Philippe Béchade : « On ment aux Grecs si on leur dit que le pire les attend s’ils sortent de l’euro. Le pire, c’est pour les créanciers ! »

Son interlocuteur (encore une fois un médiocre représentant du petit monde conformiste et aveugle de la finance, et qui de plus reconnaît n’être jamais allé en Grèce) promet aux Grecs  « un retour à l’âge de pierre »… rien que ça ! En réalité, le pire, c’est aujourd’hui. Je rappelle ce que disait Charles Gave : « Le danger, c’est que la Grèce sorte de l’euro… et que ça marche ! » OD

 

« Les Grecs veulent rester dans l’euro. Est-ce que si on leur avait expliqué en 2010 que rester dans l’euro signifiait : un doublement du taux de pauvreté, un triplement du chômage, une baisse moyenne de 30% des salaires, une baisse moyenne de 45% des retraites… On leur aurait présenté ce package et on leur aurait dit : ‘Voulez-vous rester dans l’euro ?’… Vous pouvez imaginer quelle aurait été la réponse. Là, les Grecs sont comme la grenouille dans la casserole d’eau bouillante, ils sont en train de mourir et ils n’ont même plus la force de sauter en dehors… » (Philippe Béchade)