Politique,  vidéo

The Economist: La France est en plein déni de réalité (vidéo)

Quand les étrangers regardent la campagne électorale en France, et qu’ils constatent que personne n’a le courage de parler de la dette et de la crise européenne,  ils se disent que les responsables de l’UMPS sont totalement…. irresponsables.

Cela fait des mois qu’on vous le dit sur ce Blog: les Français de la famille Degôche comme de la famille de Droâte vont se réveiller le lendemain des élections avec une énorme gueule de bois….

En observateur avisé, The Economist, contrairement à nos média-complices, s’est permis de donner une leçon à l’UMPS: pour l’hebdo britannique la campagne présidentielle est incroyablement «frivole» et ignore superbement les graves problèmes économiques du pays.

Nicolas Sarkozy et François Hollande conversent dans un parc, assis à l’ombre des arbres et accompagnés d’une jeune femme nue. La une du magazine The Economist de cette semaine, qui détourne Le Déjeuner sur l’herbe de Manet, est accompagnée de ce titre: «La France dans le déni» (de réalité). Si le lecteur n’avait pas compris, un sous-titre enfonce le clou: «La campagne la plus frivole des pays occidentaux».

La très élitiste revue britannique ne mâche pas ses mots. Elle avait fait sa une sur Berlusconi il y a quelques mois en le présentant comme «l’homme qui baise l’Italie». Et s’attaque aujourd’hui à la présidentielle française. «Le pays fait face à un choc économique imminent, et les candidats l’ignorent superbement», écrit le magazine. Dette publique et compétitivité: ce sont les deux défis considérables, selon l’hebdomadaire, auxquels la France doit faire face.

«Aucun des candidats n’a de programme sérieux pour réduire les hallucinants niveaux de taxation», commence le journal dans son édito. Ils ne proposent rien pour que le pays réduise ses dettes et regagne en compétitivité, détaille-t-il ensuite dans un dossier de trois pages. Or «une France léthargique et immobile pourrait bien se retrouver au centre de la prochaine crise de la zone euro», prévient-il. Le pays aux 350 fromages s’isole dans son déni, alors que le reste de l’Europe mène des réformes tambour battant, le journal citant l’exemple de l’Italie et de l’Espagne.

Double discours

Le seul point rassurant pour The Economist n’est pas à l’honneur des deux principaux candidats: ces derniers tiennent un «double discours», ils ne croient pas à ce qu’ils proposent, estime-t-il. «Aux électeurs de faire le tri dans les programmes des candidats, entre les propositions crédibles et celles relevant de la pure fantaisie», observe, dépité, l’hebdomadaire.

«La triste vérité, conclut le journal, est celle-ci: quel que soit le vainqueur, il sera forcé de prendre de dures mesures pour lutter contre le déficit, sur fond de marchés inquiets et de craintes de récession. Une telle politique sera un choc pour les Français et aucun des candidats ne les a préparés à cela.»