Pour ne pas « gêner » Montebourg, Guy Bedos accepte de faire partie de son équipe

Guy Bedos avait fait partie du voyage en Algérie d’Arnaud Montebourg, en décembre dernier. (Sipa)

« J’accepte pour ne pas gêner Arnaud, car je l’aime beaucoup. » Sur les ondes de RTL lundi en fin d’après-midi, Guy Bedos a finalement dit accepter le titre de « président du comité de soutien » d’Arnaud Montebourg, que lui avait attribué le candidat à la primaire de la gauche un peu plus tôt dans la journée. Mais entre les deux hommes, relativement proches – ils sont allés ensemble en Algérie, pays natal de l’humoriste, à la mi-décembre -, il y a semble-t-il eu un léger souci de communication. Preuve en est, les déclarations de la journée.

Cela a commencé avec Arnaud Montebourg qui, présentant son équipe de campagne lundi matin devant la presse, a annoncé que Guy Bedos était le président de son comité de soutien. Le candidat à la primaire de la gauche a salué ce geste d’un « homme qui a décidé de s’engager ». Sur l’organigramme diffusé sur son site Internet, l’humoriste apparaît bien sous cette fonction.

« Une différence d’interprétation » selon l’équipe de Montebourg

Mais quelques heures plus tard, l’humoriste a démenti cette information, d’abord dans Le Figaro puis auprès de l’AFP. « On en a discuté, j’en ai plaisanté avec lui mais je ne veux pas avoir de rôle officiel en politique », a-t-il ainsi déclaré à l’agence de presse. « Je lui ai même dit que je serais président avant lui. Je vais voter pour lui, je le soutiens mais je ne veux pas de rôle officiel en politique », a-il encore insisté.
Réponse du côté de l’équipe du candidat : Guy Bedos avait bien accepté ce titre, sans peut être en mesurer la portée. Interrogé par le JDD, François Kalfon, le directeur de campagne du candidat, a ainsi déclaré : « On n’aurait jamais écrit ça s’il n’y avait pas eu de discussion avec lui. Mais on ne conteste pas qu’il y ait eu une différence d’interprétation, de compréhension ». « En aucune façon on aurait inscrit cela sans discussion avec lui, on n’aurait pas joué à ça », a-t-il insisté, disant ne pas vouloir rentrer « dans quelque chose qui serait sa parole contre la nôtre » avec l’humoriste qui est un « ami » d’Arnaud Montebourg. « Le titre honorifique, il accepte l’augure. Mais c’est quelque chose dont il a senti que ça impliquerait plus que [ce qu’il pensait] », a-t-il précisé, ajoutant : « On va trouver une formule qui lui convient. Il reste un soutien » d’Arnaud Montebourg.

« Qu’est-ce qu’on attend de moi? »