SDF : 1/4 des personnes sans domicile travaillent

Valls veut baisser les cotisations sur les salaires payés au SMIC; avec des socialistes comme ça, le patron du MEDEF peut dormir sur ses deux oreilles. Il sait que cela va encourager les patrons à embaucher à des niveaux plus bas des salariés qu’ils auraient employé à des salaires au dessus du smic. Résultat : Valls va créer une chausse trappe à bas salaire.
Quand on ne peut pas dévaluer la monnaie on dévalue les salaires, Valls est aux ordres de la Troïka.
Cette décision ne va faire que renforcer une précarité de plus en plus dramatique. En France, selon une étude publiée par l’Insee, un quart des adultes francophones sans domicile (24%) travaillent. C’est ce que l’on appelle le Working Poor.

Au total, près des deux tiers (63%) des SDF sont considérés comme actifs, avec 39% au chômage ou en recherche d’emploi selon l’enquête menée auprès des utilisateurs francophones des services d’hébergement et de distribution de repas, en janvier et février 2012, par l’Insee et l’Ined.

Parmi les SDF en emploi, des disparités existent entre Français et étrangers, ces derniers occupant “un peu plus souvent un emploi régulier ou un ‘petit boulot’ (27%) que les Français (22%)”. Seules 39% de ces personnes en emploi ont un CDI, 24% bénéficiant d’un CDD, 15% d’un travail temporaire et 22% travaillant sans aucun contrat.

L’enquête note également que “le taux d’emploi des personnes sans domicile est d’autant plus élevé que leurs conditions d’hébergement sont stables”.

Quand on est dans la rue, on voit les autres vivre

Jean-Claude Piette a 59 ans. Sans domicile fixe, il est hébergé dans un foyer de l’Armée du salut. “Quand on est dans la rue, on n’a pas une vie normale. On voit les autres vivre”, raconte-t-il. Mais cette période difficile est sur le point de se terminer. Il a décroché une formation pour devenir gardien d’immeuble après plusieurs petits boulots. Huit heures par jour, il surveille un bâtiment dans le sud de Paris, et est payé 830 euros par mois.

Avant d’être hébergé, il dormait dans un square du 19e arrondissement de la capitale, sous des jeux d’enfants, là où le sol est mou. Sa situation s’est améliorée lorsqu’il a obtenu une adresse postale : “On peut se refaire un compte en banque, se faire les papiers si on les a perdus, la Sécurité sociale, parce que le courrier suit, l’administratif suit.”