Pourquoi l’Islande s’en sort si bien face au coronavirus ?

Je vous invite à lire cet excellent reportage de l’écrivain  Solange Bied- Charetton en Islande. Elle prouve que le contrôle aux frontières, les tests et le traçage sont les solutions qu’il fallait mettre en œuvre dés le début de la crise. On s’aperçoit que l’homogénéité culturelle et ethnique de la population facilite l’obéissance et le respect des consignes. La vie en Islande ne souffre pas des délires collectivistes. Pas de grandes métropoles, on vit de façon individualiste tout en étant attentif aux autres, pas du bus, de train ni de métro… chacun sa bagnole. Mieux l’Islande pays le plus pauvre d’Europe il y a 40 ans devenu l’un des plus riches a su créer une industrie sur laquelle le islandais peuvent compter.


(…) Un dépistage massif de la population

Ensuite, c’est sur le dépistage massif de sa population que repose la stratégie islandaise. DeCODE Genetics, une entreprise biopharmaceutique basée à Reykjavik, qui applique ses découvertes génétiques à la création de médicaments (des traitements contre l’asthme, le cancer, la schizophrénie…) a proposé à toutes les personnes qui le souhaitaient de venir se faire tester. La campagne s’est déroulée dans le courant du mois de mars. Il en a résulté deux enseignements importants : DeCODE a établi que la moitié des porteurs du virus était asymptomatiques (ce qui fait s’interroger à l’écoute du dernier discours du Président Macron, qui soutient qu’il est « inutile » de tester les personnes ne présentant pas de symptômes). Enfin, que la charge virale était moins importante chez les enfants (qui, on le sait, présentent rarement des symptômes graves). Parallèlement, DeCODE a isolé les différentes souches de virus. En Islande, elles sont deux à être en jeu dans l’infection, l’une venant de la côte ouest des Etats-Unis, l’autre en provenance d’Italie. Celle qui provient d’Italie est la plus virulente. Au total, l’Islande est parvenu a tester 10 % de sa population, ce qui en fait l’une des populations la plus testée au monde.

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Liste des mesures barrières. Photo © DR

Selon Kári Stefánsson, neurologue, président et fondateur de DeCODE, la stratégie islandaise ne saurait être réservée à un petit pays et entend désormais étendre l’action des tests massifs aux Etats-Unis. Aux médias américains, il rappelle que le gouvernement islandais n’a pas hésiter à tracer sa population, de manière rigoureuse, exactement comme le fait la Corée du Sud : une application sur téléphone est disponible et permet à tout citoyen de savoir s’il a été ou non en contact avec des personnes infectées. Ce dispositif ne fait pas débat comme en France, les Islandais privilégiant la santé aux polémiques. En matière de liberté individuelle, le confinement leur apparaît bien pire que le traçage par application sur smartphone. Les données sont évidemment anonymes et immédiatement supprimées. Les résultats de cette stratégie n’ont pas tardé à se faire connaître. Le pic de l’infection était atteint le 5 avril dernier, avec 1096 personnes positives. Le 16 avril, ils n’étaient plus que 522 : 32 personnes seulement étaient hospitalisées, dont 3 en soins intensifs, 1224 personnes étaient guéries.

Des règles simples et des habitants responsables

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