arrivées ont déjà été enregistrées en Italie.

Le nombre de migrants qui ont traversé la Méditerranée est d’ores et déjà en nette hausse depuis le début de l’année, après avoir atteint un record l’an dernier, a affirmé mardi le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). L’ONU redoute de nouveaux drames, alors que 29 migrants sont morts de froid lundi.

En janvier, 3528 arrivées ont été enregistrées en Italie, contre 2171 pour le même mois de l’an dernier. A la suite du décès de 29 migrants morts d’hypothermie au large de Lampedusa, le nombre de victimes s’élève à au moins 50, contre 12 pour la même période de l’an dernier, s’est alarmé le HCR.
Près de 3500 morts en 2014

En 2014, au moins 218’000 migrants ont traversé la Méditerranée et plus de 3500 sont morts, a rappelé l’agence de l’ONU. Elle a aussi plaidé pour que l’UE renforce ses capacités de recherche et de sauvetage.

La majorité des migrants fuient des zones de guerre. En janvier, les Syriens ont été le groupe de migrants le plus important, soit 22% du total.

afp/mo

La grosse colère de Nicolas Sarkozy après la révélation de son escapade à Abou Dhabi le 2 février

Le Lab Europe1

Officiellement, il n’y avait aucun problème à voir Nicolas Sarkozy donner une conférence à Abou Dhabi lundi 2 février, alors même que son parti se déchirait sur les consignes à donner pour le deuxième tour de la législative partielle dans le Doubs. Non, vraiment aucun problème.

B9f8EdjCAAEDY2lEt pourtant, quelle ne fut la colère de Nicolas Sarkzoy lorsqu’il découvrit, dans les colonnes de Marianne, que son escapade aux Émirats arabes unis avait fuitée. C’est ce que rapporte le Canard Enchaîné du mercredi 11 février. Selon l’hebdomadaire, l’ancien chef de l’État était un chouia énervé. Il a dit :

Bande de salopards ! Jaloux ! Minables ! Ils ne me lâcheront jamais ! Est-ce que c’est de ma faute si je suis demandé partout dans le monde ?

Une colère à destination d’on ne sait trop qui même si Nicolas Sarkozy semble surtout l’avoir mauvaise envers ceux qui ont informé la presse de son déplacement. Des sources que l’ancien président est bien décidé à identifier. Toujours cité par le Canard, il ajoute :

L’ambassade de France aux Émirats arabes unis ? C’est possible, mais ça m’étonnerait ! L’ambassade n’aurait pas filé l’info à ‘Marianne’. Non, ça vient de chez nous, j’en suis sûr !

Voilà qui ne va pas arranger l’ambiance au sein de l’UMP, déjà bien tendue après le Lire la suite

Stéphane Tiki, le président des jeunes UMP, n’a pas de papiers (Le Canard enchaîné ) (Maj: En réaction Stéphane Tiki démissionne de la présidence)

Addendum: Face au tolet provoqué par cette révélation, le clandestin Stéphane Tiki décide de prendre ses distances avec la direction des jeunes de l’UMP: Lire la suite

SwissLeaks : Matthieu Pigasse s’interroge sur la publication des noms des personnalités dans « Le Monde »

Rappel: Mathhieu Pigasse est vice-président de la banque Lazard. Il est aussi le mécène de la gauche, conseillé de F. Hollande, actionnaire du journal Le Monde, des Inrocks….

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SwissLeaks : les réserves de Matthieu Pigasse

Le vice-président de la banque Lazard a appelé à ne pas tomber dans la « délation » après les révélations du « Monde » – dont il est actionnaire et « fier » – sur le scandale SwissLeaks.
Le vice-président de la banque Lazard, Matthieu Pigasse, le 21 novembre 2012 (Archives). ( AFP / FABRICE COFFRINI, AFP )

Le vice-président de la banque Lazard, Matthieu Pigasse, le 21 novembre 2012 (Archives). ( AFP / FABRICE COFFRINI, AFP )

Dimanche soir, « Le Monde » a révélé le dossier SwissLeaks, un vaste système d’évasion fiscale organisé par la banque HSBC qui a permis à 100.000 particuliers, clients de la banque suisse, et 20.000 sociétés offshore de faire échapper près de 181 milliards d’euros aux législations fiscales de nombreux pays.

Le quotidien du soir a également publié les noms de plusieurs personnalités apparaissant sur les listings dont il a obtenu copie. « Du show-biz au milieu des affaires en passant par le monde de l’art et du sport« , écrit le quotidien. Parmi elles, le footballeur Christophe Dugarry, la réalisatrice Lisa Azuelos (« LOL »), l’artiste Christian Boltanksi, le chanteur Philippe Lavil, le sénateur Aymeri de Montesquiou et le comédien Gad Elmaleh, qui a été moqué sur les réseaux sociaux. Plusieurs d’entre eux, dont l’humoriste, ont démenti l’information ou affirmé avoir régularisé leur situation depuis les faits qui datent de 2006 et 2007.

Invité de « France Inter » ce mardi 10 février, Matthieu Pigasse s’est dit « fier » du « travail d’investigation remarquable fait par ‘Le Monde' ». Membre du trio d »actionnaires majoritaires du quotidien avec Pierre Bergé et Xavier Niel, le banquier a cependant noté qu' »il y a un juste équilibre à trouver entre le fait de divulguer des informations d’intérêt général, d’intérêt public », et le fait « de ne pas tomber dans une forme de Maccarthisme fiscal et de délation ».

Il a assuré vouloir avoir, en tant qu’actionnaire, « une discussion (…) avec la direction éditoriale du ‘Monde' ». « C’est une interrogation légitime, je trouve », a-t-il souligné.

Un enseignant de Paris 13 démis pour avoir menacé de ne plus faire cours devant une étudiante voilée

Un enseignant de l’université Paris 13 Villetaneuse qui menaçait de ne plus faire cours devant une étudiante voilée a été déchargé de son enseignement, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

L’incident a eu lieu lundi 2 février. Ce jour-là, l’enseignant, chargé de cours depuis 1987 dans cette université au nord de Paris, dispense un cours de droit des assurances à une quinzaine d’étudiants en master 2 de droit des affaires. Parmi eux, assise au premier rang, une étudiante voilée.

Hostile «au port de signes religieux dans l’espace public»

Remarquant la présence de l’étudiante voilée, il exprime son hostilité «au port de signes religieux dans l’espace public», sans s’en prendre directement à l’étudiante, a raconté un étudiant qui a souhaité garder l’anonymat.

«Il nous a dit qu’il avait grandi à Sarcelles, il a fait l’éloge du multiculturalisme mais il a aussi dit qu’il ne supportait pas l’affichage de signes religieux et qu’il ne s’attendait pas, après Charlie, à devoir faire cours devant une étudiante voilée», a ajouté cet étudiant, précisant que la jeune femme n’est pas «prosélyte».

Quatre étudiants ont alors pris sa défense, reprochant au professeur une prise de position «idéologique» sans rapport avec l’objet du cours, qui s’est ensuite poursuivi normalement.

Après cet incident, rapporté à la direction par plusieurs élèves indignés par «l’humiliation» infligée selon eux à leur camarade, l’enseignant a écrit à la responsable du master pour lui signifier son intention de ne plus faire cours devant une étudiante voilée.

Refus de «donner cours face à un visage voilé»

Anticipant qu’il devrait sans doute se «résoudre à ne plus donner de cours dans cette université ou ailleurs», il concluait ainsi son mail: «Si sa liberté à elle est de porter le voile en tout lieu, la mienne est de refuser, dans mon pays, au regard de notre histoire et de notre culture, de donner un cours face à un visage voilé».

Vendredi, la responsable a annoncé aux étudiants que cet enseignant «ne terminera(it) pas son cours de droit des assurances» et qu’un remplaçant lui serait trouvé.

Suspendu

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Multiculturalisme, violences urbaines, ghettos: Marseille, laboratoire des fractures françaises

Laurent Chalard est géographe et travaille notamment pour un think tank bruxellois, le European Centre for International Affairs. Vous pouvez le lire sur son blog ici.

Pour le géographe, la ville de Marseille incarne l’échec du multiculturalisme qui se traduit par une fragmentation socio-ethnique de grande ampleur.

En octobre 2013, le quotidien démocrate américain de référence, le New York Times, tenait des propos laudateurs sur la ville de Marseille, «capitale secrète» de la France, où le multiculturalisme, particulièrement apprécié par les journalistes new-yorkais, serait une réussite et constituerait un modèle pour le reste de l’hexagone, jugé peu ouvert sur le monde. Marseille est effectivement l’une des grandes villes pluriethniques de notre pays, avec une part importante de populations de culture musulmane d’origines magrébine et comorienne, qu’il est difficile de quantifier précisément, l’État ne faisant pas de statistiques ethniques et/ou religieuses. Les chiffres avancés, qui évoquent entre 150 000 et 200 000 personnes, soit plus ou moins 20% de la population totale, sont à prendre avec précaution, mais donnent un ordre de grandeur raisonnable.

Or, pour tout connaisseur de la situation locale, l’auteur de l’article a dû être victime d’une (mauvaise) galéjade de communicants politiques, particulièrement brillants, aboutissant à une légende dorée qui masque l’envers (ou plutôt l’endroit) du décor! En effet, comme viennent de le rappeler les tirs de kalachnikof de ce lundi 9 février 2015 dans la cité de la Castellane, un des quartiers les plus difficiles de la ville, le jour de la visite du premier ministre, Manuel Valls, Marseille est tiraillée par de nombreux problèmes et son fort taux de vote d’extrême-droite, le plus élevé des grandes villes-centres françaises avec Nice, témoigne malheureusement d’un multiculturalisme raté.

Ce dernier se traduit par une fragmentation socio-ethnique beaucoup plus intense qu’ailleurs, suivant une logique de tripartition du territoire communal.

Les quartiers «nord» de Marseille, en arrière du port, qui arrivent jusqu’au centre-ville (Belsunce), comptent une très forte proportion de populations d’origine extra-européenne et concentrent les difficultés sociales, suite à l’effondrement du système industrialo-portuaire de la ville dans les années 1970. Les différentes municipalités, de gauche comme de droite, ont pendant longtemps laissé à l’abandon ces quartiers, conduisant à un état de délabrement indigne d’un pays développé et à une criminalité prospère. Ils se présentent aujourd’hui sous une dominante de grands ensembles, mélange de logements sociaux et de copropriétés dégradées, qui ont été quitté massivement par les classes moyennes dans les années 1980, et pour le reste de pavillons et de petits collectifs dans les villages anciens (comme l’Estaque), encore peuplés de populations d’origine «européenne» au sens large (italiens, arméniens, Pieds Noirs). Sur le plan électoral, se constatent une forte abstention aux élections locales (d’où les bons scores du Front National auprès des derniers électeurs d’origine «européenne» y résidant) et un vote socialiste communautaire à la Présidentielle de 2012.

A contrario, le sud de Marseille offre un caractère beaucoup plus aisé, avec une très faible proportion de population d’origine étrangère, comme si, la Canebière franchie, on changeait de ville. Le contraste est assez saisissant pour le promeneur. Les quartiers apparaissent bien entretenus avec de nombreux espaces verts (Parc Borély, parc Pastré…), un mélange d’habitat collectif de qualité et de riches villas sécurisées sur les collines (Roucas Blanc). Ils n’échappent cependant pas à l’insécurité car les délinquants agissent, de manière logique, là où il y a de l’argent, d’où de nombreux vols et agressions violentes. En conséquence, le sud de la commune vote fortement Front national, contrairement aux autres quartiers bourgeois de France, où la sécurité est au rendez-vous.

La troisième partie du territoire correspond à l’est de la ville, qui, s’il offre, pris dans son ensemble, un profil plus mélangé, pouvant être considéré comme à dominante de classes moyennes, n’en subit pas moins dans le détail une fragmentation (avec son corollaire l’insécurité) tout aussi importante. Il se retrouve une opposition entre de vastes quartiers pavillonnaires ou de petits collectifs et les grands ensembles qui viennent s’encastrer entre et qui connaissent des difficultés semblables aux quartiers «nord». Cela se traduit par des profils électoraux assez variables au niveau du bureau de vote.

La préfecture des Bouches-du-Rhône se caractérise donc par une fragmentation socio-ethnique, qui montre que le multiculturalisme lorsqu’il recouvre des différences sociales et spatiales est source de tensions considérables. Ces dernières apparaissent accentuées à Marseille, qui fait figure de mauvais exemple, pour trois principales raisons.

La première est l’échec de l’économie locale, la municipalité ayant été incapable, malgré Lire la suite

Les conversions à l’Islam explosent en France depuis les attentats

Une hausse depuis les attentats de Charlie Hebdo

Nos confrères d’RTL révèlent aujourd’hui que les conversions à l’Islam n’ont jamais été aussi nombreuses en France que depuis les attentats de Charlie Hebdo. La radio rapporte que la Grande Mosquée de Paris a délivré 40 certificats de conversion. «A la même période l’année dernière, elle n’en avait donné que 22» rappelle RTL.

Le phénomène est le même dans d’autres villes de France : «même constat à Strasbourg et Aubervilliers où une hausse de 30% a été enregistrée. Lyon suivrait aussi cette tendance avec une augmentation de 20%».

RTL rapporte enfin que les imams «semblent les premiers surpris» par ce phénomène. Et que les profils sont divers : «à Paris, un médecin, une directrice d’école ou encore un policier» sont venus se convertir à la Grande Mosquée de Paris.

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