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Syrie : une vidéo accuse les rebelles de « crime de guerre »

Une vidéo « dérangeante » a été postée sur Internet par les révolutionnaires syriens : elle montre l’exécution sommaire, mercredi, de prisonniers par les insurgés dans la ville d’Alep, en violation de toutes les règles internationales.

Les sept hommes exécutés dans un déluge de feu de tirs de Kalachnikovs, effectué par ce qui semble être des combattants de l’Armée syrienne libre (ASL), seraient des Chabbihas, des miliciens au service du régime de Bachar el-Assad, et pas des soldats de l’armée régulière syrienne.

Une première vidéo, tournée à l’intérieur d’un bâtiment, montre les prisonniers avant leur exécution. Certains ont le torse nu, ils ont le visage tuméfié, et ils donnent leur nom à la caméra. Quelques minutes plus tard, ils sont emmenés dans un endroit ouvert, et, tandis que la foule des combattants crie « Armée syrienne libre pour toujours » et « Allah Akbar » (Dieu est grand), on entend le crépitement des Kalachnikovs et on aperçoit les corps à terre. Un journaliste du Guardian affirme que les prisonniers ont été « jugés » sur place par des juges et des avocats liés à l’opposition. Si c’est le cas, le procès fut expéditif…

Selon un chercheur de l’ONG Human Rights Watch (HRW), cité par le New York Times : « Donner la mort de manière intentionnelle, même à un Chabbiha, une fois qu’il n’est plus en position de combattre, est un crime de guerre, quelle que soit l’horreur qu’inspire cette personne. Alors que l’opposition gagne du terrain, il est important d’exiger d’elle les mêmes standards que ceux qui sont attendus de toutes les parties ».

L’ASL, composée en partie de déserteurs de l’armée régulière syrienne, est la principale force organisée de l’opposition sur le terrain. Selon les explications de certains journalistes, cette ASL doit faire face à l’autonomie de certains de ses membres qui n’obéissent pas nécessairement à une chaîne de commandement unique, et à la présence de nombreux groupuscules armés, dont des intégristes et djihadistes étrangers, attirés par ce nouveau « front » de « guerre sainte ».

Le massacre (attention, les images qui suivent sont très dures. Âmes sensibles s’abstenir)

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