Quand Jospin, Hollande et Mélenchon privatisaient les services publics ! (vidéo)

Première diffusion le 13 avril 2012

Le Parti socialiste aura été responsable de la financiarisation de l’économie française. Au pouvoir, il se sera plié à toutes les exigences de l’Union Européenne. Aujourd’hui, à l’instar de l’UMP, le parti socialiste reste un ardent promoteur du fédéralisme européen qui mettra fin au peu de souveraineté qui nous reste.
La situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, nous la devons autant à l’UMP qu’à la gauche plurielle. Ont-ils tiré les leçons du passé ?. Non!
Au nom du réalisme, au nom du modernisme, les socialistes continuerons le saccage qu’ils ont entrepris il y a 30 ans.
C’est d’ailleur sous le gouvernement de Lionel Jospin que la France a le plus privatisé de services publics

En effet, en Mars 2002 alors qu’ils clamaient leur attachement « à cet élément central de notre modèle de civilisation », au Conseil européen de Barcelone, Chirac et son prmier ministre de coalition Jospin signèrent un accord pour privatiser l’électricité et allonger de 5 ans la durée du travail dans tous les pays de l’UE.
Présent dans ce gouvernement, le révolutionnaire Mélenchon s’est bien gardé de réagir, de s’opposer et de démissionner.

En 2005, soit trois ans après cette trahison, à Guéret, des manifestants venus défendre le service public ont froidement placé François Hollande, le premier secrétaire du P.S de l’époque, face aux contradictions du discours socialiste…

Extrait 1

L'effet boule de neige par Lartmement

Extrait 2

L'effet boule de neige par Lartmement

Voir le film en entier: l’effet boule de neige.

Dossier partage des richesses : De Jospin à Raffarin, chronologie d’une politique de classe

automne 1997 Création des emplois jeunes par le gouvernement Jospin. La création des emplois-jeunes correspond à une extension de la précarité et à une politique de bas salaires.

septembre 1997 Jospin se prononce pour la privatisation de France Télécom et du CIC.

janvier 1998 Première loi Aubry sur les 35 heures, qui organise une augmentation des cadences (10% de baisse du temps de travail contre 6% d’embauche) et un transfert d’argent public au patronat (9 000 francs par an et par salarié embauché, en moyenne).

octobre 1998 Vote de la deuxième loi Aubry : baisse des charges patronales sur les bas et moyens salaires, baisse de la taxation des heures supplémentaires, Smic à plusieurs vitesses.

juillet 1999 Strauss-Kahn baisse le taux du livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, de 4,75 à 4 %.

décembre 2000 Vote du plan triennal Fabius de réduction des impôts profitant aux plus riches ; Le ministère Guigou valide l’accord Medef-CFDT-CFTC instituant le Plan d’aide retour à l’emploi (Pare), qui diminue les droits des chômeur(se)s à indemnisation.

janvier 2001 Création de la prime pour l’emploi. L’État paye sur les impôts les hausses de salaires que les patrons refusent.

mars 2002 Au Conseil européen de Barcelone, Jospin et Chirac signent un accord pour privatiser l’électricité (le gouvernement Jospin est celui qui a le plus privatisé) et allonger de 5 ans la durée du travail dans tous les pays de l’UE.

juillet 2002 Le gouvernement Raffarin refuse d’augmenter le SMIC ; Baisse de 5 % de l’impôt sur le revenu qui bénéficie essentiellement aux hauts revenus

septembre 2002 Décret Fillon libéralisant la loi sur les 35 heures : plus de flexibilité, augmentation du contingent d’heures supplémentaires taxées à 10 % au lieu de 25 %, exonérations de cotisations sociales pour les patrons.

mars 2003 Loi de décentralisation votée par le congrès, véritable machine de guerre pour affaiblir et privatiser les services publics.

mai 2003 Décret Mattéi de déremboursement de 380 médicaments.

juillet 2003 Vote de la loi Dutreil abaissant notamment le montant de l’impôt sur la fortune pour les patrons ; Vote de la loi Fillon sur les retraites allongeant la durée de cotisation et abaissant le montant des retraites et pensions des salarié(e)s du public et du privé, ainsi que des agriculteur(trice)s ; baisse du taux du livret A de 3% à 2,25%.