Rose Mafia : le livre qui fait mal au PS (Vidéo)

L’ex-maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, lève le voile sur les étranges circuits de financement d’élus de la fédération socialiste dans son livre « Rose Mafia ».
Autant dire qu’il ne fait que confirmer ce que l’on savait déjà. La liste des condamnés de l’UMP et du PS n’en finit pas de s’allonger. Et nous savons qu’avec tous les membres de leur maffia respective, les élus de l’UMP et du PS finiront bien par danser la farandole en prison.

Dalongeville: le prisonnier qui balance !

Écroué durant huit mois pour corruption, Gérard Dalongeville fut la cible de la persévérance de Marine Le Pen. Et, ironie de l’histoire, c’est l’alliance électorale de l’UMP, du PS, des verts, du Front de gauche et du NPA, dans le cadre d’un Front républicain (sic) contre Marine Le Pen, qui aura permis à Dalongeville de retrouver son siège de Maire.

Dalongeville fait parti de la longue liste des condamnés du PS. Et ce qu’il dénonce sur la fédération socialiste du Nord pourrait s’appliquer aux Bouches-du-Rhône, à la région Languedoc roussilon…et passons par charité sur DSK, Julien Dray, la MNEF, SOS Racisme…etc.
Dalongeville est aujourd’hui lâché par le PS… il est l’homme par qui le scandale arrive, celui qui paye pour les autres… l’homme à abattre.

Mais disons le clairement : L’ump n’a pas à pavoiser. Entre l’affaire Karachi, la mise en examen de Nicolas Bazire, et les turpitudes de Woerth, il n’y aucune raison de considérer la maffia UMP plus fréquentable que la Cosa Nostra socialiste. Ils sont simplement fidèles au système obscur, anti-démocratique et corrompu qu’ils ont crée.

Car au delà de l’indignation, il convient de voir dans cette avalanche d’escroqueries, la mort définitive de la 5eme république. De Gaulle qui souhaitait éviter la tyrannie des partis, avait construit notre constitution comme un rempart aux manigances d’appareil, au népotisme et à l’oligarchique. Or, à force de contournement de la loi républicaine, aujourd’hui, l’UMP et le PS imposent le bipartisme, une assemblée qui n’a plus rien de représentative, un système fait de petit arrangements et de tractation de boutiquiers, le tout dans une France bureaucratiques dans laquelle les mœurs féodales ont supplantées la nécessaire vertu républicaine qu’exigent nos institutions.


Hénin-Beaumont : l'ancien maire dénonce des… par France3Nord-Pas-de-Calais

Une seule solution: les virer.

Lire l’article de l’Express sur les révélations de dalongeville:

Dans son livre, Dalongeville dénonce François Hollande, premier secrétaire du PS de 1997 à 2008. « La révélation des turpitudes du Pas-de-Calais a donné le départ du bal des hypocrites, avec comme premiers danseurs sur la piste l’ancien Premier secrétaire du PS et l’actuelle », écrit-il.

« Qui peut croire que ni Aubry ni Hollande n’aient jamais été informés des irrégularités, des dérives de la fédération du Pas-de-Calais ? », ajoute-t-il. Il rappelle que François Hollande était venu le soutenir aux élections municipales de 2008, peu avant son incarcération.

Ce silence de François Hollande, actuel candidat à la présidentielle, tiendrait, selon le livre, à ses liens avec Jean-Pierre Kucheida, dit « JPK », député-maire de Liévin et homme fort depuis deux décennies du PS dans son fief du bassin minier. Gérard Dalongeville le désigne comme l’organisateur du système frauduleux supposé.

L’ouvrage guide le lecteur dans les incroyables méandres du financement politique. Et fait brusquement resurgir une époque qu’on pensait révolue depuis l’adoption des lois sur le financement des partis. Mais il faut croire que, dans l’ancien bassin minier où le PS est sans concurrence sérieuse depuis des décennies, les mauvaises habitudes ont perduré.

Dons, surfacturation et vols d’archives…

A écouter Gérard Dalongeville, les flux d’argent empruntent divers chemins sinueux. Parfois, les militants versent des dons en liquide de 100, 500, voire 1000 euros à un candidat socialiste – ou directement à la fédération PS du Pas-de-Calais – qui leur sont aussitôt restitués par virements d’entreprises « amies ». En échange, celles-ci disposent de facilités d’accès aux marchés publics.

De façon plus classique, l’ancien maire d’Hénin-Beaumont évoque des surfacturations « de 10 à 15% » récupérées sous la forme de publicité dans les journaux municipaux. Les sociétés Soginorpa, gestionnaire d’un parc de 62 000 logements miniers, et Adévia, principal acteur public d’aménagement, seraient au coeur de ces circuits occultes. Une affirmation rendue d’autant plus crédible par la publication de plusieurs rapports très sévères de la chambre régionale de la Cour des comptes. Et par d’étranges vols d’archives intervenus récemment à la mairie ­d’Hénin-Beaumont ainsi qu’à la communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin.

Dalongeville dit avoir les preuves de ce qu’il avance

L’auteur se fait plus précis lorsqu’il raconte comment un major régional du BTP a versé un chèque de « 215 280 euros » à un homme d’affaires peu scrupuleux au titre de dépenses de sponsoring. « L’explication est tout autre, rectifie Gérard Dalongeville, c’est une rétrocommission au profit du PS. »

Pis! L’ancien édile soutient que son ancien premier adjoint s’est rendu en avion au Luxembourg à plusieurs reprises pour blanchir de l’argent et que ces déplacements étaient liés au financement du PS. « Je n’ignore pas la gravité de ces accusations », soutient-il. Et d’annoncer qu’il ne craint pas les procès en diffamation, car il possède les preuves de ses allégations.

« Je crains que le bac ne se retourne finalement sur le cochon »

Cette petite bombe éditoriale, en plein coeur de la présidentielle, fera grincer bien des dents, vu le profil particulier de l’auteur, dont le procès devrait s’ouvrir d’ici à la fin de l’année. Même si le PS affiche de garder son sang-froid. La sénatrice Catherine Génisson, première secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, déclare à L’Express être « très sereine » et rappelle que Gérard Dalongeville a livré nombre de vérités successives à la justice.

« Je crains que le bac ne se retourne finalement sur le cochon », rétorque Jean-Pierre Chruszez, l’un des anciens collaborateurs de Gérard Dalongeville, éreinté dans le livre (2).

En décembre 2010, la parution dans la presse des lettres que l’ancien maire avait adressées depuis sa cellule à la juge d’instruction Véronique Pair avait déjà mis le feu aux poudres. Au centre des soupçons de financements occultes, un homme: Jean-Pierre Kucheida, 69 ans, inamovible député-maire de Liévin depuis 1981. A l’époque, ce dernier avait réfuté en bloc les « fantasmes » de son ancien protégé.

« Nettoyer les écuries d’Augias »

Des « fantasmes » jugés toutefois suffisamment crédibles pour déclencher l’ouverture de quatre enquêtes préliminaires et, depuis, l’organisation de nombreuses et discrètes auditions et perquisitions d’entreprises par la division nationale des investigations financières de Nanterre (Hauts-de-Seine).

De bonne source, celles-ci devraient aboutir dans les prochains jours à des gardes à vue assorties de mises en examen pour – à tout le moins – prise illégale d’intérêts. Assigné à résidence dans les Vosges, Gérard Dalongeville, 41 ans, élude un peu trop rapidement ses propres responsabilités dans l’ouvrage. Parfois, il se transforme même en un étrange justicier: « Il est temps de nettoyer les écuries d’Augias », écrit-il.

Mais de réels accents de sincérité percent dans ce livre thérapie d’un « homme meurtri » qui avoue avoir tenté un jour, au fond de sa cellule, de se suicider. Le parcours de ce petit soldat du socialisme, enivré par un système « dont on ne peut pas sortir », est édifiant. Le récit de sa première ligne de défense, monté de toutes pièces par ses anciens comparses, sidère tout autant.

L’éditeur a préservé un secret total jusqu’à la sortie de cet ouvrage sulfureux. Sa parution intervient au pire moment pour le candidat François Hollande. Et au meilleur pour ses concurrents, au premier rang desquels Marine Le Pen, précisément candidate aux législatives à Hénin-Beaumont et qui ne cesse de dénoncer la « mafia socialiste ».

Depuis des années, les socialistes locaux font tout pour lui donner raison.

(1) Rose mafia, par Gérard Dalongeville. Ed. Jacob-Duvernet, 298 pages, 19,95¤.

(2) La Voix du Nord du 5 février.

L’Express