Sarkozy:  » Les souffrances indicibles et la brutalité aveugle de la colonisation française en Algérie »

Dans Valeurs Actuelles, Paul-Marie Couteaux étrille Sarkozy. Il reproche au président d’avoir adressé une lettre au premier ministre Turc dans laquelle il y dénonçait notamment :« les souffrances indicibles et la brutalité aveugle de la colonisation française en Algérie », allant jusqu’à comparer celle-ci à la traite négrière et au rôle de l’État français dans la déportation des juifs.

Pour Paul-Marie Couteaux cela pose de grave questions :

D’abord, à lire ce flot de repentances à destination d’un pays étranger, on se demande si le sens de la dignité nationale ne s’est pas totalement évaporé au-dessus du pauvre royaume de France, au point d’avoir déserté jusqu’au sommet de ce qui reste de son État.

Ensuite, on ne saurait jurer que persiste en haut lieu un peu de cet art de gouverner dont, pendant des siècles, la France fut un modèle aux yeux de pays qu’elle doit aujourd’hui sérieusement dérouter. Condamner un État, et si violemment que le premier ministre de cet État pourrait être l’objet de poursuites pénales s’il venait, le malheureux, à mettre les pieds en France, remettre ainsi en jeu nos relations avec l’autre grande puissance méditerranéenne, puis, voyant la bourde, écrire à son premier ministre pour l’amadouer en énumérant les flétrissures de notre propre histoire ; insinuer en somme que notre pays est un coupable récurrent en même temps qu’un permanent donneur de leçons ; se brouiller et s’embrouiller alors que nul ne demandait rien à la France, ni d’accuser ni de s’accuser : voilà qui sort assurément de toutes les catégories connues de l’exercice gouvernemental.

Enfin, on peut craindre que, au milieu de ces chocs entre les mémoires partielles maniées au gré des aventures électorales, ou, pour mieux dire, dans cette grandissante pagaille mémorielle, les Français finissent par ne plus même se demander ce que fut réellement leur histoire, laquelle n’est d’ailleurs presque plus enseignée en tant que telle dans nos écoles – c’est à croire que tout se tient : s’oublier soi-même jusqu’à la rage

Toujours dans un article de Valeurs Actuelles, Les pieds noirs dans la campagne, on apprend que contrairement à 2007, la stratégie mise en place par Sarkozy pour récupérer le vote des rapatriés d’Algérie n’est pas gagnée. Thierry Rolando, le président du Cercle algérianiste, s’offusque notamment des mots choisis par le président dans sa lettre au premier ministre turc:

« …Jamais, pas même au Parti communiste, nous n’avions été ainsi comparés à des esclavagistes et des collabos ! De tels propos sont inacceptables. Le président de la République, auquel j’ai immédiatement écrit, va devoir s’expliquer. S’il ne le fait pas, il risque de le payer très cher lors de l’élection présidentielle. »

Sur Sud Radio dans son émission ‘Ménard en liberté’, le journaliste robert Ménard, pied-Noir d’origine reçoit Valérie Rosso-Debord, élue de l’UMP et toute nouvelle recrue du Siècle (1)

(1)La députée UMP de Meurthe- et-Moselle Valérie Rosso-Debord, sera admise, mercredi soir, comme membre du très sélect Siècle, le club réunissant des dirigeants français, issus notamment de la classe politique, de gauche comme de droite. Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale lui… Le Figaro du 19 juin 2011