Politique

Perpigan : Un nouvel incident relance le débat de la sécurité au tribunal

Le tribunal avait déjà été attaqué en 2012 : Attaque du portail du tribunal : une plainte déposée pour «outrages» et une enquête en cours.

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Jeudi soir, l’atmosphère déjà lourde de chaleur s’est soudain chargée d’électricité, le long du tribunal, où une soixantaine de personnes attendait la sortie de quatre Perpignanais condamnés à de la prison ferme pour des vols avec violence. De l’autre côté du quai, le service d’escorte renforcé, en rang serré, tente d’évacuer les détenus.

« Depuis la foule, l’un des jeunes hommes, âgé de 20 ans, insulte copieusement les policiers et harangue de plus belle ses camarades en réitérant ses insultes », décrit Franck Rovira, du bureau départemental du syndicat Alliance Police nationale. Le jeune homme en question sera finalement interpellé, tandis que policiers nationaux et municipaux constituaient un cordon humain afin de l’extraire jusqu’au véhicule.

Les syndicats ulcérés

Une situation qui n’est pas sans rappeler la série de violences d’octobre dernier, toujours lors du transfèrement de détenus, au cours desquels le portail donnant sur le quai De-Lattre-De-Tassigny avait été enfoncé. Et qui a provoqué, hier, la même vague d’indignation chez les syndicats policiers.

« Nous ne pouvons que constater à nouveau que la sécurité des policiers n’est pas assurée, pas plus que ne l’est celle d’éventuels passants. Devons-nous attendre qu’un drame se produise pour qu’une décision soit prise ? », demande Pierre Ceriana pour Unité SGP Police, réclamant à ce qu’il soit remédié à cette situation « insupportable et dangereuse ».

 

De son côté, le bureau d’Alliance se dit « atterré par le comportement inacceptable de ces jeunes voyous, prêts à en découdre pour soustraire leurs amis des mains de la justice, et par la violence des propos qui sont tenus envers les forces de l’ordre ».

Et, évidemment, les syndicalistes s’interrogent sur le sas de sécurité, promis à l’issue des événements de l’automne dernier… et toujours inexistant. « Ces travaux d’isolement des détenus en attente de transfert auraient dû être faits depuis longtemps ! », s’insurge Alliance.

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