Robert Ménard : on doit cesser de voir l’histoire seulement à travers le regard de Benjamin Stora

« Vive l’Algérie française ! » Pour les 50 ans de l’indépendance de l’Algérie, le titre est osé. Robert Ménard et Thierry Rolando cosignent un pamphlet sur le traitement historique, médiatique de cette histoire coloniale.

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, le livre n’évoque pas une certaine nostalgie de l’Algérie française, mais exige un droit d’inventaire. Au travers de 29 pages les auteurs nés en Algéri commémorent davantage, à leur manière, « le calvaire des pieds-noirs », comme ils l’écrivent, et exorcisent leur passé. Pas de nouvelles révélations, mais un appel à compléter l’histoire trop partiale et partielle selon les deux écrivains.

« Le  titre c’est pour interpeller, je ne suis pas dans l’apologie, c’était comme pour mon livre Vive le Pen, je ne fais pas l’apologie de Le Pen, mais je ne trouve pas ça normal qu’il y ait cette censure. Sur l’Algérie c’est la même démarche, il y a beaucoup de choses passées sous silence pour ne pas se mettre à dos les dirigeants algériens, explique Robert Ménard.

On doit cesser de voir l’histoire seulement à travers le regard  de Benjamin Stora. On ne donne la parole qu’aux victimes algériennes, c’est important mais ce n’est pas l’essentiel. Faire œuvre d’histoire ce n’est pas faire œuvre de mémoire. Tout ce que je veux c’est que l’on nuance » (…)

Algérie Focus