GB: les jeunes Britanniques prioritaires pour l’emploi devant les immigrés

Qui dira que l’immigration ne pèse pas à la baisse sur les salaires…. même les britanniques commencent à prendre des dispositions… à quand la France ?

Addendum:

Zemmour réagit à la préférence nationale que semble vouloir instaurer la Grande-Bretagne.


Eric Zemmour : "Grande-Bretagne/France : le… par rtl-fr

Première publication le 2 Juillet 2011.

Le ministre britannique du Travail a appelé vendredi les entreprises à employer en priorité les jeunes chômeurs britanniques, avant les travailleurs immigrés au Royaume-Uni, dans un discours à Madrid.

Plus de la moitié des nouveaux emplois créés au Royaume-Uni depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition libérale-conservatrice en mai 2010 ont été pourvus par des étrangers, a reconnu le ministre Iain Duncan Smith, lors d’une conférence devant une fondation de recherche sociale espagnole près de Madrid.

Selon les statistiques officielles, ce sont 87% des 400.000 nouveaux emplois créés pendant la première année au pouvoir de la coalition libérale-démocrate, qui sont allés à des travailleurs immigrés.

Pour réduire le taux « douloureusement élevé » du chômage chez les jeunes, le gouvernement s’est engagé à renforcer les contrôles sur l’immigration, a rappelé le ministre.

Les entreprises ont en effet tendance à recruter des migrants, moins regardants sur leurs conditions de salaire et de travail.

« Le gouvernement ne peut pas tout faire tout seul », a souligné le ministre du travail. « Si nous travaillons d’arrache pied à réduire la dépendance à l’Etat providence et à remettre les jeunes sur le marché du travail, nous avons aussi besoin d’entreprises qui leur donnent une chance, et qui ne se reposent pas seulement sur les travailleurs étrangers ».

Ses déclarations font écho à une phrase de l’ancien Premier ministre travailliste Gordon Brown en 2007 sur « les emplois britanniques pour les travailleurs britanniques ».

Gordon Brown avait été critiqué, alors que les chiffres montraient que 80% des emplois créés sous mandat travailliste étaient pourvus par des travailleurs immigrés.

Selon une copie de son discours parvenue à l’AFP, M. Smith a promis de « réformer l’Etat-providence pour que le travail paie, et pour ramener les gens au travail ».

« Et nous durcissons les sanctions contre ceux qui refusent d’accepter un emploi disponible » a-t-il ajouté.

Le contrôle de l’immigration est « indispensable » pour éviter de « laisser une nouvelle génération tomber dans la dépendance et le désespoir », a estimé le ministre.

Le taux de chômage des 16-24 ans était de 19,3% selon les dernières statistiques publiées sur les trois mois terminés en avril. Le taux de chômage au Royaume-Uni au sens du Bureau international du travail s’est stabilisé à 7,7% sur cette période.

Source

Voir aussi sur Prêchi-Prêcha:
David Cameron : Non au multiculturalisme, Oui à la britishness (britannicité)

la Zique de Prêchi et la Zique de Prêcha

Sans la moindre concertation, Prêchi et Prêcha ont tous les deux choisi de partager avec vous deux duos.

Prêchi a choisi cette semaine la chanson  » l’herbe tendre » interprétée par Michel Simon et Serge Gainsbourg (extrait du film de Jean Renoir, une partie de Campagne)

Pour Prêcha, son choix s’est porté sur Neil Hannon (The Divine Comedy) and Thomas Walsh (Pugwash) qui interprètent la chanson Meeting Mr Miandad

Vous pouvez retrouver les Ziques de Prêchi et Prêcha de la semaine précédente dans la colonne de droite en page d’accueil.

Les Munichois de la guerre économique ont-ils gagné? ( et une vidéo )

Le débat sur la commande Air France amène plusieurs commentaires. C’est rare de voir autant de députés (172) et représentant presque tous les partis politiques siégeant à l’Assemblée Nationale prendre une position aussi claire sur une question symbolique portant sur l’intérêt économique de la France.

Mais ne rêvons pas, les contrefeux allumés par les supporters de Boeing et par les contacts français de l’ambassade américaine à Paris ont parfaitement fonctionné. Différents médias ont relayé les discours basiques et récurrents sur le sujet : le marché est ouvert, Airbus vend aussi aux compagnies américaines, Air France achète plus d’Airbus pour ses vols moyen courrier, la volonté d’équilibrer la commande entre Boeing et Airbus est un acte de protectionnisme économique, et sans oublier les mises en garde diverses et variées contre les risques d’un nationalisme économique exacerbé. Sans tomber dans la théorie du complot, le débat a été très vite enterré.

Reste à savoir si le gouvernement français gardera le cap suivi au début de l’affaire c’est-à-dire la décision de marquer un coup d’arrêt à notre laisser faire les autres comme ils l’entendent à commencer par nos meilleurs alliés à savoir les Etats-Unis d’Amérique (rappelons-nous les contrats perdus sur les avions ravitailleurs après un appel d’offre gagné par Airbus, sur la vente d’hélicoptères en Inde après un appel d’offre gagné par Eurocopter et finalement redonné au concurrent américain). Si nous cédons une nouvelle fois, le message sera clair et démontrera une fois de plus que la France n’a pas la capacité d’affirmer sa préservation de puissance dans un enjeu économique.

Les choses ne sont pas si simples nous dit Pierre Lellouche, le Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur. Ce qui est simple en revanche, c’est que La France est aujourd’hui dans une situation industrielle où sa marge de manœuvre se réduit de jour en jour dans la compétition économique mondiale (voir à ce propos l’étude Xerfi qui a été rendue publique lors du colloque du 8 juin 2011 sur le nouvel ordre géostratégique et économique mondial. Quelle place pour la France ?)

L’affirmation comme quoi la seule partie que nous avons à mener est de conserver un avantage technologique sur nos concurrents est un vœu pieux. Si cette maxime se vérifie dans le court terme pour certaines entreprises, l’Histoire économique démontre que ce n’est pas le cas lorsqu’on analyse les rapports de force entre puissances sur le moyen/long terme.

Les puissances dominantes ont toujours appliqué un double langage dans le domaine des échanges en prônant l’ouverture des marchés pour les autres et en protéger leur marché intérieur autant que faire se peut. C’est l’attitude récurrente des Etats-Unis, comme celle aujourd’hui de la Chine. Cette hypocrisie fait partie de la réalité de la politique internationale. Il n’y a aucun moyen d’y échapper. Il faut se donner les moyens de tirer son épingle d’un jeu complexe où interfèrent des intérêts très divergents : recherche de rentabilité des entreprises parfois antinomiques avec les intérêts géoéconomiques de la France, vision à court terme des actionnaires sur les prises de gain, priorités données au développement territorial du pays, maintien et essor du niveau de vie de la population, résistance aux actes de prédation des puissances conquérantes… ). Par delà ces divergences d’intérêts, l’avenir de la France doit rester la priorité absolue.

La situation est trop grave pour qu’on passe sur ce constat car ce n’est plus le débat sur le « déclinisme »ou la bonne santé d’une puissance intermédiaire qui est d’actualité mais la manière dont la France va encaisser les chocs économiques et financiers à venir. Autrement dit, c’est une question de sécurité nationale comme diraient nos amis américains et chinois. Tout acte de refus de voir la réalité en face est un pas vers des affrontements qui ne seront plus économiques mais politiques et à l’intérieur du territoire. Quand les caisses de l’Etat sont vides et que les problèmes sociaux et sociétaux s’aggravent, l’issue est encore écrite en grosses lettres dans les livres d’Histoire : le système implose.

Relisons les explications sur les prémisses de la Révolution française : disette alimentaire due à des intempéries répétitives et à des mauvaises récoltes, endettement de l’Etat monarchique, retard sur la révolution industrielle, échecs des réformes politiques. Les effets multidimensionnels de la crise de 1929 sur la France sont assez démonstratifs dans leur genre : stagnation économique, politique de réarmement fortement handicapée face à l’émergence des risques de guerre de l’Allemagne nazie, crise politique intérieure larvée, défaite stratégique majeure et perte de notre statut de grande puissance en juin 1940.

Faut-il une troisième leçon de choses aussi démonstrative pour endosser les bénéfices d’un esprit munichois. Si la France ne résiste pas aux chocs à venir, elle se met en danger en termes de cohésion nationale, de sécurité publique et de niveau de développement. Ce n’est plus un type de régime, ni un statut de puissance qui sont en jeu, c’est la France dos au mur de ses contradictions, de ses querelles politiques dépassées, de son absence de courage collectif pour prendre son destin en main. Et compter sur l’homme providentiel qui saura se présenter au bon moment pour sauver la peau du peuple français, relève désormais de la roulette russe. Les Etats généraux de l’intelligence économique du 29 juin 2011 s’inscrivent dans cette volonté de trouver d’autres voies plus concrètes et moins aléatoires.

Christian Harbulot

Source

Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de Guerre Economique. Nous ne le verrez certainement jamais à la télé, et ne l’entendrez jamais à la radio. Il est trop intéressant pour attirer l’attention des bulots qui se maintiennent depuis 30 ans au sein du système politico-médiatique. Dans cette émission proposée par le site Enquête et débat, il explique ce qu’il ferait s’il était président. L’occasion de savoir ce qu’il faudrait faire en matière de stratégie économique pour sortir la France de sa situation de plus en plus catastrophique.


Si j'étais président Christian Harbulot 22… par enquete-debat

Sarkozy et le sauvetage de l’euro : « Il devrait arrêter, franchement c’est grotesque ! »

La dette Grecque va nous couter trois fois plus que ce qu’elle nous aurait couté si elle était sortie de l’Euro dés le début de la crise. La politique économique de l’Europe est une pure folie. Et les apparatchiks de l’union Européenne espèrent nous imposer une plus grande intégration…(1)

Mais de plus en plus de voix critiques contre l’euro se font entendre.
C’est notamment le cas en Allemagne.
Le journal Handlsblatt publie aujourd’hui une lettre ouverte des patrons de petites et moyennes entreprises à A. Merkel. Il y est précisé que la chancelière a choisi « une voie néfaste avec sa politique de sauvetage permanent de l’euro ».
Ils demandent une modification des traités pour pouvoir sortir de l’euro.(2)
Il y a quelques semaines, s’était l’ancien patron des patrons allemands, Hans-Olaf Henkel,( pendant longtemps europhile convaincu) qui prônait un éclatement de la zone euro. (3)

En France, sur BFM Business dans l’émission Intégrale Bourse Olivier Delamarche, gestionnaire chez Platinium Gestion vient de mettre les « points sur les i » et demande au président Sarkosy d’arrêter ce cirque qui tourne à la tragédie…

C’est bien et cela ne fait que commencer…


Olivier Delamarche – Associé Gérant Platinum… par elouvrier

(1): http://www.prechi-precha.fr/2011/06/17/la-fin-de-letat-nation-voila-leur-reve/
(2): http://www.nationspresse.info/?p=137492
(3) http://www.marianne2.fr/Comment-les-Allemands-deviennent-eurosceptiques_a200596.html

Jean-Jacques Rosa: l’euro comment s’en débarrasser ?

Jean-Jacques Rosa vient de sortir son livre: l’euro comment s’en débarrasser ?. Invité sur France 5, l’économiste explique parfaitement la responsabilité de l’euro dans la crise grecque.
Il souligne aussi que les petits pays s’en sortent beaucoup mieux que les gros. Une analyse qui va à l’encontre de la pensée dominante qui cherche à imposer l’idée qu’il n’y a pas d’avenir en dehors de l’Europe face à la Chine, l’Inde et les USA.

( Monter le son… la qualité n’est pas très bonne ! )


Jean-Jacques Rosa sur la crise de l'euro par Antipenseunique

François Lenglet comme Marine Le Pen pense que la dévaluation c’est la solution…

François Lenglet vous a menti. Lors du tribunal inquisitorial  » Des paroles et des actes « , face à marine Le Pen (1), le chroniqueur économique a sorti l’artillerie lourde de l’illusionniste: statistiques bidons, infographies mensongères, arguments d’autorités, mensonges économiques, approximations dans les chiffres… la totale panoplie du petit terroriste intellectuel en mission pour terrasser l’infâme, Marine Le Pen.

Sauf que pour conserver un minimum de crédit au sein de la profession, François Lenglet est parfois bien obligé de dire la vérité. Et quand il dit la vérité, François Lenglet dit ce que dit Marine Le Pen.

Exemple dans sa chronique daté du 2 décembre 2010, l’économiste préconise la dévaluation et l’inflation….


François Lenglet préconise la dévaluation et… par MinuitMoinsUne


(1) Le plus drôle est sans doute quand il accuse Marine Le Pen de vouloir faire de la fausse monnaie… .

La démocratie totalitaire ou comment le despotisme oriental s’installe en Europe

Depuis 30 ans, notre système démocratique s’effiloche. Nous avons perdu des pans entiers de notre souveraineté. Le carcan juridique imposé par la construction européenne rend impossible toute tentative de gouverner la France. Seule une sortie de ce système pourrait nous permettre de recouvrer les bases fondamentales de la démocratie et de la république: Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Michel Geoffroy tente de faire le point sur la situation dans un article publié sur le site Polémia. On peut discuter de la pertinence de certain concept comme  » démocratie totalitaire » ou bien  » despotisme oriental »… mais il a le mérite de démontrer les effets pervers et antidémocratiques des décisions prises par nos gouvernants…. contre l’avis des peuples.

Le Système aime se parer des couleurs de la « démocratie », qu’il oppose bien sûr à l’horrible dictature. Les révolutions arabes ne déboucheraient-elles pas enfin sur « la démocratie » ?
Mais que recouvre ce terme exactement ? Voilà bien le problème aujourd’hui.

La démocratie comme procédure non comme contenu

La science politique classique distinguait traditionnellement les régimes politiques selon leur forme. Pour reprendre une classification basique : le gouvernement d’un seul (monarchie), le gouvernement des meilleurs (aristocratie), le gouvernement du peuple (démocratie), cette classification pouvant, bien sûr, être raffinée à l’infini.

La démocratie se définissait alors comme un processus politique particulier, dont on retrouve la définition dans la Constitution de la Ve République : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Mais subrepticement le Système a substitué, à cette définition objective et procédurale d’un régime politique, une approche subjective par le contenu. En clair un régime ne serait pas démocratique parce que le peuple aurait la décision finale, mais seulement si les décisions qui résultent de cette souveraineté populaire sont conformes à une certaine norme.

Pour le Système la souveraineté ne serait démocratique que si elle débouche sur des décisions conformes à ses fameuses « valeurs », c’est-à-dire conformes à son idéologie cosmopolite, égalitaire, féministe, antiraciste, marchande, repentante et aux droits de l’hominien. Le démocratiquement correct dériverait ainsi du politiquement correct.

Le démocratiquement correct : bûcher médiatique et interdits professionnels

Dans les régimes de démocratie populaire, c’est-à-dire de dictature communiste, la souveraineté populaire n’était en effet licite qu’à la condition de respecter le credo et l’appareil communistes. Sinon le désir d’émancipation ou de liberté devenait sédition ou sécession de contre-révolutionnaires ou de hooligans, et appelait une juste répression. Dans la patrie de prolétaires, puisque la classe ouvrière était par construction au pouvoir, les ouvriers ne sauraient se révolter contre le gouvernement, c’est-à-dire contre eux mêmes : s’ils le font c’est donc qu’ils sont en réalité des réactionnaires contre lesquels il faut envoyer les chars. Contre les mutins de Vendée ou de Lyon, « les amis du genre humain » avaient déjà envoyé les Colonnes infernales et la guillotine.

L’oligarchie occidentale tient le même discours et adopte la même attitude. Elle ne tue pas encore mais elle condamne déjà au bûcher médiatique et aux interdits professionnels. Le reste suivra un jour.

Les votes ne sont déjà démocratiquement valides que s’ils sont conformes à l’idéologie et aux intérêts de la superclasse mondiale. Sinon ils n’expriment qu’un prurit « populiste » de « beaufs » ou « d’extrême droite » qu’il faut non seulement négliger, mais surtout combattre.

Des conséquences fatales pour les citoyens, commodes pour l’oligarchie

Cette vision subjective de la démocratie a plusieurs conséquences fatales pour les citoyens mais bien commodes pour l’oligarchie dominante.

D’abord, elle implique que la « volonté générale » n’existe que si elle se conforme à l’idéologie dominante. Ainsi, si les électeurs irlandais refusent l’Europe de Maastricht, leur vote ne compte pas : on va d’ailleurs les faire revoter jusqu’à ce qu’ils acceptent. Si les Français refusent par référendum le 29 mai 2005 la prétendue Constitution européenne, cela ne compte pas : la volonté générale ne saurait aller, en effet, à l’encontre de son intérêt et celui-ci est justement la « construction » européenne. Si les Français ont voté majoritairement Non c’est donc qu’ils étaient mal informés. On va alors concocter le Traité de Lisbonne pour parvenir aux mêmes fins. Et pour plus de sûreté on ne le leur soumettra pas. Si Jean-Marie Le Pen arrive au second tour de l’élection présidentielle de 2002, cela ne compte pas : ses idées étant incorrectes, il n’aura pas droit à un débat télévisé avec J. Chirac, ni bien sûr à une campagne électorale normale.

Droit des minorités contre nombre de suffrages ?

Dans cette curieuse « démocratie » l’électeur se rend compte assez vite que son suffrage ne sert à rien, sinon à donner l’onction « démocratique » aux candidats et aux politiques choisis par le Système.

Car le nombre de suffrages n’importe plus, bien au contraire : ne faut-il pas justement défendre les « droits » des minorités ? Le sort et donc le point de vue des minorités immigrées, religieuses ou sexuelles importe plus que celui de la majorité maintenant. Désormais certains sont plus égaux que d’autres.

Le juge au-dessus du législateur

Cette logique militante implique ensuite nécessairement de mettre en place un contrôle idéologique des lois, c’est-à-dire, en bon français, de soumettre le législateur au juge et à ses rabatteurs associatifs.

En France la Constitution de 1958 avait institué un contrôle de la constitutionnalité des lois destiné à obliger au respect des compétences dévolues au Parlement. Il ne s’agissait là encore que d’un contrôle formel.

Mais très vite il s’est élargi au contenu des lois elles-mêmes : sont-elles conformes notamment au préambule de la Constitution, lequel renvoie à celle de 1946 d’inspiration socialiste sinon communiste ? Comme les traités internationaux ont ensuite primauté sur les lois nationales, celles-ci sont-elles conformes aux principes qui les sous-tendent ? Non seulement, par les transferts de souveraineté, le législateur national a vu son champ d’intervention se réduire par rapport à celui des institutions européennes, mais en outre son initiative nationale est maintenant bridée par un contrôle de constitutionnalité érigé en contrôle de conformité idéologique.

Il suffit de voir comment les pourtant timides initiatives gouvernementales visant à limiter l’immigration clandestine sont systématiquement contrées partout en Europe par les juges, pour voir qui est devenu le véritable souverain.

Ce n’est évidemment pas fini : par exemple, le projet de loi constitutionnelle sur l’équilibre des finances publiques veut inscrire le principe d’équilibre budgétaire dans la Constitution. C’est donc le conseil constitutionnel – ceux que les médias nomment les « sages » – qui va devenir le gardien des finances publiques ! Le législateur perdrait donc son pouvoir d’autoriser les dépenses et les impôts et finalement sa justification. Un détail de l’histoire sans doute.

Car la Révolution française s’est notamment faite contre le pouvoir des « parlements », c’est-à-dire contre le pouvoir des juges, contre leur arbitraire et leur aptitude à produire un droit procédural et complexe à l’excès. Contre la société des plaideurs et des lawyers précisément.

Mais l’oligarchie occidentale l’a rétablie à son profit.

Or il y a une différence notable entre un juge et un législateur. C’est que le premier est irrévocable – du moins en Europe –, inamovible et irresponsable. Alors que les députés et les sénateurs peuvent être révoqués par l’électeur. Ce qui change tout.

En d’autres termes, dans la « démocratie » actuelle, le souverain n’est pas responsable devant le peuple. Ce qui n’empêche évidemment pas les juges de prétendre juger « au nom du peuple français » ! Pour son bien en quelque sorte.


Les libertés publiques sous condition

Dès lors que la souveraineté doit être politiquement conforme cela signifie aussi – autre détail ennuyeux – que les droits dont le Système entend nous abreuver sont en réalité conditionnés de la même façon.

Comme le dit joliment l’article 17 de la Convention européenne des droits de l’homme, aucune de ses dispositions ne peut être interprétée comme donnant un droit « d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés reconnus à la présente Convention ».

Donc puisque cette Convention interdit par exemple ce qu’elle nomme la « discrimination », cela signifie que ceux qui sont diabolisés comme « discriminateurs » ne peuvent se prévaloir des garanties juridiques de ladite Convention. La liberté d’expression et d’opinion est bien sûr garantie. Mais sauf pour ceux que le Système veut diaboliser car leurs idées ne sont plus des opinions mais des délits. Tout est dans la nuance… Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! Ce vieux slogan totalitaire a désormais un fondement légal.

Dans cette curieuse démocratie les libertés publiques vont ainsi en se réduisant. Ce n’est pas un hasard car, contrairement à ce que prétendent les partisans des droits de l’hominien, la liberté n’est pas native : elle est une création politique de la cité, car elle découle de la souveraineté. Un peuple qui perd sa souveraineté perd donc nécessairement ses libertés. Les Européens de l’Ouest sont en train de le redécouvrir à leurs dépens.

Déni de peuple, déni de démocratie

La démocratie était enfin entendue en Europe comme le gouvernement du peuple justement, c’est-à-dire de l’assemblée des citoyens « libres », puisque la liberté découle de la souveraineté. Voilà qui est bien gênant pour le Système depuis que le divorce entre les peuples autochtones et la superclasse mondiale ne cesse de s’élargir. Changeons donc de peuple, comme le père Ubu.

L’immigration fournit un peuple de rechange en même temps que de fructueux bénéfices au patronat. C’est pourquoi le Système l’encourage. On nous explique donc maintenant que la citoyenneté se résumerait à des « papiers » ou à des droits sociaux ; qu’elle serait un droit de l’hominien et non plus un ensemble de devoirs et que ce qui compterait ce serait la résidence sur un territoire et non l’appartenance à la communauté nationale : cela serait moins « discriminatoire ». Et l’on installe la société multiculturelle. Malheureusement les sociétés multiculturelles sont par essence « multi-conflictuelles ». Car dans une société multiculturelle le « plébiscite de tous les jours » cher à E. Renan n’est plus possible puisqu’on ne se comprend plus.

Le Système a, en réalité, réintroduit une définition totalitaire de la démocratie, avec la complicité des prétendus experts en science politique et des juristes qui peuplent les universités et les prétoires, idiots utiles ou intéressés, tout contents de célébrer à cette occasion l’avènement prétendu de l’ « Etat de droit ».

Mais cette « démocratie » n’a plus rien à voir avec la conception européenne de la souveraineté du peuple. Le mot « démocratie », conformément aux lois de la novlangue, a vu son sens s’inverser. « La liberté c’est l’esclavage », avertissait G. Orwell dans son roman sinistre 1984.

Ce que l’oligarchie occidentale nomme « démocratie » signifie en réalité déni de souveraineté, déni de liberté, déni de citoyenneté, déni de peuple. C’est en vérité une nouvelle forme de DESPOTISME oriental : incarné dans un pouvoir distant et intouchable, qui entend régner sur un empire d’ilotes.

Michel Geoffroy
20/06/2011

Correspondance Polémia – 25/06/2011

Langue maternelle arabe exigée : un nouveau critère de Pôle emploi (+Audio)

Un article de Novopress. Site proche des identitaires. On voit bien comment la lutte contre les discriminations est à géométrie variable en France…. Ecoutez le son avec la conseillère de Pôle emploi….le communautarisme grignote, grignote, grignote…

24/06/2011 – 12h30 GUINGAMP (NOVOpress) – Pôle emploi aime les musulmans et le fait savoir. Dans une annonce actualisée le 16 juin 2011 (numéro de l’annonce : 838148C), Pôle emploi recherchait un sacrificateur destiné à faire le contrôle de l’abattage halal dans des abattoirs du secteur de Guingamp (Côtes d’Armor). Entre abattage halal et discrimination, il n y a qu’un pas, puisque l’annonce était destinée à un locuteur “de langue arabe maternelle”. Autant dire que non seulement pour pouvoir postuler à cette annonce d’emploi dans un abattoir breton, il fallait parler arabe, mais être également arabe par le sang, ce qui relève de la discrimination pure et simple émanant d’un organisme au service de TOUS les Français.

Pour aller plus loin dans l’enquête, des lecteurs ont d’abord appelé Pôle emploi (entretien ci-dessous), puis postulé à cette offre d’emploi en rentrant les critères exigés. Les coordonnées de l’employeur qui nous ont été renvoyées sont celles de l’ARGML, l(‘Association rituelle de la grande mosquée de Lyon). (argml@mosquee-lyon.org, 04 78 76 00 23).

Cette affaire permet de dévoiler au grand jour le développement de l’abattage halal sur tout le territoire, mais également les pratiques de Pôle emploi, qui accepte désormais que des employeurs, pourtant installés sur le territoire français, réclament l’arabe, et dans d’autres cas le chinois (mandarin), pour des métiers qui n’ont rien “d’international”.

Reste à savoir si des associations comme SOS Racisme ou le MRAP se pencheront sur cette discrimination organisée par Pôle emploi.

Suite à notre enquête, l’annonce a bizarrement été suspendue. Affaire à suivre …

[dewplayer:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/emploiarabe.mp3]

Voir la suite sur NOVOPRESS

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Quand le papa de Joffrin-Mouchard était le « copain » du papa de Marine Le Pen

Addendum :

Laurent Joffrin se justifie sur RMC :

( À noter: Pour les paltoquets des Grandes Gueules dont le niveau d’intelligence est aussi élevé qu’un nain de jardin sur la pointe des pieds, l’équation est simple:

A) Joffrin-Mouchard n’est pas responsable des faits et gestes de son père.

B) Marine Le Pen est responsable des faits et gestes de son père.

On appréciera aussi la défense corporatiste des journalistes de R.M.C. Joffrin a de la chance d’être un journaliste de gauche… pas sûr qu’un autre aurait eu un droit de réponse.

Le Vrai nom de famille de Laurent Joffrin est Laurent Mouchard. Un patronyme qui vous prédispose au métier de commissaire politique ou au journalisme.
Le petit télégraphiste des bobos, membre du Siècle, et ancien Young Leaders ( la voix de l’ingérence américaine en France ) a gardé de sa jeunesse gauchiste des réflexes de dictateur maoïste. Et comme tous les apprentis dictateurs de sa génération, il a conservé un gout prononcé pour le mensonge et le secret.

La preuve:

Pourquoi Joffrin, (dont le vrai nom de famille est Mouchard…) perd ses nerfs face à marine Le pen ? l’une des raisons est d’ordre psychanalytique….le papa de Laurent était très proche du papa de Marine.

Petit cachotier !

voir aussi:

http://www.liberation.fr/societe/0101282224-jean-pierre-mouchard-le-compagnon-d-edition-il-dirigeait-la-societe-visee-par-l-enquete

et

http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1237-Joffrin.html

Les effets destructeurs de la Mondialisation, par Maurice Allais

Nous vivons dans un pays bien étrange. Il y a encore 2 mois, toute personne qui se disait favorable au protectionnisme était vouée aux gémonies. Aujourd’hui, le mot se susurre. Il est dans la bouche et sur les lèvres de certains hommes politiques de la caste, et d’une poignée de journalistes bien comme il faut.
Pariions que dans les jours qui viennent, la multiplication des convertis ira croissant. Comme souvent, les collabos de la veille seront devenus des résistants du lendemain.
Ils dirons, sur un ton subversif, qu’ils pensent que….( blabla..) qu’ils ont toujours su que…(blablabla…).. qu’ils avaient toujours dit que…. (blablabla)
Aucun d’entre eux ne trouvera assez de courage pour vous avouer qu’ils vous ont trompé. Aucun ne vous dira qu’ils ont pendant des années ostracisé des économistes et des penseurs qui n’avaient pas le bon gout de penser comme eux.
Parmi ces hérétiques figure bien entendu Maurice Allais, le seul prix Nobel d’économie français. Parce qu’il était contre l’immigration. Parce qu’il était pour le protectionnisme. Parce qu’il était critique envers la construction européenne. Parce qu’il était proche du FN… Maurice Allais fut totalement ignoré et boycotté par le petit monde médiatico-politique.

Au regard de la situation actuelle et en lisant la lettre de Maurice Allais adressée à Monsieur Jacques Myard, Député des Yvelines en 2005 , on se dit que nous avons perdu beaucoup de temps à écouter les délires de nos sombres crétins.

« Le véritable fondement du protectionnisme, sa justification essentielle et sa nécessité, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toutes sortes engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale. »

Par Maurice Allais, Prix Nobel d’économie

Extrait d’une lettre ouverte adressée à Monsieur Jacques Myard, Député des Yvelines, 2005

Continuer la lecture de Les effets destructeurs de la Mondialisation, par Maurice Allais

Hervé Juvin : En finir avec le débat interdit sur le protectionnisme. ( vidéo )

La Conférence de presse: Les-Français, le-protectionnisme et le libre échange (1) qui s’est tenue le 16 juin 2011 à Paris témoigne de cette question : l’heure est-elle au retour du protectionnisme ? Un sondage réalisé par l’IFOP établit très clairement qu’une majorité de Français, toutes tendances politiques confondues, souhaitent que la question soit abordée : ne faut-il pas aujourd’hui, face au désordre de la mondialisation et à la confusion des échanges, en revenir à une certaine forme de protection ?

Pour l’économiste Hervé Juvin,(2) auteur de l’excellent livre: Le Renversement du monde – Politique de la crise, il est temps de débattre sans tabou de toutes ces questions .


Hervé Juvin : l'heure est-elle au retour du… par realpolitiktv

(1)http://www.prechi-precha.fr/2011/06/22/conference-de-presse-les-francais-et-le-protectionnisme-video/
(2) le blog d’Hervé Juvin: http://www.agefi.fr/blogs/blogs_expert.aspx?id=15

voir aussi: Contre les tabous indiscutés par Maurice Allais

Conférence de presse: Les français et le protectionnisme ( vidéo )

Voici deux vidéos des interventions d’Emmanuel Todd, Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, Hervé Juvin et Philippe Murer sur le protectionnisme et le libre-échange » lors de la conférence de presse du 16 juin 2011.

Interventions de Philippe Murer, Hervé Juvin et Jean-Luc Gréau

Interventions d’Emmanuel Todd et Jacques Sapir

Sapir: Sortir de l’euro.. oui mais pas trop tard (vidéo)

« Il faut se préparer à sortir de l’euro ». « Ne pas subir une sortie de l’euro »: voilà ce que répètent depuis de nombreuses années les eurosceptiques… dans l’indifférence totale, ou le mépris.
Voilà qu’aujourd’hui le réel leur donne raison. Ceux qui hier les insultaient, commencent à les prendre au sérieux. Mais n’est-ce-pas déjà trop tard ?.
Car le risque d’une sortie de l’euro non maitrisée et subie serait particulièrement désastreuse…

Nathalie Kosciusko-Morizet se fait bâcher par Zemmour et Naulleau

Nathalie Kosciusko-Morizet est la fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet, (…). Elle est également la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste et ambassadeur de France, et l’arrière-petite-fille d’André Morizet, sénateur-maire communiste, puis SFIO de Boulogne-Billancourt. Nathalie Kosciusko-Morizet est mariée à Jean-Pierre Philippe, ancien directeur de la stratégie et de la communication chez EADS (…) qui fut maire PS de Villefontaine dans l’Isère, avant d’être candidat UMP à l’élection municipale…

Nathalie Kosciusko-Morizet est donc la mieux placée pour reprocher à Martine Aubry ou Marine Le Pen de n’être que de simples héritières…

Et comme Nathalie Kosciusko-Morizet est une femme moderne, aucune mode ne lui échappe. Elle s’est donc empressée d’écrire elle-aussi un livre de « résistants » contre la bête immonde et la sorcière Marine Le Pen.
A l’instar du travail entrepris par Sainte Caroline Fourest, l’ouvrage de NKM fera date dans l’histoire de l’humanité. La ministre y expose toute l’ingéniosité novatrice de ses concepts autours desquels devrait se construire la pensée politique du siècle qui débute : le FN c’est un parti National-Caca… et voter marine Le Pen c’est prouto-fasciste !

Devant tant d’audace on comprend que la Fnac Montparnasse, véritable temple du savoir et de la connaissance, ait proposé à ses clients une séance de dédicace exceptionnelle avec cette intellectuelle d’exception.
Pas de bol : en dehors des quelques militants UMP dépêchés sur place «pour meubler», personne n’est venu acheter l’ouvrage du siècle !

Les français sont ingrats. On leur offre la possibilité d’approcher un génie, la nouvelle Hannah Arendt, la future Simone Weil (la philosophe pas l’autre…) et ils se permettent de passer à côté de l’Histoire, de boycotter.
Heureusement il y a Canal+ et ses dénicheurs de talents. Si les français ne viennent pas à NKM, NKM viendra à eux.

Sur le plateau télé du Grand Journal de Canal +, Nathalie Kosciusko-Morizet est en terrain conquis. Rien à craindre ! La chaine des bobos n’est pas du genre à lui glisser des peaux de banane sous les talons compensés de ses sabots d’écolo-urbaine. Nathalie a donc pu faire la promotion de son livre sans trop d’opposition. Chez Denisot, et Ali Baddou (fils de diplomate marocain et ancien conseiller technique au cabinet de Jack Lang au ministère de l’Education nationale) on sait reconnaitre les vrais résistants.

En revanche, sur le plateau de Laurent Ruqiuer, face à Zemmour et Naulleau, la petite princesse de la droite post-moderne s’est faite méchamment étriller. Il est temps que cette émission nauséabonde se sépare de ses deux collabos…

Regardez, un véritable carnage ! une honte à l’intelligence ! Un affront à l’histoire de la résistance. No Pasaran !

Partie 1:


NKM Vs Zemmour & Naulleau 1 [POL] ONPC 180611… par peanutsie

partie 2:


NKM Vs Zemmour & Naulleau 2 [POL] ONPC 180611… par peanutsie

partie 3:


NKM Vs Zemmour & Naulleau 3 [POL] ONPC 180611… par peanutsie

Addendum:
( un montage vidéo des trois parties a été réalisé par des partisans de Marine Le Pen… c’est ici:
http://www.youtube.com/watch?v=Hx9i6Xo0FBE&feature=player_embedded)

Présidentielle 2012 : vers la sur-normalisation des médias

Les médias français sont hyper politiquement corrects. Mais sous la pression de la concurrence d’Internet, certains journalistes avaient su prendre une certaine liberté de ton : Eric Zemmour, Eric Naulleau, Elisabeth Lévy, Robert Ménard ou Frédéric Taddéi. Leur épuration est en cours. Parce que le politiquement correct ne peut pas affronter un débat à la loyale. Parce que le Système repose sur la scénarisation d’affrontements fictifs. Parce que Nicolas Sarkozy et l’UMP ont électoralement intérêt à être opposés à des journalistes politiquement corrects. Explications.


Médias de marché ? Non médias d’influence !

Les épurés – ou ceux dont les dirigeants de l’audiovisuel réduisent la surface médiatique – ont un point commun : ils font de l’audience. A ce titre, ils se croyaient protégés par leur succès. A tort. Les médias ne sont pas financés par leurs spectateurs et leurs auditeurs. Le rôle des médias n’est pas d’informer mais d’influencer commercialement ou politiquement par la publicité et la « communication ». Patrick Le Lay avait résumé cette mission d’une formule choc : « le rôle de TF1 est de vendre du temps de cerveau humain disponible à Coca-Cola. »

Dans cette logique, il ne s’agit pas de faire réfléchir les gens mais de les endormir. Ruquier (« On n’est pas couché ») reprochait souvent à Zemmour et Naulleau leur excès de critique avec cette formule : « ce n’est pas bon pour la promotion ». La promotion de spectacles ou de livres politiquement corrects.

Le politiquement correct ne peut survivre que dans le déni de débat

La tâche des défenseurs du politiquement correct est immense : il leur faut faire croire que l’immigration est une chance pour les Français, le libre échange mondial un bienfait pour l’emploi, et le mariage gay une avancée naturelle. Or la meilleure manière d’imposer le déni de réalité, c’est le déni de débat.

De ce point de vue, les épurés sont quadruplement dangereux :

ils montrent qu’un autre discours que le discours officiel est possible ;

ils surclassent par la qualité de leurs arguments et leur vivacité d’esprit leurs adversaires ;

ils sont une menace pour les petites cylindrées intellectuelles, type Jean-Michel Aphatie ou Alain Duhamel ;

et surtout ils risquaient de faire école.

L’épuration en cours sonne donc comme un rappel à l’ordre des journalistes. C’est ce qu’on appelait à l’époque soviétique une reglaciation.

Le Système repose sur la scénarisation d’affrontements fictifs

En Occident le système mondialiste repose sur la mise en concurrence d’équipes politique défendant des projets quasi similaires. Ces oppositions sont scénarisées. Il faut faire croire aux citoyens que remplacer l’équipe A par l’équipe B, en attendant de remplacer l’équipe B par l’équipe A changera quelque chose. Les médias ont pour fonction d’intéresser les électeurs. Avant d’être un événement politique, l’élection présidentielle est un spectacle.

Le rôle des médias est de façonner l’affrontement entre les candidats susceptibles d’être élus au regard des exigences du système dominant : DSK versus Sarkozy, ou Sarkozy versus Aubry ou Hollande. De ce point de vue, Marine Le Pen n’a pas à être traitée comme les autres contrairement à ce que pensaient les journalistes en cours d’épuration. Pour faire carrière, les journalistes n’ont pas à se comporter en observateurs mais en militants : à l’image de Caroline Fourest qui sature l’espace médiatique en publiant une biographie politique sur Marine Le Pen… suivie d’un manuel de combat.

Ce ne sont pas les électeurs qui ont le droit de décider qui peut être président de la République. Ce sont d’abord les médias. Et derrière eux les puissances d’argent qui les contrôlent : la finance, les banques et l’industrie du luxe.

Paradoxalement Sarkozy et l’UMP ont besoin de journalistes politiquement corrects

Il peut paraître paradoxal qu’alors que Nicolas Sarkozy s’apprête à faire une campagne électorale axée à « droite », les journalistes les moins politiquement corrects soit épurés. Mais ces journalistes sont épurés précisément parce qu’ils montraient les faux semblants de l’opposition entre l’UMP et le PS. Et que pour l’UMP et Sarkozy la meilleure manière de passer pour « à droite » c’est d’être interrogé par des journalistes politiquement corrects et si possibles de gauche. Car ceux-ci s’intéresseront à leurs déclarations, non à leurs actes. Ils les critiqueront du point de vue politiquement correct, non du point de vue populiste. Ils rentreront donc parfaitement dans le plan com’ sarkozyste. Ce n’est pas hasard, si Ivan Rioufol est jusqu’ici épargné : lui prend au premier degré les affrontements virtuels entre l’UMP et le PS.

Une présidentielle aseptisée ?

Les télévisions s’apprêtent à organiser des débats convenus présentés par des personnalités appropriées : Alain Duhamel, Yves Calvi ou Laurence Ferrari. Les radios se mettront au diapason.

Reste à savoir quel rôle jouera Internet dans la bataille.

Andrea Massari

source
Lire aussi sur Polémia:

* Zemmour écarté, Chloé Leprince promue : extension du domaine du bobard dans les médias
* La NON-démocratie française : comment les libertés sont muselées ?

revue de presse et commentaires sur l'actualité