Toulouse : coup de feu en plein centre commercial de Basso-Cambo

Deux braqueurs ont fait irruption hier matin au centre commercial de Basso-Cambo. Ils ont menacé des employés pour faire main basse sur l’or d’un magasin. Un coup de feu a été tiré. L’enquête a été confiée au SRPJ de Toulouse.

Un coup de feu, une cinquantaine de personnes dans le centre commercial… Le braquage qui s’est produit hier matin, à l’hypermarché Casino de Basso-Cambo, à Toulouse, aurait pu se terminer très mal. Il était aux alentours de 9 h 05 et l’établissement venait d’ouvrir ses portes au public lorsque deux hommes ont surgi.

Déterminés, ils ont garé leur moto sur le parking et sont entrés dans le centre commercial. Casqués, gantés, habillés de tenues de motards et armés, ils ont menacé le personnel. L’un d’entre eux, muni d’une arme de poing, a mis en joue un vigile tandis que l’autre se dirigeait vers la Boutique or, muni d’un sac de sport.

Ce dernier, menaçant mais sans arme, s’est adressé à la vendeuse. Il lui a demandé de placer dans le sac de sport un maximum d’or de valeur. La victime s’est exécutée.

Pendant ce temps, le complice, dans l’entrée de la galerie marchande, menaçait les vigiles. «Il s’est aperçu que l’un d’entre eux téléphonait», relate un témoin du braquage. «Il a paniqué et s’est mis un peu à courir dans la galerie. Un gardien s’est mis à terre entre deux caisses je crois, poursuit le témoin. C’est là qu’on a entendu un coup de feu et senti comme une odeur de poudre.»

Fuite à moto

Par chance, la balle est venue s’encastrer dans l’habillage d’une caisse. «Mais si elle avait ricoché ? s’inquiète une cliente, traumatisée. Elle aurait pu toucher un enfant ou un client.»

Forts d’un sac rempli de bijoux, les deux hommes ont pris la fuite à bord de leur moto en direction du quartier du Mirail. Dans leur fuite, ils ont dû abandonner tout ou partie de leur butin.

Hier matin, les experts de la police technique et scientifique se trouvaient sur place afin de relever les indices pendant que les enquêteurs auditionnaient les témoins du braquage. Ce type d’agression à main armée, n’est pas rare à Toulouse, mais il est rare qu’un coup de feu soit tiré d’autant plus à une heure d’affluence, dans un magasin très fréquenté.

Le service régional de la police judiciaire a été chargé de l’enquête.