Saint-Martin-des-Champs : Une mosquée mais pas d’église!

Addendum : Dans un article de Nord Bretagne datant d’aout dernier, on apprend que les Chiffonniers de la joie ont quitté leur local parce qu’il n’était pas adapté à leur activité. Et le journaliste rappelle que leur objectif n’a pas changé : insertion et recyclage.
Avec l’installation des musulmans dans leur ancien local, on peut dire que les Chiffonniers de la joie ont atteint leur objectif. (Hi,Hi,Hi,..)

C’est sans doute la seule commune de France dans ce cas de figure. Privée d’église pour des raisons historiques et cadastrales, la petite cité de Saint-Martin- des-Champs (5.000habitants), près de Morlaix, vient d’hériter d’une mosquée.

Saint-Martin-des-Champs, sa salle de spectacles (le Roudour), sa grande surface (Géant Bretagnia), son centre évangélique protestant, et depuis une semaine... sa mosquée. Installé à une centaine de mètres de la Cité du viaduc, le lieu de culte, ouvert par l’association Tisalam (Maison de la paix), a investi, en location, une bâtisse de 400m², longtemps occupée par les Chiffonniers de la joie. Aux abords directs de la ville de Morlaix mais sur un axe plus facile d’accès et surtout, moins urbanisé que dans l’hyper-centre.

Héritage de la Révolution

Et voilà que, sans le vouloir, la «petite» cité saint-martinoise (5.032 habitants au 1erjanvier) rend un fier service à la «grande» soeur morlaisienne. C’est auprès de la ville de Morlaix, en effet, que Ti salam avait déposé une demande de premier permis de construire, en mars dernier. Permis retoqué par la sous-préfecture mais qui avait, entre-temps, généré inquiétude et émoi dans la population. S’il ne peut s’opposer «à la liberté de culte», le maire saint-martinois René Fily pointe aujourd’hui une n-ième ironie de l’histoire. «À Saint-Martin-des-Champs, on est presque aussi oecuménique que dans la communauté de Taizé! Les Augustines (propriétaires de la chapelle Saint-François de Cuburien et de Notre-Dame de la Salette) sont sur notre territoire depuis le MoyenAge. Nous avons accueilli un centre évangélique protestant dans une ancienne école publique, en 1994. Aujourd’hui, c’est une mosquée. Et dire que pendant ce temps-là, la commune ne dispose même pas d’une seule église!».

Cette incongruité pas catholique, la commune, jadis exclusivement rurale, la doit à la Révolution française: dessinées après 1790, les frontières communales présentent depuis lors quelques bizarreries aux conséquences parfois fâcheuses. Parmi elles: la localisation de l’église.

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«Un peu léger»

Héritière de la grande Histoire, Saint-Martin-des-Champs-qui rappelle avoir également perdu pendant dix longues années son «saint»- n’a donc pas fini de commenter la «petite» histoire du jour.

Celle d’une mosquée en zone néorurale et d’une centaine de fidèles annoncés. «J’accepte la situation. Mais je suis tout de même surpris par la rapidité avec laquelle les choses se sont faites», termine, à ce propos, le premier magistrat de Saint-Martin-des-Champs. «La salle de prière aurait dû, comme tout lieu accueillant du public, faire l’objet d’une déclaration publique préalable en mairie, en bonne et due forme. La procédure n’a pas été totalement respectée. C’est un peu léger et je vais le signifier…».

Les Photos sont de Ouest France

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