Quand Juppé excluait un membre du RPR pour avoir voté PS contre le FN (maj vidéo)

Addendum: vidéo d’archive qui montre la duplicité de l’UMP d’aujourd’hui

Le RPR décide de sanctionner Alain CARIGNON, après sa proposition d’un Front Républicain anti Front National et son appel à voter pour la candidate socialiste au 2ème tour des cantonales partielles de Villeurbanne.Déclaration d’Alain JUPPE, Secrétaire RPR refusant de faire la courte échelle au parti socialiste et justifiant ainsi l’exclusion d’Alain CARIGNON du RPR.

http://youtu.be/PRq3wMEWeLQ

Comment Alain Juppé s’est converti au front républicain

1990: il exclut un membre du RPR qui vote PS contre le FN

Le Alain Juppé de 1990, par exemple, était sur une toute autre ligne. Alors numéro 2 du RPR, il avait décidé d’exclure Alain Carignon, alors maire de Grenoble, de son parti puisqu’il avait appelé à voter socialiste au second tour d’une élection partielle à Villeurbanne pour contrer le FN. «Nous n’avons pas du tout l’intention de faire la courte-échelle au Parti socialiste», s’était justifié l’ancien ministre, après avoir mis en congé le maire RPR.
2013: Juppé préfère le vote blanc

Plus récemment, en juin 2013, l’édile de Bordeaux avait indiqué sur RMC/BFMTV qu’il n’était «pas sûr» que la stratégie du front républicain pour faire barrage au FN soit une «bonne idée». Il invitait alors à la prudence sur l’utilisation de la formule. «Je me demande même si ça n’alimente pas, d’une certaine manière, la propagande du Front national qui veut mettre l’UMP et le PS dans le même sac», disait-il à l’époque. Sa seule préoccupation était celle de l’alliance. «Nous avons une incompatibilité de valeurs mais aussi de programmes avec le Front national», vantait-il.
Trois mois après ces déclarations, Alain Juppé concrétisait sur son blog. «En cas de duel électoral FN/PS , hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas , pour ma part: vote blanc», avait-il exprimé sur son blog, en septembre 2013, après les propos polémiques de François Fillon qui envisageait de voter pour «le candidat le moins sectaire».

Municipales 2014: le «piège» du front républicain

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