Toulouse: Aspergée d’essence, la postière de Bellefontaine donne les 360 000 euros du coffre

Agressée à son domicile, une employée de la poste de Bellefontaine , aspergée de produit inflammable, a été obligée d’ouvrir le coffre de son agence hier matin. Les braqueurs ont disparu.

lire aussi l’article de la Dépêche du Midi (source)

Un braquage d’un nouveau genre, mélange de préparation et de cruauté, a permis à deux complices de rafler la mise hier matin au bureau de poste de Bellefontaine, à Toulouse. Une agence postale dont ils ont vidé le coffre-fort, copieusement garni. Ce vol à main armé matinal s’est déroulé au nez et à la barbe de la police toulousaine dont le commissariat du Mirail est situé à moins de 50 mètres du bureau de poste visité.
Kidnappée devant son domicile

Le casse s’est produit avant l’ouverture au public mais « l’opération » a commencé bien plus tôt puisque l’employée de La Poste,âgée de 46 ans, a été surprise sur le parking de son domicile vers 6 h 30, dans le quartier Saint-Cyprien. Visiblement très bien renseignés, deux individus ont accosté cette femme sans ménagement, il l’aurait gazée avec du lacrymogène avant de l’obliger à monter dans une voiture, direction son agence. Grâce à elle, les deux hommes ont pénétré dans le bureau de poste et l’ont obligée à ouvrir le coffre-fort dont elle possède une clef. Et pour la contraindre à répondre rapidement à leurs injonctions, les braqueurs n’ont pas hésité à l’asperger d’un produit inflammable, peut-être de l’essence, avec la menace d’allumer un briquet… Le coffre ouvert, les braqueurs ont ensuite fait main basse sur l’argent liquide. Plusieurs centaines de milliers d’euros. La direction de La Poste n’a pas communiqué sur le montant du butin mais il attendrait les 360 000 €. Ce chiffre particulièrement important s’explique par le début du mois et les liquidités nécessaires pour le paiement aux clients des prestations sociales et autres retraites.

Le parquet a confié l’enquête au service régional de la police judiciaire. Le groupe de répression du banditisme attendait de pouvoir entendre la victime, hospitalisée hier matin et très choquée. Cette attaque, qui paraît minutieusement préparée, « n’est pas le fait d’amateurs », estimaient hier différents policiers.