Propos de Valls sur le FN: Marine Le Pen dénonce un appel à la « haine » et à la « discrimination ». (vidéo)

Marine Le Pen, présidente du Front national, a répondu ce lundi à Manuel Valls, estimant sur BFMTV que ce dernier discriminait les « millions de Français » qui votent Front national. Le Premier ministre a déclaré dimanche « avoir peur » que la France « se fracasse contre le Front national », qui pourrait, selon lui, réaliser un « score sans précédent » à l’occasion des élections départementales, les 22 et 29 mars prochains.

« Le Premier ministre a pris l’habitude d’être dans l’outrance, dans la violence, dans l’appel à la haine et à la discrimination à l’égard de millions de Français qui aujourd’hui sont les électeurs du Front national » a rétorqué Marine Le Pen, lundi.


« La principale préoccupation du gouvernement, c’est le Front national. Il passe sa vie à lutter contre le Front national », selon elle, mais « ce n’est pas ce que les Français attendent de lui. Les Français attendent de lui qu’il agisse contre le chômage, contre l’insécurité, contre l’effondrement du pouvoir d’achat, la concurrence internationale déloyale, le terrorisme, le jihadisme », a-t-elle énuméré. « C’est pour cacher tout cela que M. Valls parle avec une telle violence? Et bien il ferait mieux de s’attacher à résoudre les problèmes des Français », a tranché Marine Le Pen.

Valls devra démissionner en cas de « déculottée » du PS

La leader frontiste a tenté de renversé l’argument du Premier ministre, arguant qu' »aujourd’hui, tant par son attitude haineuse que par ses résultats économiques et sociaux, c’est le pouvoir qui fait peur aux Français ».

Et Marine Le Pen de demander des comptes à Manuel Valls. « A partir du moment où M. Valls va d’estrade en estrade, il est le directeur de campagne pour les départementales pour le Parti socialiste. Si le Parti socialiste se prend une déculottée, alors je vois mal comment M. Valls peut ne pas démissionner le lendemain du second tour », a encore déclaré Marine Le Pen. Pour mémoire, le Premier ministre a jugé de son côté qu’il resterait « sans aucun doute » à Matignon après le scrutin.

« Les Français ne sont pas des enfants, ils attendent des réponses que les gouvernements successifs ne leur ont pas apportées, alors il se tournent vers le Front national-Rassemblement Bleu Marine parce que lui a des solutions aux problèmes qui sont les leurs au quotidien », a également soutenu Marine Le Pen.

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