Telford:«On s’inquiète plus d’un éventuel racisme de la classe ouvrière que de l’abus sexuel d’enfants»

Grâce au buzz sur le net mené par le site Fdesouche, les médias mainstream commencent à peine à parler des viols de jeunes filles blanches par des musulmans à Telford au royaume-uni


FIGAROVOX/ENTRETIEN.- Pour l’universitaire britannique Joanna Williams, le relatif silence médiatique autour du scandale de Telford (1000 jeunes filles violées en 40 ans par des gangs pakistanais et bangladais) révèle l’hypocrisie du mouvement «me too».

Selon une enquête du «Sunday Mirror», jusqu’à un millier d’enfants, dont les plus jeunes âgés de 11 ans, auraient été victimes d’agressions et de viols, parfois collectifs, depuis les années 1980 à Telford, une ville de 170.000 habitants du centre de l’Angleterre, et la police aurait échoué à démanteler le réseau de pédophiles. Les autorités n’ont pas «tenu de dossiers» sur les agresseurs, membres de communautés asiatiques, par crainte de «racisme».

LE FIGARO.- Selon vous, la manière dont les médias britanniques ont couvert le scandale Telford révèle l’hypocrisie du mouvement «me Too». Que voulez-vous dire par là?

Joanna WILLIAMS.- Depuis que #MeToo a fait la une des journaux en octobre dernier, nous avons eu droit à une pluie continue d’histoires de harcèlement sexuel dont ont été victimes certaines femmes – principalement des femmes de haut niveau. Ce sont en grande partie des témoignages de journalistes de la classe moyenne, de vedettes de cinéma, d’actrices ou de femmes …

 

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