Penelope Fillon aurait cumulé deux salaires et perçu près de 45.000 euros d’indemnités de licenciement payées par l’Assemblée nationale.

(…) Dans le numéro de demain, le Canard enchaîné ne dévoile pas la même version. Selon lui, « les enquêteurs n’ont trouvé aucun indice matériel du travail de Penelope ». « Toujours pas la moindre preuve des quinze ans de travail de Penelope », souligne le journal. En revanche, « la trace de ses indemnités de licenciement » a bel et bien été repérée. Au total, l’épouse aurait touché près de 45.000 euros d’indemnités, payées par l’Assemblée nationale.

En août 2002, Penelope Fillon aurait reçu une première enveloppe de « 16.000 euros d’indemnités ». « Soit l’équivalent de cinq mois de salaire », précise l’hebdomadaire. Un mois plus tôt, elle avait pourtant retrouvé un emploi auprès du suppléant de Fillon, Marc Joulaud.

En novembre 2013, nouvelles indemnités perçues pour 17 mois de travail : cette fois-ci, elles atteignent « 29.000 euros de primes » au terme de son « dernier contrat ». « La législation ne prévoit pas un tel niveau d’indemnités de licenciement pour un collaborateur parlementaire », indique le Canard. Aussi, les enquêteurs ont « établi qu’elle percevait bien ses salaires sur un compte bancaire personnel ouvert (avec les 16 autres) au Crédit agricole de Sablé », ajoute le journal.

Les Echos