Patrick Buisson : Vers un populisme chrétien.

Patrick Buisson fut l’artisan de la droitisation de l’UMP et du virage identitaire de Sarkozy 1963279_cbef1bf2-8a69-11e1-9742-00151780182clors des campagnes présidentielles de 2007 et de 2012. Il est l’instigateur du grand mensonge. Dans une interview au journal Le Monde il affirme que Sarkozy s’imposera comme l’unique recours face à l’échec de la « gauche ». Buisson persiste dans l’esbroufe. Jamais il ne semble vouloir remettre en causes les résultats désastreux de la politique menée par Sarkozy. Il refuse toute forme de bilan. Jamais il ne veut avouer qu’il y a et qu’il y aura toujours un fausset immense entre les paroles des membres de l’UMP et leurs actes politiques. Si les observations que porte Buisson sur la société  sont souvent très justes, elles ne nous servents qu’à comprende et devancer les futurs mensonges du prochain candidat de l’UMP à la présidentielle. Sarkozy comme Fillon comme Copé c’est l’assurance de retrouver à la tête de l’état le mensonge, le bling bling et les magouilles. La France a besoin de renouveau, de clarté, et de courage. Et aucun membre de l’UMP ne possède ces avantages.

En revanche on partage avec Buisson l’idée  selon laquelle nous assistons à l’émergence d’un populisme chrétien. Nous ajouterons même que ce populisme chrétien sera portée par la jeune génération. Confrontée à la montée des revendications ethnico-religieuses, la jeune génération devra, pour avoir encore une chance de se faire entendre dans le jeu politique de son pays, se définir comme des français de souche, héritiers d’une civilisation puisant ses racines dans l’histoire chrétienne. Ce n’est pas forcément une très bonne nouvelle, et cela nous promet de vives tensions sociales et politiques.

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La mort de Clément Méric est-elle le symptôme du basculement dans la violence d’une partie de l’extrême droite ?

Patrick Buisson C’est un acte abominable, mais heureusement isolé, qu’on ne peut pas rattacher à un contexte de violence globale. Pour le reste, le climat de tension que la gauche dénonçait sous Sarkozy n’a pas disparu, c’est le moins qu’on puisse dire, avec l’élection de François Hollande.

Comment interprétez-vous la mobilisation massive de La Manif pour tous ?

La France des invisibles est devenue visible. A travers La Manif pour tous, cette France a accédé à une conscience civique et politique. Nul ne peut mesurer l’impact qu’aura cette révolution culturelle. Nous sommes dans cette phase que décrivait Lénine de politisation de catégories jusque-là réfractaires ou indifférentes à l’égard de la chose publique.

SOURCE : Le Monde