Polémique JMLP : une tempête dans un verre d’eau vaseuse.

Les média sont sous le choc. Même la tuerie de Nemmouche ne les a pas autant indigné. Faut dire que l’affaire est grave. Le diable est de retour. Et un seul mot de sa part aura suffit à faire aboyer tout les chiens galeux du journalisme français.

leeurope

Fournée, voilà l’objet du délit. Accolé au patronyme déguisé d’un ménestrel juif et sans talent, les média ont tout fait pour faire passer ce désormais »vilain » mot pour une nouvelle provocation de Jean-Marie Le Pen. Or à mon avis si dérapage il y a , il est incontrôlé et la sortie de route n’était pas préparée.
Car si l’on prend la peine de regarder l’ensemble de la séquence vidéo incriminée, on constate que le mot « fournée » n’est pas utilisé dans le sens que lui prête les média.
En effet, surpris par la question de la présentatrice sur Noah et Bruel, Jean-Marie Le Pen lâche : « on en fera une fournée la prochaine fois » ce qui, dans le contexte, signifie : on en reparlera à l’occasion d’un prochain journal de bord dans le cadre de la rubrique « le pauv’con de la semaine ». Le mot fournée prend donc ici son sens familier : ensemble de personnes appelées aux mêmes fonctions, aux mêmes dignités (exemples : une fournée de sénateurs, une fournée de touristes). Si l’expression est maladroite et peut prêter à confusion en raison de la présence d’un juif dans la « fournée d’artistes », il est faux de dire comme l’a fait Europe 1 que « LE PEN VEUT ENVOYER NOAH, BEDOS ET MADONNA AU FOUR ». (Avec des journalistes capables d’une aussi grande finesse dans l’interprétation de l’information le monde n’a plus besoin de tribunal internationale pour juger des crimes contre l’Humanité.)


Jean-Marie le Pen et la fournée du prochain… par prechi-precha

Pris dans la tempête médiatique le vieux menhir comme à son habitude n’a pas reculé d’un pouce. Sur les ondes de RMC il a expliqué que jamais il n’avait pensé à faire un jeu de mot antisémite.
Mais dans le climat de manipulation permanente auquel nous soumet le clergé médiatique ses explications sont vaines. D’autant que l’accusé n’est pas un perdreau de l’année et qu’il est connu pour aimer danser au bord des volcans. C’est ce qui explique l’irritation de certains cadres du FN à son encontre. Beaucoup lui ont notamment reproché son manque de sens politique. Se sachant sous la surveillance d’une horde de petits flics qui se croient journalistes, Jean-Marie Le Pen aurait dû se douter que le mot fournée serait utilisé contre lui et éclabousserait le FN. Et au moment même où forte de ses 25% Marine Le Pen tente de constituer un groupe au parlement européen, une telle déclaration du président d’honneur du parti qu’elle préside apparait comme une faute politique évidente.

Cependant le FN aurait tort de donner à cette affaire plus d’importance qu’elle n’en a. Et certains beaux parleurs du RBM, devraient se méfier du linge sale qu’ils aiment laver en public. C’est la pire des façons de réagir face à une meute qui ne manquera pas de les morde à la gorge le jour où par mégarde ils feront une sortie de route.

Ce comportement de petite vierge effarouchée ne sert que les buses sans envergure comme Nicolas Dupont-Aignan. Gonflé d’orgueil et de mesquinerie, le président de Debout la

France est l’incarnation de l’échec qui guette le FN si celui-ci ne sait pas résister aux sirènes du politiquement correct. Méfiance.

Car ce qui est reproché à Jean-Marie Le Pen ne sont que des mots. Et des mots jugés moins graves quand ils sont prononcés par d’autres. Comme le souligne le fondateur de Fdesouche, Pierre Sautarel, sur son compte twitter, en France les promesses comptent plus que les réalisations et les propos sont plus pénalisés que les actes :

Car relativisons un instant cette polémique montée de toute pièce et posons nous quelques questions : les mots malheureux ou maladroits de Jean-Marie Le Pen sont-ils pires que la sauvagerie des enfants de l’immigration que la gauche multiculturaliste porte au nu ? N’y a t-il pas quelque chose d’ordurier à lyncher Jean-Marie Le Pen quand un député socialiste comme Razzy Hammadi peut se permettre de traiter d’enculé de sa race un inconnu dans la rue tout en lui promettant de faire descendre toutes les cités de Montreuil pour lui casser la gueule ?

Les saillies de Jean-Marie Le Pen sont-elles plus dommageables pour la démocratie qu’un ministre de la culture, neveu d’un président de la République décoré de la francisque, qui se vante d’être un pédophile invétéré ? Et que dire d’un parti politique qui met à sa tête un repris de justice comme Cambadelis après avoir eu comme ministre du budget un évadé fiscal et un potentiel président violeur de soubrette américaine ?

Que pèse le débat linguistique sur les déclarations improvisées du président d’honneur du FN face au pillage d’argent public que l’on vient de découvrir à l’UMP ? Et quelle valeur peuvent bien avoir les leçons de morale d’une oligarchie UMPS qui nous a vendu au Qatar, qui fait des génuflexions devant le FLN, qui passe des alliances militaires avec les islamistes de Libye ou de Syrie, qui s’acoquine avec des néo-nazis en Ukraine et qui s’apprête à faire entrer l’état islamo-maffieu d’Albanie en Europe ?

N’y a t-il rien de fasciste à voir des associations subventionnées, véritables bras armées des oligarques qui sont au pouvoir depuis 40 ans, manifester et insulter des élus de la république alors qu’ils restent muets quand un français se fait égorger, et totalement absents pour dénoncer les discours antisémites que prêchent dans des mosquée des imams venus de l’étranger?

Arrêtons d’obéir aux injonctions médiatiques et ne nous laissons pas intimider par leurs menaces. Car c’est ainsi qu’Allah finira par devenir grand en France.

Jérôme Cortier