Pollution aux particules : le charbon allemand et le chauffage au bois sont aussi responsables. Merci les verts.

Paris suffoque. Un système de circulation alternée va être mis en place lundi dans la ville et en petite couronne pour contrer la remontée de la pollution prévue. Ah, ah… ce genre de dispositif signe l’échec des politiques écolos. Il y a d’ailleurs quelque chose d’assez paradoxal : pourquoi mettre en libre service  les Vélib alors que respirer cet air saturé en particule fine est dangereux pour la santé ?

Il faudrait que les écolos-bobos se mettent une bonne fois pour toute dans la tête qu’ on ne peut pas faire une ville musée pour les bourgeois avec des loyers inaccessibles, renvoyer les classes populaires à la périphérie alors que leur boulot est en ville et dans le même temps réduire l’usage de la voiture… c’est débile et inefficace.Cela ne peut que favoriser les bouchons. Aucun système de transport en commun permettra de résoudre ce problème. Ajoutons qu’il est également suicidaire d’accueillir une masse d’immigrés pour lesquels on construit des logements sociaux sur une espace déjà saturé en béton. Cette politique immigrationiste ne peut que favoriser l’étalement urbain, la spéculation foncière et la disparition du peu de terre arables qui reste.

Là où la propagande est en train de nous enfumer, c’est que la pollution parisienne est loin d’être seulement due à la voiture. Les vents ne connaissent pas les frontières. Par exemple, une partie de la pollution émise par les usines à charbon que l’Allemagne a décidé de relancer pour compenser l’arrêt de leurs centrales nucléaires se retrouve dans le ciel du Nord de la France et donc sur Paris.

Conclusion : les verts, en favorisant l’immigration et en luttant contre le nucléaire, se font les complices de la pollution qui fragilise et tue.

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Le diesel n’est pas seul responsable des fortes concentrations de particules dans l’atmosphère. La forte utilisation du charbon en Allemagne et le chauffage urbain y contribuent également.

mine_de_charbon__mDans l’épisode de pollution qui touche plus de la moitié du territoire français, les transports individuels, les véhicules diesel en particulier, sont pointés du doigt. Les mesures prises en témoignent : gratuité des transports en commun et obligation pour les routiers de contourner Paris. Mais, ces derniers jours, un facteur aggrave la situation. Soumis à un léger flux d’air venant du nord-est, l’Hexagone voit se rabattre des masses d’air venues d’Allemagne.

Or depuis l’engagement de sa transition énergétique et sa sortie du nucléaire, l’Allemagne recourt de plus en plus au charbon, un combustible très émetteur de CO2 mais aussi de particules fines. En 2013, l’Allemagne a produit près de 162 milliards de KWh grâce à ses usines thermiques au charbon, soit une hausse de 6,5 % pour atteindre 44% de son mix électrique. C’est le plus haut niveau atteint depuis 1990, date de la réunification de la RFA et de la RDA. La France a aussi vu sa production à base de charbon progresser de 14 % en 2013, mais cette source ne compte que pour 3,6% du mix électrique.

68 % de particules importées

Si l’on en croit une étude d’Airparif, la pollution ne connaît pas de frontière. Pour ce qui concerne l’Île-de-France (hors du trajet du périphérique), 68 % de la pollution en particules fines est importée depuis d’autres régions, voire d’autres pays. Nul doute que la contribution de l’industrie énergétique allemande à l’épisode de pollution actuel est non négligeable.

Une autre source importante de concentration des particules en hiver est le chauffage. Toujours selon Airparif, le chauffage résidentiel et tertiaire est responsable de presque 22 % des émissions de particules, à comparer aux 25 % issus du trafic routier (hors du trajet du périphérique). Le mix de chauffage en France place en tête le gaz (29%), puis l’électrique (26%) et le fioul (24%). Le bois ne compte que pour environ 10% du chauffage résidentiel mais représente pour près de 84% des émissions de particules fines.

Ludovic Dupin