Plus de 6 500 médecins algériens ont émigré en France

En 5 ans de présidence, Sarkozy a été incapable d’augmenter le numerus clausus  afin de mettre un terme à l’immigration des médecins étrangers sur notre territoire.

Aujourd’hui l’Algérie, comme bien d’autres pays Africains, déplore ce phénomène migratoire qui affaiblit  son système de santé. En 2006 déjà,  le syndicat des Padhue avait tiré la sonnette d’alarme…. et Sarko le petit n’a rien fait. Pire, il a aggravé la situation en laissant ces médecins immigrés travailler en dessous des salaires pratiqués par les médecins nationaux. Et oui, ça sert à ça l’immigration: à peser à la baisse sur les salaires.

Plus de 6 500 médecins algériens ont émigré en France

La France attire les médecins algériens. Plus de 6 500 médecins algériens ont quitté le pays pour travailler en France ces dernières années en raison de la faiblesse des salaires et des mauvaises conditions de travail, a déclaré ce lundi 12 mars à l’APS, le Professeur Louisa Chachoua, du CHU Nafissa Hamoud (ex-Parnet), à Alger.

Le professeur s’exprimait en marge de la signature d’un accord de coopération dans la Santé entre l’Algérie et la France, à l’occasion de la visite à Alger de la secrétaire d’État française à la santé, Nora Berra. Mme Chachoua a indiqué que souvent, des médecins fraîchement sortis des écoles de médecine sont envoyés dans les régions de l’intérieur du pays où «les conditions de travail ne sont pas réunies, ce qui les pousse à émigrer vers la France».

Le Pr Chachoua a ajouté que les médecins algériens acceptaient de travailler en France avec des salaires bas ne dépassant les 3 000 euros par mois. «Ce salaire dépasse celui d’un professeur dans un CHU, en plus les médecins travaillant en France bénéficient de formations qui leur permettent d’améliorer leurs connaissances», a-t-elle dit.

Le Pr Chachoua a déploré le recours par le gouvernement à l’importation de praticiens étrangers pour combler le déficit national en médecins spécialistes. «Ces étrangers touchent des salaires élevés en devises. Les médecins algériens ne refuseront pas de travailler dans les régions enclavées si le gouvernement leur offre des salaires élevés», a-t-elle fait remarquer.

TSA