Pour Le Monde, Souleymane s’appelle Vladimir

« Kylian avait 13 ans. Vladimir (le prénom a été changé), 16 ans. »

Pourquoi diable changer le prénom de Souleymane ? Sinon pour cacher qu’il est musulman et tchétchène ?
Sinon pour tenter de camoufler que ce qu’on appelle la violence scolaire, en tout cas l’ultra-violence scolaire, est liée aux quartiers de l’immigration ?
Pourquoi choisir Vladimir comme prénom de substitution ? Sinon pour donner à ce beau prénom russe une image négative et noircir au passage celui du président Poutine ?

Ainsi en trois lignes Le Monde (26/06/2012) fait d’une pierre deux coups et satisfait ses deux principaux propriétaires : le mondialiste Matthieu Pigasse, de la banque Lazard, et Pierre Bergé, co-fondateur de SOS-Racisme.

Deux poids deux mesures:

  • Aucun ministre n’a été au chevet du jeune Kylian. À VILLIERS-LE- BEL le voleur de scooter dès l’accident avec les forces de police a eu droit à la visite d’Emmanuel Valls.
  • Aucune association ne s’est indignée du meurtre du jeune Kylian. Parions qu’il en eut été autrement si cela avait été l’inverse. Pis. Quelques jours après le meurtre, à Brest, des parents d’élèves, des associations, des syndicats et même Reza Salami, le suppléant de Patricia Adam, députée PS font tout pour empêcher l’expulsion d’une famille tchétchène (le Télégramme)

Cécile Duflot recycle ses collègues

(…) Lorsque les journalistes l’ont questionnée sur le mini-remaniement ministériel survenu à l’issu des législatives et qui aura vu Nicole Bricq passer du ministère de l’Écologie à celui du Commerce extérieur, Cécile Duflot a eu ce mot, admirable entre tous : “Elle m’a dit qu’elle avait eu une promotion et je pense qu’elle l’a vécu comme tel.”

A ce stade-là, on ne peut décemment parler de langue de bois. C’est de l’ébénisterie d’art. Cécile Duflot est à la politique ce qu’André-Charles Boulle était au mobilier : elle y va, ne craint rien, ose tout. Parfois, elle frôle le ridicule, mais le ridicule n’est jamais trop éloigné du rococo. Du moins quand il s’agit de commodes. Pour le reste…

Justement, pour le reste, Cécile Duflot confirme la loi suivant laquelle un écologiste demeure écologiste jusqu’à ce qu’il arrive au pouvoir. Quand il y est installé, il se recycle. Ce qui, quand on y pense bien, reste l’attitude la plus écologique qui soit.

Mais on n’aura jamais vu – cette novation, personne ne pourra jamais la retrancher à Mme Duflot –, une écologiste concéder que le ministère du Commerce extérieur représente un mieux-aller par rapport à celui de l’Écologie. Rien n’empêchait Mme Duflot de simplement confesser sa perplexité par rapport à l’éviction de Nicole Bricq du ministère de l’Écologie. Personne ne lui en aurait tenu rigueur : un ministre peut bien être perplexe sur les choix du chef du gouvernement et du chef de l’État… Evidemment, une telle attitude n’aurait pas cassé des briques, elle aurait juste épargné à Cécile Duflot de casser Bricq…

Il n’en demeure pas moins que, sur le fond, les propos de la ministre du Logement sont d’une portée singulière : elle nous apprend que le Commerce extérieur, qui, par le passé, fut souvent cantonné à un secrétariat d’État tout rabougri – on se demande bien pourquoi –, surpasse en honneur et en dignité le ministère de l’Écologie, qui ne sert désormais plus à grand chose, même pas à freiner l’appétit de grandes compagnies qui, non contentes de vouloir forer au large de la Guyane, participent aujourd’hui à la redistribution des rôles au sein du gouvernement de la République…

J’en viens à penser qu’Eva Joly a dégoûté tout le monde de l’écologie. Tout le monde, y compris Cécile Duflot.

 

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Meurtre de gendarmes dans le Var : la peine plancher aurait pu les sauver

Il y a quelques jours, la ministre Christiane Taubira a confirmé la suppression des peines planchers

(…) Évoquant le reste de ses priorités, la ministre de la Justice confirme la suppression des peines planchers, qui était un engagement de campagne de François Hollande : « cette réforme législative trouvera sa place dans le calendrier gouvernemental », assure-t-elle. 

elle estime que la sanction des mineurs délinquants « doit avoir un objectif éducatif ».

« Cela passe par davantage d’éducateurs », « une priorité absolue » pour la garde des Sceaux.

Le Figaro


Philippe Bilger revient sur le meurtre des deux gendarmes du Var, et il s’adresse, dans son billet, aux garde des Sceaux et à ceux qui la conseillent : supprimer les peines plancher constituerait « une grave erreur ».

Deux jeunes femmes gendarmes, âgées respectivement de 29 et de 35 ans, ont été abattues à Collobrières, dans le Var, le 17 juin au soir. La personne impliquée dans ce double crime, Abdallah Boumezaar, a été mise en examen des chefs de meurtre et d’assassinat le 20 juin.

Marginal, maçon de profession, âgé de 30 ans, Boumezaar a fait feu à neuf reprises sur les victimes qui étaient intervenues «pour un banal tapage nocturne sur fond de cambriolage entre voisins», selon le Parisien).

La Gendarmerie n’a jamais connu de telle tragédie. A sa suite, l’émoi et l’indignation publics et politiques ont été évidemment à leur comble. (…)

Bouzenaar, au lieu des deux années qu’une peine plancher appliquée avec rigueur lui aurait infligées, n’a été sanctionné que de six mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de trois ans prévoyant une injonction de soins. Il devait être convoqué le 8 juillet par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation.

Bouzenaar n’était pas inconnu des services de police et de justice puisqu’à plusieurs reprises pour des infractions liées aux stupéfiants et des violences volontaires,il avait été condamné (le Figaro).

Pour qui a eu l’expérience des tribunaux correctionnels, on devine bien ce qui a pu susciter cette mansuétude. On a le secours de la psychiatrie, Continuer la lecture de Meurtre de gendarmes dans le Var : la peine plancher aurait pu les sauver

Dominique Sopo, le despote des « touches pas à mon pote ».

Dominique Sopo a dirigé SOS Racisme pendant 9 années, une durée exceptionnellement longue digne des grands Despotes antiracistes (tel Mouloud Aounit à la tête du MRAP).

Statutairement, il devait depuis plusieurs années se retirer de la direction de cette organisation antiraciste. Malheureusement pour l’association et ses militants, il s’est accroché au pouvoir.

En octobre dernier, un congrès s’est déroulé à Dourdan sans que les formes légales requises soient respectées (absence de convocation écrite des militants, absence de vote à bulletin secret, absence de vérification des cartes centralisées…). SOS Racisme en interne c’est pire qu’à la CGT époque soviétique.

Ce dernier Congrès de l’ère Sopo a donné lieu à une division sans précédant de l’association entre partisans de l’indépendance et la rupture avec les anciennes pratiques et partisans du maintien de Sopo. Le résultat a été un congrès sans intérêt suivi d’une purge et reprise en main des comités anti-sopo.

A l’image de son association sœur Ni Putes Ni Soumises l’association est en crise de leadership et d’idéologie. Il faut dire qu’entre sa situation financière fragile, l’affaire Julien Dray, l’absence d’indépendance et de démocratie interne,

SOS Racisme n’est plus qu’une association aux services de Sopo et Dray. Dominique Sopo, « un Des-Potes » ?

SOS Racisme est censée défendre la dignité humaine et pourtant en interne les accusations contre Amar Thioune prétendant à la succession de Sopo depuis un an fleurissent « communautariste », « antisémite ». Amar Thioune a alors retiré sa candidature à la présidence de SOS Racisme, et là les procès en sorcellerie ont plu,

de nombreux militants écœurés ont quitté l’association (SOS Racisme compte désormais moins de 3000 adhérents) (…)

Le nouvel Observateur

Le rite halal accentue le risque E.coli (rediff du 20 Juin 2011)

le 25/06/2012

Trois enfants sont hospitalisés depuis plusieurs jours à Bordeaux après avoir mangé des steaks hachés contaminés par une souche de bactérie E. coli. Une fillette se trouve dans un état «sévère».

source

Voilà ce que nous écrivions il y a un an jour pour jour.

Rappelons qu’une grande partie de la viande consommée en France et vendue dans les supermarchés est d’origine Halal… sans que le consommateur soit au courant !
L’islamo-américanisation de la société…. un danger de santé publique.

Un communiqué de la Fondation Brigitte Bardot du 16/06/2011 :

Le 10 novembre 2010, sept organisations françaises de protection animale (1) alertaient les autorités, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée Nationale, sur les risques sanitaires graves dus à la présence de germes d’origine digestive, comme les E. coli, présents dans les steaks hachés.

Cette infection des viandes est accentuée par la généralisation de l’égorgement rituel des bêtes car l’impossibilité matérielle de ligaturer l’œsophage des animaux entraîne un « épanchement de matières stercoraires en provenance de l’estomac qui s’écoulent à travers la section béante de l’œsophage ».

La Fondation Brigitte Bardot a remis, fin 2010, aux ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur, ainsi qu’au Chef de l’État, le dossier de presse « De la souffrance des animaux… à la tromperie des consommateurs » dans lequel l’alerte est donnée :

« Certains germes d’origine digestive pouvant être très pathogènes pour l’homme risquent ainsi d’être retrouvés dans des pièces de découpe (collier notamment) ou dans des steaks hachés préparés avec celles-ci. Avec l’abattage rituel, il y a donc un danger potentiel pour la santé humaine, tout particulièrement pour les enfants, les personnes âgées et les populations immunodéprimées ».

Ces propos ont été confortés par la déclaration de Pascale Dunoyer, Chef du bureau des établissements d’abattage à la Direction Générale de l’Alimentation, dans le bulletin de l’Académie Vétérinaire de France : « Des pratiques liées à la mise en œuvre du rituel d’abattage peuvent avoir des conséquences en termes de salubrité et de sécurité des carcasses. Nous pouvons citer à ce titre le tranchage de la trachée et de l’œsophage qui peut provoquer le déversement du contenu gastrique (voire pulmonaire) sur les viandes de têtes, de gorge et de poitrine ».

Face à ces mises en garde répétées et à l’attitude irresponsable des autorités devant ce grave problème de salubrité publique et de protection animale, la Fondation Brigitte Bardot demande au ministre de l’Agriculture de rendre publique les méthodes d’abattage des animaux en France et de ne plus s’opposer, comme il le fait actuellement, à la mise en place d’une traçabilité pour le consommateur via un étiquetage européen.

(1) Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs, Fondation Brigitte Bardot, Confédération Nationale des SPA de France, Conseil National de la Protection Animale, Fondation Assistance aux Animaux, Protection Mondiale des Animaux de Ferme, Société Nationale pour la Défense des Animaux.

Lutte d’influence Maroc-Algérie : 120 imams algériens partent en France

L’Algérie a annoncé, jeudi, l’envoi de 50 imams en France, à l’approche du ramadan. Ils devraient être suvis de 70 autres. Cette annonce est le dernier témoignage de la lutte d’influence que se livrent le Maroc et l’Algérie pour contrôler le culte musulman en France. Si l’Algérie a déjà annoncé l’envoi d’imams pour cet été, le Maroc ne tardera pas à en faire autant.

Le ministre algérien a souligné, jeudi, l’intérêt qu’accorde l’Etat algérien «au sens nationaliste, civique, éthique et religieux dont doit faire preuve l’imam pour qu’il soit le meilleur ambassadeur de son pays».

A l’approche du ramadan, Maroc et Algérie sont coutumiers de ce genre d’annonce. Jeudi 21 juin, à Alger, le ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, lors d’une session de formation des imams, a annoncé que 50 imams se rendraient en France le 1er juillet, et pour un mandat de 4 ans, dans les mosquées relevant de la Grande mosquée de Paris. 70 autres devraient les rejoindre par la suite, rapporte l’Agence de Presse Algérienne.

Le culte musulman, en France, se divise en deux tendances principales : l’une sous influence marocaine et l’autre sous influence algérienne. Le CFCM appartient à la première car désormais présidé par le Marocain Mohamed Moussaoui, et la Grande mosquée de Paris, avec à sa tête Dalili Boubakeur, Algérien, appartient à la seconde.

La scission la plus récente a été consommée en juin 2006, lorsque la Grande mosquée de Paris a quitté le CFCM, créé en 2002 à l’initiative de Nicolas Sarkozy. En 2008, le Marocain Mohamed Moussaoui prend la tête du CFCM. L’an dernier il a été réélu, alors que la Fédération Nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), dite proche des Frères musulmans d’Egypte, ont boycotté le scrutin.

La lutte d’influence que mènent CFCM et Grand mosquée de Paris s’exprime notamment par le nombre d’imams que chacune envoie en France dans les mosquées qui lui sont affiliées. L’an dernier, le Maroc annonçait l’envoi, pour la fin du ramadan, d’un renfort de 180 imams, selon RFI. En 2008, le Maroc avait envoyé 150 imams à cette période de l’année, contre 76 pour l’Algérie. […]

yabiladi

Francis Kramarz : «Une augmentation de 1 % du SMIC détruirait de 15.000 à 25.000 postes»

Le PS démago a choisi d’augmenter le SMIC de 2%. Même si ce taux est faible, cela va tout de même fragiliser les plus petites entreprises. Un gouvernement courageux souhaitant relancer l’économie par le pouvoir d’achat, aurait choisi d’augmenter les salaires inférieurs à 1.500 euros par la prise en charge par l’État d’une partie des cotisations salariales financée par une contribution sociale à l’importation de 3 %. C’est une proposition protectionniste qui évite une augmentation des charges des entreprises et notamment des petites PME-PMI. Ne pas confondre cette idée avec la TVA sociale de Sarkozy qui ne peut avoir qu’un impact néfaste sur les produits français.

Dans un entretien au quotidien Les Échos, FRANCIS KRAMARZ (MEMBRE DU GROUPE D’EXPERTS SUR LE SMIC, DIRECTEUR DU CENTRE DE RECHERCHE EN ÉCONOMIE ET STATISTIQUE (CREST)) explique pourquoi l’augmentation du SMIC proposée par François Hollande va nous faire perdre des emplois.

Un coup de pouce au SMIC est-il justifié ?

S’il est politiquement légitime, il est économiquement néfaste. Pour de nombreuses raisons. Premièrement, car il est destructeur d’emplois.

On peut estimer qu’aujourd’hui une augmentation de 1 % du SMIC correspond à une destruction d’environ 1,5 % des emplois situés au salaire minimum, soit de l’ordre de 15.000 à 25.000 postes perdus. Un peu moins de 10 % des salariés sont rémunérés au SMIC, soit plus de 1,6 million de Français. Les

premières victimes seraient les jeunes peu diplômés, pour qui la marche à franchir pour entrer sur le marché du travail serait encore plus haute, ainsi que les salariés peu diplômés et plus âgés, qui risqueraient de perdre leur emploi et d’avoir très peu de chances d’en retrouver un autre.

Quelles sont les autres raisons ?

La deuxième est que pour lutter contre la pauvreté au travail, le SMIC n’est pas le meilleur instrument. Car le problème n’est pas le niveau du SMIC, mais le fait qu’un trop grand nombre de smicards ne travaillent pas assez d’heures ou de jours dans l’année (intérim, temps partiel, activité réduite). Il faut donc trouver le moyen d’augmenter le nombre d’heures travaillées. Troisième raison, ce sont principalement les petites entreprises qui seront affectées : la proportion de salariés au SMIC y est de l’ordre de 24 % dans les entreprises de moins de 10 salariés, contre 4,5 % dans les grandes. Au moment où les PME sont déjà très fragiles, une hausse du SMIC les fragiliserait encore plus. A cela s’ajoute le fait que la hausse du SMIC va comprimer la distribution des salaires et donc freiner les envies des entreprises d’établir une politique salariale à destination des bas salaires. Les études montrent aussi qu’une hausse du SMIC a un impact sur les prix ; certains secteurs, comme la restauration, risquant de répercuter sur leurs clients la hausse de leurs coûts. Enfin, cela pèse sur la dépense publique en alourdissant le coût des exonérations de charges.

Les Échos

Quand le gouvernement Ayrault et son ministre Montebourg se couchent devant le lobby pétrolier.

… Jeudi, bien avant que le secrétaire général de l’Elysée n’annonce la promotion de Delphine Batho à son ministère, Nicole Bricq rentre de Rio, où elle a piloté la délégation française au Sommet de la Terre. Quand la sénatrice de Seine-et-Marne apprend par téléphone le jeu de chaises musicales la visant, son entourage la dit «meurtrie».

Colère. Si la ministre est privée de son maroquin, c’est notamment parce qu’elle a pris, avec Arnaud Montebourg, une décision totalement inattendue . Autant pour les groupes Shell, Total et Tullow Oil, qui convoitent le gisement Zaedyus, que pour Matignon et l’Elysée. Mais saluée par les associations de défense de l’environnement. Elle a refusé, «en parfaite harmonie avec le ministre du Redressement productif», de signer des arrêtés actant le démarrage des travaux d’installation de la plateforme de Shell dans l’océan Atlantique. Et annoncé, par voie de communiqué, le 13 juin, la «remise à plat» des permis d’exploration accordés il y a plus de onze ans par le gouvernement Jospin. En clair, une suspension des travaux.

A Matignon, «ils étaient fous furieux», confie un conseiller : «Juridiquement, la suspension ne tenait pas la route, commente a posteriori un industriel du secteur. On ne peut pas annuler un permis d’exploration sans raison une fois qu’il a été accordé. La loi ne le prévoit pas, c’est normal, des coûts ont déjà été engagés.» Shell s’est-il engouffré dans la faille pour demander la peau de Bricq ?

«Evidemment non, nous n’avons pas demandé la tête de Mme Bricq», se défend Jean-Louis Schilansky, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Qui reconnaît cependant sans ambages son intervention dans le dossier. «On a fait remarquer que la décision de ne pas signer les arrêtés de démarrage des travaux était grave. Nous étions très, très inquiets. C’est extrêmement rare de suspendre des permis, fait-il valoir. Aujourd’hui, nous sommes rassurés, les choses reprennent leur cours.»

Côté Total, on dit ne pas avoir vu le coup venir. Pour Christophe de Margerie, le PDG du groupe français,

la surprise a été d’autant plus forte qu’il a eu un tête-à-tête avec Arnaud Montebourg à Bercy la veille de la suspension. Dont il n’a absolument pas été question. Margerie avait même inscrit à son agenda un rendez-vous avec Nicole Bricq début juillet.

Jean-Etienne Antoinette, sénateur socialiste de Guyane, ne doute pas, lui, d’une intervention de Shell. «Cela fait partie des rapports de force», banalise le maire de Kourou, qui Continuer la lecture de Quand le gouvernement Ayrault et son ministre Montebourg se couchent devant le lobby pétrolier.

Islamisation de la Belgique : c’est arrivé près de chez nous

Article lu sur causeur

La montée du radicalisme islamiste en Belgique a été mis en lumière par les évènements récents à Molenbeek où le contrôle d’identité d’une jeune belgo-camerounaise convertie à l’islam habillée en niqab a mis le feu aux poudres. Une situation inquiétante qui pourrait préfigurer celle de la France. Les médias français n’en pratiquent pas moins selon le site Causeur une «quasi omerta» sur les événements de Belgique.

Faute de lucidité, le retour du refoulé pourrait faire très mal dans l’hexagone, la Belgique préfigurant peut-être l’avenir de la France en matière de multiculturalisme.

On pourrait croire l’incident de Molenbeek sporadique. Pourtant, devant la montée du radicalisme islamiste, le gouvernement belge, qui a d’autres dossiers brûlants à gérer, a décidé de légiférer.

La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet, par ailleurs femme-lige du Centre Démocrate et Humaniste (CDH), a décidé de prendre le problème à bras le corps en proposant un projet de loi visant à interdire «toute milice privée ou toute autre organisation de particuliers dont l’objet est de recourir à la force ou de suppléer l’armée ou la police ou de s’immiscer dans leurs actions ou de se substituer à elles ou qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupe de combat».

Dans un pays aussi cuirassé contre les dangers sécessionnistes, on pourrait croire la manœuvre dirigée contre les immigrés, afin de détourner les yeux inquiets des électeurs des inégalités économiques, seules questions politiques qui vaillent.

Or, cette vue-du-monde mélenchonienne, en plus d’être électoralement peu payante, achoppe sur la question identitaire, cruciale pour un nombre croissant de citoyens belges et européens. Inutile de spéculer sur l’extrémisme présumé de Joëlle Milquet : non contente de siéger dans un gouvernement d’union nationale, la vice-premier ministre est issue d’une tradition centriste héritière du personnalisme chrétien d’Emmanuel Mounier, loin, très loin de l’extrême droite rexiste ou flamande. [….]

Adressons une supplique aux politiques de droite comme de gauche : que l’articulation entre la politique migratoire et la vie en société ne se fasse plus sous l’angle exclusif de la sécurité et des laïus lénifiants autour du «vivre-ensemble». Au milieu de toute cette hypocrisie, le plus inquiétant est peut-être la quasi omerta des médias français. A quelques exceptions près, les événements belges ont été largement sous-relayés dans l’hexagone, pourtant peu accaparé par la morne campagne des législatives. Ce «service minimum» de la presse traduit la réticence des grands médias à traiter de faits qui risquent d’apporter de l’eau à des moulins qu’ils voudraient assécher.

François Hollande: Mains libres, mains liées.

Article lu sur valeurs Actuelles

François Hollande dispose désormais de plus de leviers de commande que n’en eut aucun de ses prédécesseurs. Mais ceux-ci n’étaient pas soumis, loin s’en faut, à tant de contraintes extérieures…


La droite le redoutait, la gauche en rêvait : l’absence de tout contre-pouvoir est, pour l’exécutif, une chance inédite sous la Ve République. Avec sa double majorité absolue à l’Assemblée nationale et au Sénat, la présidence de 21 régions métropolitaines sur 22 et de 60 départements sur 101, sans compter les grandes associations d’élus (départements et régions) qui reflètent l’influence exercée par la gauche, à l’exception des maires ruraux, le PS est en position de dicter sa loi partout. Sauf peut-être au Congrès (réunion des deux chambres), où il lui manquera toujours la majorité des trois cinquièmes nécessaire pour réformer la Constitution afin, par exemple, de donner le droit de vote aux étrangers non communautaires. À moins, bien sûr, que la droite se divise, comme la gauche l’avait fait, en 2008, permettant ainsi à Nicolas Sarkozy d’entériner sa propre révision constitutionnelle…

À cela près, donc, François Hollande bénéficie d’une situation inconnue sous la Ve. Et même, depuis Napoléon III. De 1958 à 1969, de Gaulle eut toujours contre lui le Sénat, comme plus tard Mitterrand qui, en quatorze ans de pouvoir, supporta, en sus, deux cohabitations ; entre 1974 et 1981, Giscard bénéficiait, lui, de la bienveillance de la Haute Assemblée, mais dut compter, tout au long de son septennat, avec la fronde larvée du principal parti de sa majorité (le RPR) au Palais-Bourbon.

Quant à Chirac, c’est à l’occasion de ses mandats que le pouvoir local commença à échapper à la droite (régionales de 1998 et de 2004, municipales de 2001), mouvement qui s’accentua sous Sarkozy jusqu’à la perte du Sénat, en septembre 2011…

D’un point de vue formel, François Hollande a donc gagné sur tous les tableaux. Ce qu’il pouvait légitimement redouter, et la droite avec lui, n’a même pas eu lieu : le PS est assez fort à lui tout seul (302 sièges, autrement dit 13 de plus que la majorité absolue) pour ne pas recourir à la moindre négociation avec les Verts et les communistes sur les sujets sensibles, à commencer par le nucléaire…

D’où vient, alors, la sourde inquiétude qu’on peut lire, derrière les sourires convenus de victoire, Continuer la lecture de François Hollande: Mains libres, mains liées.

Arnaud Montebourg et François Hollande, les nouveaux amis du Qatar.

Le Qatar était l’ami de Nicolas Sarkozy. Ce dernier n’est plus président de la République, mais qu’à cela ne tienne, le Qatar ne jure maintenant plus que par le PS. Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, et François Hollande, le président de la République, ont d’ailleurs, quelques semaines à peine après leur entrée en fonction, rencontré les hauts dignitaires de l’émirat.

La transition politique a été préparée de longue date. Mohamed al-Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, s’active depuis… une dizaine d’années pour que les liens entre Paris et Doha résistent à une alternance politique.

En poste en Iran — une ambassade très stratégique en raison des relations tendues avec le Qatar — puis aux États-Unis, le diplomate a pris ses fonctions en France en 2003, sous la présidence de Jacques Chirac. Très rapidement, il identifie le PS comme le seul parti crédible en cas d’alternance. Mohamed al-Kuwari décide de tisser une véritable toile d’araignée pour répondre à toutes les éventualités. Contrairement à un ambassadeur classique, il ne se contente pas de se présenter au chef de parti, François Hollande, à qui il rend visite au siège du PS dès 2006. Il identifie puis rencontre régulièrement tous les cadres socialistes, « éléphants » ou jeunes pousses, susceptibles d’entrer un jour dans un gouvernement : Jack Lang, Bertrand Delanoë, Martine Aubry mais aussi Pierre Moscovici, Manuel Valls et Arnaud Montebourg, ces trois derniers aujourd’hui ministres. Plusieurs d’entre eux sont invités à Doha.

En 2012, Mohamed al-Kuwari multiplie les contacts au moment des primaires socialistes. Des rendez-vous très discrets pour éviter de froisser les amours-propres, souvent fixés dans les hôtels particuliers du Qatar plutôt qu’à l’ambassade.

En 2007, après l’élection de Nicolas Sarkozy, l’émir du Qatar avait été le premier chef d’État arabe à être reçu à l’Élysée. En juin 2012, Hamad bin Jassem al-Thani, le Premier ministre aux commandes de la Qatar Investment Authority (QIA), fait partie du peloton de tête des personnalités étrangères à franchir le perron du palais présidentiel.

En tout état de cause, le Qatar continue d’« envahir » la France en achetant des hôtels, le club de football du PSG, et tout récemment Paris handball, etc. Cela ne s’arrêtera sûrement pas là.

Le Parisien

Le Qatar s’offre quatre hôtels de luxe en France… merci sarkozy

Le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l’hôtel du Louvre à Paris passent sous pavillon qatarien. Des achats qui complètent la longue liste de propriétés de l’émirat en France.

À en croire les sources de l’agence de presse AFP, l’hôtel Martinez, à Cannes, le Palais de la Méditerranée, à Nice, le Concorde Lafayette, porte Maillot à Paris, et l’hôtel du Louvre, dans le IIe arrondissement de la capitale, seraient achetés par Katara Hospitality (ex-Qatar National Hotels Co.), propriétaire et gestionnaire d’un portefeuille hôtelier de luxe dans les Émirats et dans le monde. De son côté, Claude Levy, du syndicat CGT des hôtels de prestige et économiques, n’a pas de précisions sur l’acquéreur: «On sait que c’est des Qatariens, mais rien de plus.» Starwood Capital n’a pas souhaité commenter ces informations.

Ces sites somptueux s’ajoutent à la longue liste des propriétés qatariennes en France: l’hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international près des Champs-Élysées, qui deviendra l’hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes (27%), qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l’hôtel Majestic et le Gray d’Albion. Le Qatar possède également 35.000 mètres carrés sur les Champs-Élysées, dont la galerie commerciale Élysée 26. La Qatar Investment Authority (le fonds souverain du Qatar) vient d’ailleurs de s’offrir l’immeuble de Virgin sur cette avenue mythique, pour 500 millions d’euros. Une maison à Marnes-la-Coquette (dans les Hauts-de-Seine), l’hôtel d’Évreux place Vendôme (230 millions d’euros), le somptueux hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis à Paris et le Carlton de Cannes sont aussi détenus par ce minuscule mais richissime État du Golfe.

Les investissements qatariens dans l’immobilier de l’Hexagone affluent depuis 2008, date à partir de laquelle les Qatariens ont bénéficié d’un régime fiscal privilégié: ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatarien ne paie pas d’impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France. Des mesures instaurées par Nicolas Sarkozy, qui a, dès son élection, soigné ses relations avec l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, pour favoriser les relations commerciales entre la France et le Qatar.

 

Le Figaro

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