Pour Thomas Guénolé ( France Insoumise/ MédiaTv) Medine n’est pas islamiste et sa violence est une figure de style.

La défense des islamistes par ces gens qui se disent de gauche humaniste montre que leur combat soit-disant anti-fasciste est un leurre. Ils n’ont pas de mots assez dur pour dénoncer zemmour, Finkelkraut ou Marine Le pen mais quand ils sont en présence du vrai fascisme, alors ils le soutiennent et lui trouvent des arguments.


MÉDINE AU BATACLAN : HALTE À L’HYSTÉRIE NATIONALE
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Mais il n’y a pas que le rapport au jihad qui gêne chez Médine. Il y a aussi la laïcité. Début 2015, alors que la France n’a pas encore digéré le drame de Charlie Hebdo, le rappeur sort un morceau polémique : « Don’t Laïk », détournement de son fameux slogan « I’m muslim, don’t panik ». Il n’y attaque pas la laïcité, selon des dires, mais les “laïcards” – notion, il est vrai

, plus polémique que précise. Il y rappe : « Crucifions les laïcards comme à Golgotha ». Ce sont ces quelques mots qui ont provoqué la colère de la gauche républicaine, y percevant une menace physique. C’est pourtant bien mal connaître le rap, qui aime multiplier les images, et pour qui la violence est souvent plus esthétique que réelle. Pour le dire plus simplement, aucun éditeur de Médine n’irait s’en prendre physiquement à un “laïcard”.

Médine est bien évidemment critiquable, sur le plan artistique comme sur le plan politique, où il se place volontairement. Encore faut-il que la critique soit pertinente. Le rappeur est plus un musulman pieux et politisé qu’un rigoriste ou un islamiste. Cette doctrine a montré ces dernières années qu’elle était un danger réel en France. Mais fantasmer des djihadistes à tous les coins de rue est contre-productif à tous les niveaux. Enfin, et ce n’est pas le point le moins important, une démocratie bien portante est une démocratie qui laisse s’exprimer librement ses artistes.

Texte de Guénolé sur le Média Presse