Scène d’hystérie au Théâtre National de Toulouse

Hier, mercredi 4 novembre 2015, nous sommes allés distribuer des tracts relatifs au projet de politique culturelle porté par Louis Aliot pour les élections régionales de décembre. Il était 21h50 lorsque nous nous sommes retrouvés à l’entrée du Théâtre National de Toulouse, avec Didier Carette ancien directeur du Théâtre Sorano de Toulouse, et plusieurs autres colistiers et militants. Comme convenu, nous poursuivions hier notre distribution de documents à la sortie des principaux lieux de spectacles de la capitale du Sud-Ouest.

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Rien de bien méchant, vous en conviendrez aisément. Pourtant, à Toulouse, l’expression ville rose ne vise pas que la brique des bâtiments, elle désigne aussi tout un marigot d’associations, d’élus, et de personnalités locales sectaires. Un marigot bien décidé à utiliser ses restes de pouvoir pour empêcher la démocratie de correctement fonctionner. Pour ces gens à la moralité irréprochable, le Front National représente la quintessence du mal. Il faut dire que ce parti défend des principes à l’antithèse de leurs utopies funèbres : nation, histoire, identité, souveraineté populaire. Adeptes du marxisme culturel, les « sociétalistes » qui gouvernent informellement la ville de Toulouse, sont les mêmes que ceux qui sévissent au gouvernement ou au sein de la Commission Européenne ; ils ont un ennemi à abattre, l’ennemi ontologique du genre humain, le Français moyen. « Monsieur Tout le Monde » est un bourreau. Ses victimes ? Les différentes micro-tribus contemporaines officiellement reconnues par la bien-pensance.

 

Au début de la distribution, les spectateurs acceptaient amicalement, ou de façon plus indifférente, notre présence. Puis, l’hystérie s’est emparée du lieu, et de quelques personnes. La première personne à s’être abandonnée au grotesque n’est pas une inconnue. Il s’agit en effet de Madame Laurie Marsoni-Bornstein, directrice des relations extérieures du Théâtre National de Toulouse, et proche de Pierre Cohen l’ancien maire socialiste de la ville. Au moment où cette dame a reconnu Didier Carette et les membres du Front National, elle est sortie et s’est mise à hurler en pleine rue, avec un accent et une élocution plusproches de Valéry Giscard d’Estaing que de Georges Marchais : « Regardez, le Front National est là ! Nous ne pouvons pas tolérer la présence de ces gens devant un lieu de théâtre ! ». Continuant sur sa lancée, elle a prévenu les spectateurs qui sortaient en retard, en leur parlant à l’oreille et en les encourageant à nous violenter ou à jeter les tracts par terre.

 

Cette digne représentante d’une caste déconnectée du réel a démontré son peu de considération pour les lois et la démocratie. Rien n’interdit au Front National, ou à tout autre parti politique, de distribuer des documents à la sortie d’un spectacle. Il n’y a pas de lois qui nous en empêchent, de même qu’il n’existe pas d’arrêté municipal l’interdisant dans la ville de Toulouse. Nous avions donc parfaitement le droit d’être présents au Théâtre National de Toulouse hier soir, n’en déplaise à Madame Marsoni-Bornstein et à ses ouailles.

 

Lesquelles ouailles se sont distinguées par leur comportement outrancier, parfois violent, et aux limites de la décence. Une dame a ainsi pris quelques tracts en main, les a déchirés puis a jetés les morceaux de papier dans les airs, avant d’entamer un strip-tease suivi d’une danse obscène en plein milieu de la rue, en présence d’adolescents en sortie scolaire, sous le regard bienveillant de Madame Laurie Marsoni-Bornstein ! Mais où sommes-nous ? En France ou dans une dictature bien-pensante sordide que n’aurait même pas pu imaginer le défunt Philippe Muray ?

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En arrière-plan, Madame Marsoni Bornstein.

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L’amie de Madame Marsoni-Bornstein en plein happening « booty-shaking« .

La mairie de Toulouse doit rappeler Madame Marsoni-Bornstein et le Théâtre National de Toulouse, subventionné par les deniers publics, à leurs responsabilités. Les médias doivent commenter ces dérapages et informer la population. Vous ne rêvez pas, un tiers de l’électorat est persona non grata au TNT.

Gabriel Robin – Secrétaire Général du Clic