Scènes d’islamophobie ordinaire à la française

Petit rappel : l’Islam est une idéologie au même titre que le communisme, le catholicisme etc… la critique de l’islam ne relève donc pas du racisme. Mais la propagande de la diversitude veut nous faire croire le contraire.

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Alors que selon une étude, les actes islamophobes ont fortement augmenté en France en 2012, un « Petit précis de l’islamophobie ordinaire » propose une photographie instantanée des préjugés les plus répandus afin de mieux leur tordre le cou…

 

(…) J' »avais envie de raconter ce que les gens de mon entourage vivaient en raison de leur appartenance réelle ou supposée à la communauté musulmane », explique Nadia Henni-Moulaï à FRANCE 24. « Il y a une véritable méconnaissance de l’islam en France. Pourtant, cela n’empêche pas certaines personnes d’avoir des choses à dire sur la religion, des choses parfois tout simplement bêtes et méchantes ».

Manger du porc pour être intrégré

Il y a aussi l’histoire de ce jeune homme à qui l’on affirme « quand on vit en France, on mange du porc » ou encore celle de ces deux sœurs qui s’entendent dire, dans une grande station de sports d’hiver, « Oh ! les voilées nous suivent même au ski ».

Pour l’auteure, ce rejet est le résultat de l’ignorance. « Toutes les histoires ne relèvent pas de l’islamophobie, mais elles montrent la méconnaissance et la caricature que certaines personnes font de la religion. C’est cela qui conduit au rejet de l’islam et des musulmans », analyse Nadia Henni-Moulaï.

Islamophobie, un mot qui fait peur

Pour la journaliste, il est d’autant plus difficile de changer les mentalités alors que le terme même d’islamophobie est sujet à polémique. Certaines personnalités, à l’instar de la journaliste Caroline Fourest, prônent ainsi le bannissement pur et simple du mot parce qu’il ne serait que le fruit d’une instrumentalisation des intégristes. « Il a été utilisé en 1979 par les mollahs iraniens [au lendemain de la Révolution islamique de l’imam Khomeiny, ndlr] qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de « mauvaises musulmanes » en les accusant d’être « islamophobes », écrivait-elle par exemple, en 2003, dans un dossier publié dans « Prochoix« , la revue qu’elle dirige. En 2010, dans une tribune publiée dans le journal « Libération« , l’écrivain Pascal Bruckner allait encore plus loin, en affirmant que l’islamophobie est une invention pour « faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme ».

Alors que l’islamophobie peut aussi décrire un phénomène de rejet bien réel, sa dénonciation vire très vite à l’amalgame. « On ne peut pas le dénoncer sans se faire taxer d’islamisme radical ! « , déplore Nadia Henni-Moulaï en rappelant que l’origine du mot ne remonte pas aux années 70, comme le répète Caroline Fourest et d’autres éditorialistes tel Thomas Legrand de France Inter.

« Il a été utilisé pour la première fois en 1920 dans un ouvrage intitulé ‘La Politique musulmane dans l’Afrique occidentale française’ d’Alain Quellien, tient à préciser l’auteure du « Petit précis de l’islamophobie ordinaire ». « Il y a toujours eu, et il y a encore, un préjugé contre l’islam répandu chez les peuples de civilisation occidentale et chrétienne, (chez qui), pour d’aucuns, le musulman est l’ennemi naturel et irréconciliable du chrétien et de l’Européen, l’islamisme est la négation de la civilisation. La barbarie, la mauvaise foi et la cruauté sont tout ce qu’on peut attendre de mieux des musulmans », écrivait alors Alain Quellien montrant ainsi que dès le début du XXe siècle, l’islamophobie relevait de l’ignorance de la société française.

« Il ne faut pas amoindrir la réalité de ce racisme qui est de plus en plus assumé. La méconnaissance de l’islam conduit à la peur et je crois qu’on ne peut plus faire l’économie du savoir », regrette Nadia Henni-Moulaï. « Islamophobie ou musulmanophobie, peu importe. On joue sur les mots pour critiquer les musulmans et ça ne choque personne ».

France 24